‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 20 sur 225 · V.Attinger se · texte numérisé non relu

V.Attinger se

vallée d'Abondance de la vallée du Rhône ; les points principaux sont: Les Cornettes de Bise (2438 m.), le col de Vernaz (1820 m.), la Tour de Don, dont le plateau su-

SUI

pprieur reste à la Suis«e. A partir de Is montagne de Morclan (1975 m.), la ligne Trontière se dirige directement sur le Paa de Mor^ina (1375 m.), en laÏBumt le sommet du Corbesu (1995 m.) au VaSais; elle reprend ensuite la crête des versants entre les bassins de la Dntnse du Chablaïs, du GifTre et de l'Arve, du côté français, de U Viéie, du Trient et de la Dranse de Perret, du côlé suisse. En deux points la limite ne coïncide pas avec la ligne de séparstiun des eaux : au col de Chésery. où elle descend pendant <|uelques centaines de mMres du côtédeSavuiepour laisser à la commune de Val-d'Illiez le pâturage de Cuborrei. et dans la vallée du Trient, oix la commune de Valorcine, colonisée par le prieuré de Chamonix et restée sous sa dépendance a, de tout temps, fait partie de la Savoie. Les points prÎDcipaui de la frontière sont, à partir du Pas de HorgiDs: le col de Coui (1934 m.), le Mont Ruan |30T8 m.) dont le point culminant est sur Suisse, le pic de Tanneverge (2990 m.), le Cheval Diane (2833 m.) où se détache la crête de partage des eaux nui reioint la limite à l'Aiguille de lialme, le col di m.), les Aiguilles du Tour (3548 m.). l'Aig lière (3905 m.), le Tour Noir (38U ni.). E el Finhaut, la frontière suit d'abord la ri Barberine, puis la rive gauche de l'Eau Noire jusqu'au Châtelard, d'où elle remonte sur les crêtes par une ligne de bornes. Celte disposition résulte de l'accord intervenu eu 1737 entre les gens de Sa Ivan -Fin haut et ceux de Valorcine. après de longues

Balme 12304 :11e d'Argen- ;re Valo reine droite de la

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-9 bornes- frontières sont toutes en granit, marquées du millésime 1890 et des initiales des deux pays S. el F. Surijuelques bornes principales, le nom des Étala a été ^ve en toutes lettres.

Frontière méridinnale. La Crète des Alpes semblait devoir être la meilleure frontière des Peuples et des États. Cette ligne n'a cependant pas été respectée. La force d'expansion des Confédérés et de leurs alliés, lesValaisansd'un coté et les Ligues grisonnes de l'autre, a fait reculer la frontière politique et la limite des langues sur le versant méridional des monts, où elles s'enchevêtrent el se confondent quelauefuis. A l'O. on parle fraufais dans la vallée d'Aoste. A t"E., les Valaisans ont colonisé la partie supérieure de presque toutes les vallées au S. du Mont- Rose et du massif du Monte-Leone. Polttiquement, ils n'oDl pu garder que le versant méridional du col du Simplon jusqu'à Gondo, mais à Greasouey, Macugnaga, dans le val Formazza, on parle encore le dialecte allemand du Ilaut-Valais. 11 en résulte que, près du Ijasodino fbasaldinerhorn des Italiens du val Formazzai, c'est eu Suisse qu'on parte italien et en Italie allemanri. La commune de Bosco (Gurin) dans le Teasin, est également allemande. Depuis le massif du Gothard vers l'E.. la frontière politique seule est au delà de la ligne de partage des eaux. La langue italienne a pu se maintenir jusqu'à la ligne de faîte et mtlme l'a dépassée, comme au val de Livigno. Ce dernier, séparé de l'Engadine par des gorges longues et eocaissées, aux versants couverts <le grandes forets, a toujours fait partie du comté de fiorraio, d'où il est plus facilement accessible^ il appartient à l'Italie jusqu'au Ponte del tiallo,

Canton du Valais. La limite entre le Valais et l'Italie est formée, sans qu'il y ait de convenUoo écrite, par la crête des Alpes Pennines et Lépoutiennes, qui sépare le bassin du Rlione valaisan de ceux de la Uoire Baltéê, de la Sesia et de la Toce, afHuenls du Pô. En deux points, elle ne reste pas Adèle à la ligne de partage deseaui. mais descend sur le versant italien des Alpes : 1' Au Crand Saint-Bernard, la limite abandonnant la crête des versants à la Petite Chenalette. traverse, à 400 m. environ de l'hospice (2472 m.), le petit lac du Grand Saint-Bernard ('2446 m.), tributaire de la Doire, et remonte sur le Mont Mort reprendre la ligne de faite. 2° Au Simplon, La frontière abandonne la crête de partage au Portjengrat (36W m ) suit le chaînon secondaire qui sépare le val \ana ou Zwischbergenthsl des vallées italiennes d'Antrona et de Hognanco : au Pizio Pioltone ou Camozellhorn (26t3 m | i^lie plonge pour couper à angle droit la vallée de la Due ria, a 1 km. environ au-dexsous de Gondo; elle lemonte ensuite par le pâturage de Valleacia et le Monte Carnera au sommet du Honte-Leone 13558 m.), où elle rejoint la ligne

de séparation des eaux. Ces deux points ont fait l'objet

Les sommets et cols principaux de la frontière italovalaisanne sont : les deux cols Ferret. les cols de Fenêtre et du Grand Saint-Bernard, le Mont Velan (3765 m.), le Cervin (4482 m.|, le col de Saint-Théodule (3300 m.), le groupe des sommets du Mont-Rose, leLyskamm |4538m. i, fa Ludwigshôhe d'où se détache au S. la crête séparative des provinces de Turin et de Novare, la Signalkuppe. portant à son sommet un observatoire météorologique et la Capanna Margherita. du Club alpin italien, la Dufourepitze{4fi38m,j dont le point culminant est de 70 à 80 m. en arrière de la frontière, en territoire suisse, puis le col de Monte-Moro (29^ m.), le Monte-Leone (3558 m. I, rAlbrunpaBB(2410m.(. l'Ofenhom 13242 m.) et leGriespassi2468m.i.

Cette ligne frontière suit deux directions, l'une de l'O. à

l'E.. du Mont Dolent au Mont-Rose, l'autre du S.-O. au

N.-E., du Mont-Rose eu Grieshorn. en suivant les

en li^ne sinuosités de la

Longueurs: droite, ligne frontière.

Mont Dolent — M ont- Rose

(Durourspitiei 63.7 km. 98,6 km.

Mont-Rose - Grieshorn . . 69.9 ' 102.8 ■

Ces deux tronçons sont donc sensiblement égaux.

■ ■" bornes sur toute cette longue étendue ; 3

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vallée de la Doveria, if

la dernière est le repère, marquant la limite à l'intérieur du ITALIE tunnel du Simplon,

placé dans la verticale , . „, j b.,„i n.,.

du pgint OÙ l'arèle des o.'nilX'îa F..nUme cZvèlw monts coupe l'axe de ce tunnel.

Canton du Tesain. Le Tessin enferme dans son territoire la petite commune italienne de Campione. sur la rive gauche du lac de Lugano; elle a une superficie de 2,56 km' et un périmètre de 7,1 km. Donation deCharlemagne au couvent de Saint-Àmbroise. à Milan. Campione l\it, comme bien d'église, respecté par les Suisses i^uî y eieri;aient cependant le droit de haute juridiction. Maigre de justes réclamations, le Congrès de Vienne ne jugea pas à propos de réunir Campione au territoire

La frontière entre le Tessin et l'Italie n'a pas été établie en une seule fois comme celle des cantons de l'Ouest. Elle résulte de démarcations partielles et successives. La première date du traité de Varese du 2 août 1752. conclu entre l'Impératrice d'Autriche Marie-Thérèse et les XII cantons souverains des bailliages de Lugano, Locarno et Mendrisio. Ce traité, qui avait la prétention de délimiter avec précision la frontière du lac Majeur au col de San Jorio, présentait bien des lacunes, origine de toutes les contestations de détail qui ont surgi depuis.

D'autre part, la frontière avec le Piémont n'était pas non plus suffisamment déterminée; en 1W5 et 1S07, on cite deux bornages partiels dans le val d'Unsernone.

Le traite de Varese fut complété par des accords conclus entre quelques communes, de 1850 à 1K>2. en 1880, 1KS6 1898 et dune fa^on assez générale en 1H6I. C'est à ce moment nue le petit territoire de San Martino, appartenant a [enclave de Campione. mais situé sur la rive opposée du lac de Lugano, fut cédé à la Suisse.

Le 23 septembre 1874, à la suite de la sentence a rbi- " ibassadeur des Étals-rnis à Rome,

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Talpe de Cravairo]a, formant rextrémité supérieure du val de Campo et contestée depuis fort longtemps, fut adjugée à ritalie. (Voir art. Campo, vallée de.) Enfin, de 1899 à 1901, eut lieu une revision générale

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