Glossa interlinearis in Matthceum et Marcum
l H. Deux lettres, dont l'une à Robert de Melun , évoque d'Herford , et l'autre au Pape Alexandre III. — On les trouve dans les ouvrages de saint Thomas Becket.
Nous n'avons que peu de chose à ajouter h ce que nous avons dit, au commencement de cet article, touchant les ouvrages de Richard de Saint-Victor. Son style est en général recherché, et ses pensées, plus spirituelles que justes. Sous ses nombreuses métaphores et ses antithèses, il laisse trop voir le travail et l'effc^rt. Presque toutes ses phrases sont coupées en deux hémistiches régulirs dont la consonnance n'est propre qirà fatiguer le lecteur. En voici un exemple : Mane ne laborantes deficiant , nox ne tncauti fiante etc.
En somme, ses ouvrages sont peu lus, parce que, malgré l'imagination brillante qu'on y rencontre, et la dialectique dont il y fait preuve , le défaut de méthode et de goût qui y choque à chaque page, efface l'impression favorable que ses moralités avaient d'abord produite.
On a sept éditions des Œuvres du prieur de Saint-Victor. La première a été publiée, in-8% à Venise, en 1506, elle est fort incomplète; la seconde, in-folio, Paris, 1518; la troisième, à Lyon, 1534; la quatrième , è Paris , 1550 ; la cinquième , à Venise , 1592 ; la sixième, h Cologne, 1621; et enfin, la septième, h Rouen, chez Berthelin, 1650, in-folio. Celte dernière édition est la plus correcte, mais, bien qu'elle s'annonce comme revue et corrigée par les chanoines réguliers de Saint-Victor, elle ne manque pas de fautes et d'inexactitudes. (Fotr le tome GXCXVI du Cours complet de Patro'logie)
RICHARD DR Poitiers doit être compté parmi les hommes de mérite qui contribuèrent à illustrer le monastère de Cluny, sous
RIC
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le gouvernemenl de Pierre le Vénérable.
On ne doit pas le confondre, comme Tont fait beaucoup de biographes» avec Richard de Cluny, auteur d'une Chronique universelle, qui finissait à l'année 1216 et don? il ne reste plus que des fragments. L'intervalle qui les sépare doit suiïïre pour assurer leur distinction. Ce qui a porté à les con* fondre, c'est que Richard de Poitiers a donné pareillement une Chronique univer-selle, Mflis cette dernière, outre qu'elle ne va que jusqu'en 1155, est très-différente de l'autre pour la forme aussi bien que pour le fond des choses. On la conserve manuscrite à la bibliothèque du Vatican, et on en trouve une portion considérable commençant à Tan 75& do Jésus-Christ dans notre bibliothèque nationale. Dom Martène et dom Durand l'ont fait imprimer dans le tome V de leur grande- Collection. Ce qu'elle renferme de particulier se réduit à tort peu de choses; et l'auteur n'y louche pour ainsi dire qu'à la fleur des événements.
Dans un manuscrit de l'a bibliothèque Sluisiene à Rome, cette Chronique est suivie d'une autre du même auteur qui renferme l'histoire (les Papes jusqu'à Adrien IV. Si l'on en croit flermann Wilikin, professeur à Heidelberg, celte dernière chronique met au nombre des Souverains Pontifes la
f prétendue papesse Jeanne, à peu près dans es mêmes termes dont Martin Polonais s'est servi environ cent cinquante ans plus tard, pour accréditer le même fait. Supposé que cela soit, il en résulte que cette fable date d'un peu plus loin qu'on ne se Tétait imaginé. Mais, en bonne foi, l'autorité d'un ou deux écrivains du xii* siècle peut-elle contre-balancer le silence absolu des écrivains du IX' sur un fait aussi singulier, s'il s'était passé de leur temps? Ce n'est pas ici le lieu de nous étendre sur ce point de critique. Pour en revenir à l'ouvrage de Richard, les exemplaires durent en être fort communs autrefois, à en juger par le grand nombre d'historiens qui en ont fait usage.
RicharrI, du fond de son monastère, entretenait une correspondance avec différentes personnes de mérites, répandues en France et même parmi les peuples voisins. Du temps de Trilhème, ou conservait un volume de lettres qu'il leur avait écrites, mais il n'en reste plus trace aujourd'hui. Il en est à peu près de même des vers qu'il avait composés. Ralœus lui en attribue un grand nombre, savoir : un poëme à la louange de l'abbaye de Cluny, un autre sur l'Angleterre et ses avantages, un troisième sur la beauté de la ville de Londres, un quatrième sur la Transfio'uration, et deux éloges versifiés, l'un de la Madeleine et l'autre de sainte Catherine, ainsi que des épigrammes. De tout cela il ne nous reste que i'épilaphe d'AbaiiarU, qui commence par ce vers :
Ocâdit, mmanis foetus dotor ommbus uiti».
RICUER , moine bénédiclin , florissait en 992. Très-studieux, il se rendit habile dans les sciences divines et humaines; il
avait 1 esprit vif et s'exprimait avec m teté. Trilhème n'avait vu de lui qu'un stu ouvrage intitulé : Histoire des FrsMçais Elle était distribuée en .deux livres, daa lesquels l'auteur racontait leurs aciina avec autant d'élégance (jue de précision c d'exactitude; ce qui lui' avait acquis uo d'autorité au'on la préférait avec celle 6 Frodoard, aont elle était pour ainsi dire oi supplément, aux autres qui parurent dam les siècles suivants, nommément à celle 1 l'abbé* Eckard, surtout en ce qui regardait I manière dont Hildaire, abbé de Lobbe$, ciai
Earvenu k se faire nommer é\é\\\t *\ iége. Richer dédia son ouvrage à Gerbtr' qui de moine avait été fait arcbevéque 4 Reims. Ainsi il l'écrivit vers ran99iou996 Il y disait beaucoup de choses qui sétain passées sous le pontificat de Foulques ( d'Hervé, son successeur, qui avaieni appi remment été omises par Frodoard. lBi$ toire de Richer n'est pas venue jusqu'à qoib ou du moins elle n'a pas encore été readv publique.
RICHER était abbé de Saint-Martin prt de Metz, dès l'an 1135. DomCalmeUd'aift une charte de cette année dans laquel Richer semble prendre la qualité d'aM»é^ Sainl-Symphorien delà même ville, a rn qu'il possédait les deux abbayes en mèiB temps. Mliis il est très-vraisemblabie ffl le nom d'Herbert a été omis dans cett pièce à la suite de celui de Richer, psrni méprise de copiste, puisque d'antres aiic du temps nous montrent cet Herbert en[<rf session de l'abbave de Saint-Sympbuna depuis 1130 jusqu en 115â. Les détails nod manquent sur la vie et les actions de TaW Richer, qui mourut le 13 août de cededff nière année. II se erût du talent poorl poésie, et on a de lui, dans ce genre, àm pièces qui n'ont pas encore vu le jour. 1 première est la vie de saint MarUii. m cette espèce de poëme chaque hémisu rime avec la fin du vers. L'ouvrÉ^e debu par ce distique qui ne fera pas désirer voir les autres :
Scriptwrus vUam bonitatmn laside j^ilas Sancli Martini pontipcis Domwi.
L'autre pièce de Richer est la description . J son monastère, dont l'église, selon lui w^ belle, était soutenue de cent vingt colotia-s flanquée de plusieurs tours, illuminée (oi un grand nombre de cierges posés sur JH couronnes d'or en forme delustres, eltcbellie de tables d'ivoire. Sa longucun^j de cent soixante pieds, sur soixante de i^H geur, et cinquante-quatre de hauteur, jH qu'à la voûle. Elle était percée de '•«•' portes et de soixante-dix fenêtres. L'aut'ff ajoute que ni Rome, ni Constantioopl».'- Anlioche, ni Jérusalem n'avaient rien de -• beau ni de plus brillant. Mais il faalreuJ'quer que c est un poëte qui park, cl' "-^ sait assez que les expressions d'un i*"'^* ne sont pas toujours mesurées 5uriVi«»'' vérité.
RICTRUDE, fille de Charlemagne, §e vo-
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sacra i Dieu dans le monastère de Chelles 00 d^Ârgenteui), dont sa tante Gisel le était abbesse. Elles écrivirent de concert à Tabbé Alcuia, pour lui demander une explication dt \ErangiU de saint Jean. Dans leur lettre qui se tJOUTe imprimée en tête de ce commeolaire, elles qualiGent ce ministre abbé, leur véoerable père, leur mattre respecté, et leur très-cber docteur. Elles le pressent fèT plusieurs fortes raisons de suppléer par ses écrita au défaut de sa présence ; de nourrir en elles le goût qu'il leur avait inspiré pour Tétudede l'Ecriture sainte; de perfectionner Tinielligence qu'il avait corn* iiieocé à leur en donner et de leur expliquer en particulier VEvangile de saint Jean^ »ur letjuel, à la vérité» elles avaient bien les (raités de saint Augustin, mais elles les
C' ^eaient trop au-dessus de leur portée. En- I, elles le prient d'en user envers elles lomme en usait autrefois saint Jérôme à l'éç-ard des dames romaines, lui représeniamquily avait beaucoup moins loin de fcurs à Paris, que de Jérusalem à Kome, Cetie lettre est un témoignage du talent et leia piété de ces deux princesses. On peut ilSriiter qu'il y a peu de monuments de la liéme époque, qui soient mieux écrits.
RhXLFÈ, archevêque de Mayence, est D'L.s célèbre par ses propres ouvrages que iir ceux c^u'on lui a supposés. Trois letrvsd'Alcuin font croire qu*il Teut pour f^eve, et il e>t certain qu'avant son épiscout, Kiculfe fréquentait la cour de France, >ùil put prendre des leçons de ce grand ^m:uc, et qu'il accompagnait quelquefois eroi Charles dans ses expéditions militai- V5. Il succéda sur le siège do Mayence à aiDiLulle, mort en 787, et gouverna celte ^îisc, jusque dans les premiers mois de jQuée 81/i. Il renouvela l'église de SaintiiLan , où il fut enterré et bâtit auprès un tioriasière. Uincmar de Reims a accusé licuite d*avoir apporté le premier les fauses décrétâtes d'Espagne en Germanie, et 'ea avoir infesté toutes les provinces voisi- 1(5. Surcette accusation, plusieurs modernes ont regardé comme le véritable auteur de ti infortuné recueil. Mais David Blondel , [tti a écrit tout exprès pour dévoiler et Beitre au grand jour les faussetés et les Impostures de cet ouvrage, a pris soin de QsUfier notre prélat d'une aussi indigne en- ^prise. Il ne nous reste de lui, pour tout tournent littéraire, qu'une épitaphe en |u vers hexamètres, qu'il composa comme ' h'éiaii encore que diacre, à la louange du ^«rlyr saint Ferruce. On la trouve dans ffii/oirc de Mayence^ par Ferrari. Dom wiène et dom Durand nous ont donné ussi une de ses lettres que l'on appelait [ors fermées. Elle est adressée à Beruaire , y^quede Worms, Ce monument, après tout, ' <îst intéressant que parce qu'il fait voir ^'s formalités que l'on observait alors dans ^ sortes de lettres.
HiCULFË, successeur d'Hildebalde dans c>4-hé de Soissons, vers l'an 879, assista
Dicno^N. DE Patrologib. 1V«
en 893 au concile de Reims, où Foulques archevêque de cette ville fit reconnaître et couronner Charles le Simple. En 900 il se trouva à un autre concile tenu au même endroit, dans l'église de Sainte-Marie, oii Hervé fut ordonné à la nlace de Foulques, et où on lut un acte d'excommunication contre les meurtriers de l'archevêque. On ne voit plus paraître Riculfe dans aucune autre assemblée, ce qui fait conjecturer qu'il mourut dans les premières années du X' siècle. Ce qui le prouve encore mieux, c'est que dès 1 an 909, Alban était évêque de Soissons, et qu'il v avait eu entre lui et Riculfe un autre éVéque de cette ville nommé Bodoin. « '
Statuts de Riculfe. — L'an 889 Riculfe donna à ses curés une instruction pastorale divisée en vingt-deux articles tirés la plupart des anciens conciles ; mais avec quelques particularités remarquables. Comme les évoques font dans TEglise les fonctions des apôtres, les prêtres chargés du soin des Âmes remplissent le ministère des soixantedouze disciples. Ils doivent exceller en vertus , aGn que leur vie et leurs mœurs servent de modèle à ceux qui sont sous leur conduite; avoir soin de s occuper du chant des psaumes et de la lecture des livres divins; de dire les heures canoniales de prime, tierce et sexte ; de célébrer tous les jours la messe; de chanter aussi les autres heures de l'office, nones, vêpres, compiles et matines. Il leur ordonne d'inviter leurs paroissiens à venir souvent, sinon à ces offices, du moin& à la messe : et les dimanches et fêtes de ne. pas manquer à vêpres, à matines et à la messe. Riculfe ordonne à tous les curés de n'avoir pas moins de soin de la propreté de leurs corps et de la pureté de leur Ame, que des vases destinés au sacrifice du corps et du sang du Seigneur; desavoir par cœur les psaumes, le symbole Quicunque^ et le canon de la messe ; d'avoir le comput ou calendrier, un rituel pour radmininistration des sacrements et la bénédiction de l'eau et les obsèques des morts, un missel, un lectionnaire, un livre d'Evangiles, un psautier et les quarante homélies de saint Grégoire. Le tout doit être corrigé sur les exemplaires de l'église cathédrale, et dans le cas où ils ^ne pourraient avoir tout l'Ancien Testament, d'avoir au moins la Genèse.
Il recommande une grande propreté dans les ornements et les linges destinés au saint ministère, et nomme en particulier l'aube, l'étole, l'amict , la ceinture , le manipule; le corporal et la chasuble, qui doit être de soie ; mais il défend aux prêtres de se servir hors de l'église do la même aube dont il^ se revêtaient en célébrant les saints mystères. C'est que les clercs portaient toujours une aube dessus leur tunique pour marque de leur état; c'est pourquoi il en fallait un<£ particulière pour l'autel, afin qo'ille fût
1)lus propre. De l'aube ordinaire est venu e rocnet en le rendant plus court, et le sui^
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plis en Télargissant. Riculfe recommande encore la propreté dans les lieux où le prêtre après avoir pris les saints mystères, doit Javer sa bouche et ses mains; et veut que, s*il est possible, chaque curé ait un calice avec une patène d*argenl ou d*un autre métal très-pur, et de Tencens pour l'offrir h la messe et aux vêpres.
Celait pour eux une obligation de faire les scrutins pendant le carême au jour marqué, et de donner l'Eucharistie aussitôt après le baptême, Jésus-Christ ayant parlé de l'un et de Tautre comme nécessaires. Les curés devaient avoir soin des pénitents publics, et ne point se laisser séduire par argent ou par amitié, pour les présenter avant le temps à la réconciliation. Ils ne devaient pas non plus la différer par animosité ou par intérêt, s'il arrivait qu il fallût en avancer le temps à cause de quelque nécessité. C'était h eux à voilier sur la conduite de ceux qu'on avait réconciliés, comme ils y veillaient avant leur réconciliation. Lorsqu'il y avait des infirmes, les prêtres après les avoir coniessés et réconciliés leur donnaient les sacrements de l'extrème-onction etde l'Eucharistie, ils la donnaient même à ceux qui, après avoir demandé la pénitence, avaient perdu la parole, pourvu qu'il y eût des témoins qu'ils Tavaient demandée.
On divisait les biens de l'Eglise en quatre parties, dont une était pour l'évêque; la seconde pour les luminaires et les réparations; la troisième pour le prêtre et les siens; la quatrième pour les étrangers; mais on devait rendre compte à l'évêque des revenus destinés aux luminaires et aux réparations de l'église. Dn des statuts de Riculfe porte que les curés auront un, deux ou trois clercs pour célébrer avec eux la tnesse et leur répondre; et qu'ils observeront de mettre de l'eau avec le vin dans le calice, parce que l'eau qui coula du côté du Seigneur, tlési^^ne le peuple Odèle joint à son ctief, qui est Jésus-Christ. Les autres statuts regardent les mœurs des curés, le soin qu'ils doivent avoir d'exercer l'hospitalité; de soulager les jiauvres; défense à eux do fréquenter les cabarets; de laisser vendre du vin dans l'église; d'avoir chez eux des femmes, même leurs proches parentes; d*être fermiers ou hommes d'aftaires ; do s'appliquer à des plains sordides ; de prêter è usure; de suuffrir que l'on tienne dans leurs paroisses des marchés les fêtes et dimaoches; de rien exiger pour la sépulture des morts. On leur permet néanmoins de recevoir ce qui leur sera offert volontairement. Il leur était permis de s'occuper des travaux de la campagne, mais sans pré-
i'udice de l'oflice divin , et d'enseigner les ettres, pourvu que les filles fussent bannies de leurs écoles.
Riculfe veut que les premiers jours du mois les curés de chaque doyenné s'assembCeut, non pour faire des repas; mais pour conférer de leurs devoirs, de ce qui arrive iuis leurs paroisses , et convenir de U ma-
nière dont ils doivent prier, tant pour le
[»rince et les recteurs des églises, que poi;r eur parents morts ou vivants; qu'ils travaillent à réconcilier les ennemis et qu'i.s excommunient ceux qui refusent la reconciliatiou. Le dernier statut n'est point en* tier dans nos exemplaires. Ce qui en re^e porte que, lorsque l'évêque ou ses offirurs auront indiqué un jeûne, les curés convoqueront les fidèles pour leur en faire |)art. L'ouvrage de Riculfe a été imprimépour.3 première fois à Paris en 1615 par les soii.s de Jean des Cordes , chanoine de Limo^f^. Il se trouve aussi dans les collections des PP. Labbe et Hardouin.
RIQUIER, moine de Gemblours et contemporain de Reimanne, écrivit la Su d'Er/uin, premier abbé de ce monastère cl l'un de ses premiers fondateurs; maiinous n'en avons que le commencement. Riquicr occasionna lui-même la perte de son ouvrage, en l'écrivant sur des feuilles volau* tes : elles se dispersèrent de manière que l'anonyme qui entreprit environ cent m après de rapporter les faits des abbés de Gemblours, ne put retrouver qu'une ()ari(« de la préface .de l'ouvrage et trente ciiii| vers qui en faisaient le commencement.
Ils servent du moins à nous apprendre que le corps de l'ouvrage était en vers deditri"rentes mesures : car les vin^t premiers sout hexamètres et les quinze suivants peotaŒè* très; la préface était en prose. On y apprenJ encore que le vénérable Erluîn passa (\m* que tem ps a la courd Othon, roi de Germaou*, et qu'il la laissa pour vivre dans la reiraiu et la pratique de la vertu.
ROBERT succéda à saint Aldrir, mort k 6 janvier 856, et tint le siège du Mans fiogt* six ans. On a de lui une le/rre adres^ét* t Hildebraiid, évêcfue de Séez, pour lui notitirr l'excommunication qu'il avait prononne contre un nommé Rainon, qui refusait do payer la dîme h l'église du Mans. Baiuzc i publié cette lettre à la suite de Kéjîino», en donnant à son auteur le nom de Lam* bert. Les Actes de Robert portent qu'il eut soin de laire un recueil des lettres que les Papes lui avaient écrites en laveur de» droits de son Eglise, afin de les conscrvir h la postérité. Il y avait alors une autre tspèce de lettres, dont nos évoques fai>Aitot quelquefois usage entre eux : plusieurs lorsqu'ils se trouvaient dangereusciKeia malades, écrivaient leur confession, elleM* voyaient à d'autres évêques éloignés, luiquels ils demandaient des lettres d'atir^iii** tion. C'est ainsi qu'en usaHildebolde, ^t* que de' Soissons, envers Hincmar, son u(* tropolilain, qui lui tit la réponse (juc ihii> avons eni'ore parmi ses écrits. Cesl Biii^< encore qu'en usa Robert, évêque du ^fli->* qui, dans le même cas que Uildcboldot i'^ ' voya sa confession aux évêques qui se tri'»*valent avec Charles le Chauve, lors<|ue ce
R rince faisait le siège d'Angers coiure !<■* ormands. On nous a conservé la lettre ae Robert, avec la réponse des évêques aui*
fit?
noB
DE PATROLOGIB.