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DE PATRULOGIE«
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soocorpsparmorceaui, comme les autres
Celte opinion arait cours parmi quel* ques catboliquest qui soutenaient qu'il n'y ivait aucune figure dans l'Eucharistie; que tout s> passait dans la pure vérité, c'est-àdire, dune manière sensible e(corf)Oreile» aqiielecorpsde Jésus-Christ était divisé par niorceaui et broyé avec (es dents. Ra^ Iramne le combat par les témoignages de fiiiit Augustin , d« saint Isidorede Séville, H montre que, suivant la doctrine de ces Pères, « le corps et le sang de Jésus-Christ,
Ïu$ontre{us dans TEglise par la bouche s Riièles, sont des figures, si on les consiièrc(iar l'apparence visible et extérieure (u pain et du vin; mais <}ue, selon leur sub<- Naoce qui ne se voit point, ils sont, parla puissance du Verbe divin, véritablement le ttaps et le sang de Jésus-Christ. • Cepentau poursuit Ratramne, on ne dit pas bassement que te Seigneur est immolé, qu il muffre dans les mystères, parce qu'ils ont (Bek^ue ressemblance avec sa mort et sa pissioQ qu'ils nous représentent. C*estpour Cria qu'ils sont appelés le corps du .Seipeuretlesangdu Seigneur, parce qu'ils
FKOQent le nom des choses dont ils sont sacrement, h cause de la ressemblance ip'ils oui avec les choses mêmes; car s'ils Bivaient point cette ressemblance, ils ne leriient point sacrements. C'est ce que dit nint Augustin cité par Ratramne: le corps 4i Jésus-Christ quoiqu'il soit véritablement éios r£ucbaristie» n'y est ni crucifié, ni ^iblement immolé, ni mourant, nisoufft»l comme il l'a été une seule fois sur la (nu; mais, comme l'Eucharistre est le saiKoienl de ce cor^is immolé, crucifié, soufhn( et mourant, c*est pour cela qu'on lui tanele nom de corps immolé, crucifié, VHiïrant et mourant.
On doit expliquer de même ce que Ra-
Itimae dit, d après saint Augustin, que les
Mcremenls diffèrent des choses dont ils sont
iicremeots. L'Eucharistie étant le sacre*
•cDi du corps de Jésus-Christ, en tant qu'il
oiatiacbé k la croix, est, h cet égard, quel*
^e chose de différent, puisque ce corfis
Qf'st pas dans TEucharistie de la même ma-
B|ère qu'il était sur la croix, quoique cesoit
Il même corps. Ratramne conclut sa réponse
«la première question, en disant qu*il pa-
tiiUvidemment par tout ce qu'il a avancé,
<|iie le corps et le sang de Jésus-Christ uui
ll^nt reçus par la bouche des fidèles sont des
ngures, selon l'apparence visible, mais que
^\m\à sulistanie invisible, c'est véritable-
^ciu le corps et le sang de Jésus-Christ;
IQtinsi, selon la créature visible, ils unur-
lll^nt nos corps, mais que selon la nature
<^leur sut>stance plus puissante, ils nour-
[i^m et sanctifient les Ames des fidèles.
^Ue conclusion fait voir qu'il ne s agissait
l^^.^nlre Ratramne et ses adversaires, de
^voirsirsucharistie est figure ou réalité,
^^ si, outre la réalité, elfe est encore la
^ seconde question consistait à savoir s*
le corps de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, est précisément le même qui est né de ta vierge Marie. Ratramne rapporte un passage de saint Ambroise, dans lequel le Père dit que c'est le Pain vivant descendu du ciel qui nous donne la vie éternelle; d'oik il conclut, que ce n'est donc pas ce qui pa* ralt à nos yeux qui est reçu corporellempnt, qui est broyé avec les dents et descend dans le ventre; mais, qu'il y a dans ce pain une vie qui ne paraît pas aux yeux du corps, et
2ue l'on n'aperçoit que par ceux de la foi. 'est ce pain vivant, descendu du ciel, dont il est dit dans TEvan^ile: Quiconque enniangera ne mourra point, éternellement (Ibid, 6â), parce que c'est le corps de Jésus-Cnrisl. Jlcite un autre passage du même Père, qui, en parlant du changement qui se fait dans le mystère du cori)s et du sang de Jésus- Christ l'appelle admirable. Après quoi, il demande a ses adversaires de lui dire comment se fait ce changement, si comme ils le soutenaient, il ny a point dans l'intérieur de ce mystère de vertu cachée, et si tout y est tel qu il parait à nos yeux? lis se contentaient de répondre: c'est le corps de Jésus-Christ que l'on voit, c'est son sang que l'on boit par le ministère des sens, il ne faut pas s informer comme cela se fait. Ratramne convient qu'en cela leur sentiment est raisonnable, puisqu'on considérant la force des paroles de l'Evangile, on doit croire sans aucun doute que c'est le corps et le sang de Jésus-Christ qui nous sont donnés ; mais il le prie de faire réflexion sur ce que l'on croit et sur ce que l'on voit dans ce mystère. Si vous voyiez le corps et le Si'iUg de Jésus-Christ, vous diriez effectivement : Je le vois et non pas je le crois. Mais il n'y a que ja foi qui voit tout ce qu*iL y a dans ce mystère. Les choses qui tombent sous les sens no sont pas le corps de Jésus- Christ et son sang, dans leur espèce ou apparence visible; mais ilsy sontpar la vertu du Verbe. C'est pourquoi saint Ambroise dit qu'il ne faut pas regarder l'ordre de la nature dans ce mystère, mais y adorer la puissance de Jésus-Christ, qui Jait c^ qui lui plaît de ce qui lui plati, et comme il lui platt ; qui crée et tire du néant ce qui n'était rien, et change les choses, après les avoir produites, en d'autres qu'elles n'étaient auparavant. Il fait remarquer que dans un autre passage ce saiut docteur dit de l'Eucharistie, qu'elle est en même temps la chair de Jésus-^brist et le sacrement île celle chair.
Mais, disaient les adversaires que Ratramne combat, saint Ambroise n*avouet-il pas cla^iremenl que ce pain et ce breuvage est le corps de Jésus-Christ? Cela est vrai, répond l'auteur, car il faut prendre garde comment cela s'entend ; car, ce Père ajoute : « Ce n'est donc pas une nourriture corporelle, mais spirituelle, » comme s'il nous disait: Ne prétendez pas la connaître par ^e ministère des sens et de la chair. Il ne se fait rien dans ce mystère qui soit de leur ressort; c'est à la vérité le corps de Jésus
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Christ, mais non pas d'une manière corporelle et sensible ; c*est le sang de Jésus- Christ, non pas corporel et sensible, mais spirituel et eu dehors des sens. Il prouve cette distinction par plusieurs autres pas*sages de saint Ambroise, et montre qu*il met de la différence entre le corps dans lequel Jésus-Christ a souffert, aussi bien que le sang qu*il a répandu éiaut attaché à la croix, et ce corps que les fidèles célèbrent tous les jours et le sang qu'ils boivent; car Je corps dans lequel il a souffert ne paraît point à nos yeux dans TEucharistie comme il était sur la croix. Il prouve iamémeckose par l'autorité de saint Jérôme, et afin de le rendre dIus sensible, il ajoute, que cette même cnair qui a été mise en croix était composée d'os et de nerfs, etque toutcequi met en elle la substance de la vie vient de Dieu. On ne peut nier que le corps de Je* sus-Christ soit incorruptible ; ainsi il diffère des espèces sous lesquelles les fidèles le reçoivent, puisqu'elles se corrompent et se divisent en plusieurs parties. Encore qu'on dise du véritable corps de Jésus-Christ, qu*il est vrai Dieu et vrai nomme, cela ne se peut dire de ce qui paraît à Texlérieurdans TEucharistio et qui touche nos sens. L'Eglise persuadée que les espèces ou apparences ne sont pas le cori)s de Jésus-Christ, demande, après que les tidèles l'ont reçu, de recevoir dans le ciel, sans voile et dans une connaissance [.arfaite, ce quMls ont reçu sous Timage et sous les voiles du sacrement. Il suit de là que le corps du Sauveur n*est pas de la même manière dans l'Eucharistie, qu'il est né de la Vierge et qu'il a souffert. Dans ce dernier état, son corps était avec toutes ses propriétés naturelles ; ce qui fait qu'après sa résurrection il disait à ses disciples : liegardez men mains et mes piedt^ c'tst moi-même {Joan. xx, 27 } ; au lieu que dans l'Eucharistie nous ne voyons ce corps que par les yeux de la foi.
Tous ces raisonnements de Ratramne sont appuyés de passages tirés des écrits de saint Augustin et de saint Fulgence. Celui-ci fait consister la différence entre le corps dans lequel Jésus-Christ a souffert, et celui qui se consacre dans l'Eglise en mémoire de sa- })assion et de sa mort, en ce que le corps attaché à la croix y était avec ses qualités naturelles, sans mystère et sans figures, et que le corps eucharistique a quelque chose de mystérieux, qui, tout en montrant une chose extérieurement et par la figure, en rend une autre présente au dedans par la foi. Ratramne était donc d'accord sur Je fond du mystère avec ses contradicteurs, et leur dispute ne routait, à bien dire, que sur les expressions, il craignait lui-même qu'il ne lui en eût échappé quelques-unes de peu correctes. C'est pourquoi il déclare, à la fin de son traité, que les fidèles reçoivent le corps et le sang du Seigneur dans le mystère de l'Eucharistie; qu'il n'a rien dit de lui-même sur ce sujet, et qu'il s'est efforcé de ne jamais perdre de vue l'autorité des anciens Pères de l'Eglise. Toute sa doctrine sur r Eu-
charistie se réduit à dire que, selon les a|iparences sensibles, c'est du pain, et qus dans le sacrement c'est le véritable corps de Jésus-Christ, comme il le publie lai-méaic par ces paroles : Ceci est mon corps {MauK XXVI, 26.) C'est le corps de Jésas-Cbrû non d'une manière corporelle et sensi* mais insensible et spirituelle; c'est le de Jésus-Christ, non corporel lemenl et siblement, mais spirituellement et hors la portée des sens, qui, ne le voyant avec la même configuration des parties < ce cor^)5 avait, étant attaché à la croix.' traité a eu une foule d'additions; lesdi meilleures sont celles de fioileau avec traduction sur deux colonnes, Paris, Il et une autre imprimée en latin, avec défense de l'ouvrage, Paris, 1712.
J)e la prédestination. — Ratramne contemporain d'Hincmar de Reims coi lequel il publia ses deux livres sur la pn tination, dans lesquels il montre que la <li trine de saint Augustin sur la grâce est seule doctrine catholique. Ce qui doit s*( tendre des assertions opposées aux ern des pélagiens, et nuUemenldesdiversesqi lions incidentes que l'Eglise, comme Icsiin 1*' et Innocent XU l'ont déclaré, pas prétendu décider. Ces livres sont déJI au roi Charles le Chauve, par l'ordre di quel Ratramne les composa. On ne sait
Î>as bien au juste en quelle année, 'opinion commune est qu'il écrivit « l'Eucharistie en 8k^ et sur la prédestinati( en 850, dans le temps oi^ cette quest» commençait à remuer vivement le^ espri Avant de la traiter à fond, dans son premi livre, il rapporte quantité de passages Pères, pour muntrerque tout ce qui se p dans l'univers se fait selon les ordres seci de la divine Providence; encore qu'elle soit pas cause des crimes et des péoli^ é hommes, elle ne les empêche pas, tuais i( tolère comme devant servir à 1 exécutioo ses desseins. Venant ensuite à la prédtsi nation, il montre, par le (émoiguage <t anciens qui ont écrit sur cette matière, qi Dieu a prévu de toute éternité ce qui é vait arriver aux élus et aux réprouves. 14 prédestination des élus est un effet de il miséricorde de Dieu pour eux ; leur DomJira est tellement fixé qu il ne peut être ni ^uf* mente, ni diminué, ni cnangé. Quoiquil soit vrai que les élus méritent» par leua bonnes œuvres, la vie éternelle, il l'eil aussi que ces bonnes œuvres, môuie leuii bonnes pensées, sont l'effet d'une grâee<Ai Dieu toute gratuite, le libre arbitre é(«at trop faible pour faire le bien, s'il n'est |ir^ venu et aidé de la^rice.
La méthode qu'il suit dans le second litre est la même, si ce n'est qu'avec rautonlé des Pères il a recours de temps en vèmi^ m raisonnement, mais toujours eu V&ppnsâat sur cette autorité et sur celle de rjxritun!» Il y enseigne que Dieu n a point prédesiivi les réprouvés au péohé, mais seuieoit^ut a la peine due à leurs péchés. Celte preJe.'th nation ne leur im[iose aucune néi^essilé «'c
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m PATAOLOGIE.
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écijé, qaoique ceux qn'il laisse dans la las^d de peraicioa, se ppécarent infaillibleif»n( des sQppiîces éiemels, par les pécbéip \xi\$ corosnetteot Toloatairoiuent. Il ityelte I distiactiOQ que q^iekjues-uiis admeitaieiH m la prédesUnatlOB dea réprouvés^ en di^ lAl que Dieu arait ordonné et destiné dos eines éterneHes pour les damnéa, mais ^lïi fl*claieal pas prédestinés ii ces peines. Vuit le langage d Hincm^r de Heîms et de BeJ'jues aatres écrivains de ce iemps-là. D finissant son ouvr^^ige, Tauteur prie le i Charles de m pas le publier avant aue ique^ioneûi ^é eiaminéeyet que loai It cûnTenu de-ce ^le ron devait croiive sur ik matière. Les Pères qu'il cite le plus mvenl sont saint Augustin, saint Prosper, luteur du livre de la Vocation des getitiUf 9»! Fulgence, saini Isidore de Séville»
ici Gréuoirele Grand, le pr6tre Salvien ICassioaore. On Irouve ces deux livres hnstes Yindicia pradestinalionii de <jiUt>ert kttguio, IBoO, et dans le tome XV de la 9bothiquede$ Pères de Lyon^ en 16T7.
fi lenfantement de ta Vierge. — Le bruit éaot répandu à Corbie qu'en Allemagne «soutenait aue Jésus^hnst n*était point jni du sein Je la sainte Vierge comme les Itres enfants nai^^sent de leur mère, mais W manière miraculeuse, AatrAmne crut k re sentiment tendait & détruire la vétt de tlncaruation, et le comijattît par un W très-Yif et divisé en neuf efaapitres. 11 I Domme pas le personnage à qui il l'al^ssa, mais il parait qu'il lui était supé- Mr,e( qu*il pensait autre jient que lui sur i )ojet, puisqu'il le pria de répondre à If rreoTcs. Ratramne ne dit nulle (lart que I personnage inconnu eût éciii. Ainai, on èpeul dire que cet ouvrage soit une réfiilion de eelui de Pascbase ; mais il marque lirement, en tête du chapitre 3 et ailleurs, le celai contre qui il écrivait, avait contté avec lui, ou en sa présence, sur ce qui M la matière de son livre. 11 entreprend •monirer que la sainte Vierge a enfanté à Imauière des autres mères, mais que celte Ipo d'enfanter n'a porté aucune atteinte à ivir^nilé. (Test pourquoi il déclare qu'il <dela foi catholique que Uarie-est de- ■turée vierge après comme avant Tenfantet^t. L'argument sur lequel il insiste le *«sest que, suivant les paroles de TEcri- ^ et des Pères, elle a congu et enfanté. ^ doit donc avoir enfanté a la manière ^naire, parce qu*autrement on ne pourri lui doaner la qualité de mère parfaite, jUoaa lieu de donner à la naissance de J^Chrîsi le nom de naissance humaine, " uodrait lui donner celui d*érup4ion, J"^* étaat sorti du sein de sa mère par «|e i&ie extraordinaire et miraculense. Il ^fe scrupule de son adversaire, en mon- "^!« par raulorité du Livre de la Genèse, ^'^J^ rien que de bon et d'honnête dana ^w ce dont la femme est naturellement |«»P<>sée, et qu^il n'y avait rien à craindre ■^^ 'a coniagion du pécbé dans la vierge **«^ puisqu'elle avait été sanoliûée (ar
DiCTIONII. PE Patbologib. IV.
Je Saint-Esprit. Ratramne rapf'Orte d*abord les passages de l'Ecriture qu^il crovali propres k son sujet ; puis ceux des Pères^ en faisant de chacun un éloge pompeux. Gea Pères sont : saint Ambroise, saint lérôme» saint Augustin, saint Hiiaire, saint Grégoire le Grand, -Bède, auxquels il 9Jo«te deux poètes chrétiens, Prudence et Fortunat. Le dernier téa^oignage qu*il cite est la lettre de saint Atbanase à Epictèle. Il dit en terminant qu'il avait fait cet écrit à la manière des écoliers auî veulent .s'exercer par quelque pièce d éloquence. Si on ne peui en conclure qu'il était alors dans le coura de ses études, il -est au moins vraisemblable qu'il -était encore jeune. Ses autres ouvrages ne sont ni aussi ornés, ni aussi fleuris,
Su)ique bien écrits d'ailleurs, et avec mé-» ode. Dom Luc d'Adiéry a imprimé ce traité dans son SoicHége.
Traité contre les Grecs. — Celui de tous les ouvrages de Ratraœne qui fut le ^lus universellement applaudi, et qui Je méritait à juste titre, est son Traité de la procession du Saint-Esprit, contre les Grecs, il l'entreprit à la sollicitation des évêques de la seconde Belgique. On sait que peu de jours avant sa mort, arrivée en décembre 867, le Pape Nicolas V' avait engagé tous les évêques de France, et même ceux de tout l'Occident, è répondre aux r^roches injustes que les Grecs» i&uteurs de Piiotius, adressaient àl'^^lise romaufê, reproches que ce pontife détaille dans sa lettre. Enée, évéqne de Paris, fut choisi dans la province de Sens» et Odon de Beauvaia dans celle de Reims, pour exécuter ce dessein ; mais Touvrage de ce dernier ne s'élani pas trouvé du goût d'Hinouiar, son métropolitain, on jeta les
{eux sur Ratramne, qui y suppléa avec eaucoup d'exactitude, d'érudition, de force logique et de bon goût. Son ouvrage est divisé en quatre livres, dont les trois premiers sont consacrés k établir la procession du Saint-£sj)rit, et à monirer qu'il procède du Fils aussi bien que du Père. C'était le point le plus important de toute la dispute, et ie seul qui concernAt la foi; Ratraoune crut donc, avec justice, qu'il demandait une discussion particulière. 11 prouve, sur ce point, le sentiment de l'Eglise latine, d'abord par des passades de l'Ecriture, au développement desquels il consacre tout le premier livre ; puis il emploie les deux livres suivants à démontrer le môme dogme par rautorilé des conciles «et la croyance commune, et jusque-là unanimei des Pères grecs et latins.
I. |Les reproches objectés iiar Pbotlus lui avaieut été suggérés par les empereurs Michel et Basile, qui lui avaient facilité l'usurpation du siège de Constantinopie.
Ratramne se plaint donc que des prioces laïques et peu iostruits des dogmes de la religion, se mêlent d*en disputer, quand leur devoir, dans l'Eglise, est d'apprendre et non pas d'enseigner. « lis sont chargés, dit-ii, des aOaires de TEtat ; le ministénro épiscopal n'est pas de leur ressort ; quUls renoncent
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