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quels efle était adressée. Cest an monunirnt nro et d*une grande humilité. Cette SDiUMi'Ahsolution, du reste, était moins une /iWiInlinti sacraMieoteile, comme nous l*avr>n> (i^jA observé ailleurs, qu'une espèce (riM liilo'cnre et de bénédiction.
KOBKUT ou RUODBERT» également no:iitn6 Rupert par Réginon, son contem* [>ornin, était issu d'une famille illustre J AlhMua^ne. D'abord moine de Saint-Gall, nù il dirigea penilant quelgue temps les koWs de la maison, la Providence l'appela rnsutte à Metz où il fut placé sur le siège fi)i5ro|»al, après la mort de Walon. Son [>Minalton se fit le 22 avril 883. Quelques innées plus tard il tint un concile dans sa ritl((épiÂco))ale, dont il nous reste treize r^nons de discipline, à la rédaction des- |iiels il eut beaucoup de part. Il assista tQ^si, en 895, à celui de Teuver, près Uayence, dans lequel on dressa les belles mlonnances dont nous avons déjà parlé ilusieurs fois. Il gouverna son diocèse avec ^tiuiDup de zèle, et mourut le 2 janvier Kfi. On a de lui un petit Recueil de lettres la nombre de neuf. 11 ^ a toute apparence ail les écrivit lorsqu'il dirigeait les écoles e Saint Gall. Ce qui en fait juger ainsi, *est )*insi;ription dans laquelle, au titre (e moine de celte abbaye, il ajoute celui i€ inailre, magister. Quoique peu considévMeparson volume, ce recueil ne laisse «d avoir son mérite. On y trouve une icriaine noblesse d'expression , quelques •ij!ie$ d*esprit, et surtout un laconisme iWz bon ^oût, caractères peu ordinaires lins les écrits de ce temps-là. Parmi ces fUres, il en est une dans laquelle l'auteur ^iWiquc, en langue tudesque, quelques sen- ^nces latines. Du Gange, dans la table des écrivains dont il s'est servi pour son Glos-' Bire de la basse et moyenne latinité^ marque tD6 Vie de saint Théodore de Sion^ plus if>nnu anciennement sous le nom d'Octoiore. H l'avait trouvée dans un manuscrit le la hibliothèquede M. de Thou,sous le nom ruu Ruodbert, qui pouvait fort bien être e même que Kévêque de Metz dont nous dirions; au moins ne connaissons-nous tuam auteur du même nom auquel on ruisso plus vraise.nblablement attribuer »lle Vie.
ROBERT, roi de France, que sa piété, sa louceur et ses autres vertus ont fait surnommer le Sage et le Dévot, naquit à Or- ^an$ en 970. La nature l'avait enrichi de >(^^^'{nc tous ses dons. Il était bien fait, de fraude taille, doué d*une physionomie affai')c ei gracieuse , et d'une noble simplicité ]ui rélevait au-dessus du faste trop ordit^ire aux grands; il se distinguait encore \^f un esprit juste et capable de grandes ^u^es, des inclinations heureuses et por- ^*'^ au bien, une bonté de cœur qui lui fai- ^'t pardonner sans peine les plus piquantes '"jUres, et une générosité qui le portait ^juTeat à donner au delà de ce qu'il pro- ^(^tiaii. Hais tous ces dons naturels furent ,
encore surpassés par ceux de la grâce. Adélaïde sa mère, princesse sage et vertueuse, le plaça de bonne heure à Técolc de Reims, dirigée alors par le docte Gorbert. Robert
Privatisa de zèle et de progrès avec Fui* ef t, depuis évêque de Chartres et plusieurs autres condisciples qui devinrent dans la suite des célébrités. Il retira tant de fruits de ses études, que son savoir, au sentiment d'un de nos historiens, allait de pair aven sa piété. Le goût qu'il prit dès lors pour la lecture, il le conserva toute sa vie, de sorte qu'on ne le voyait presque jamais sans un livre à la main. Cet amour pour les sciences ne pouvait manquer de faire de lui le protecteur né des savants. Aussi est-ce un titre que l'histoire lui a conservé et qui Thonore à nos yeux autant el même plus que celui de souverain.
Lorsque Hugues Capet, son père, parvint à la couronne de France, au mois de juillet 987, il eut la précaution défaire proclamer et couronner roi le prince Robert, afin d'affermir le sceptre dans sa famille, en lui as* surant la succession. La cérémonie eut lieu« non pas à Reims, comme le dit Mézerai, mais à Orléans, le !•' janvier 988. Robert fit renouveler son sacre à Reims après l'emprisonnement de Charles de Lorraine. A la mort du roi Hugues, arrivée en 990, Robert se vit seul mettre du royaume. Il fit monter avec lui sur le trône toutes les vertus chrétiennes, et, sans les troubles que la reino Constance, sa femme, et se^ entants excitèrent dans sa famille, son rè^^ne aurait éso des plus paisibles et des plus heureux. S'il fut quelquefois obligé de prendre les armes, ce fut moins pour faire la guerre que pour mettre fin à celle des seigneurs ses vassaux. C'est ainsi qu'il termina par sa médiatido les longues querelles qui existaient entre le comte de Chartres et Je duc de Normandie. Ce dernier avait appelé à son secours deux de ces rois du Nord, encore païens, qui ravageaient alors l'Angleterre. Le roi Robert conclut la paix enire les deux adversaires, et paya sur son propre trésor les sommes nécessaires pour congédier les deux princes du Nord, prévoyant combien il serait dilHcile de les chasser, dès qu'ils auraient été séduits par le pillage, récompense ordinaire de leurs services. Ce prince mérita par sa sagesse qu'on lui offrît l'empire et le royaume d'Italie; mais il les refusa, et après avoir fait couronner à Reims son second fils, Henri 1", il mourut à Melun en i03J, Âgé do soixante ans.
Robert avait pour la ville d'Orléans une affection particulière, parcequ'ilv était né et qu'il y avait reçu le baptême et la couronne royale. Ce fut la ou'en 10i2, il convoqua lo fameux concile ou furent condamnés cette nouvelle espèce de manichéens qui menaçaient d'infester toute la France de leurs erreurs. 11 en avait déjà assemblédeux autres, un à Cbelles, dans son palais, dès l'an 1008» et l'autre à Acry, au diocèse d*Auxerre eu 1Q20; mais il ne nous reste rien de l'un ci
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de Tautre qu*un privilège en ftiveurde Tabbaye de Saint-Denis. Ce pieux monarque partageait son temps entre l'étude, les œuvres de niélé et le gouyernement de ses Etats. Il se plaisait à s entretenir de choses édiflanles et instructives avec les personnes éclairées. Personne n*avait plus de talent que lui pour lever les difficultés et répondre aux objections. II lisait tous les jours le
f)sautier et possédait tellement les matières iturgiqucs qu'il arrivait souvent que Ton avait recours à ses conseils pour régler les leçons et les hymnes. Robert bâtit un grand nombre d*églises, et fit restituer au clergé les dîmes et les biens dont les seigneurs laï-
?ues s'étaient emparés. La déprédation tait telle que les séculiers possédaient les biens ecclésiastiques à titre héréditaire; ils les partageaient à leurs enfants; ils don* n.aient même les cures pour la dot de leurs filles, ou pour la légitime de leurs fils. 11 était urgent de mettre un terme à ces désordres et ce fut Robert qui les arrêta.
Jamais prince ne se montra plus charita< ble envers les malheureux ni plus zélé pour le service divin. 11 nourrissait tous les jours jusqu'à trois cents et même plus souvent encore jusqu'à mille pauvres, sans compter les charités immenses qu'il répandait dans toutes les parties de son rovauroe. Son historien rapporte que, pour l'en récompenser. Dieu lui accorda le don de guérir leurs maladies; « ce qui, dit-il, arrivait souvent lorsqu'il les touchait et faisait le signe de la croix sur eux.» Telle est probablement l'origine du privilège singulier qu'ont eu nos rois de toucher les écrouelles. Souvent, lorsqu'il assistait aux offices de l'Eglise, il se tenait entre les chantres, une chape de soie sur les épaules et son sceptre d'or à la main. Lorsqu'il priait en particulier, il accompagnait ses prières d*une grande effusion de larmes et de fréquentes génufiexions. Enfin il passa Tannée de sa mort presque tout entière en pèlerinages et autres exercices de piélé.
Ses égrffs. — Guillaume de Malmesbury et un nombre presque infini d'autres écrivains s'accordent à relever parde grands élo- Fes le savoir du roi Robert. Cependant il ne employa pour ainsi dire qu'à composer des hymnes, des séquences, des répons et autres pièces de même nature pour enrichir les offices de TEglise; ce qui lui a fait donner le titre de théologien dans une charte de Guillaume V, comte de Poitiers.
L De toutes les hymnes composées par Robert, on ne connaît bien positivement que celle qui commence par ces mots : Chorus Hierusalem. Elle est en vers ïambiques dimètres ; et l'auteur y exhorte les fidèles à louer le Sauveur sur la gloire de sa résurrection, par laquelle il a enlevé à l'enfer ses captif:;, et lésa introduits dans le ciel. Guillaume Duranti ne fait aucune difficulté d'accorder cette hymne au roi Robert, quoique Josse Clicbtone, qui l'a étudiée et paraphrasée, page 37 de son Slucidarium^ en trans-
porte l'honneur à saint Ambroise. On vrétend que la dévotion qu'avait notre prince envers la sainte Vierge lui fit coDi|)osir d'autres hymnes en son honneur, maison n'en indique aucune en particulier.
11. Robert composa aussi quelaues proses ou séquences, comme on disait alors, qui se chantaient autrefois à la messe dans certaines églises. Telle est celle de l'Ascension du Sauveur, qui commence ainsi : Rnx omnipotens die hodiema^ et que l'on troure dans le recueil de Clichtone avec Teipli»tion qu'en donne cet éditeur. Telle est encore celle de la Pentecôte dont voici ies premiers mots : Sancti Spiriius adsil nobit graiia. Baillet l'attribue à Nolker le Bè^ue, mais Guillaume de MaliHesbury, Clichtooe, oui l'a imprimée et commentée, ainsi que divers autres écrivains la regardent cootoie une production du roi Robert. C'est peutèlre pour l'avoir confondue avec la prose si connue du jour de la Pentecôte : Veni, sancu Spiriius^ et emilte^ etc., que Duranti, Irithème, le cardinal Bona, Archon et quelques autres bibliographes ont voulu faire iutnneur de celle-ci au même prince. Hais on la croit communément du Pape Innocent III.
m. Les répons et les antiennes doul !• pieux roi enrichit les offices de l'Eglise sont en grand nombre. Un des plus célèbres est celui que l'on chante encore aujourd'hui dans plusieurs églises la veille de Noël : Judœa et Hier usaient^ nolite timere. lly eoi trois sur la Nativité de la sainte Vierge, que Faryn a fait entrer dans son Histoire de .>«• varre^ et Clichtone dans son Elucidariwji, Chacun de ces répons est compris en irojs vers hexamètres. Le premier commence far ces paroles : Solem justitiœ; le second, \^ ces autres : Stirps Jesse^ et le troisième (xr celles-ci : Ad nutum Domtni. Robert [iTok?* sait une dévotion singulière pour la saiD:a| Vierge, qu'il avait coutume de nommer !'£' toile de son royaume. Il Tinvoquail (rè5souvent, et avait presque toujours sur les lèvres, ces deux vers que l'on croit de si, façon :
Àlma Bedemplorii genitrix, muitdiqite gatnth, Siella titai is fulgeits, cunctu jfraxiarior aaris.
L'oratoire ou chapelle qu'il fit dédier daBS| son palais de Pans, sous Tinvocation di Notre-Dame do l'Ëtoile, a fait croire à is| de nos historiens, auece prince aTaitins: tué Tordre de chevalerie qji porta lemén nom. Il lui attribue en conscquence la fonou
de prières que les chevaliers devaient réc ter tous les jours. Mais celte institution e postérieure de plus de trois œnls ansà K bert, et appartient au roi Jean.
Un autre répons fameux entre ceux q furent composés par ce religieux prince, tcelui qui commence par ces mots : Ow lius centurioy pour la fêle de saint Piern On dit que Robert, se trouvant h Rome, i présenta lui-même à l'autel du prince de apôtres, et qu'il y fut fort goûté et foriain plaudi. Il en fit plusieurs autres en Hi^""^ sourdes saints martyrs, dont l'un comiQeovt