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Exportations moyennes de 1899 à 1903.
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buer la totalité de ces 106 Va millions à la production européenne de la soie, car la moitié provient f n réalité du Japon et de la Chine, et a été seulement moulinée en Italie et en France. Les trames el organsins de soies grèges de TAsie orientale ne figurent pas dans Ih statistique commerciale de la Suisse sous le nom du premier f)ays d'origine, mais sous Cflui des pays dans lesquels e moultn»ge a eu lieu. Il n'y a que les cocons, les déchets et la soie (jrège qui viennent en Suisse directement de la Chine et du Japon. C'est aussi ce qui a lieu avec la laine des pays d'outre-mer (22 Vi mill., en
f>rincipauz articles d'importation de matières brutes sont e charbon pour 65 % mill. en 1906 et le fer pour 46,3 mill. Charbon allemand en 1906, 51 mill., dont un tiers provient du district de la Sarre, deux tiers de celui de la Ruhr; fer allemand 27 millions; charbon de France
millions, quelque peu de Galicie et de Roumanie. La Suisse ne tournit pas assez de bois (40 mill. de fr.); ainsi en 1905 on a importé pourdOniill.de fr. de bois étrangers, surtout d'Aulrictie et d'Allemagne, tandis que Texportation n'atteignait que la somme de 2^/4 mill. En revanche, la production des peaux est plus que suffisante pour la fabrication du cuir. En 1905 on a exporté pour près de 14 millions de cuirs et peaux bruts et importé seulement pour 3,2 mill. 11 en est de même en ce qui concerne les matériaux de construction que la Suisse produit en surabondance.
IL Pays de débouchée de Vinduêtrie misse. Comme principal débouché de l'industrie suisse il faut citer, en première ligne, l'Angleterre avec ses colonies, dont les marchés, à peu d'exceptions près, ont été, avec la mèrepatrie, ouverts au trafic international d'après le principe du libre-échange. Par cette raison, la Suisse t^era toujours, en ce qui concerne la politique coloniale, plutôt du côté de l'Angleterre et de l'Allemagne que de celui de la France, de la Russie et des États-Unis, lesquels englobent leurs colonies dans leur système prohibitif afin de
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reserver Texploitation du marché colonial a leurs propres négociants et entrepreneurs.
Sur les 733 millions de francs qui constituent Texportation totale de la Suisse (faisant avec celle des matières alimentaires fabriquées industriellement un total annuel de 850 millions en 1905) l'Angleterre fi^re pour environ 145 millions, dont à peu près la moitié consiste en soieries (soit 74,4 mill.)t ol millions en broderies et tissus à point plat, 16,3 millions en montres de poche ; il faut encore inouter 15 ^/q mill. de lait condensé, produit pour lequel TAngleterre est le principal client de la Suisse.
Sauf ce dernier article, les exportations suisses pour la plupart des autres pays se distribuent d'une manière analogue. Les États . limitrophes, ainsi que beaucoup d'autres pays de consommation, se distinguent par des achats plus considérables en fromages, machines et matières colorantes. Souvent aussi, en ce qui concerne les produits mi-fabriqués, on remarque une plus grande exportation dans les pays limitrophes qu'en produits finis. Ainsi on observe que dans 1 exportation des produits de l'industrie textile de Suisse en Allemagne, en apparence le deuxième client pour les produits industriels de la Suisse, plus des deux tiers, soit 44,2 mill., sont des articles pour la production desquels le travail indigène n'entre que pour une très faible part. Ainsi, sur l'exportation totale des produits industriels suisses en Allemagne, 141 millions, avec les produits alimentaires fabriqués 157 millions, l'exportation textile est représentée par 68 '^ mill., dont 17 millions pour chappe, 10,3 millions pour fils de soie, fils de laine et fils de coton, chacun 6 millions, tissus bruts de coton, 4,9 millions.
En troisième ligne viennent les États-Unis qui, en 1905, ont importé de Suisse pour 112 ^ *, mill., avec les produits alimentaires même pour 124 Vs mill. ; entre autres principalement des broderies pour 58 Va miH-t (en 1906, 72 milI.), des soieries pour 30 mill., des montres pour 8,85 mill., des fromages pour 7 Va mill., (en 190^, même pour 9,4 mill.,) et des matières colorantes pour 4 6 mill.
Viennent ensuite la France avec 78 mill., 98 mill. avec les produits alimentaires ; TAutriche-Hongrie avec 44 et 48 mill., la Russie avec i3,S et 25,7 mill. ; 1 Italie avec 37,4 et 45,5 mill. j l'Asie orientale awec 18 et 19,7 mill., enfin l'Inde anglaise avec 13 et 16,6 mill.
II ne serait pas possible d'indiquer ici la part de cha-
3ue pays dans l'importation de chaque catégorie de prouits. 11 suffira de dire que, par suite des conditions climatiques et autres, l'Afrique et l'Asie achètent de préférence des étoffes légères et de couleurs bigarrées, et n'ont aucun penchant pour les broderies, a l'exception des colonnes pour les Indes et des rubans de soie. Les usages européens qui pénétrent partout, transformeront peu à peu ces modes comme c'est déjà le cas au Japon.C'est ce qui arrive aussi dans tel et tel pays avec les fromages suisses.
II ràulte de tout ce qui vient d'être dit que la Suisse, par sa situation géographique, en est réduite, en ce qui concerne l'importation et l'exportation, en premier heu, au commerce avec les pays avoisinants. Pour l'exportation, ce sont en outre surtout l'Angleterre et l'Amérique du Nord qui ont la plus grande importance. Cette situation oblige la Suisse a concentrer sa politique commerciale sur des arrangements aussi favorables que possible avec ses quatre voisins. Elle a réussi a conclure avec eux, ainsi qu'avec l'Espagne et la Serbie, des traités de commerce qui, non seulement assurent pour une certaine période la continuité des relations commerciales, mais permettent d'en espérer l'amélioration graduelle. [D^ T. Grkrino.]
B. Banques. L'idée de créer des établissements de crédit pour fournir à l'État ou aux communes les fonds nécessaires à leurs opérations n'est pas nouvelle. Déjà au moyen âge, d'abord en Italie, plus tard en Allemagne pt en Hollande, se fondèrent par lés soins et sous le contrôle des États respectifs des institutions de crédit, désignées sous le nom de banques.
Dans ce domaine, la Suisse resta longtemps en arrière des pays qui l'entouraient ; il est vrai qu'on trouve à Zurich, déjà à partir de 1755, l'importante banque Leu et C'«, qui étendit peu à peu ses opérations non seulement en Suisse, mais dans les principaux pays d'Europe. Cet éta-
blissement de crédit, qu'on peut considérer comme le plus ancien de notre pays, existe encore et tend actuellement à développer ses opérations avec l'Amérique du Nord. Mais, en dehors de la banque Leu et C>«, on peut constater qu'en Suisse les premières banques cantonales ne furent crées qu'au commencement du XlX* siècle. La première en date fut la Banque cantonale de Berne, fondée comme banque d'État en 1834; viennent ensuite la banque de Saint-Gall, créée en 1836 et celle de Zurich en 1837; remarquons qu'à l'origine ces deux dernières institutions n'avaient aucune attache gouvernementale. Dès lors, le nombre iles banques cantonales augmenta rapidement et déjà, à fin de l'année 1864, nous trouvons en Suisse 20 banques d'émission. Ces banques de circulation, fondées les unes par l'initiative individuelle, les autres avec le concours des gouvcrnem^ls cantonaux, conservèrent jusqu'en 1875 une existenlîfe purement locale. Leurs opérations et la circulation de leurs billets dépassèrent rarement les limites du canton dans lequel elles étaient établies. Il y a lieu de remarquer aussi que la diversité des législations cantonales leur imposait des conditions différentes, et qu'un certain nombre d'entre elles, investies d'un monopole cantonal assez peu rigoureux d'ailleurs, ne songeaient guère à développer leur activité au dehors.
Cependant, par la force môme des choses, ces établissements comprirent bien vite la nécessité de s'entendre par voie de concordat pour l'acceptation et le remboursement réciproque de leurs billets, la délivrance de mandats, l'encaissement réciproque des effets de commerce, etc. Après diverses conventions particulières dont la première date de 1852, un concordat auquel adhérèrent dés l'origine 20 banques d'émission fut conclu le 8 juillet 1876 ; modifiée à diverses reprises, notamment en 1877, 1878 et 1882, cette convention obtint peu à peu l'adhésion de toutes les banques d'émission suisses, au nombre de 36.
Il est hors de doute que le concordat en question, qui a été dissous le 1"^ juin 1907 par suite de la mise en activité de la Banque Nationale Suisse a rendu de grands services et a largement facilité les relations générales des affaires dans notre pays.
Au fur et à mesure que les voies de communication, l'industrie et le commerce se développent en Suisse, on voit se créer, dans les différents cantons, à côté des banques d'émission, de nombreuses institutions privées qui exercent leur activité, soit comme banques n'escompte, soit comme banques hypothécaires, soit comme caisses d'épargne et de prêts, etc. Parmi ces diverses banques, bornons-nous à citer les deux plus importantes, savoir: la a Société de Crédit Suisse » a Zurich (Schweizerische Kreditanstalt), fondée en 1856 et qui travaille actuellement avec un capital entièrement versé de 65 millions de francs et un fonds de réserve de 20 millions de francs, et le « Bankverein Suisse » à Bâle, avec un capital autorisé de 75 millions de francs; actuellement, le capital émis et entièrement libéré s'élève à fr. 62800000 et le fonds de réserve à frs. 14280000.
D'après une statistique établie par M. Hirter, conseiller national à Berne et Président du Conseil de Banque de la « Banque Nationale Suisse », on comptait en Suisse en 1901 :