KM
Sur te Cantifm des amiiqués. — Sigebert et Tritlième aUrtiyoent à Rémi d^Auxerre un Cemmtnkrire 9ur ie Cantifut des canUquesy et ron en trouve en effet un sous son nom dans deux maiiuserits, Tun de la Bibliothèque impériale, el l'autre (Je Tandenne bi- Uiotbèqoe de Cluny. C'est le fiiéuie que Ton a ittipciméà Cologne en iâl9t, souste nom<i*Hai* mou d'Halbersi«d4,qui avait éga>Iefiientcom* mente ce livre, maisdoiii \e commen taire, qui comc[»ençait par «es mots: Cnm nmnium sai^ ciorumy n'est point encore imprimé. Celui ùe Rémi d'A«£erre«ommence par ces autres paroles : StUêfmm inspiratus ; et fauteur y soit ie sens aUégoriqUe. Ce qui n causé de la «on« fnsion ^ans Taltribution, c'est que ces deux écrivains en ont fait l'un et l'antre sur les mêmes livres do TEcriture* L'erreur est passée des manuscrits dansies imprimés.
Sur les peiiu prophètes. — Jean Hetaten rétablit en 1545 le nom de Rémi d'Auxerre à la tète du Commenitaire tur ht petHs préphiieB, dans l'édition qu'il en publia À An* vers chez Jean Steelsius ; maisil ii'yfitfK>iDt entrer le Commentaire sur Oééej t]uoiqa^I eût été imorimé avec les autres dans Tédition (k Cologne en 1520, sous le nom d'Haimon<l'Haibet*stadt« Cependant on a des preuves certaines que R^ii d'Auxerre « commenté Oséej comme ï\ est tadle de^'en convaincre par sa Préface sur Joël ei sur Ma^ iachie. Ou a commis la même faute dans les Bibliothèques des Pères de P>aris en MS?^ et de L^on en 1677, parise qu'on y a sui^vi l'édition de Henten. Ces commentaires sont écrits avec iM^aucoup de précdsion, d'ordre et de méthode, eit l'interprète 6*éiudie, comme dans son explication des ^aumes^ à montrer, sous l'écorce de la I attire, dont il explique toujours ie sens, Jésus^Clu-ist et son Eglise, en y dévoilant les mvsikères qui regardent l'un et Tautre. 11 confond, en un end«)it« Julien l'Apostat avec Julien le Pê« lagien, évêque i^Eciane, ce qu'on doit regarder comoïe une faute d''snadvertance, ou une erreur de cepiste. Rémi était trop «u fait des ottvrages de saint Augustin peur ignorer le nom des hérétiques que oe Père avait combattus. Meie è part «e défaut, que Ton peut regarder eomme involontaire, fauteur suivant» Jean Henten,a semé de temps en temps dans son travai4 de beaux traits bistoriques. Ses allégories «ont appuyées de passfiges excellents et pleins d'application tirés de TEcriture. H y éclsfiroit avec beau*coop d'ordre lesiails rsf^portés confusément, et sait'h3S disposer de manière è j i^andre une grande luméère. En un nH>t il n réussi à y éclaircir les diiOcullés que font naître çk et là ie sens et les termes du texte sacré. C'est le, en effet, un des princi{)aux caractères de Rémi, comme il est aisé de s'en convaincre par son cemmentaire sur les Psaumes. Quoiqu'il s'attache particulièrement au sens spirituel, il ne néglige pas cependant le «ens littéral, et c'est même par là ordinairement qn'tl eommence A expliquer son texte.
Sur les Evangiles. Tbritème attribue à
Rémi d'Auxerre un 'Comaitffttotr^ smr sam MiUthieu, et Arnoul Wion déclare qu'il s'en trouvait de son temps un exemplaire dam la bibliothèque de Saint-Georges à Venise. Le ostak>gue des livres donnnés à Tabbayedu Bec, par Philippe tle Baveux, fait meetioa d'un Commentaire surmint Marc^ et il s'en tronve encore un exemplaire dans l'abbave de Silorae. Ce manuscrit est du xi* siècle, de même que celui qui contient un autre traité de Rémi, faisant suite au Commentairt sèsr Us EpUres de saint Paul^ attrU»ué à sainl Aœbroise. Rémi est qualifié dans le titrede cet ouvrage de nioiue vénérikble et desavant iuterprète« iJ est ai^é de voir que cet éloge et rinsciiption 3ont Fouvi^eiTua ûOfMâte. Aussi ce copiste lait-il remarquer aussitôt que rhumilité a porté Rémi à m mettre son nom à \si tête d'eucun de ses ouvrages. Quoiqu'on ne cite pas demaousuritde son comxneotaire sur saint Luc, Trithème assure qu il a travaillé sur les quatre Evangélistes, et toutefois dans son livre des éci'ivains ecclésiastiques il ne fait mention que de ^aiut Matthieu. Nous n'avons pas d'autres preuves qu^il ait expliqué l'Irangile de saint Jean^ que le passage que Jean de Roscane <îite sous son nom dans un discours prononcé en présence des évêques du concile de fiAie. Encore cite-lril œ passage d'une homélie de Rémi sur saint Jean et mm A)as 4'«u commeniAire ; maislestyleesl plutôt celui ti'un commentaire^ que d un discours ordinaire. Aureste ce passage montre ,que Rémi élait pleinement couvaioca de Ja traassubstanti&uon et de la présence réeUe«
Sur les EjfUres dt saint Paul. — Kicolas Tbaborite cUedaas le même concile de Hâle un passaige du commentaire de Rcoii sur la 1" Epître de saint Paul à Timothée:mBls des témoignages plus anciens attestent qu'il a coQimei^ toutes leSiE'pi^r^s de saint Aiti/. Sigebert le dit expressément, et on trouve des manuscrits plus anciens que Sigebert dans Jes Jiibliotbèques de Rome* de Jlorence et natiiMaflle» dont on peut voir la liste dans les recueils de iUmtCaucon. Il est vrai que dans d'autres manuscrits ce commeutaire porte te nom d*Haimon d'Halberstat, et, qu'entra autres, un 4e la bibli4>tbèuue nationale raUfiiiûe à Raoul ou Rodolphe de Fiais, mais J'erreur provient de ce que Rémi n'ayaut pas mis son nom à la tète de ses ouvrages, les eopistes les ont attribués à ceux -qu'ils savaient avoir travaillé suria même matière. La chose est évidente à ïé^ gard 4e Rodolphe de Fiais, qui i^écrivait que vers le milieu du xu* siècle, et on trouve, eous le nom 4e Rémi, des manusorits duicommentaire sur saint Paul plusan- Qîena de deux cents ans^ue Rodolplie. Nous n'en citerons qu'tui, de l'an 1067, sur lequel W.tilapand 0t imprimer ce couiin^' taire à Home en iSttSS, sou6 le nom de saint Rémi, é^êqae de Reims. L'inscription de ce mauBScrit .porte que Rémi, pendant sob séjour à Reioàs, a expliqué les Epltres de saint Paxil d'une mauière claire et elégao^*
REM
DE PÀTROLOGIE.
REM
liK»
ous avons montré ailleurs que cela ne pou-* ait $*entendre de saint Rémi, archerôque i cette ville, mais naturellemenl de Rémi Auierre, qui avait passé plusieurs années, us la ville de Reims et avait trouvé le mpt> f)Our expliquer les Eptires de saint lui. Pour peu qu*on veuille faire le paralle de ce commentaire avec celui de Rémi ir les Psaumes, on trouvera le même gé- •j cl la même métfaode dans l'un et dans mtre. DansTédition de Cologne, de 1618, il ;ri(! le nom de Rémi d'Auierre, et dans les are5 éditions, ceux d'Haimon d'Halberstat de Rémi de Reims.
Sur r Apocalypse. — Sigebertct Trilhème atlrilment pas è Rémi d*Auxerre de Cornuitaire sur F Apocalypse. L'Anonyme de uli nea parle pas non plus, à moins qu'on r îouille que, par Haimon le Sage, moine Auierre, il ait entendu Rémi ; mais on ne fd pas pourquoi il aurait parlé de cet écrira sous deux noms différents. 11 est vrai i\] attribue à cet Haimon le Saçe un corneiitaire sur l'Apocaiypse. La Ribliothèque uhrosicnne à Milan, ainsi que plusieurs lires, ]x)$sèdent des commentaires sur TA* xulypse soixs le nom de Rémi. Le com- E^niaire imprimé sous le nom de Haimon lia]l>erstat a une grande conformité de Ueavec les commentaires de Rémi d'Auirre, et c'est là la princi[)ale raison pour ^ui attribuer.* Dans cet ouvrage, divisé i >e|)t livres, l'interprète s'applique à don- ^rlesens allégorique et moral à l'ûpitation ÀtnbroiseAutpert dont il adopCd les ex«faraiions.
AiTRKS iciiiTS sra l'écriture sainte. — On inl)ue à Rémi d'Auxerre une Glose sur les rrei de l'Ancien Testament et une inter- '«talioa des mots hébraïques de la Rible. i dernier ouvrage se trouve imprimé dans (ruisième tome des Œuvres de Bède.Sigert dit avoir vu la réponse que fit Rémi tîaaloD, évêque d'Autun, sur deux ques* ^nsque ce dernier lui avait proposées, ^e sur la dispute entre saint Michel et le Able, dont saint Jude fait mention dans ^QEplire; l'autre sur le sens de ces paro- »du quatrième chapitre de Job : Considé" • Békémoth que f ai créé avec vous^ il manys'» iUfoin comme unbatif, [Job^ xL, 10.) Mais e i/est pas venue iusqu'è nous, non plus ue soQ traité sur chaque fête des saints, ruhème ajoute qu'il avait composé des dis^ >un» ou bomélieàbur divers sujets, dont un raini nombre ont été conservées dans les cméaaires.
explication du canon de la messe. L*exucaiion du canon de la messe est un des iud intéressants ouvrages de Rémi d'Autrre. L'auteur ne se borne pas à expli- ^r les termes du canon, il entre dans ' détail des rites et des cérémonies de la '(^se. £il(« est ainsi appelée, ou parce que c peuple fidèle se sert du ministère des f^tres pour envoyer à Dieu ses prières et ^ obiations, ou par rapportaux catéchu* itiies (jue Ton faisait sortir de TEglise après ^^^^ile, ou parce que l'oblation qui s'y
DlCT10?(.N. DE PjkTROLOGIE. IV.
fait a la vertu de nous conduire au ciel. La messe commençait par quelques psaumes, auxquels on donnait le nom dAntienneou d'introït. On y ajoutait le 6/oria Patri.... pendant lequel les ministres allaient àl'au*tel. Dans cette marche, ils portaient au milieud'eux le livredes Evangiles, précédé des acolytes. Au Kyrie eleison les acolytes déposaient leurs cierges. Le prêtre commençait ensuite le Gloria in excelsis^ après le- Quel il saluait le peuple par ces paroles : Le Seigneur est avec vous. L'assemblée répondait : Et avec votre esprit. Suivait la collecte ou oraison, laquelle se terminait toujours : Par Noire-Seigneur. Le peuple répondait : Amen : c'est-à-dire, nous croyons véritablement que le Fils de Dieu règne éternellement avec le Père et le Saint-Esprit, et qu'il est un avec eux en substance et en puissance^ On lisait après cela quelque partie des EpUres de saint Paul, laquelleétait suiviedu chantd'un répons, d'un verset et de VAlleluia. Puis le diacre, précédé des acolytes, déposait lelivredes Evangiles siir le pupitre, et, après avoir salué io peuple, il en lisait un chapitre. Si le chapitre était le commencement d'un Evangile, il employait ces paroles : Iniiium sancli Evangelit ; et si .c était une suite : Sequentiasancti Evangelii. Ensuite le prêtre pour demandera Dieu que les paroles sacrées dont les fidèles venaient d'entendre la lecture s'imprimassent profondément dans leurs cœurs, il les invitait à prier avec lui par ces mots : Oremus»
Pendant que le peuple offrait ses présents entre les mains du prêtre on chantait quelques versets ; après cette oblalion le prêtre versait l'eau et le vin dans le calice et faisait les encensements en disant ces paroles: Dirigatur oratio mea... Puis se to^urnant vers le peuple il l'invitait à prier par ces paroles : Orate^ fratres. Rémi rapporte plusieurs formules de prières, plus longues que celles que nous avons aujourd'hui ; mais le sens en est le même. L'hostie doit reposer, dit-il, sur un corporal de lin. Après la Collecte le prêtre chantait la Préface dans les mêmes termes que celles que nous avons aujourd'hui. Ensuite, au milieu du plus profond silence, il commençait le canon de la messe à voix basse suivant l'usage deTEglise. Ccc^non était le même que nous avons aujourd'hui. Rémi attribue au Pape Gélase ces paroles du. canon : Et in eleetorum tuorum jubeas grege numerari ; et ces autres : Ab œtema damnatione nos eripi^ à saint Grégoire, il déclare que c'est par la vertu des paroles de Jésus-Christ que Ton a consacré et que l'on consacrera toujours. Il ajoute que le calice que leprêtre sahctifieest le même que Jésus-Christ donna à ses disciples, et quoique son corps soit consacré en différents endroits et en différents jours, il n'y a ni plusieurs corps ni plusieurs calices ; uiais un seul corps et un seul sanç , le même qu'il a pris dans le sein de Marie et qu'il a donné h ses apôtres ; qu'on le reçoit vivant et sans tache quand même ou
REM
REM
ne recevrait qu'âne parcelle de Tbostie. 11 se fait celte objection : « Si le mystère de l'Eucharistie est en vérité le corps de Jésus- Christ, pourquoi l'appelle-t-on mystère?
— CVsl, répond-il, |>arce que, après la consécration, il y a autre chose que ce que l'on aperçoit. On voit du pain et du vin; mais c'est en vérité le corps et le sang de Jésus-^ Christ» » 11 insiste sur la nécessité de mettre de l'eau dans le calice avec le vin, et de recevoir ce sacrement si on veut parvenir à la vie éternelle.
En expliquant ces paroles : Per ipsum^ et €um ipsOf et in ipso [Rom. xi, 36), il établit la consubstantialité du Saint-Esprit, et dit que, procédant du Père et du Fils, il possède runité de la divinité avec le Père et le ÏPils. Il explique l'Oraison dominicale de la même manière que le canon de la messe, c'est-àdire, dans le sens littéral et spirituel, et prescrit les dispositions nécessaires à la communion, la pureté de TAme et du corps. D'après ces dispositions, il déclare qu'il y a des personnes qui peuvent communier tous les jours et d'autres qui ne le peuvent pas. Il conseille à ceux-ci de dire avec le centenier : Seigneur^ je ne suis pas digne que TOUS entriez dans ma maison aujourd'hui. {Matth. viii, 8.) Après l'Oraison dominicale et la suivante, le prêtre met une partie de rhostie consacrée dans le calice, et tous se donnent le baiser de paix que le prêtre a souhaitée au peuple. Après la communion et l'action de grâces, le prêtre donne l'absolution au peuple, lorsque le diacre a prononcé à haute voix ces paroles : lUf missa est. La plus ancienne édition de cette liturgie est celle que Lazius fit imprimer à Anvers en 1S60. Il en parut une seconde à Paris en 1589, et une troisième à Cologne en 1568, dans le recueil liturgique de MelchiorHestorpius. Elle fait aussi partie du livre des Offices divins^ qui porte le nom d'AIcuin, d où elle a été tirée pour l'insérer dans le seizième volume de la Bibliothèque des PireSf à Lyon, en 1677.
Traité des offices divins. ^ On ne sait ce qu*est devenu le traité des Offices divins, mentionné dans les anciens catalogues des ouvrages de Rémi d'Auxerre. Peut-être l'a-t-on fait entrer dans celui attribué à Alcuin, qui n'est autre chose qu'une con«
Bilation cfe divers écrits sur ce sujet. André nchesne, à qui nous devons l'édition des œuvres d'AIcuin, remarque (]ue le dixhuitième chapitre des Offices divins est attribué dans les manuscrits à Hilferic, écolâtre de Grandfel. Ce serait ici le lieu de parler du Traité de la dédicace de VEglise, publié sous le nom de Kemi d'Auxerre, par dom Marlène, s'il était sûr qu'il fût de cet auteur; mais on ne donne là-dessus que de faibles conjectures.
Commentaire sur la Règle de Saint-Benott. — On n'a pas non plus de preuves que le Commentaire sur la Règle de Saint-Benoit, conservé à Florence dans la bibliothèque des Gamaldules, soit de Rémi d'Auxerre.
Dom Hontfaucon qui l'a vu se conteote de dire qu'il passe pour être de lui.
Ce sont là tous les écrits de Bemi d*Âa* xerre sur des matières ecclésiastiques. Il fit des comm^^ntaires sur Donat le grammairien, sur Marcion Capella et Priscien. Oq trouve encore son nom à la tête d*uo traité sur la musique, parmi les manuscrits de h bibliothèque nationale. Dom Martène a hit imprimer dans le tome premier de sa grande Collection, sous le nom de R«mi d'Auierre, deux lettres à Dadon, évèque de Verdun, et il se fonde dans cette attribution sur deui initiales marquées dans son manuscrit B.D. Mais dom Luc d'Acheri, qui a aussi publié ces deux pièces dans le douzième tome du Spicilége, ne lisait pas ces initiales dans le sien ; mais seulement un V, qu'il croit dé* signer Vicfride, évèque de Verdun, mort en 984. D'après ce sentiment, qui panA fondé sur la première lettre où il est parlé des ravages que les Hongrois firent eo Fraoci vers 936 , il faut dire qu'elle n'est pas da Rémi d'Auxerre, mort vers l'an 908, miii u'elle est, suivant que le porte le titre, *un abbé de Saint-Germain, non d'Auiertf, mais de Monfaucon, au diocèse de Verdua. Vicfride avait prié cet abbé de lui expliquer la dernière partie de la prophétie d'Ezéchieli dans laquelle il est parlé de laveoueda Gog et de Magog dans ces derniers temps. Il était persuadé que ce temps était arrivé, et que, sous ces deux noms on dcTaileQ* ' tendre les Hongrois. L'abbé répond que cela est sans apparence, puisqu'on ne voyait f«i avec eux les deux autres nations qui de* valent l'accompac^ner. A juger de la seconda lettre, par le titre et le style, elle est delà même main que la première. L'auteur, coo* suite pourquoi on ne dédiait |)as les églises en l'honneur des saints de l'Ancien Te&(^ ment, donne pour raison aue les Juifs, par jalousie, ont empêché que le jour de la mort de ces saints fût connu de la postérité et qu'on n'eût do leurs reliques sans lesquella on ne peut, d'après l'usage, de l'Eglise, ni b^tir, ni consacrer de temples. Commenotti n'avons rien trouvé de convainquant ém ces deux sentiments, nous avons cru poih voir les attribuer è Rémi d'Auxerre.
Jugement db ses écrits. — On voit par le détail que nous venons de donner des ouvrages de Rémi d*Auxerre, que ses commentaires sont très-utiles et peuvent tenir lieu de beaucoup d'autres ; car il a eu soin de profiter des lumières de ceux qui oui ei* nliqué avant lui les mêmes livres, et il a fait lui-même de nouvelles décooTeries.
Son style est aisé et facilts mais le plus Iih téressant c*est qu'en même temps qu'il io'; truit ses lecteurs du sens des Écritures ii leur apurend les maximes les plus sûres do la morale chrétienne, et les vérités les pius constantes de la théologie. Il parait par divers endroits qu'il savait le grec et qu'il avait eu retours pour ses comœenlatres, non-seulement au texte orignial, maisaossi aux anciennes versions de Théodotiea «^ des autres traducteurs de la Bible.