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RENACLD ou RAINOLD passait pour to des plus illustres prélats de sou temps, i la Doblesse de la naissance, il joignait eaucoup d'esprit, de vertu et de savoir. H (lit fils de Reliai, seigneur de Montreuil, ar les frontières de TAnjou, au diocèse de oiders. Entré de bonne heure dans le lergé» il devint trésorier de Saint-Martin de i>urs, où, selon toute apparence, il avait liri les leçons du fameux scolastique Béluger. Après la déposition de ManasséP', ' riergé et le peuple de Reims le cboireot pour archevêque, et Renauld réussit ipen de temps à réparer les pertes de ile église. Malgré Tavis contraire de quel* m écrivains, dom Habillon place son liinalion en 1083, et cette date est conûrée par des actes publics. Trois grands énements, arrivés sous son pontificat, tonèrent beaucoup d*exercice à notre arierèque; le rétablissement de l*év6ché .Uras, qui fut séparé de celui de Cambrai, ( erreurs du fameux Roscelin, clerc de iiD|>iègne et le divorce du roi Philippe qui pudia la reine Berthe pour épouser Beride Le Pape Urbain Ù ayant résolu de onei k TEgtise d*Arras un évéque titu« re, comme elle l'avait eu dans rorisine,
écri?il à Renauld, métropolitain de la orince, afin qu'il le secondât dans Texé* lion de son dessein. On était alors au )i5 de décembre 1092, et dès le troisième aunche de Carême de Tannée suivante, rchevèaue assembla è Reims son concile OTinciai, dans lequel les deux Eglises de mbrai et d'Arras discutèrent leur droit, nauld envoya au Pape les décisions de ile assemblée et lui désigna Lambert, lod chantre de la collégiale de Lille, mme celui que le clergé d'Arras désirait or évèque. Il fut sacré a Rome, et Renauld nfirma son ordination et reçut sa promn de foi au mois de septembre 109(.
Ce fut k peu près vers la même époque e Roscelin commença à dogmatiser. Ses reurs n'eurent pas plutôt transpiré dans publiCiOiie saint Anselme, aui était encore [>é du Bec, entreprit de les combattre, lis pour remédier au mal d'une manière as prompte et surtout plus efiicace, Reuldassemb!^ un concile, non pas h Com- ^gne, comme on le lit dans Fleuri, mais ^issous. Roscelin s'y trouva, et, après oir élé convaincu d'errer sur les mystères
la Trinité et de l'Incarnation, il fut lige d'abjurer ses opinions, qu'il ne laissa s néanmoins d'enseigner de nouveau par
^uite. Quelques écrivains placent ce ncile dès l'an 1092, et d'autres le rentient deux ans plus tard; mais il est hors
doute qu'il se tint au moins en 1093, risque samt Anselme n'était pas encore iiievêque.
Ct-peadant le roi Philippe se vantait parut que l'archevêque deRejms etsessuf- \n3nts avaient approuvé son divorce avec rtbe et son alliance avec Bertrade. 1^ n|e Urbain, ajoutant foi à ces bruits, s'en "ignii à Renauld par une lettre datée
du 37 octobre lOfâ. Yves de Chartres, plus retenu, lui en écrivit également, mais, pour le prier de lui dire ce qu'il en était, no pouvant croire qu'il se futprAté à une action de cette nature qui Paurait déshonoré. Ce qui prouve que notre prélat ne s'en était pas rendu coupable , c'est que le concile tenu à Reims en 109& avait été convoqué par Tordre du roi, dans l'espérance de faire confirmer son mariage, parce que Berthe, sa première femme, était morte dans le cours de la même année. Au mois de juin de Tannée suivante, Renauld tint au mont Sainte-Marie, près de Fimes, un autre concile, auquel le roi se trouva en personne. Le but de ce prince était de prendre ses
f)récau tiens pour prévenir la sentence que e Pape méditait de porter contre lui, à cause de son mariage. La même année, Itenauld sacra évoque de ChAlons-sur-Marne, Philippe, frère ci'Etienne comte de Troycs, et se rendit ensuite au grand concile de Clermont, qui se tint au mois de novembre. Ce fut la dernière action mémorable de sa vie. De retour dans sa province, il tomba malade à Arras et y mourut le 21 janvier
Ses lettres. — Nous n'avons de lui que des lettres disséminées en plusieurs recueils. Dom Luc d'Acherv en avait déjà publié sept, lorsque les Pères Labbe et Cossard les firent entrer dans leurs Collections. Depuis Baluze les a reproduites de nouveau dans son recueil d*actes concernant le rét«iblissement d'Arras, sous le Pape Urbain II ; actes dont plusieurs de ces lettres font par* tie, parce qu'elles sont écrites sur la même affaire. 11 y en a une à Lambert, élu pour remplir ce siège, afin de prendre jour pour sa consécration ; une autre au pontife romain, dans laquelle Rainauld lui annonce qu'il lui renvoie le sacre du nouvel évéque, et lui détaille les raisons qui l'ont empêché de le faire lui-même ; une troisième, a Robert le Barbu, comte de Flandre, pour lui donner avis qu'il avait confirmé dans son concile l'ordination faite à Rome, et qu'il devait regarder Lambert comme véritablement évéque. Les suivantes sont adressées à ce prélat; mais elles ont rapport à divers objets. L'une est pour l'engager à se trouver au concile que le Pape Urbain devait tenir en Toscane ou en Lombardie, avant de se rendre en France en 1095. L'autre est une invitation que Renauld fait à Lambert au nom de ce pontife, de se rendre au grand concile de Clerroont, indiqué pour le 18 novembre de la même année. Les deui dernières de ce recueil concernent les violences et les vexations d*un seigneur du pay-s nommé Hugues, que notre archevêque se vit enfin obligé d'eicommunier.
A ces sept lettres il faut en joindre quatre autres qui nous restent de Renauld. Les trois premières se trouvent enchâssées dans les actes publiés par Baluze et dont il vient dêtre parlé. L'une est écrite au lAevf^é d'Arras, pour l'inviter h adresser au*concile que notre prélat devait tenir à Reims le