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ériqod de Narûonne , cl à chacun dos é?é- ' quef qui ivaient été moines de (.érios, pour Ic^ inriter égatamenl è cette assemblée. On jr trouve àe grands traits de piété et d'une ii)ilîL-i(udenaimefit pastorale. Le fragment de ceil(9 qui fut adressée à saint Rustique sarioitt est fort honorable à la mémoire de n erand értoue* Il ne nous reste plus rien Il lies autres lettres queRavenne pût écrire duis de semblables occasions, ni de celles
E*i1 avait adressées à saint Léon, et qui, par réponses d/e ce saint pontife, paraissent pvûir été assez nombreuses. C'est a tort que |Delques critiques lui ont attribué la Yied9 mnt Uilaire, son prédécesseur sur le siège f Arles { nous avons démontré, en son lieu, qtt*elle est ro^avre de saint Honorât, de llarseille.
lAYMOND DUPUT, suivant Topiiaion U
C6 probable» soriait de la noble maison de pur de PaiJio, établie en Dauphiné dès le B* sikie. A la prédication de la première
tMude,un mouvement de dévotion sincère porii à prendre parti dans cette pieuse l^iédition. Dès son arrivée à Jérusalem » il 1 5eniii si touché de la ferveur naissante Il Tordre des hospitaliers de Saint-Jean, to*ii demanda et obtint d'y être admis. Géird qui en était l'instituteur et le ch<^f kaoi mort en 112i» Raymond fut choisi l^orlui succéder. L'Ordre» sous son gouver« IttDeDt, prit de la force et de la consistan-
S. Gérard n'avait laissé à se$ frères que I leçons verbales ^t ses exemples ; Bay*- •ond leur donna des statuts écrits» gui fuleot rédigés dans un chapitre général. 11
aius; foyant que plusieurs jeunes gens»
les et exeroé3 dans la profession des tnes, se présentaient pour être admis
Esi eux» il leur persuada de joindre les ctions militaires à celles de rhospitalilé« » la vue de rendre de plus grands aer- ^ i la religion eu combattant les in- Hèles. On prétend que» pour Texécution' w ce phm, il établit l'Ordre comme on le ^f.ftit encore à la fin du siècle deruier, en wùis classes» de chevaliers» de chapelains et Il servants d'armes» au lieu des deux clas- M de laïques et de clercs aui le composaient vus le principe. Cette réiormei qui contriw beattooap à aggrandir les destinées de 2^ onire» nous autorise donc à l'en regarw comme le premier grand mattre. Les ^ilf«s traits de sa vie» non moins édifiante qat tuDQi&liaeose» ne sont pas du ressort de ^^ travail. On n'est pas assuré de l'année VS8 mort; Noberat cite un privilège du j^Uois le Jeune, daté de Tan 1158» dans '^^t il est nommé. C'est la dernière épo* joeeennue de son existence ; et il y a tout ■croire» comme le remarque Vaissetto qu'il ^Hmi pas au delà de l'an ilGO.
^ 86 confiait pas d'autre écrit du grand jD^I re iiyinood » que les Statut$ de son ^irt» et on a tout lieu de présumer qu'il 'l^i^Titrien autre chose. Ils fuiient per- ^^f dit-oB» avec les autres titres de la mai** ^>n, lors de la prise dePtolémaïde eu 1290; ^^ heureusement il s'en trouvait uu
exemplaire & la bibliothèque du Vatican. Les chevaliers eurent recours à ce dépdt» et en 1299» ils en obtinrent une copie» qui ne tarda pas à se multiplier. Si l'on en croit Tabbé Vertot» l'ouvrage* n'a jamais été publié dans sa pureté originale; comme tant d'antres écrits » il a subi les corrections des éditeurs. Nous ne sommes pas en état de véri(ier ce point de critique. Quai qu'il en soit, le fond de ces statuts, qui ne sont qu'au nombre de trente-neuf» est partout le aiième. Voici ce qu'ils renferment de plus remart^uaMe.
u Moi Raymond, par la grAce de Dieu»
serviteur des pauvres de Jésus-Christ, et
Sardien de Thôpital de Jérusalem, de Tavis e tous les clercs et laïques» j*ai dressé ces préceptes et statuts dans la maison dudit Jidpital.
f Eu premier lieu » j*ordonne que tous les frères qui se dévouent au service des
Euvres, gardent, avec le secours divin, i trois v(Bux qu*ils font à Dieu ; savoir : la chasteté» l'obéissance dans tout ce qui leur est prescrit par leurs supérieurs, et la pauvreté» qui consiste à vivre sans avoir rien en propre. Les frères ne peuvent et ne doivent rien exiger de droit» et TOrdre ne s'engage è leur fournir que du pain et de l'eau, avec le vêtement» qui doit être commun, parce que les pauvres, dont nous faisons profession d*ètre les serviteurs» sont couverts de haillons» et qu^il est honteux que les serviteurs soient mieux vêtus que les mattres. » Après ce début viennent des règles particulières. On prescrit aux frères la décence et la modestie à l'église. Les clercs doivent servir on aube à I autel. Le prêtre doit avoir pour ministre un diacre» ou un sous-diacre» ou au moins un simple clerc dans la célébration des saints mys* tares. Il y aura de la lumière jour et nuit dans l'église.
« Loa irères ne sortiront jamais seuls» mais deux ou trois ensemble» et garderont dans tous les lieux oili ils se trouveront la circonspection et la modestie qui conviennent à leur étaL Ils ne souffriront point que les femmes leur lavent le visage ou les pieds » ui qu'elles fassent leur lit. — Quand on les enverra pour recneillir des aumônes, on associera des frères clercs» aux clercs laï({ues ; et pour le choix de leur hospice» ils s'adresseront à des ecclésiastiques» ou à quelque honnête ))ersonne. Si on leur refuse Thospitalité» ils pourront acheter de quoi se nourrir; mais ils n'achèteront qu'une sorte de mets.—* Dans la perception des aumônes» ils ne prendront ni gages, ni terres; mais ils remettront par compte à leur mattre les autres choses qu'ils auront reçues » et le mattre les fora tenir à Thôpital. Dans toutes les obédiences» le mattre prendra le tiers du
t)ain et du vin ; et ce au*il restera, il le fera enir aux pauvres de Jérusalem. Nous défendons les habits qui ne conviennent point à notre religion, et surtout les fourrures. On ne fera que deux repas par jour» on s'abstiendra de chair.les mercredis et same-
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dis de toute Tannée, et tout le temps de la septuagésime jusqu'à PAques. Les frères ne coucheront point nuds, mais vêtus de chemise de laine ou de tout autre vêtement.
« Si un frère estsupris publiquementdans un péché de fornication, il sera puni dans le lieu mêmeoù le crime a été commis ; c'est-àdire que le dimanche suivant, à Tissùe de la messe, on le dépouillera de ses habits, et, à la vue de tout le monde, il sera fouetté avec des courroies et des verges, par le maître ou le frère à qui le maître aura ordonné de le faire, et ensuite chassé de la société. Néanmoins, si dans la suite Diea ]ui touche le coàur, et qu'il demande à rentrer, sur les témoignages extérieurs de son repentir et sa promesse de se corriger, on pourra le recevoir, mais à condition que pendant un an il sera traité comme un étranger, et fera pénitence dans un lieu séparé, après quoi les frères décideront ce qu'ils jugeront convenable. » Suivent d'autres pénitences pour de moindres fautes. « Si quelqu'un des frères est surpris ayant quelque argent en propre, on lui attachera cet argent au cou, et il sera fouetté par un des frères, en présence de toute la maison. Quand un frère meurt dans une obédience, on doit célébrer la messe pendant trente jours pour le repos de son Âme. A la première de ces messes, les frères offrent un cierge et un écu pour les pauvres. Chacun des clercs doit reciter pour le défunt un psautier, et les laïques, chacun cent cinquante Pater. Aucun frère ne doit en accuser un autre, s'il n'est en état de prouver son accusation ; autrement, il montre qu'il n'est pas un véritable frère. Eu l'honneur de Dieu et de la sainte croix, tous les frères porteront des croix sur leurs cbappes et sur leurs manteaux, et ces croix seront placées vis-à-vis de la poitrine, afin que le Seigneur, par la vertu de cet étendard, nous préserve des embûches du démon, et avec nous, tous les fidèles, nos bienfaiteurs. Ainsi soit-il. » Tels furent les premiers statuts des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
On n'en voit aucun qui ait rapport à la profession des armes ; ce qui donne lieu de croire que l'Ordre n'était pas encore concentré dans sa première destination, et qu'il ne songeait même pas à en sortir, lorsqu'ils furent rédigés. On les trouva dans VHistoire deschevaliers de Malte^ par Vertot, t. H.
REGINON, Allemand de nation , fit ses études religieuses et littéraires dans l'Abbajre de Prum, et s'y consacra à Dieu. Il y était en charge en 88d, et probablement dans un des premiers degrés de supériorité, puisqu'il se qualifiait lui-même de prévôt de la bergerie du Seigneur, c'est-à-dire du monastère. C'est en cette qualité qu'il coupa les cheveux à Hugues, tils du roi Lolhaire et de Valdrade, qui avait été relégué dans ce monastère après que Charles le Gros lui eut fait crever les yeux. Farabert qui en était abbé, abdiqua le gouvernement de son monastère après qiril eut été pillé par les Normands en 892, et Régi non fut élu en sa
place ; mais il ne conserva la qualité d'abU que jusque vers Tan 899, contraint de céder ft la faction de quelques moines méconteoU qui lui substituèrent Riquier. Béginoo h retira à Saint-Gai, puis à Trêves, où l'archevêque lui confia le soin de rabbajre de Sain^ Martin. Il avait assisté au concile de Ten» ver près Hayence en 895, et mourut en 91L Ecurrs de Reginon. — Ckroniatu. — 0 paratt que Réginon travailla à sa Ckroniau pendant son séjour à Saint-Gai, et qu'il / était lorsque Adalberon v vint en 908; ar ce fut cette année qu'il lui dédia son oii« vrage; mais quel est cet Adalberon ? Quel*
Îues-uns pensent Que c'était l'évêque 4t rêves, d autres, lévêque de Metz: maii dom Mabillon dit ces deux opinions insoutenables. Baluse décide en Alveu^d'Âdalb^ ron d'Ausbourg, qui, selon le témoigoagi d'Hépidamne , vint avec un grand coi ' à Saiut-Gal en 809. Cette Chronique est visée en deux livres dans les manuscril comme dans les imprimés ; mais elle ne pas au delà de Tan 906, quoique réidtre dicatoire date de l'an 908. Réginon n y prei d'autre qualité que celle du dernier de to< les Chrétiens. Il coniure tous ceux qui ^ ront des copies de l'ouvrage, de ne \m omettre cette épltre.
Idée de cette Chronique. — Celte CArowçi est intéressante par rapport aux motil
a n'eut Résinon de la composer. Comme lef [ébreux , les Grecs, les Romains et les ao> très nations avaient eu en tous temps dès historiens appliqués à transmettre à W postérité ce qui s'était passé de remarauabtr chez eux, il crut devoir les imiter, aans II' crainte que Ton ne s'imaginât dans les sii* des futurs, que celui où il vivait n'ariil rien produit de considérable et digne (ia mémoire, ou qu'il ne s'était trouvé pcrsooo»' capable d'en transmettre par écrit la connais sance. Il fit entrer dans sa Chronique, noo* seulement ce qui s'était passé dans les buit premiers siècles , mais encore dans le neo* vième, avec celte différence qu*il ne reo)a^ que que peu de choses dans celui-ci, pour ne point offenser les personnes vivantes, qui auraient pu être intéressées dans le ré» cit de certains événements.
H Livre premier. — Le premier livre coinmcnce à la naissance de Jésus-Christ , qu'il met en la quarante-deuxième année de Tempire d'Auguste. Il place le massacre des saints Innocents à la seconde année de i'ia* carnation, et à la septième, leretourdeJésus-Christ d'Egypte; son baptême à la douzième année de Tibère, et sa mort en la dithuitième, qui était la trente-troisième da Ilnc^rnation. Sur l'année suivante Ireniequatrième, qui fut celle de la vocation àc saint Paul à l'apostolat, il dit que lesUW commençaient l'année par le moisdejanj vier, et les Hébreux par le mois de mars. H donne de suite les années des empereoi^. et ce qui s'est passé dans l'Eglise soui '<? règne de chacun ; les évèques des pnocipaux sièges, les martyrs les plus iliu*tr« d'entre les solitaires, les écrivains edesi»**
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I iue5, les conciles, les guerres , les batail- ^f ]b conTersiAQ des diverses nations les irésies, les schismes, les pestes et autres ^90 1 publics. Ce livre finit par une table hronologiiiue des Papes depuis saint Pierre isqu'i Zacnarie, qui monta sur le Saintiége sous le règne de Pépin en 7i1, selon Ird de Denys.
Une deuxième. —Cesi par cette année»
jfti fut celle de la mort de Charles Martel, tte Ré^inon commence son second livre% br Tan 7(6 il parle de la retraite de Carloman B oiOQiCassin, et de la profession de stabilé et (i*obéissanca qu'il fit dans cette maifùf selon la règle de saini Benoit. Il donne |5ui(e et les principaux faits des rois et des tapereurs Franc;ais, les parlements, les ^les tenus sous leur règne ; leurs coq*
* es sur les nations voisines, leurs voya-
à Rome ; la condamnation de !*hérésie
Félix et d*Elipaud; la succession des
; les irruptions des Grecs et des Maures
Italie, des Normands et des Bretons ea ce. II a soin de marquer sous quels s et en quelle année Charlemagne et k successeurs se sont fait couronner empeurs à Rome; de détailler raffaire du trofce de Lothairc ; la conversion des Bulire< ; et il n'oublie pas les ravages causés las les Ardennes par les Normands en 882. b entrèrent dans 1 abbaye de Prum le jour b TEpiphanie, y restèrent trois jours et iiûlèreat le |>ays, mettant tout à feu et à K^ et en firent autant dans diverses j)artics b la France. Réginon fait la description bt moeurs des Hongrois, autre uatiou loelle et barbare, que Ion vit sortir de ses aatrécs en 889 pour pénétrer ailleurs. Il b entres autres choses que le vol passait kti eux pour le plus grand de tous les Kioes, f)arce que n'ayant ni maisons, ni MTerl, ils abandonnaient è la foi publique bir$ troupeaax qui étaient leurs [trincipab richesses. 11 raconte que ces peuples l*iimaieut pas comme les autres Tor et r argent ; qu ils s'occupaient principalement kh chasse, et ne vivaient que de lait et de tel
Sur Tan 892 il raconte avec beaucoup de bonne foi et de candeur comment il fut élu iU)é de Prum, après l'abdication que Fara- ^ avait faite de cette abbaye, avec le JOQsentement du roi, et comment il en bt rejeté lui-même par l'intrigue de quelques envieux. II ne marque pas où il se tttira, et quoiqu'il fasse mention du concile de Teuver en 896 il ne se met pas du B;>fnbre des abbés qui y assistèrent. Mais Triilième Ta dit pour lui. Réginon finit sa ^rooimie à l'an 905, comme on l'a dit plus uuL Elle ne va pas plus loin dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale, ni <^m celui de Gemblours que dom Mabillon wt avoir vu.
Suite de celle Chronique. — Si Réginon leûl poussée jusqu'en 908, qui est la date 'l«*onépUre dédicatoire, peut-être y au- ?4^'^' ^^^^ lueiition des larj^esses de l'évèque AdalbéroD pendant son séjour à Saint-Gal|
au mois d'octobre de la même année. Oa en trouve le détail dans Goldart. Cet évêque, après l'oOice de la nuit, alla au tombeau do Saint-Gai le matin du jour de la fête» et olfrit sur l'autel une croix d'or ornée de pierres précieuses, un calice d'onyx garni d'or et de pierreries, avec une patène d'or enrichie aussi de pierres, et plusieurs ornements sacerdotaux. Il donna au même liou une belle cloche, puis passant au tombeau do saint Othman, il déposa sur l'autel un manlcau précieux et en donna un semblable à loratoire de Saint-Pierre. Le lendemain de la féie on célébrait celle de la dédicace de la basilique, Adalbéron fit des présents à la plupart aes religieux du monastère, et continua ses libéralités les deux jours suivants. Pour reconnaître ses bienfaits, les moines de l'abbaye firent un statut entre eux par lequel ils lui accordaient, et à ses successeurs les mêmes suffrages dans leurs prières, qu'à leur propre abbé. Un anonyme, qu'un dit être Roménus a conduit lachroni* que de Réginon juscru'en 967.
Edition de celle Chronique. — La plus ancienne édition est celle de Strasbourg en 1518. Suivit celle de Mayence en 1521, puis celle de Francfort en 1566. £lle fut remise sous presse avec celle de Conrad abbé d'Ursperg, à Strasbourg en 1009.
De la discipline ecclésiaslique el delà Aeltgion. — Un autre ouvrage considérable de Réginon est celui qu'il a intitulé : De la discipline ecclésiastique el de la Religion chrétienne. C'est une collection de canons des conciles et de décrets des Pères, rangée suivant l'ordre des matières, divisée en deux livres, et chaque livre en capitules uu titres; le premier en contient quatre cent quarantetrois ; le second quatre cent quaiante-sîx. Il y a des manuscrits dans lesquels le premier livre a jusqu'à quatre i^ent quarantequatre capitules, et le second davantage. Ce sont des additions faites à la collection do Réginon après sa mort, par le roi Olhon, les évéqdes el les comtes de s^s états. Ré-
Sinon travailla è ce recueil par ordre de atbod archevê {ue de Trêves, depuis qu'il eut choisi cette ville pour lieu de sa retraite On n'en sait pas l'année, mais on ne peut douter que ce n ait été après l'an 906, puisqu'en parlant du décret de Nicée, touchant les lettres formées, il en cite deux datées de cette année ; l'une de Ratbod do Trêves à Robert évêque de Metz ; l'autre de Dadon évêque de Verdun au même Ratbod. Outre les décrets des c^onciles et des Papes, Réginon emploie le code Théodosien, les capitulaires des rois, les lois des Ripuaires et des Rourguignons, la Règle de saint Benoit, les écrits de saint Augustin, de saint Léon, de saint Grégoire le (irand, du Vénérable Bède de Raban-Mdur et quelquefois les fausses décrétâtes, en particulier celles d'Anac1et,de sjint Clémcul, les dogmes ecclésiastiques de Gennade.
Idée de cel ouvrage. — Il entre sur tous les points de discipline dans un grand détail • principalement dans ce qui regarde Tadmi-
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fiistrâCton da sacrement de pénitence ; propo^nt des cas de ConCe espèce, avec Tes pénitences indiquées par les canons ponr chaque faute ; et il le foit de façon que Ton voit clairement que la confession secrète et auriculaire était bien établie dan?; PEglise, et qu'après
f[ue le pénitent avait confessé les péchés gui ui venaient en mémorre, le confesseur Tinferrogeait sur d'autres qu'il pouvait avoir oubliés, eflui donnait ensuite l'absolution, en fui ei^oignant une pénitence convenable, et telle qu'elle était réglée par les canons ou par }es pénitentiels en usage dans les diocèses* £n détaillant les questions que Tévéque doit faire aux curés dans la visite de son diocdsot il dii qu'il doit demander s'il se trouve quelqu'un qui ne vienne pas faire sa confession au moins une fois l'année, savoir, au commencement du carême. Ce qui fait roir qu'il y avait dès lors une loi de ^Eglise qui obligeait les fidèles à se confesser au moins une fois Tannée. Quoiqu'il établisse que le pouvoir d'entendre les confessions et d'absoudre soit réservé à l'évèque seul et aux prêtres seulsr, il ne laisse pas de dire que dans le cas de nécessité , un diacre peut recevoir la confession du pénitent et l'admettre à la communion. Sur quoi Baluze cite à la mai^e Halitgaire cité dans la préface de Burchard sur le sixième livre. Le premier livre de Réginou concerne la conduite des évoques» des prêtres et autres clercs; le second celle des laïques. Nous observons dans ce au'il dit sur l'eucharistie, que tous les curés étaient obligés de la conserver dans un vase décent, afin de pouvoir l'administrer aux malades. Il nous apprend qu'on la tremoait dans le sang du Seigneur, afin que le prêtre pût dire à 1 infirme, en le communiant, que i9 corps et le sang du Seigneur tous soient profitables pour la vie éternelle ; qu'on la renouvelait tous les trois jours et plus tôt sMl était nécessaire. Alors le prêtre consommait les hosties et en consacrait de nouvelles. On ne confiait l'eucharistie ni aux laïques, ni aux femmes pour la porter aux malades; mais aux prêtres, et elle ne se donnait aux moribonds qu'après l'extrêmeonction.
EcRrrs iTtRiBtés a ftÊGiNOit. — Ré^lnon écrivit, à ce une l'on dit, une lettre à ttatbod^ archevêque de Trêves, dans laquelle il donnait des règles pour l'harmonie ou la musique. Cette lettre n'a pas encore été rendue publique. On la trouve dans la bibliothèque de l'université de Brème. Ses lettres et ses sermons sont aussi restés dans l'obscurité. Trithème n'en dit autre chose sinon qu'ils étaient élégants. Réginon avait en effet de grands talents pour la composition , de la netteté, de la noblesse et de la précision. 11 est peu de chroniques si bien écrites que la sienne.
REIUANNE, issu de sang royal, prit naissance en Ecosse, mais il fut envoyé en Irlande pour y faire ses études. De retour dans sa patrie, il communiqua aux autres ce qu'il avait appris ; puis il passa en France et prit l'habit monastique à Fleury, d'où ou
Je tira malgré lui pour le faire abbé de Vassor« monastère établi depuis peu sur les bords de la Meuse. Adalberon» éTéqoc \Vi Metz, l'engagea à prendre le gouveraemsat de l'abbaye de Saint-Clément.
Ses écrits — Rei manne écrivit la He A iainl Cadroé et celle de ioifU Fmccnt , I Metz. Il n'avait pas demeuré avec saint CI» droé, abbé de vassor, mais il avait a^pm ce qu*il en rapporte de témoins oculairef, entre autres d'un jeune homme élevé |Kr saint Cadroé, et qui vivait encore lorsauH écrivait. Il dédia son ouvrage k rabbé1ift> mon, qui l'avait engagé à l'entreprendre. C'est vraisemblablement le même Imr'^
3ui succéda à saint Foraanan dans la dig. 'abbé de Vassor, en 982, et non pas Imi abbé de Gorze, qui avait moins d'inlérSI faire rendre publiques les actions de Cadroé. Il y est rapporté que le saint . rendit célèbre par ses vertus et par ses xtt racles. '
REMBERT, Flamand de naissance , tgj consacré à Dieu de bonne heure, dans I monastère de Turbolt, par saint Anschaire. Ses études terminées, ce saint évèaue le venir près de lui, pour l'aider dans fonctions de son ministère. Daus sa d( nière maladie, Anschaire consulté sur choix de son successeur et sur ce qu^il pea^ sait de Rembert, répondit que son elM était plus digne de remplir les fonctiodi d'archevêque que lui celles de sous-diacre Sur ce témoignage , Rembert fut élu ambe* vêque de Uamboui^, le jour même de TeiK tcrrement de saint Anschaire, le quatrièoMÉ jour de février 865. Aussitôt a{)rës sa coa* sécration, il prit l'habit monastique è Tslibaye de Corbie, et suivit la Règle deSà:ot« Benoit, autant que ses fonctions pastoraM le lui permettaient.il s'appliqua, comme sos prédécesseur, à la conversion des peupler du Nord. En 868, il assista au concile de Worms, et en 872, h la dédicace de rdglt^a cathédrale de Hildesheim. Sur la fin de sel^ jonrs, il s'adjoignit, de l'agrément d'un eoih cite, le moine Adalgaire pont eoadtjuteur, d fit aussi approuver ce choix par l'abbé et les religieux de Corbie. Pendant la deraièn semaine de sa vie, il reçut chaque joar l'exlrême-onction et l'eucharistie sous itf deux espèces. Sa mort arriva l'onzième <!• juin, 888 , après vingt-trois ans et quatre mois d'épiscopat.
Sks ÉGRrrs. — Le plus considérable de set écrits, est la Vie de saint Anschaire , 5qq mattre et son prédécesseur, sur le siéff de Hambourg. Ce saint mourut, coidim nous l'avons dit, en 865 , et aossitAl nom prélat travailla à composer son histoire. Personne n'était plus propre à réussir Jan* cet ouvrage que saint Rembert, qui av^^^ passé une partie de sa vie auprès du .^io^ archevêque, et possédait un talent particu* lier pour bien écrire. Aussi, Ta-t-il exécuté de façon, que nous n'avons pas d'écrits en ce genre de tout ce temps-là, danslcsq^f'* il y ait plus de beautés , plus d'ordre, P'«*^ de jugement, plus de bonne foi, plû^w
REM
MS PATHOLOGIE