Production ijjTittiE. Le tait étant un des plus impor
de sa transformation en produits industriels, il devient nécessaire de donner à son sujet quelques détails statistiques plus précis que nous trouvons en grande partie dans les rapports du t Secrétariat de l'Union suisse des paysans • pour les années 1886 et 1906. Le total de la production du lait en 1886 éiait de 15. %S 000 hl. (valeur fr. 2155000001; en 1006 ilalteignaitîl 574000 hl. (valeur fr. 333 210000). Ne
frenant maintenant en considération que les chiflres de 906 et déduisant de la valeur tolale celle du lait employé pour l'élevage et l'engraissage des bestiaux, soit fr. 47 030000. il reste pour la valeur totale du lait directement consommé ou employé industriellement fr. 286180000. Pour, 1006 on évalue a 10391000 hl. la auanlité du lait employé directement en Suisse pour l'alimentation, ce qui donne en chiffres ronds une moyenne de 300 litres par tête de population ; celle du lait employé pour la condensation, pour la fdrine lactée et pour le chocolat à 986000hl.. pour la fabrication des fromages à 6838000 hl. et pour l'élevage et l'engraissage des bestiaux A3 350 000. En somme, ta consommation du lait produit en Suisse en 1906 se réparlil comme suit en chiffres ronds ;
Emploi direct pour l'slimeniation 48%
Diverses industries i"!/,
Fabrication des fromages 32%
Élevage et engraissage du bétail 15%
TolalTOPio 5. AmëuohiiTion du sol. Après cette description du sol cultit'é de la Suisse et de sa production, disons quelques mots au sujet de son amélioration et des progrés réalisés dans son utilisation. Des auteurs compétents estiment que cette production, directe et indi-
D'aprtt le Bureau fèd. de IL
ISSIi al 186171000 fr.
■« de porct pir 1000 h.
qu'ull'e était au début du Plusieurs facteurs ont valeur de notre sol. L'un Dologique, est l'introduc fourragères dites, avec rai cette, luien ternance,
actuellement environ le triple de ce but du siècle passé.
contribué B cette hausse de la les premiers, dans l'ordre chrci I ininHiuciion de la culture des plantes lies, avec raison, améliorantes : trèfle, espai- ^ qui. tout en provoquant une meilleure alcontribué à l'enrichissement du s( ~
Citons également les progrès réalisés dans le travail du
machines agricoles.
Un troisième facteur encore plus important esCcDiialiluë par Ja rerlilJution du sol. qui s'est Iransrormée tolalemeot dans la seconde moitié du siècle dernier, erâce à l'inlroductiou et à la généralJMlion de l'emploi des engrai» chimiques e( des engrais artificiels.
Actuellement, d'aprèsdes évaluations récentes, l'agriculture suisse emploie chaque annëe une somme de près de dix millions de francs sous forme d'engrais chimiques complémentaires des engrais naturels. Cet emploi se traduit par des augmentations de rendement dont l'iniportance a été expérimentalement démontrée, surtout dans les terrains neufs, piturages de montagne, où les matières rertilisentes n'avaient jamais été employées. Dans cescondilions, ce sont souvent des récolles triples ou quadruples que l'oo obtient dés la première applicatiou. Il faut encore ajouter que la fertilisation naturelle par les engrais de ferme a progressé
stii
lion et reboisement est prévu par la constitution féd^ raie, art. 23 et 24. En ce qui concerne les travaux d'amélioration du aol plus spécialement agricoles, une loi fédérale de 18SI a donné a l'autorité fédérale le pouvoir de les provoquer en les subventionnant. L'arrêté fédéral de 1884 est basé sur cette loi ; il institue et règle la particip tion de la Confédération non seulement aux travaux d'amélioration du sol, mais, d'une manière générale, à toutes les mesures destinées à protéger et à faire progresser l'agriculture (lutte contre les maladies des plantes et des animaux ; amélioration du bétail, organisation de l'enseignement agricole et des recherches scientifiquea appliquées à l'agMculture, etc.). Cet arrêté a ét^ remplacé par la loi fédérale de 1893 aur l'amélioration de l'agriculture, qui étend encore l'action du pouvoir fédéral en faveur de l'agriculture, loi toujours en vigueur à l'heure actuelle et dont on s'accorde à constater l'heureuse inlluence. IPnif B. Cuuxhd.]
en raiaondtrectede l'augmentation du bétail et des soins meilleurs donnés à la conservation de ces engrais.
Enfin, un dernier et très important facteur de l'augmentation de la production agricole suisse consiste dans lea améliorations foncières, qui, par leur caractère collectif, intéressant souvent un territoire considérable, ont nécessité l'intervention de l'Ëtat et motivé une législation spéciale.
e.SUBVENTIONNEMENT DS l'ÉTAT ET LÉGISLATION. PlUB qUC
toutautrepays, la Suisse, grâceà sa configuration, est exposée aux désastres résultant d'inondations, ravinements, éboulements, qui enlè vent fréquemment à la culture, et pour de longues années, des surfaces considérables. En outre, de vastes terrains sont abandonnés a lu production naturelle, par suite de l'humidité qui lea rend impropres à la culture. Un remédie à cet état de choses par des travaux de deux
__ .-iïièrcs et torrents, et régularisation de leur débit par le reboiseinenl ;
2" Iravaux d'asBainisBement du sol par écoulement des eaui surabondantes (drainages), et plus rarement par surélévation (colmatage].
Le nile de la Confédération dans les travaux de correc-