‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 21 sur 225 · ITAL · texte numérisé non relu

ITAL

Type d'une borne en fer de la fronliëie da Tetsin.

de la frontière tessinoise ; tous les points litigieux encore existants furent définitivement réglés par 16 conventions partielles de démarcation. A cette occasion, un type tout nouveau de borne d'État fut employé, la colonne de fer surmontée d'une plaque de fer forge ou de fonte, bien visible dans ces pays montueux, couverts de cultures et de buissons dépassant -la taille d'un homme.

La limite entre le Tessin et ritalie part du Grieshorn (2926 m.), pomt commun avec le Valais; elle suit d'abord la crête qui sépare le bassin de la Maggia de celui de la Toce. Au Sonnenhorn (2795 m.), pour se diriger directement vers le lac Majeur qa'elle atteint entre Brissago et Canobbio, après avoir coupé transversalement les vallées de Campo, d'Onsernone et de Centovalli, pour en laisser la partie supérieure à l'Italie. Le fond du lac Majeur (ait. de la surface 197 m.), a la frontière, par 177 m. audessous du niveau de la mer est le point le plus bas de la Suisse. Chose curieuse, le point le plus élevé, la Dufourspitze (4o38 m.), n'en est éloi-

§né que de 50 km. en ligne roite. Â partir du lac Majeur, la frontière remonte sur la croupe des monts qui séparent le bassin de ce dernier lac du Ceresio, en laissant toutefois à la Suisse la petite commune d'Indemini, dans la partie supérieure du val Vedasca. Elle aboutit à la Tresa, qu'elle suit jusqu'au lac de Lugano. Quoique le milieu de ce cours d'eau forme limite, la Suisse possède le droit de pêche jusqu'à la rive italienne. La ligne frontière suit ensuite une ligne idéale tracée au milieu du Ceresio occidental jusque vis-à-vis de Morcote, puis décrivant dans la plaine lombarde un cercle presque complet, irrégulier et sinueux, autour du Mendrisiotto, elle remonte sur le Generoso (1704 m.), traverse le bras oriental du lac de Lugano et, atteignant la crête du chaînon des Alpes méridionales qui sépare les eaux

du Tessin de celles de l'Adda, elle suit cette crête jus-

5|u'à la Cima di Cagn (2237 m.), au-dessus du col de San orio.

Canton des Grisons. Les larges sinuosités que décrivent les limites entre les Grisons et l'Italie, caractéristiaues de cette ligne, lui assurent un développement considérable (278 km.). 28 km. seulement sont marqués par des bornes. Ce sont les points suivants :

a. Le col du Splûgen. Un polygone de 3 bornes, délimité en 1865, marque le sommet du col.

b. Le débouché de la vallée di Lei dans le val d'Avers. 3 bornes plantées en 1867 déterminent la frontière depuis la Cima al Motto ou Piz Mietz jusqu'au pont sur le Reno di Lei, de la route Andeer-Avers. La dernière borne a été renouvelée récemment, lors de la construction de la route.

c. A Castasegna. Une borne a été dressée en 1865 sur le parapet du pont de la Mera.

d. L'extrémité méridionale du val de Poschiavo, du Piz Combolo au Monte Masuccio. Un polygone de 41 bornes s'étend entre ces deux points. La dmimitation de 1865 laisse à l'Italie les ruines du château de Piattamala et donnait à la Suisse le village de Cavajone et le val Sajento. Une erreur s'étant glissée dans l'acte de démarcation, les deux bornages du 27 août 1874 et du 29 septembre 1876 ont réglé définitivement la question en faveur de la Suisse.

e. La Forcola di Livigno et le col de Fieno, marqués par 6 anciennes pierres.

f. Le tronçon allant du Piz Murtarus au Giufplan entre les communes de Zemez et de Livigno a été enfin

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Frontière A rextrémité méridionale de la vallée de Poschiavo.

déterminé en septembre 1905 après des pourparlers qui ont duré plusieurs siècles. 13 bornes aident à fixer la ligne frontière.

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g. Val Mora. Deux bornes anciennes en marquent le débouché dans le val de Gallo.

h. Umbrail. Le col de l'Umbrail a été délimité en 1865 par 9 bornes, du Piz Umbrail à la Dreisprachenspitze. On eut g^rand soin de ne pas couper les lacets de la route du Stelvio pour la laisser entièrement sur sol italien. Les tronçons délimités en 1865-67 Font été en exécution des conventions des 27 août 1863 et 22 août 1864.

A partir de la Ci ma di Cagn, la frontière italo-grisonne contmue à suivre la ligne de partage des eaux entre la Mesolcina et la vallée de Ghiavenna et celle de San Giacomo. De la Cima di Balniscio, à 7 km. au S. du Piz Tambo jusqu'au Pizzo Gallegione, elle suit la crête qui sépare les bassins du Rhin postérieur de celui du Liro et de la Mera, sauf à la vallée di Lei, tributaire du Rhin, qui reste à l^talie. La vallée di Lei, qui a toujours fait partie de la commune de Ghiavenna en Italie, avait été faussement attribuée au territoire suisse par les ingénieurs levant la carte Du four. G'est la seule parcelle de l'Italie appartenant au bassin hydrographique du Rhin. La frontière traverse ensuite à angle droit le val Bregaglia pour longer la {ïrande arête du massif de la Bernina, entre la Haute-Enj;adine et la Valteline. Au Piz Palù, elle tourne au S. donnant à la Suisse le val de Poschiavo. Plus loin, le dédale (les vallées aux sources de TAdda a été pour beaucoup dans le tracé anormal de la ligne frontière dans cette partie des Alpes ; le val de Livigno et une partie du val de Gallo, tributaires de TEngadine, appartiennent à l'Italie. La vallée de Livigno est placée en dehots de la ligne des douanes italiennes. G'est une sorte de zone francne comme la Haute- Savoie. La limite ne redevient naturelle au'au moment où elle atteint la crête qui sépare la vallée des Mûnsteralpen et le Mûnsterthal de la Valteline, crête qu'elle suit jusqu'au Piz Umbrail et à la Dreisprachenspitze.

Fnmtière orie*^tale. Canton des Grisons. La frontière entre les Grisons et l'Autriche est transversale à Taxe des Alpes. Elle suit presque partout des lignes naturelles ; là où elle s'en écarte, elle est marquée par des polygones de bornes (28 km. sur 186 km. de développement total). Au Schlinigpass, à la Fuorcla Lunga, au-desi^us (le Kemûs, la limite descend sur le versant suisse du col ; les Tiroliens étant devenus par achat propriétaires du sol en ont ac(]uis aussi la juridiction politique. L'inverse se produit au Fimberthal, qui fait partie du territoire suisse, les communes de Sent et de Remûs possédant les alpages du bassin supérieur. Il y a pourtant une exception à cette^ règle. Les communes d'Ardez et de Guarda, dans la Basse-En- };adine, ont la propriété des alpages du Gross et du Klein Fermunt. à l'extrémité supérieure de la vallée de TUl ou Montafon et du Paznaunerthal ; cependant cette région, peut-être à cause de l'éloignement et aes grands glaciers qu'il faut traverser pour y arriver du côté de l'Engadine, ne fait pas partie de la Suisse ; la limite est fizée ici sur la crête des versants.

En ce moment il se prépare une revision {.'énérale de la frontière austro-grisonne. Les tronçons qui seront complétés par de nouvelles bornes et une définition plus précise de la ligne de délimitation sont :

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