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 la fin de Tannée 1905, la valeur dMnventaire da i matériel postal d'exploitation se montait à fr. 5099596 et à fr. 5462332 à la fin de l'année 1906.
Le monopole réservé à la poste par la lot fédérale consiste dans le droit exclusif du transport :
a) des personnes par services réguliers et périodiques, ainsi que par extrapostes (est réservé Toctroi de concessions) ;
h) des lettres fermées et des cartes postales ;
cf des journaux (les éditeurs suisses sont toutefois autorisés à distribuer ou mettre en vente leurs journaux par des personnes de leur choixj ;
d) des envois fermés de toute espèce qui ne dépassent pas le poids de o kilos.
Les contraventions à la régale des postes sont punies d'une amende de 1 à 5(X) francs. En cas de récidive, l'amende peut être portée à 2000 francs.
L'administration des postes suisses s'occupe donc :
a} du transport des personnes et de leurs bagages par les services réguliers et par les extrapostes;
bj du tr<insport de lettres, plis, petits paquets, cartes postales, imprimés, papiers d'affaires, échantillons de marchandises et journaux. Ces envois sont expédiés par la poste aux lettres ; à lexception des journaux ils peuvent être recommandés (inscrits) ;
c} des abonnements aux journaux ;
dj du transport de paquets inscrits (articles de messagerie et colis postaux) avec ou sans déclaration de val' ur ;
e} de la transmission d'actes judiciaires et d'actes de poursuite (commandements de payer et comminations de faillites) ;
f) de l'encaissement de sommes par remboursements (sur les objets de la poste aux lettres, les articles de messagerie), ainsi que les Colis postaux et par mandats de recouvrement ;
gl du paiement de sommes d'argent par mandats-poste ordinaires ou télégraphiques ;
h) ae l'encaissement, du paiement et du transfert de sommes d'argi nt au moyen de chèques et de virements.
Dans le service intérieur la poste est responsable dans la mesure suivante des envois qui lui sont confiés :
a) pour la perte d'un envoi recommandé de la poste aux lettres : 50 francs ;
b) pour la perte d'un article de messagerie sans valeur déclarée ou d'un colis de bagage régulièrement consigné : 15 francs au maximum pour chaque kilo ;
r} pour la perte d'un envoi de messagerie avec déclaratic n de vsileur : le montant de cette valeur ;
dJ pour la perte du montant d'un mandat-poste, d'un remboursement ou d'un recouvrement encaisse, ainsi que du montant d'un versement sur un compte de chèques : compensation entière ;
e) pour l'avarie d'un envoi de messagerie: bonification du dommage effectif, mais au maximum la somme prévue en cas de perte ;
f) pour le retard de plus de 24 heures d'un envoi recommandé de la poste aux lettres, d'un acte judiciaire ou d'un recouvrement : 15 francs ;
g) pour un retard dépassant 24 heures subi par un
colis postal ou un mandat-poste (sauf en cas de manque de fonds à l'office payeur) : fr. 15 ;
Extrait de la statistique du mouvement des voyageurs et des principalks
CATÉGORIES D'OBJKTS DU TRAHC INTÉRIEDR ET INTERNATIONAL, EN 1900 ET 1906
(EN MILUERS) :
Voyageurs et envois postaux.
Nombre
Nombre des Voyageurs transportés
Poste aux lettres :
Service intérieur :
Lettres
Cartes postales
Imprimés
Echantillons
Journaux
Envois recommandés
Commandem. de payer et comminations de faillite
Actes judiciaires
Echanges avec l'étranger :
Lettres
Cartes postales
Imprimés
Échantillons ...
Journaux
Papiers d'affaires
Envois recommandés
Envois postaux.
Nombre
Valeur
ou
Montant
Nombre
MondatS'posle :
Échange intérieur
Echange avec lëtranger { ^^^^^
Messageries :
Echange intérieur
Échange avec l'étranger \ Expédition (y compris les colis postaux)) ÇransU
Beniboursenients :
Échange intérieur
Échange avec rél«nger | l^}]^
Re^ouvrenien ts :
Échange intérieur
Échange avec l'étranger 1 ^^f^jf^^" *
Service des chèques et\Inscrip-jau crédit des virements postaux! tions 'au débit.
Fr.
Kr.
hj pour un retard dépassant 24 heures d'un bagage régulièrement consigné : 15 francs pour 24 heures, mais au maximum 60 francs.
Les actions en indemnité doivent être formulées dans le délai d'une année.
Dans le service avec l'étranger, la responsabilité est réglée par les dispositions des conventions et arrangements conclus soit d'une manière générale sous les auspices de l'Union postale universelle, soit en particulier avec certains pays et entreprises de transport.
La franchise de port est accordée pour les correspondances dans le service intérieur suisse :
al aux membres de l'Assemblée fédérale et de ses commissions pendant la durée des sessions, lorsqu'ils séjournent dans l'endroit où se tiennent ces sessions ;
bJ aux autorités et functionnaires de la Confédération, des cantons, des districts et des cercles, ainsi qu'aux autorités de surveillance des écoles publiques, j)our la correspondance en affaires officielles;
cj aux autorités communales, municipales, paroissiales et ecclésiastiques pour la correspondance qu'elles échangent entre elles et avec les autorités supérieures en aflaires de service ;
•l) aux militilrM au «errice fédéral ; i
e) aui correipondancea pour de» pauvres.
En ce qui concerne les envola d'espèces, jouitaent I
Maloja (ChiaveDni-Sanotden}, de l'Engadine (Samadeu-
Vollurs poitila da monlign* à 8 placH.
seuls de la TrancliiBe de port : les aulorilés fédérales et les eipéditioDS tailes à liea militaires au service TÀIéral, aiosi qu à des pauvres ou pour des pauvres.
En outre, le Conseil riderai peut accorder temporairement la franchise de port pour des alTaires de bienfaisaDce on d'utilité publique.
Ces dernières années, l'admiDialralion des postes a voué une sollicitude toute spéciale â la question des locaux de service. Dans les villes importantes, elle a installé de véritables paUis. (Voir par exemple aux articles Lausanne, Neuchatel, Genève, Frauenfeld, Sainl-Gall, etc., les illustrations relatives aui hôtels des postes).
En outre, presque toutes les localités de la Suiite sont dotëesile locaux postaux fratiquea, spacieux et hygiéniques. Il va de sol que, dans ces conditions, les dépenses pour location de locaux ont subi un rapide accroissement. Elles s'élevaient k fr. .M 073 en 1849. à fr. 207 174 en 1870, àfr. 4S44'29 en 1SR0. à fr. en 468 en 1890. i fr. 1 1^813 en 1900, a fr. 1 814385 en 1905 et à fr. 1 974695 en 1906,
Les frais de chauifage et d'éclairage de ces locaux ont atteint en 1906 le chilTre de 553 176 Ir.
Dans chaque oftice de poste il est possible su public de libeller une carte postale ou d'écrire une adresse. Partout où l'importance du trafic le permet, on trouve des cases i serrure s'ouvrant depuis 1 extérieur et permettant aux abonnés de retirer leur correspondance immédiatement après la répartition et cela même en dehors des heures d'ouverture des bureaux. Knfln. plusieurs bureaux disposent d'installations de bains à l'usage du personnel.
Les facteurs font 1 i 6 distributions quotidiennes suivant l'importance de la localité et les heures d'arrivée des principaux courriers.
En outre, moyennant paiement d'une taxe minime, l'expéditeur d'un envoi peut prescrire que celui-ci sera remis au domicile du destinataire immédiatement après l'arriiée (envois par exprés).
Les bottes aux letlres accessoires sont levées làSfoispar jour et même davantage suivant les besoins locaux.
Malgré les progrès énormes réalis<'s par la traction Ji la vapeur ou i I électricité, l'administration des postes organise encore aujourd'hui un grand nombre de courses importantes de diligences, notamment dans les contrées montagneuses. Partout ces services sont organisés de façon exemplaire. Les voitures sobt commodes et êlé^ntes; elles permettent au voyageur de jouir des beautés de la nature : les attelages sont sûrs, les postillons et les conducteurs prévenants ei expérimentés.
Méritent d'être citées les courses du Pillon (Gslaad- Ormont- Dessous), de la Furka IBrigue-GÔ^Iienen). du Grimset fCletsch-Meiringen ). de l'Oberalp (Gtischenenllanzl, du Lukmanier (Discntis Biasca), du Saint-Gerlurdin (Splûgen-Betlinione), du Splûgen (Thusis-Chia-
Voitnrs postais d* montagne à t plaça*.
Nauders), de l'Ofen (Zernei-MiinBter), de la Bernina (Samaden-Tirano), de l'Umbrail (Santa Haria-Fer-
dinathlshôbe), du Landwasser (Alvaneu Bad-Davos) ei '■' ~ Fliielen-Linth '■ transportés :
Course postale en 1905 en 1906
Simplon t3ffî8 4417
Grimsel 5793 5780
Saint- BernanliD 17564 S1546
Splûgen 13576 15172
Julier 18113 19487
Landwasser 6995 6872
Flùela 11021 11157
Maloja et Engadine .... 61 991 65574
Bernina 23143 24701
Oberalp 21887 22405
Purka 14466 14677
Lukmanier 1628 2084
Ofen 3589 3981
L'mbrail 1185 1404
Klausen ........ 3396 3427
ToUl 217396 222684 L'ouverture des paasagea alpeatres à la circulation des voilures a eu lieu, en 19(fi. entre le 15 avril (Maloja) et le 19juin (Grimsel) et, en 1906, entre le 17 avril (Maloja et Ofen) et le 24 juin (Grimiel).
Par suite de l'ouverture, le 1" juin 1906, du chemin de fer Brigue -DomodoBBol a à travera le tunnel du Simplon. le service de diligences sur la route du Simplon. exécuté jusque-là en élé comme en hiver, avec tous les moyens propres à faire face à l'énorme trafic de cette roule alpestre, est devenu superflu après une période de plus d'an demi-siècle d'existence. En hiver, la course postale com-
Slèle sur la rouie du Simplon est supprimée et le service e diligence est limité au parcours Iselle-Simplon- Village et Brigue-Thermen. H s'ensuit que tous les envois postaux et les marchandises pour les localités suisses de Gondo et Simplon doivent emprunter, en hiver, le territoireitalien. Du 15 juin au 15 septembre une voitureà quatre places circule une fois par jour dans chaque direction entre Brigue et Simplon-Hospice et I sel le et Si m pion -
A la lin de l'année 1906, l'administration des postes suisses possédait un parc de 1940 voitures et 987 traîneaux ainsi que 315 wagon s- pointe.
Dans les trains de chemine de fer, le service postal est organisé de manière à satisfaire tant aux besoins locaux que, sur certaines lignes, â ceux d'un grand tralic international. Sur quelques parcours peu importants, ce service s'tlTectue sans inconvénient dans le fourgon â bagages du
chemin de Ter, tandisque, paurquelquea trains-poslediar- i LetdeuifourgoiuautoinobileRiniseDcirculationaupriDg^B, il eet nécessaire de prévoir jusqu'à trois et quatre lempsISÛS pour leiervicepostal entre la gareetiesonices wagODB-poate. Toutes les améliorations désirables et pos- I de poste de Zurich ont doDoé égaiemeot de bons résultats.
sibles ont été réalisées ces dernières années dans la construction de ces waKous, car il importe beaucoup pour la régularité du service que le personnel puisse y travailler aussi commodément et rapidement que pos^iible.
Les wagons sont naturellement pourvus de bottes aux lettres, auiquellcs le publie a accès jusqu'au moment du
Les rapports entre l'administra tien des poitea et les chemins de fer sont régis par les lois fédérale du 33 décembre 1872 sur l'établissement et l'eiploitation des chemins de fer principaux et du 21 décembre 1899 concernant l'élablisiemenl et l'exploitation des chemins de fer secondaires.
Les chemins de fer principaux ont l'obligation de trans-
tot'Ier gratuitement les wagons-posle et le personnel !B desservant, ainsi que les lettres et les paquets soumis à la régïle des postes. En revanclie, la poste Tait construire les wagons et se charge de leur nettoyage, de leur graissage et de leur entretien. Elle Tournit le personnel et paye aux chemins de fer les ''/« de la taxe de grande vitesse pour le transport des articles de messagerie non soumis à la régale.
Les chemins de fer secondaires jouissent de plus grands avantages : aussi longtemps que le produit net de l'exploitation ne dépasse pas le 4%, ils reçoivent non seulement pour les cnvuis ne rentrant pas dans la régale, mais pour
1 1! indemnité équivalente à Is taxe entière
. . En outre, la poste leur bonille deux I par kilomètre-essieu pour le transport des wagons-posle et deux centimes par course et par kilomètre pour le transport des agents du service ambulant.
Le 1" Juin 1606 ont été mises en circulation, pour le transport de voyageurs, les premières voitures automobiles acquises par I administration des postes. Les courses
avaient si bien réussi que rien ne s'opposait à l'ouverture de l 'exploita lion léguliére. Pour se rendre compte, dés le début, de la possibilité d'utiliser les voilures automobiles dans notre pays, dont la nature accidentée fait obstacle aune extension générale de ce service, l'on choisit le parcours Berne-'Wohien-Frieswil-UetlIgen, lequel, avec ses rampci assez défavorables, semble se prêter tout particulièrement à des essais L'exploitation par automobiles fut ensuite étendue au parparcours Berne- Papiermiihie. Les voilures sont des omnibus avec moteur i quatre cylindres, d'une force de 30 chevaux. Une voiture coûte 21 à 22000 francs. Le poids d'une voiture non chargée est de 3000 à 3400 ks. en nombre rond. Chaque voiture a 14 places O'inlérieur.
de grande v
intéressante, introduitedepuis le l" janvier 1906, est celle du service postât de* chèques et vire-
Ce nouveau service, créé dans le bul de vulgariser l'usage du chèqne et du virement, de remédier au manque de bUtets de banque et de numéraire et de rendre disponible â d'autres Qns une partie des moyens de paiement, a pris dès le début une eilension réjouissante ; il est sans doute destmé à se 'développer et à se perfectionner rapidement.
Le Conseil fédéral a l'intention de remplacer les timbres-poste suisses existant par de nouveaux modèles. Il a choisi, à la date du 23 janvier 1906, entre les projets issus
tint Tell et son enbnt, du peintre suiùe Alb. Welti. à Munich, pour les timbres de S, 3 et 5 centimes et celui représentant la téCe de l'Helvétia, de L'Épia tienier, professeur de dessin à La C ha ux-de- Fonds, pour les timbres de 10, 12 et 15 centimes Pour les timbres d'une nleur supérieure à partir de 20 centimes, le dessin actuel de l'Helvétia debout sera conservé jusqu'à ce qu'on ait trouvé quelque chose de mieux. La gravure des deux projets choisis, ainsi que la retouche pour la typogravure el U gravure du deuin de l'Helvétia debout ayant été conltéva
une polémique s'engagea à ce nombre d'artiste* et l'admie requête, adressée au Conseil
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fédéral déctaranl que le travail pouvait aussi bien Sire fart eo Suisse qu'à l'étnnger. le Di^ pa ri e men t dei Postes décida de fdire un euai dam ce sens. Une dérision déPinitive n'a pas encore éié prise par le Conseil fédéral, mtis l'ad- DiinisLratioQ des postes esp£re toutefois quand même qu'il lui sera possible d'émettre les nouveau! timbres avant septembre 1907.
A la Suisse revient l'honneur d'avoir été le berceau de n postale universelle C'est, en elTet. à Beiue
__ j, le Traité portant la création
générale des postes. C'est à Berne également qu'a été ornnisê le Bureau intemaiional créé par le dit traité. L'Union générale des postes est devenue l'Union postale univeraelle, dont le Bureau international fonctionne toujours à Iteme et qui embrasse actuellement la presque totalité du globe, soit 63 États avec 1 milliard i35 millions d'habitants.
En commémoration de la fondation de l'Union postale universelle, il sera érigé dans la ville fédérale un monument de grand sljle, dû au ciseau de M, René de Sainl-Harceaui, à Paris. Ce monument, dont les frais sont supportés par tous les Étata faisant partie de l'Union postale, doit être terminé pour la lin de l'année 1906,
Jlibliographi^. Le nombre des livres, brochures et autres publications concernantla poste est considérable et augmente chaque jour. Cela conduirait trop loin de vouloir en iodiquer ici les principaux. Nous nous permettons en cooséauence de nous référer au fascicule Service des poste» de la Bibliographie nalionale publiée par la Direction générale des postes sous les auspices de la Commission centrale suisse pour la bibliographie nationale; les lois fédérales, règlements et ordonnances concernant le service des postes ; les rapports de gestion de l'Administration des posies suisses ; )es statistiques publiées par \a Direction générale desposles suisses et le Bureau interna ttonal de l'Union postale universelle; le manuel postal suisse illustré, S. Bavier : • Da> tcfitoeiieriiche Potlwesen.t 1. A, Stâger: .fioi tchAoei!erii/'he Postioetert lur ZHt der Ueivetik. . (K. Cours ; .veu «IjoiicIIodi d« l« H.daoliun.]
111. Tfti.ËGRAPHES.L'initiativede l'introduction en Suisse de la télégraphie électrique est partis du gouvernement bernois. (>lui-ci adressa au Conseil fédéral, le 17 janvier IffîO. un message le rendjnt attentifâ la nouvelle invention déjà introduite dans d'nutres Ëtats rt le priant de faire le nécessaire pour que la Suisse joutt au plus tôt de ce moyen important de communications. L'impulsion définitive fut donnée par une pétition que le directoire commercial de Ssint-Gall, appuyé par une vingtaine des plus grandes maisons de commerce de Zurich,
fédéral accueillit favorablement celte demande et ne tarda pas à y donner suite, puisque le 10 décembre l^t déji il soumettait aux Chambres un projet de loi élaboré Dt-partemenl des Postes et des Travaui publi
triques ou d'accorder la permission d'en construire. Les Chambres fédérales avaient, comme le Conseil fédéral, l'intention d'attribuer les télégraphes i la Confédération, mais les avis différaient sur la base constitutionnelle à donner à celte régale. Le Conseil fédéral s'appujait sur la régale des postes qui comprenait, selon lui, le droit d'établir des télégraphes tandis que la commission nommée Mr le Conseil national repoussait la manière de voir du Conseil fédéral et faisait valoir en première ligne les intérêts publics, milit^iires, nationaui et économiques de la Suisse: elle en appelait à rBrt,21(aujourd'huiart, 33) de la Constitution fédérale, ainsi conçu : iLa Confédération peut ordonner i ses frais ou encourager par des subsides les travaux publics qui intéressent la Suisse ou une partie considérable du pays, • Le 17 décembre 1%1 le Conseil national ouvrit les débats sur la loi des télégraphes. Déjà dans la première séance le point de vue du Conaeil fédé^'al réunit la majorité et le service des télégraphes fut ainsi attribué à la Confédération comme rentrant dans la régale des postes. Le Conseil des Etats n'apporta à la loi qu'une seule modificatioa importante concernant la justification
llaqueltsda noeansnl la
is Postas projaté,
rédigé comme suit : • Dans toute la Suisse, les poetea et les télégraphes sont du domaine fédéral. Le produit des posteset des télégraphes apparliedV à la Caisse fédérale. Les tarifs seront fi>és d'après les mêmes principes et aussi équitablement que possible dans toutes les parties de la Suisse >. L'inviolabilité du secret des lettres et des télégrammes est garantie. On décida que le premier réseau télégraphique comprendrait les lignes suivantes ;
1°une ligne principale Bheinecli-Saint-Gall-Franenfeld- Winlerthour -Zurich- Aarau-Berne-Laiisanne-Genêve avec embranchement de Painl-Galla Hérisau. de Winterlhour à Schaflhouse, de Henogenbuchaee à Soleure, de Morat à Fribourg, de NeuchStel à La Chaui-de-Fonds et tu Locle et enlin de Lausanne 1 Vevej:
St> une autre ligne principale Zuricli-Brunnen-Bellin- 7.one-ChiaBso avec des embrsnchemenis pour Glaris et Coire et de Rellinione pour Locarno ;
3° une ligne principaleBâle-Zolin^ue-Lucerne-Brunnen.
Pour la construction de ces lignes le Conseil fédéral
Cer ce réseau en faveur de certaines parties du pays que > projet du Conseil fédéral laissait de câté. L'administration des télégraphes fut définitivement organisée par la loi du 20 décembre 1S54, qui est encore en vigueur aujourd'hui. L'autorité supérieure pour les télégraphes est eiercée par le Conseil fédéral lequel remet la haute surveillance immédiate au Dcparlemenl des Postes et Travaux publics (actuellement Déparlement des Postes et Chemins de fer), duquel relève la direction centrale chargée de lagérance de l'administration. D'après les instructions du Conseil fédéral du 2t janvier 1857, la direction des télt'graphes et téléphones comprend : a) le bureau d'expédiliun (aujourd'hui chancellerie) qui expédie toutes les affaires courantes relatives au personnel, aux réclamations, à la rédaction de la feuille officieile. expédition et enregistrement des écritures de la direction. Ce bureau est sous la direction d'un premier secrétaire; b) le bureau de centrale qui traite toutes les aHiires Unancières relevant de l'administration des télégraphes, comme la revision des comptes de recettes et de dépenses, communication sux employés des observations faites par les l'étabfissement des comptes mensuels et
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annuels, rélaboration des tarifs ; c) le bureau technique qui, d'accord avec les ateliers du télégraphe, traite toutes les affaires techniques ainsi que ce qjnï concerne la fabrication et la réparation des appareils et du matériel. A l'origine ce bureau était placé sous la direction du chef des ateliers; il passa ensuite sous celle de Tinspecteur technique.
La division de la Suisse en 4 arrondissements de télégraphes resta la même lors de la nouvelle organisation de 1858 que lors de celle de 1851. Les bureaux placés sous la surveillance des inspecteurs d'arrondissement furent divisés en bureaux de première classe, indépendant s des postes, avec au moins 5 télégraphistes dont un est chef de bureau ; en bureaux de deuxième classe, indépendants des postes, avec moins de 5 télégraphistes, et en bureaux de troisième classe (avec un seul employé) dont le service est fait par un employé des postes, des chemins de fer, des douanes ou par des personnes ayant en même temps une autre occupation.
Cette organisation, qui subsiste encore aujourd'hui dans ses grandes lignes, dut être modifiée sur différents
E oints ensuite du développement rapide du télégraphe, .'arrêté du Conseil fédéral du 18 février 1859 donna une nouvelle organisation aux ateliers du télégraphe fondés par décret du 11 février 1^2 et organisés par l'arrêté du 20 décembre 1854. Tout en restant sous la conduite et la surveillance de la direction des télégraphes, ils devaient tenir leur propre comptabilité et devenir les fournisseurs de l'administration qui leur paya, à un prix convenu, toutes leurs livraisons. Cette nouvelle orsanisation délimita nettement la compétence du chef des ateliers et de l'inspecteur technique. Cette dernière fonction avait été réunie au début avec la direction des ateliers. La double position de l'inspecteur techniaue et la difficulté de concilier ses diverses attributions décidèrent bientôt le Conseil fédéral à prendre d'autres dispositions renfermées dans les arrêtés du 21 décembre 1859 et du 11 juin 1860. A partir du l"" janvier 1860, les ateliers des télégraphes furent complètement séparés de l'administration des télégraphes et placés sous la haute direction du Département des Finances. Le second arrêté déchargea le chef des ateliers de ses fonctions d'inspecteur technique et ne lui laissa plus que la charge de préaviser sur les questions d'ordre technique qui lui seraient soumises par l'administration et de procéder aux expertises ou inspections qui lui seraient spécialement contiées.
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Nombre des dépêches expédiées de 1839 à 1906.
Un autre changement fut apporté par la loi fédérale du 19 juillet 1866, qui élevait à 6 le nombre des arrondissements; l'arrêté du Conseil fédéral du 3 août
1866 fixa ainsi leurs limites qoi dès lors sont restées les mêmes :
I«r Arrondissement : (Siège de l'inspection à Lausanne) les cantons de Genève, Vaud, Valais et Fribourg, à l'exception des districts de la Singine et du Lac et de la ville de Fribourg.
Il"* Arrondissement : (Siège de l'inspection à Berne) les districts fribourgeois de la Singine et du Lac, la ville de Fribourg, les cantons de Neuchàtel et celui de Berne, à l'exception des districts de Moutier, Delémont, Porrentruy et Laufon, puis les districts soleurois de Bucheggberg-Kriegstetten et de Soleure- Lebern.
m*"* Arrondissement : (Siège de l'inspection à Olten) les districts bernois de Moutier, Delémont, Porrentruy et Laufon, les districts soleurois de Balsthal, de Domeck- Thierstein et d*01ten-G6sgen, les cantons de Bâle, d'Argovie, d'Unterwald et de Lucerne a l'exception des communes de la rive droite de la Reuss et du Lac des Quatre- Cantons.
lYne Arrondissement : (Siège de l'inspection à Zurich) les communes lucernoises de la rive droite de la Reuss et du lac des Quatre-Cantons, les cantons de Zurich, de Zoug, de Schwyz, d'Uri et de Schaffhouse, à l'exception du district de Stein */ Rhin.
V'°« Arrondissement : (Sièffe de rinspection à Saint- Gall) le district schaffhousois de Stein •/ Rhin, les cantons de Thurgovie, de Saint-Gall, d'Appenzell et de Claris.
VI"* Arrondissement : (Si^edei inspection à Coire) les cantons des Grisons et du Tessin.
Cette délimitation plus étroite des arrondissements avait pour but de permettre aux inspecteurs une surveillance plus complète des bureaux et des lignes, des inspections plus minutieuses et plus fréquentes ; elle fut suivie d'un rapide développement des télégraphes qui déjà en 1872 obliffea à une réforme partielle. La loi fédérale du 31 juillet 1873 créa un poste d'adjoint à la direction des télégraphes et à chaque inspection; en 1864 on avait dû déjà nommer un adjoint provisoire à la direction centrale. Ces fonctionnaires remplacent le directeur ou les inspecteurs d'arrondissement. D'autre part, on créa une nouvelle division de la direction, savoir le bureau du matériel, qui devait remplacer l'inspectorat technique supprimé par l'arrêté du Conseil fédéral du 10 mai 1861. Le 27 août 1873, le Conseil fédéral, vu la grande étendue du VI*"* arrondissement, fixa la résidence de l'inspecteur à Coire, avec la surveillance de son canton à l'exception de la vallée de Mesocco, et plaça l'adjoint à Bellinzone avec la surveillance du Tessin plus la vallée de Mesocco.
Aucun changement n'a dés lors été apporté aux lois relatives à l'organisation de l'administration des télégraphes, si ce n'est une extension provisoire par la loi fédérale du 27 juin 18^, qui a placé les téléphones sous la direction de l'administration des télégraphes. Le surcroît considérable de travail 3ui en est résulté a nécessité l'augmentation u personnel de la direction centrale; on créa a) un bureau technique comprenant un secrétaire technicien, comme chef et un certain nombre d'employés, h) l'inspectorat avec deux inspecteurs et le personnel auxiliaire. L'installation et l'exploitation du réseau téléphonique qui n'auraient pu être faites par les inspecteurs des arrondissements télégraphiques sans augmentation de {>er8onnel, furent remises à de nouveaux onctionnaires placés directement sous les ordres de la direction centrale. Ces fonctionnaires, les chefs de réseaux téléphoniques n'ont pas seulement la direction t»'chnique et administrative du réseau de leur résidence, mais aussi de celle des petits réseaux environnants. Us disposent d'un nombre suffisant d'aides et d'ouvriers, ainsi que de téléphonistes attachées aux stations centrales.
Des changements plus importants que ceux de l'organisation ont été apportés aux taxes du service intérieur.
Millions
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Un nouveau mode de taxation entra en vigueur te janvier 1859. Il conserva la taxe de 1 fr. pour le télégramme de 20 mots au maximum et prévoyait pour chaque diiaine de mots ou fraction de dizaine en sus de 20, un quart de la taxe du télégramme simple (*i5 centimes.) Mais déjà le 16 juillet 1867, un arrêté fédéral abaissait la taxe du télégramme simple à 50 cents, avec une progression de & cents, pour chaque série indivisible de 10 mots en plus. Enfin, le 22 juillet 1877 un système tout différent rat introduit, celui de la taxe par mot combinée avec une taxe fixe. Ce système est encore en vigueur; la taxe est de 2Vt cents, par root et la taxe fixe de 30 cents.
L'article 9 de la loi de 185 1, qui concerne les prestations des cantons et communes pour les bureaux de télégraphe, modifié d*abord le 6 août 1862, Ta encore été le 18 novembre 1898, en ce sens que l'administration construit et entretient à ses frais les nouvelles lignes télégraphiques, mais que les communes lui paient pour cela une somme fixe et unique et versent annuellement pendant 10 ans une somme de fr. 100; durant cette période, le local est aussi fourni gratuitement par la commune.
Enfin, le 27 novembre 1867, une convention a été conclue avecTadministration des chemins de fer pour mettre dans la mesure du possible les bureaux télégraphiaues des gares à la disposition du public. Une surtaxe ae 25 ou 50 et. est perçue sur les télégrammes privés. Cette convention a été remplacée par la nouvelle convention du 22 mars 1907 qui écarte la surtaxe.
En 1875 une convention a été conclue entre les gouvernements de l'Allemagne, de TÂutriche-Hongrie, de la Belgique, du Danemark, de l'Espagne, de la France, de la Grèce, de Tltalie, des Pays-Bas, de la Perse, du Portugal, de la Russie, de la Suède, de la Norvège, de la Turauie et de la Suisse pour assurer et faciliter le service télégraphique international. A cette convention ont actuellement adhéré 48 États et 19 sociétés privées. Elle a grandement contribué au développement du trafic télégraphique international.
Pour terminer, nous donnerons encore quelques tableaux pratiques sur le développement de 1 administration des télégraphes suisses.
L'augmentation considérable des services télégraphiques et tél^honiques a eu pour conséquence un résultat financier réjouissant. Ce résultat se présente, pour les années 1905 et 1906, ainsi qu'il suit :
Recettes Fr. 11303151 Fr. 12572009
Dépenses » 10887151 » 11560711
Solde actif. . Fr. 416000 Fr. 1011298
Le trafic télégraphique intérieur, international et de
transit présente des chiffres tout aussi réjouissants
d'après les chiffres, contenus dans le premier tableau
de la deuxième colonne :
Nombre des télégrammes
Année, intérieurs internationaux de transit. Total. 1853 74095 8491 - 82586
1906 1608838 2339956 969885 4918679 Le nombre des télégrammes expédiés et reçus se traduit, pour les localités les plus importantes, par les chiffres suivants :
Nombre total des télégr. Moyenne
Zurich
Bâle
Lausanne . . .
Lucerne ....
St. Gall ....
Winterthour . .
St. Moritz (Grisons) Lugano ....
Montreux . . .
Interlaken . . .
Neuchâtel . . .
La Chaux-de-Fonds Davos- Platz . . .
Coire
Vevey
Bienne ....
Fribourg ....
Schaffhouse . . .
Baden ....
Bellinzone . . .
Locarno ....
Rorschach . . .
Thoune ....
Soleure ....
Chiasso ....
Aarau
Territet ....
1906 (en milliers)
par jour
IW
État du réseau télégraphique suisse a la kin de l'année 1906.
Arrondissements.
Lonf^ueur dei lignes
Longueur des fils ||
le Ini Im
tiIm larrlM km.
le lung
des routes
km.
km.
l« Itif êm km.
le long
des rouies
km.
Total km.