Prodiction vEgétjiLE
tement orientée, par les conditions naturelles et aussi par les conditions économiques, vers l'extension toujours plus grande de la production fourraEère, à laquelle les pâturages alpestres donnent un cachet particulier, les autres cultures n'en ont pas moins leur place, parfois même très importante et la variélé du sol, de sa cooâ^ralion, de — i.;...j -inséquence une variété de pro-
IB des conditions
jr le territoire sont avec le sol le pour le terri-
-e suisse est net-
altitude, I
SUI
SUI
duction qu*aucun autre pays ne présente au même dej^.
Une étude détaillée de ces productions nous conduirait trop loin ; nous nous bornerons à donner quelques indications sur les plus importantes.
a) VAproduction fourragère^ tout d'abord. Elle se répartit en trois catégories : pâturages, prairies naturelles, prairies artificielles. T)*après Kraemer, la Suisse, sur une surface totale du sol agricole de 2178480 ha. (forêts et vignes non comprises) compte:
Pâturages 7d50Û0ha. soit 96,5% du sol productif.
Prairies nat. 695000 ha. » 31.9% » »
Prairies artif. 186 300 ha. » 8,5 % » »
Soit au toUl 1676300 ha. ou le 76,9% » »
C*est une proportion énorme qu'aucun autre pays européen, saufrAngleterre, ne présente.
Si Ton cherche à évaluer le rapport annuel de cette production, on arrive aux chiffres suivants (Volkart, dans Reichesberg, Handwôrterbuch der $chweizer. Volksxvirtschaft.y art. Futterbau) :
Pâturages Fr.
Prairies »
Prairies artif. »
Genre de prodaction.
Total Fr. 335563000 Cette production formidable est tout entière employée à l'alimentation du bétail suisse, et cela permet, connaissant TefTectif de ce bétail, un contrôle intéressant des chiffres ci-dessus, qui sont le résultat d'évaluations et non d'une statistiq^ue détaillée. En effet la Suisse n'a pas encore de statistique agricole comprenant tout le pays. Les chiffres que Ton possède proviennent de Tactivité de quelques cantons seulement (Vaud, Zurich, Berne) qui peuvent produire une statistique agricole détaillée. Le 9 août 1905 il a été procédé pour la première fois à un recensement fédéral de l'industrie agricole mais les résultats détailiés n'en sont pas encore connus. ^^*— i ■ ■ ■—— ■ Kraemer a fait ce contrôle en se basant sur la statistique du bétail de 1896, et il est arrivé, en calculant les besoins de l'affouragement et déduisant du total l'excédent de notre importation sur notre exportation de fourrages, au chiffre de fr.
333 474780, représentant la valeur de la production fourragère suisse, chiffre qui coïncide à 2 millions près avec celui donné plus haut, et lui apporte ainsi une confirmation très remarquable.
bj Les forêts viennent immédiatement après les cultures fourragères, si Ton se base, pour le classement, sur la superficie occupée. Les forêts de la Suisse s'étendent, d'après TÂnnuaire statistique de 1906, sur une surface totale de 878500 ha., ce oui fait une proportion d'environ 21 % du territoire. La Suisse est donc moins boisée que l'Autriche (33"/*) et l'Allemagne (26 •/•), mais elle Test plus que la France (16 '/« et l'Italie (20 '/«), pour ne la comparer qu'aux pays avoisinants.
Si l'on rechercne le mode de propriété de la forêt, lequel a une §rande importance au point de vue es mesures de protection, on constate que l'État en possède le 4,5 7»; les communes et corporations.
tement par son influence prépondérante sur la régularisation du régime des eaux.
En ce qui concerne la production ou le rendement annuel, il est difficile de donner une moyenne, les chiffres variant considérablement suivant la distribution en altitude. Les forêts les plus élevées, de beaucoup les plus étendues, offrent naturellement une croissance et par suite une production plus faible que les forêts d'altitude moyenne ou inférieure. Celles-ci sont extrêmement productives dans notre pays qui est peut-être celui où Von relèverait le maximum ae croissance. Le chiffre moyen de 3,570 m^par ha. et année a été donné par Landolt en 1882 ; on peut le considérer comme un minimum.
cj Les céréales j malgré le recul considérable de leur culture durant le dernier quart de siècle, occupent encore, d'après les données du secrétariat agricole suisse, une su-
f^erficie totale de 196148 ha., répartie comme suit entre es diverses espèces :
Froment 68296 ha.
Avoine 48375 »
£.peautreM 39612 »
Seigle 31303 »
Orge 8562 »
Total. 196148 ha.
La production annuelle moyenne de cette culture est évaluée à 23Û6(XX) ouintaux métriques, à quoi il faut ajouter environ l^OÔO quintaux métrioues de maïs, cultivé surtout au Tessin et dans les vallées du Rhône et du Rhin. La production totale des céréales dépasse donc, en moyenne, 3 millions de quintaux métriques ; sa valeur en argent peut être évaluée à environ 54 millions de francs. A cette production de grain correspond une production de paille d'environ 6 280 (XX) quintaux métriques dont la valeur est estimée à 30 y^ millions, soit
Valeur de la production totale de l'économie agricole suisse
(d'après les données du Sec etariat de l'Uaiou suisse des Paysans).
Moyenne
le 1880-1S90
Fr.
66,9 */»T Boit un total de 71,4 »/
ne laissant que 28,6 7* à la propriété privée. Dans aucun autre pays on ne constate une proportion aussi élevée de la propriété publique ou collective. C'est une condition favorable à l'application de la législation forestière, qui, en Suisse plus qu'ailleurs, doit tendre à la protection de la forêt, protectrice elle-même du sol, soit directement, par son rôle vis-à-vis des avalanches, des éboulements, soit indirec-
Céréales
Pommes de terre ....
Chanvre et lin
Tabac
Plantes diverses ....
Foin pour l'entretien des
chevaux excep. ceux p** i'ag.
Vignes
Arbres fruitiers ....
Légumes
Élevage de l'espèce -bovine .
Engraissement de la dite (y
compris l'exportation) . .
Chevaux
l'orcs
Moutons
Chèvres
Volailles
Abeilles
Produits du lait ....
Total . .
Estimation provisoire.
Fr.
Augro. ou
dim. pour
cent.
L'augmentation brute de la production annuelle est du Fr. 186000 OUÛ —
Par juurnée de travail des membres de la famille employés an tra
vail ag icule . . •
L'élévation des prix entre dans la somme ci-dessus pour . . . Par journée de travail des membres de la famille employés au tra
vail agricole
«'augmentation nette véritable de la production se monte donc à . 'ar juurnée de travail des membres de la famille employés au tra-
Par journ
vail agricole
au total, pour la valeur des céréales récoltées annuellement en Suisse, paille et grain, 84 Vs millions de ') Surtout daus la Suisse allemande.
Ul
SUl
SUI
francs. Rapporté à Tha., ce rendement correspond à peu prés à an chiffre de fr. 430. On constate que cette importante culture, si elle a reculé au point de vue de la superficie qui lui est consacrée, a fait au contraire de grands progrés au point de vue du rendement à Tunité de surface. Celui-ci, qui ne dépassait pas 7 à 8 hectolitres au milieu du siècle dernier, pour la céréale principale, le blé, est aujourd'hui d'environ 20 hectolitres. Il a donc plus que doublé en un demi-siécle.
La production indigène de céréales est loin de suffire à la consommation ; elle n'en couvre que le 35% environ, si l'on envisage l'ensemble des céréales, c'est-à-dire si l'on ajoute à la consommation humaine celle servant à l'entretien des animaux domestiques. Si l'on tient compte uniquement de la consommation du blé, ou constate que la production indigène ne couvre que le21,5"/0de la consommation, c'est-à-dire qu'elle ne nourrit la population suisse que durant 78 jours par année. C'est une situation qui n'est pas sans inspirer quel(]ue inquiétude, et qui a motivé, entre autres, les approvisionnements effectués par la Confédération. Mais il est peu probable qu'elle
tabac, localisé dans^la vallée de la Broyé et le Tessin ; la betterave à sucre, dans la région du beeland, alimentant l'unique fabrique d'Aarberg; plus récemment, les cultures maraîchères en vue d'alimenter les fabriques de conserves de légumes,de fruits (Saxon, Kerzers, Lenzbourg et Kemptthal). La culture maraîchère a pris du reste une extension très considérable dans les régions placées de façon à alimenter nos villes ; dans ces conditions elle constitue un des modes les plus fructueux d'utilisation du sol.
f) Il ne nous reste à mentionner que V arboriculture et la viticulture pour avoir terminé la revue des productions les plus importantes de notre sol.
La vigne occupe une superficie qui diminue d'année en année, depuis l'mvasion des maladies qui ont transforofié si complètement les conditions de cette culture. Actuellement, elle ne doit pas dépasser d«^ beaucoup 28000 hec> tares ; c'est un chiffre qu'il est difficile de serrer de pr«*s à cause du mode de culture utilisé au Tessin, où la vigne est cultivée en pergola ou sur hautains, avec cultures intercalaires de maïs, millet ou légumineuses.
La production du vignoble suisse peut être é\'aluée
loua
Genève
Schaffhouse
Mppenzeii
Bâfe
GIsris
Unterwatd
Solmine
Neuchàtet
Sohwyi
Thupgovie
Uni
Angoviti
Lucarne Fribourg lunch S^Ga/f Tessin Vsud Vaiais Berne Grtaons SUISSE
7000 Kmf p^uçerncîe:
Superficie produclive
Superficie improductive
impr.
louie
^aa
Rang des cantons d'après leur superficie (Terrain productif et improductif).
YAUingÊnae,
s'aggrave davantage ; au contraire, en plusieurs contrées, la réaction se fait déjà sentir et en tout cas le recul au point de vue des surfaces emblavées ne continue pas.
d) La pùnxnve de terre vient immédiatement après les céréales, avec une superficie cultivée de 81 319 hectares (chiffre du secrétariat agricole), produisant une récolte annuelle d'environ 8 Va millions de quintaux métriques.
Î|ui couvre, à un demi-million près, la consommation. Il aut noter en outre que cette récolte est, pour une faible partie il est vrai, utilisée industriellement à la production de l'alcool, dans les distilleries indigènes.
On peut évaluer à 180000 quintaux la quantité de pommes de terre qui reçoit chaque année cette utilisation.
e) Les autres plantes industrielles^ la betterave sucrière, le tabac, les plantes textiles et oléagmeuses, sont toutes représentées dans notre pays, mais avec une aire de développement très restreinte. Elle n'ont pas d'importance générale pour notre agriculture suisse, mais en revanche une importance locale parfois considérable. Ainsi le
en moyenne à environ 1 million d'hectolitres, suffisant à peine à la moitié de la consommation du pays ; cette moyenne est du reste loin d'être atteinte dans les mauvaises années où la production peut descendre au-dessous de 500 000 hectolitres.
La viticulture est la branche de la production agricole suisse qui a été le plus atteinte par les transformations économiques du siècle dernier : concurrence des vins étrangers
Jusqa'en
Surface cultivée . ha Production totale hl Valeur totale . . Fr.
élévation du prix de la m»in d'oeuvre, maladies cryptogamiques et phylloxéra, etc. De grands efforts sont tentés pour ramener cette culture, autrefois la plus productive, à une situation normale; mais il est à prévoir qu'en attendant, les vignobles suisses continueront à diminuer. II y a cin> quanle ans, la surface cultivée en vignes était évaluée à 38000 hectares environ ; elle est maintenant d'après l'Annuaire statistique de 1906, seulement de 28 184 hecta-
arbre» fnâtUrt, pour Itquelle du reite lucun chiffre de superficie De peut êtreindi- 3ué. les vergera étaat éja compru dans la productioQ (aurra sere elles arbre» leo lés D occupant le lol qu a ccee»oi renient
D après 1 enquête du ■ecr^tanat agricole la Suisse poBBtderait
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pommiers (noua don nona les cKiOres ar rondia) 3800000 poi ners a millions de pruniers a peu près autant de censiera et seulement 4œO0O DOjerB Le rendement mof«D total de ces ar bres Truitier» aérait de 9100000 aumuni dune valeur 0 environ -i5 milliona de francs Même SI ces chiffrea ne août qu'une approiimationlointaine.
lement ajant un recensement exact des arbres fruitiers, ils montrent que notre "-' " iculture est praepère. Elle
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ÂUingBrac Sorfao* TiDiool» sd 1901.
est tout entière conaommèe par le bétail auiste, mais en
outre nne importation, qui se chiffre par centaines de mille quintaux de paille, de fourrages comprimèa, de Tarinea alimeiitaires, vient compléter les approvieionnements nécessaires à l'enlretien de ce bétail. C'est dire l'importance capitale de cette branche de notre agriculture, qui à peu prés seule fournit résultèrement des produits a l'exportation et qui alimente des industries comptant parmi les plus prospères : la fabrication du fromage et des autres produits laitiers, tela que le lait condenaé et les chocolats lactés.
C'est donc le béuil producteur de lait, le bétail de l'espèce bovine, qui présente en Suisse la plus grande importance.
1901 a0avriM9a6 Bètes à comea (total) ... 1340375 1197901
Vaches 739922 785 577
Porcs . , 5.% 3S1 .'')84 355
Chevan» 124898 135 091
Uulets 3 077 3136
Anes 1789 1652
Moutons 21943S 209343
Chèvres 354634 359913
Bucbes d'abeilles 242544
En laissant de cote ces dernières, qu'on ne peut asaimiler au bétail, et adtfttioanant les autres effectifs, nous constatons en 1906 un effectif total ou une •aicaration de 275.1294 létes. En 1901, ce chiffre était de 3599470, et en 1896 de 2 675 ',122 têtes.
On conçoit qu'il n'est guère facile d'apprécier la valeur annuelle moyenne que produit ce capital énorme, constitué par le bétail suisse.
Pour l'espèce bovine, par exemple, de beaucoup la plus importante, il faut tenir compte : 1) de la production du bétail d'élevage; 2) de la production de viande; 3) de la production de lait.
La valeur du bétail d'élevage produit annuellement était évaluée, en 100O, (aur la base du recensement de 1896) à
uniotalde R-. U429000
celle de la viande è » 1O7S92000
celle du lait à " 235727000
ToUI , dont il but déduire ;
ursau fiiUT. de ttatiuiqut.
NoBbra i» bovidii p*T lUOO habiunti aa 1!
Ii«ii chiffrai de la légende ladiquiot la nombre de penanaait viviot da l'induitrle laiUère Ai
SUl
1> la valeur de li remonte n^ccMaire pour remplacer le bétail abattu : fr. 40355000.
2° la valeur du lait donné au jeune bétail d'éleva^^ ou d'engraisBement fr. 34709000.
Il reste ainsi une somme tolale de 312084000 francs. repréneotant le produit que retire annuellement l'agriculture suisse de la transformation de sa production fourrasère par le bétail de l'espèce bovine seulement.
Notices statistiques tirées de ta Conférence de M. le 0' F.. Laar, secrétaire de l'Union suiiae des patsans sur le développement de l'agriculture en Suisse de 1S8G à 1896: <)
Valeu
Fr.
1 chèvrea .
Fr.
448579000 680722000 + 51.75 » des mehea d'à- 1901 ' '
beillee 62M000 7288000 + 17,13
Ces chiffres suftisent pour donner une idée de l'importaoce économique de l'agricitlture snisae, même au seul point de vue du rendement en ari^ent des capitaux qu'elle tait travailler, aans tenir compte du rôle social qu'elle joue dans notre petit pays.