I. Agriculture, élève du bélail. Broderie
THIKRHCBRNL.I |C. Kerne, D. Frutigen). 3900 m. Sommité du massif du Wildstrubel, contrefort N.-E. du Steghom (3152 m.), qui se dresse entre rUeschlnenthàli et l'Engstligenalp. On peut ; monter, non sans difllculté, de l'hôlelde la ûemmi ou de l'Engstligenalp en deux i trois heures.
THIKNHOtRNUIPASS OU KINDBKTTIHORN- PASa |C. Berne. D. Frutigeni S600 m, environ. Passage sans nom ni cote dans l'atlas Siegfried; il s'ouvre entre le Thierhômli et le Kindbetlihorn |!696 m.) ; il est d'un usage tréï commode pour les touristes et les gens du pays qui se rendent directement de la Gemmi à Adelboden : facile et iotéressaat. On compte de '7 à 9 heures de la Gemmi à Adelboden par ce col, le glacier de l'UeschineDthâli et l'Engstligenalp.
THIKRUAUFHORN (C. Iterne, D. Bas-Simmenthal). 2248 m. ContrelortN.'O. delà Riprechllitluh (3244 m.). à t'E.-N.-E. de la Grimmialp, dans le Diemtigthal, d'où l'on peut le gravir aisément en 3 heures. Très b^lle vue. Sur la carie Dufour, il porte le nom de Wustenhorn. C'est un rocher de calcaire li'ïasique, comme le sommet voisin du Twirienhorn ; il repose avec pJongemenl N. sur le flysch de la zone du Niesen.
THIKRLIHUB (C. Saint-Gall, D. GoBBan, Com. Waldkirchj. 690 m. Groupe de sii maisons sur le versant N. du Tanoenberg. à3 km. E. de Waldliirch, à 7.7km. S.-E. de la station de Hauplwil. ligne r.oBsau-Sulsen. 29 h. cath. de la paroisse de Waldkirch! Elève du bétail, agriculture.
TMI«RI«*TT«M(C. Berne, D.Bas-Simmenlhal, Com. Diemligen). li6B m. Hameau dans la partie supérieure du Diemtigthal. à 12 km. B.-O. de la station d'Oei-Diemligen, ligne Zweisimmsn-Spiez. L'auberge de Thiermatten est un bel exemple d'ancien style simmenthaloU.
THIIRRKNS (C. Vaud. D Moudoo). 7K) m. Com. et vge à 7 km. N.-O. de Moudoo, à 5,5 km. N.-E. de la station de Bercher, ligne Lauianne-Kercher. au croisement des routes de Lausanne à Eslavayrr et d'Yverdonà Moudon, très près du point culminant de cette dernière route, sur le versant O. de la haute crête du Joral septentrional. Voitures postales pour Yverdon, Granges, Lucene. ^aint- Cierces, t^otleiis, Moudon. Bureau des postes, télégraphe, léléphone. Avec Fontanoaz-Bïon, les Petits-Champs et plusieurs habitations foraines, la commune compte 124 mais., 607 h. protesUnts; le village, 98 mais., 490 h. Paroisse comprenant les communes de Correvon et Nerruz. Agriculture. Moulin, scierie- Église restaurée en 1903, monument historique. Découverte de lombes en pierre, peintures et fresques intérensanles. Cette terre relevait des sires de Belmont, de la maison de Grandson. Elle fut acquise par Rodolphe III, comte de Grujère, comme dot ds sa femme, Colombe de Belmont. Ce comte ayant été excommunié par suite des maui qu'il causa ilans la
attaché )
régir
le bernois, tandis que Moudon était tel ordre de choses. Dans la nuit du 179t<, des hommes armés élaienl par-
Vverdon,
24 au 25 jao'
ti s de Moudon pour n
de défendre leur villi^
partit de Moudon "pour porter au général de Weîss, i >^nn ,.wT^ sommation du général français Ménard, a avoir a évacuer le ra^K de Vaud ; celte députation fut arrêtée par une patrouille de la parde de Thierrens ; lei deux hussards français qui l'accompagnaient furent tués, un dragon vaudoia fut blesse, tandis qu'un autre dragon put parvenir à Yverdon par des chemins détournés; la voiture qui contenait la aéputation retourna à Moudon, oii ce retour causa une grande agitation; le général Debons, qui y exerçait un commandement, lit expédier une reconnaissance sur Thierrens, dont lea habitanta se soumirent. Le général Ménard prit prétexte de cel événement pour faire entrer des troupes françaises dans le PayedeVaud. Il règne, du reste, sur cet épisode de la révolution de 179S. une certaine obscurité. Ainsi, une relation extraite des mémoires de D.-A. de Trey, qui lut délégué de Payeme à l'Assemblée provisoire du nys de Vaud. à Uusanne. donne sur l'incident de Thierrens plusieurs détails qui le représentent sous un jour assez dilTérent; de Trey était partisan du régime bemoin. Voir Héune hiitoriifue vaudoise, 1693, page 232. En 1845, découverte de tombeaux renfermant des ossements humains, uD coutelas et des boucles. Ce fui à Thierrens que résida (de 1828 k 1859) le pasteur et théologien R. Mellet, qui collabora à une traduction de la Bible. En 1150, TJerens; en 1154. Thyerens; en 1338, Tierreini = chez les descendants dellieodari. colon germain.
THICRRICHTC (C. Valais, D. Rarogne occidental). 2296 m. Terrasse étroite ^'avançant sur les flancs S.-E. des Tellispitien.surla rive droiteduFanierthal.Blh.20 min. N.-U. de la Faflleralp. dans la partie supérieure du Lotschenlhal ; très beau point de vue sur le massif du Nesthorn.
THIKRBTEIN \C. Argovie. D. LaufenbourE, Com. Gipr-Oberfrick). 610 m. Ruines d'un château sur ta colline boisée du Dislelberg ou Thiersteinberg. non loin deWiltnau. C'est le berceau des comtes de Thierslein, lesquels possédaient des biens dans le Sisjfsu, dans le Friclithal eL dans le iiuchsgau. et qui disparurent au XV1> siècle. Au commencement du XII t' siècle, le château a été abandonné et tomba en runte. En 1082, Dieratein.
THIBRSTKIN (C, Soleure). District, Voir Dorkecr- Thierstein.
THIERSTIIN <RUIHBS DC>(C, Soleure.D, Thierstein.Com. Biisserach). 465 m. Ruine^d'un château à l'extrémité O, du Lindenberg, à 5 km. S.-E, de la station de LaufeD,ligDeBâle-Delétnont. Lee ruines de ce château cou-
Ruloei du chlUiu A» Tbisrilaln tdsi du Sud.
de (fuelque calé qu'on les contemple. Ce châlesa ■ été la réiidence de comtes qui ae sonl rendus céli'bres dans les
Suerrea de Bourgogne et de TÉvéché rie Bile. Les comtes e Thieretein lont issus de ceui de Frobourg et ceui-ci des comtes d'Alsace. Au XI' siècle, un Thierstein épousa une comtesse de Habsbourg, Le château primitif des Thierstein était situé près de Witznau. à peu de distance du manoir de Homhourg, Rodolphe de Tbiersteio. qui vécut de 1152 à IITP. bâtit près du couvent de lieinwil, dont II était l'avoué, le nouveau château de Thieretein. C'était une forlpresse bien située pour administrer les nombreux domaines que les Thierstein venaient d'acquérir de la succession des comtes de tioyhières. En 1190, les Thientein étaieol en possession de l'avouerie dn couvent du Petit Lucelle et du patronage des éfflises de Rog^nbourg et de Movelier. de l'église de Saintfienott t Bienne. Ils possédaient le chàleau de Thvr, sur l'emplacement actuel de l'hôtel de Zi^hringen, à Fribourg. Les Thierstein furent en guerre svec l'évi^ue de Date, Jean de Vienne, au sujet du comté de Xidau qu'ils occupèrent. Ils se trouvèrent à Sempach et plusieurs tombèrent sur te champ de batadie. En 1388, les comtes de Thierstein occupèrent In charge de grand êchanson à la cour du priDce-èvéque de Bàle. En 138», l'ëvéque de Bâie, Imier de Ramstein. leur vendit les quatre villages de Movelier, Pleigne. Ho^genbouig et Bourrignon; en 1416, ils acquirent oe l'église de Bitle. le comté de Sisgau, les villes de Liestal, de Waldenbourg et le château de Hombourg. Qswald de Thierstein commandait les troupes de l'évèque de Bàle, de la ville de Porrentruj et des villes de Colmar et de SchlesUdl. à la balaille de Morat. Un peu avant le combat, Oswald créa chevalier Waldmann, chef des Zuncois, et 150 oritcient de l'armée des Confédérés. En guerre avec les Soleuroia, les comtes de 'Thiersleinf^renl forcés d'accepter la com bourgeoisie deSoleure, d'emprunteren 1463 i cette ville une Homme d'argent sur
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leur comté. Au Concile deBâle, le comte de Thierstein joua un râle important, comme représentant de l'empereur et protecteur de cette grande assemblée. Le comte de Thierstein étant mort, en 1M8. sans héritier habile i lui succéder dans ses fiefs, l'évèque de Bàle. Christophe d'Uttenheim, voulut prendre possession de ce comié que l'empereur Maiimilien lui avait adjugé i titre de Réf. En 1^ . l'empereur a\-ait déjà aulonsé l'évèque de B*le el ses successeurs i joindre! leurs armes celles des Thierstein et â prendre dans les actes et les écrits le titre de comtes de Thierstein. Maie les Soleurois. après la mort du comte, occupèrent aussitôt le comté de Thierstein, prétendant qu'il était leur combourgeois et qn'ils en étaient les légitimes successeurs, en vertu de rhypothègue qu'ils avaient sur ce château. En vain l'évèque de Bàle fl^t valoir ses droits. Privé
"■ rces, en pleine Rérormation, sans asile, dans des
révolte, le pauvre évèque dut cédera la force.
. ra, à la vérité, les ancieni
1 Église de Bâle, cédées autrefois aux comtes mais dut forcément renoncer au beau comté de Thierstein. lequel, depuis ce moment, n'a plusces^ d'appartenir à Soleure. Les terres de ce comté forment actuellement le district de Domeck-Thierstein et le château a servi. prndaDt plus de deux siècles, de résidence aux baillis soleurois. Les comtes de Thierstein blasonnaient d'or à la biche de gueules sur trois moatagnes de sinople ; pour cimier, une boule de neife posée sur un chaperon de gueules et de sable. Vers le milieu du X1X> siècle, la commune de Biisaerach a vendu cette ruine au Club alpin suisse, section de Bâle. Celle-ci a installé dans la tour une petite salle des chevaliers, que vont voir de nombreux visiteurs. Bibliographie. Notice* sue le château de l'Éc^chr^. par l'abbé A. Daucourt, Porrentru; 1906. Trouillat. I. 11. Die Auflômng der Tiertieinitrhen Hemehaff, de Cari Hoth. Bâle, 1906.
THIERaTBINBBRQ (C. Argovie, D. Laufenbou»). 750 m, Jolie colline boisée, i 1.5 km. S. de Schupfart. formant l'extrémité N. d'une branche du Jura tabulaire.
8ui s'en détache i la Geissnuh-Schafmatt, Son sommet )rme un plateau qui tombe rapidement à l'O., au N. et i l'E. vers les vallonade Wegenstetten. Schupfart et Gipf- Oberfrick. Sur le versant oriental s'élève la belle mme de Thieratein.
THIBNTH«LI (C. Valais, D. Conches). 3300-3850 m. Partie du glacier du Khône qui s'étend entre les Hintere Gelmerhômer à l'O. et la chaîne du Tellslock à l'E., sur une longueur de 1,5 km.
THIKRWIES (C. Saint-Gall. D. Ober Toggenbarg. Com. Wildhaus). 3081 m. Cabane du Club alpin suisse avec auberge sur le chemin d'Urnâsch au Sântii.
THIOLBVRBS (C. Vaud, D. Moudon). Voir rOi.n'MCS.
TMIOUaVRIS (UEA) (C. Vaud. |i. Uron). 700 m. (école). Com. aux habitations disséminées sur une hauteur de la rive gauche de la Broje; l'école, qui est au centre, est i 4 km. d'Oron-la- Ville, à 2,5 km. au S.-O. de la station de Palézieux- village, ligne Paléiieux-Lvis ; sur la la roule de Cullf à Palézieux. Télégraphe, téléphone. 31 mais. 157 h. protestants de la paroisse d'Oron-la- Ville. Agriculture. L'origine de cette localité est due aui religieux de l'abbave de Haut-Crèt qui la bâtirent sou; l'impulsion de l'évèque de Lausanne (1366). En 1367, 'Hiiolere, toilerie, du patois th loi e, tuile.
THdRiavN |C. Berne. D. Wangen). 488 m. Com. et vge sur la rive gauche de l'Allachen canalisée, au croisement des routes Berthoud-Langenthal et Heraogenbuchsee-Lindenholz. â 3 km S.-E. de la station d'Henogenbuchsee, ligne Berne-Ollen. Bnreau des postes. tJélé-
ehone. Voilure postale pour l.angenthsl et Henogenuchsee. Avec llomberg et Hâttenberg. la com. compte ornais.. ^0 h, protestants de la paroisse d'Henogenbuchsee; le vge, 73 mais. 558 h. Agriculture, fromagerie, moulin, scierie, tannerie. En août 1007. 14 bâtiments furent la proie des flammes. Trouvaille d'une monnaip d'or, ^ Unter der Lindei (Sous le tilleul) était un des emplacements où siégeait le tribunal de Murgenthal. En 13(n), Tôringen. Dana le voisinage du Schlossberg, tertre funéraire. Là el su Burgatall, entre Thôrigen el Bleienbach, mura d'enceinte. Au Lôhle. reates d'un poste d'obaervalion romain. Voir Widmer-Slem, Archiv. lift hittnr. Verein* de» Kantoni Bem. vol. XVII, pagea468-70.
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THCMRiaiN BOZBmaWALD (C. Beme, D. Wangen). sas m. For«t de hélPes d'une lupertlcie de 100 ha., s'éleodant entre Thôrigen et Rûtschelen, an N. de la roate da Thôrigen à Lindennolï.
THSNIBHAUS (C. et D. Berne, Com. KônU et Neuenegg). 570 m. Section de la com. de Koniz et vge BIT la rive droite de la Singine, Hiir la route de Beme à Flamttt. Station de la liRpe Berne- Frihour^. Bureau dei poatei, téléphone. Avec Senseninatt et une partie de Thorishsuaau, la &ectian compte tO mais.. 95 h. proleitantadela paroisse de Kônii; le village qui se trouve dans le* commanea de Kônii et Je Neuenegg, 15 maia., 111 h. Commerce de bois, étpve du bétail -agriculture. A la Senseoinalt découverte d'une hache de bronze.
THCBRISHAUBAU (C. et D. Berne, Com. Konii et N'eueneag). 552 m. Hameau sur la rive droite de la Singioe. i 1 km. S. de la station de Thoriahaui, ligne Berne-Kribourg. 3 mais., 11 h. proleslaots de la paroiaie de KÔniz. Marécages, nombreui aunes,
TMOLE il;. Appeoiell Bh.-Eit., D. Vorderland, Com. Walienhauaen). S50 m. Hameau i 1.5 km. S.-E. de la station de Walzeuhausen, ligne Rheineck-Walien' bausen. à 1,5 km. S.-O. de la aUtion de Sankt-Margreiheo, ligne Rorschach-Coire. 22 mais., 140 h. prot. de la paroisse de Walzenhausen. Prairies, 'Tissage de la soie. Impression sur rideaux.
THOMASI* <L*> (C. Vaud, D. Aigle, Com. Bei). 1275 m. Jardin alpin d'acclimatation de l'Université de Lausanne établi i Pont de Nsnt. à 1,5 km. S.-E. des Plans de FreniÈrea, dans un site pittoresque.
THOMASSBY8 (L>S> (C. Vaud, D. Aigle, Com. Ormonl-Dessus). 1200-1160 m. Groupe de chalets au N. de la route qui relie Vers l'Égliae au Plan des llea, à 6 min. N.-O. du Plan, entre ce hameau et l'hôtel du Pillon. Chalets meublés à louer pour l'été.
THOM (C. Claris, Com. Schwanden). 586 m. Petit village au pied t. du Glârnisch, sur un cdne de déjection préhistorique de la GuppenruQs, à 1 km. 0. de la station de Schwanden, ligne Glaris-Linthal, sur la route de Schwanden à Schwandi. La partie supérieure du village est formée de maisons de paysans brunies par le temps, la partie inférieure d'anciennes raaiaons de maîtres et de vilfas modernes. 56 mais., 203 h. prot. de la paroisse de Schwanden. Agriculture, élève du bétail. Travail dans les fabriques de Schwanden. Belle vue sur le Grossthal et la chaîne du Tôdi. Le village de Thon formait autrefois une corporation indépendante au point de vue économique; en 1876, il a été réuni i la commune de Schwanden. En 1350, in demTan (= forêt).
THONHUB IC. Thurgoïie, D. Arbon, Com. Hefenhofen). Hameau. Voir Tonhub.
, THÙNBX (C.Genève, Rivegauche}.408ni.Com. et vge a peu de distance de la rive droite du Foron, qui forme en cet endroit la frontière française, i 4 km. E.-S.-E. de Genève, à 500 m. de la station de Chéne-Bourg. tramway électrique Geaève-Annemasse. Téléphone. Uutre le village, la commune comprend les hameaux de Moillesulaz, Villette, Foieard et le Petit-Thônex, et compte 152 maia., 1051 h. catholiques et vieux-catholi-
Ïues des paroisses de Chène-Bourg et de honei i'Èl protestants de la paroisse de Chène-Bougenes); le vge, 13 mais., 67 h. Asile d'aliénés de Bel-Air Ivoir ce nom). Le chapitre de Saint-Pierre avait autrefois des droits sur ThSnei, droits que conserva Genève en aa qualité d'héritière du Chapitre. La commune de Tbônei fait partie du territoire annexé à Genève par le traité de Turin (1S16). Trouvailles de monnaies romaines. En 1103, Thoney; en 1203, lï». Thonnay; au XIV* siècle, Thonanay; en 1418, Thonney.
TMOn (C. Thurgovie, D. Mûnchwilen, Com. Tobel). ^f» m. Hameau i 1.9 km.
E.-N.-E. de Tobel, à 8 km. N.-F. de la station de Monchwilen, ligne Fnuenfeld-
.. 30 h. proteslanla et catholiques, de la pa-
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dans l'atlas Siegfried, entre les points 2521 et 2577 m. de ta longue arête des Gitschenstôcke. contrefort N.-E. de l'Un Rothstock. C'est le seul passage qui permette de franchir cette haute muraille et non sans ditnculté pour passer du Gitschenlhal dans le Klein thaï. Consulter ; Clubpihrer der Vmer-AX^en, H* vol. Zurich, 1906.
THORACKIfl (C. et D. Beme, Com. Huri). 5S0 m. Hameau à 600 m. N'.-E. de la station de Mûri, tramway Beme-Worb. 4 mais.. 52 h. protestants de la paroisse de Huri. Agriculture.
THORBJtCH (C. Lucerne, D. Entlebuch,Com. Flûhli). t<03 m. Hameau sur la rive gauche de la Petite Emme, à 1 km. S. de t'iûhli, à 10 km. S. de la station .de Schûpfheim, ligne Berne- Lucerne, 3 mais., 20 h. catholiques de la paroisse de Flûhli. Agriculture, élève du bétail.
THORBAUM (BIIM>(C. et D. Beme, Com.Wohlen). 635 m. Hameau à 800 m. N.-O. d'UettUsen, dans une contrée bien cultivée et fertile. 4 mais.. 28 h. protestants de la paroisse de Wohien. Agricr'lture.
THORBKRa (C. Berne, I). Berthoud, Com. Krauch* thaï). 650 m. Section de commune, ancien chlteau, puis couvent et résidence d'un bailli bernois, aujourd'hui pénitencier cantonal situé i la jonction du Krauchlbs! et du Lindenthal, sur une route secondaire de Beme à Berthoud, sur un rocher de mollasse de 60 m. de hauteur, i 1 km. S. de Krauchthal, à 6 km. S.-E. de la aUtion de Ilindelhank, ligne Berne-Olten. Télégraphe, téléphone La section compte avec des maisons disséminées 15 mais., 280 h. protestants; le pénitencier seul 11 mais., 261 h. Les premiers propriétaires du château furent les chevaliers de Thorberg (de Porta ou de Tore), minislériaux des ducs de Zâhringen. puis des comtes de Kibourc. Le premier seigneur de Thorberg mentionné dans les aocucuments est un Alberlus de Porta, en 1175. Un de ses descendants, Jean de Thorberg, mort vers 1335, doyen du chapitre de Canatance et chanoine de Saint-
Ours à Soleure
L rôle considérable c
Thorberg. bailli de Souabe, Argovie et Thurgovie, comte de Hheinfelden, majordome du duc Léopold III d'Autriche, homme célèbre pour sa rudesse. L empereur Charles IV lui donna les biens de Thorberg que Pierre tenait en fief de l'empire d'Allemagne, ainsi que les droits de collation de Krauchthal, de Koppigen et d'AIchenstorf en vue de la fondation d'un couvent. En 1386 «OD château fut détruit par les Bernois dans la guerre
de Sempach. En 1397, Pierre éleva sur son emplacement un couvent de Chartreux auquel il lit donation de tous ses biens et des droits de collation cités plus
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haut. Il coofia Tavouerie du couvent aux villes de Berne et de Soleure auxquelles Thoune fut adjointe dans la suite. A répoque de la Réformation, ce couvent était un des plus riches du canton ; il possédait entre autres un domaine appelé la Chartreuse près de Thoune. Il fut sup-
Srimé en lo28 par le gouvernement bernois ; la plupart es moines se retirèrent à la Chartreuse d'ittingen, près de Frauenfeld. Ses biens et ses droits furent dès lors administrés jusqu'en 1798 par un bailli résidant à Thorberg ; il y eut 53 baillis qui restèrent chacun 6 ans en fonctions. En 1803. le bailliage fut réparti entre les districts de Berne et de Berthoud ; Thorberg et Krauchthal passèrent à Berthoud. Le château, qui avait été reconstruit en 1755, fut transformé en un asile des pauvres. En 1848, il devint un pénitencier pour hommes. Les détenus sont occupés à divers métiers et à l'exploitation agricole de ce ffrand domaine. En 1840, Thorberg servit de prison
four Tes soi-disant chefs du complot réactionnaire de 832, connu sous le nom Erlacherhofverschwôrung. Les armoiries de Thorberg, une porte ouverte d'argent sur trois monts de sinople se trouvent dans des vitraux de la cathédrale de Berne et des églises de Hindelbank et de Gléresse. On y a trouvé une monnaie d'or de Philippe de Macédoine et des monnaies de bronze. Consulter Settler, Versuch einer urkundlichen Geschichte dei' Ritter von Thorberg dans les A bhandlunqen des histor, Vereins des Kantons Bem. I, page 13-79. von Mûlinen, Heimatkunde des Kantons Bem^ livr. 3, page 150-167. Berne, 1883. L'ancienne Chartreuse de Thorberg, par l'abbé Nicklès. Fribourg, 1894, illustré de nombreuses gravures.
THORBKRO (C. Valais, D. Brigue). Voir Thurberg.
THORKOQ (C. Saint-Gall, D. Gossau. Com. Waldkirch). 522 m. 7 mais, sur la rive gauche de la Sitter, à 6 km. 0. de la station de Môrswil, ligne Rorschach-Saint- Gall. 41 h. catholiques de la paroisse de Bernhardszell. Elève du bétail
THORKNBKRO (C. et D. Lucerne, Com. Littau et Malters). 465 m. Hameau à 1 km. 0. de la station de Littau, ligne Beme-Luceme, sur la rive gauche de la petite Emme. 8 mais., 93 h. catholiques de la paroisse de Littau. Agriculture. Usine électrique. Restes d un petit château d autrefois aménagé comme habitation.
THORIN (C. Fribourg, D. Sarine, Com. Praroman'. 769 m. Hameau à 500 m. N.-E. de Praroman a 11 km. S. de la station de Fribourg. 4 mais., 25 h. catholiques de langue française, de la paroisse de Praroman. Élève du bétail Prairies, céréales, arbres fruitiers. Tressage de la paille.
THORKOPF (C. Claris). 2060 m. Contrefort rocheux en forme de tour, sur le versant occidental du Rûchi (2851 m.), au-dessus de la Baumgartenalp, sur le bord O. du grand cirque d'érosion du Fuhrbach. Il est formé de Malm, de Crétacique et de calcaire nummulitique appartenant à l'un des nombreux plis couchés et fortement laminés qui constituent le massif du Nûschenstock. (Voir le profil géologique du Rûchi.) Le sentier du Kistenpass, venant de la Baumgartenalp, franchit cette bande de rochers de Malm par une entaille appelée Thor, découpée directement au S. du Thorkopf.
^ THORLOCH (C. et D. Schwyz). Env. 1750 m. Entaille étroite et pittoresque dans une arête rocheuse verticale de calcaire (Berrias) qui forme la continuation 0. du Kratzengrat, 600 m. au S. des chalets de la Thoralp. Un sentier rapide conduit de la Thoralp par cette brèche aux chalets du Râtschthal situés plus bas.
THOUMAI.EY ou TOUMALEY (C. Vaud, D. P&ysd'Enhaut). 1767 m. Chalets au centre du pâturage de ce nom. à l'extrémité supérieure S.-E. de la vallée de l'Eau Froide, latérale à celle de l'ctivaz, à 2 heures du Contourde l'Étivaz. Sur ce pâturage se trouve un petit lac, le Gour (1841 m.), qui sert d'abreuvoir aux troupeaux. Un passage assez rapide, la Lanche-di-Perte, permet d'atteindre le pâturage voisin de l'Audallaz, 1861 m., situé comme le Thoumaley dans une combe creusée entre deux assises de brèche du Flysch du Niesen.
THOUNE (District du canton de Berne). Ce district est situé dans la partie S. du canton, à l'entrée de l'Oberland. Il touche au S. au district du Bas-Simmenthal, au S.-E. à celui d'Interlaken, au N.-E. à celui de Signau, au N.-O. à ceux de Konolfingen et de Seftigen. La limite
va du Ganterist a l'extrémité £. du Walalpfffai par la crête de la chaîne du Stockhoi n ; elle descend ensuite le cours du Stockerenbach jusqu'au StockenthaL suit alternativement le Gliitschbach et le versant S. du Riederenhubel, atteint la Kander au hameau de Glûtsch, mais ne la suit pas jusqu'à son embouchure dans le lac : elle contourne la base de la colline du château de StràtUigen. traverse le village de Gwatt, passe par un petit îlot, traverse le lac, atteint le promontoire « die Nase », suit la crête du Beatenberg, puis celle de la Sohliluh, atteint le Grûnenberg et le Widderfeld, le sommet le plus occidental du Hohgant. A partir de ce point, elle se confond avec la ligne de partage des eaux entre la Zulg et l'Emme jusqu'à la crête de Hohenegg; de là. elle descend dans la vallée du Rothenbach, remonte sur les hauteurs du Staufen et de la Schafegg, sans atteindre cependant la Falkenfluh; elle descend dans la gorge de la Rothachen et atteint l'Âar près de Thungschneit, vis-à-vis d'Uttigen ; elle traverse ensuite la
{)laine d'Uetendorf-Uttigen, suit sur un faible parcours a route Uttigen-Seftigen, puis le faîte de l'Uetendorfberg, décrit un lacet dans la vallée de la Gûrbe et remonte le cours supérieur de cette rivière pour atteindre le Ganterist.
On distingue très nettement cinq régions au point de vue oro^géologique. La réeion calcaire du Stockhorn ; la région morainique de Seftigen- Amsoldingen, un des paysages morainiques les plus typiques de la Suisse ; la plame d'alluvion de TÂar ; la région des collines du poudingue de la mollasse ; puis celle des chaînes calcaires du Beatenberg et du Sigriswiler Rothhorn, prolongement lointain de la chaîne du Pilate. Ces dernières chaînes sont topographiquement l'équivalent de celles du Stock horn dont elles diffèrent cependant par leurs faciès. Elles se relient manifestement par ces caractères aux terrains des chaînes du Morgenberghorn- Faulhorn, dont elles sont décrochées sur une dizaine de kilomètres.
Le versant X. de la chaîne du Stockhorn, du Ganterist au Walalpgrat, qui appartient au district de Thoune, com-
Rrend les sommités suivantes : le Ganterist et la iûnenen, la longue et tranchante arête de la Krommefadeniluh. la croupe du Hohmad, la crête étroite et gazonnée du Mentschelenspitz et du Widderfeld, et la lar^ze voûte du Walalpgrat avec ses escarpements du côté du Stockenthal. Plusieurs vallons sont creusés dans ce versant. Citons, outre la large cuvette de la Gùrbe, leFallbachthal, leSulzgraben et le Hufigraben.Cesdeux derniers n'ont plus d'eau en été, tandis que le Fallbach est très abondant toute l'année. Les alpages de cette région sont passablement rapides et un peu inférieurs à ceux du Simmenthal en étendue et en rendement. Les deux villages de Pohleren et Blumenstein se trouvent dans la vallée qui longe la chaîne du Stockhorn et dont le prolongement est la vallée de Stocken dont elle est séparée par une li^ne de faite à peine sensible. Entre cette vallée et la plaine de Thoune s'étendent les collines dont nous avons déjà parlé, lesquelles forment tout un système de longues croupes, de coupoles, de plateaux, de cuvettes et de vallons. Sur le sommet ou les versants de ces collines se trouvent les villages de Zwieselberg, Amsoldingen, Hôfen, Uebischi, Thierachern, Làngenbûhl, Uetendorf, Auf dem Berg, Forst, ainsi qu'une partie de Blumenstein. De nombreux laguets donnent à cette contrée un cachet spécial; ce sont ceux d' Amsoldingen, d'Uebischi, de Bittligen et le Geistsee; l'ancien iEgelsee, un petit lac sans nom en aval d'Uebischi, et un autie entre Thierachern et Lân-
Senbûhl, > mentionnés par des documents, sont aujour- 'hui transformés en marécages. Parmi les cours d'eau mentionnons le Walenbach, qui sort du lac d'Amst»!dingen et se jette dans le Glûtschbach près d'Uttigen, et la Grosse Alûsche oui sort du Geistsee et se réunit a la Gûrbe. La Kander s'était creusé, à travers ces collines, une vallée qui s'ouvrait sur la Thunerallmend ; après la correction de cette rivière et sa dérivation dans le lac. en 1714, le Glûtschbach fut dirigé dans cette vallée ; il se jette dans l'Aar, rive gauche, près d'Uttigen. L'ancienne région d'inondation de la Kander et de l'Aar, qui s'étend de Gwatt à Uttigen, vaste plaine d'une largeur de 5 km. et d'une longueur de 9 kn»., dont une partie sert
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de place de Ur i l'artillerie. e«t presque complètemeat transformée en terrains caltivés. L'Air longe le bord oriental de celte plaine de aorte que I* rive droite l'n est beaucoup moins étendae que la rive gauche. Dans cette plaine ou sur ses bords se tronveitt, sur la rive ffiuche, Gwatt, Schoren, Buchholi, Dûrreuast, AUmendingen, Schenligen et les nouveaux quartiers de Thoune avec l'Ail mend, ainsi qo'une partie des vil I aires de Thierachem et Otendorf. Sur 1a rive droite Thoune. Heimbe» et SieffUburs, ce dernier aur le delta de la Zulg. A ThouQe, le Grusisberg, contrefort de la Blume. touche presque à la rivière, de sorte que la ville n'occupe qu'un emplacement restreint. Le massif de la Blume, s'abaisse aussi brusquement du càli du lac uns formi^r de grandes terrasses, de sorte que sur la rive il j a 1 peine place pour les villages de Hilterflagen, Oberhoten, Gunleo et Merligeo. Les versants du Beatenberg et du
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mets abnipls, a le mime caractère que le Hanl-I^tunenthaï. On en peut dire autant de la vallée de la Zolg, loofue de 30 km. ; profondément encaissée dans aa partie moyenne et inférieure, elle remonte juB(|u'au pied du Hohgaat. Elle est bordée au S. par le Sigriswilerarat et les contreforts abrupts que de profonds ravins sCpa-
> des a
Blume, qui porte la nom de Winterseile on Homberg. La vallée est fermée par les penlea abruptes et les bastions rocheui des Sohlhûhe et du Widderfeld. Au N. de ce dernier sommet une dépression permet de communiquer avec Schaoirnau et la vallée de l'Emme. An N., ta vallée de la Zula est bordée par la Honegg et sa ramiHcation O. dont le sommet terminal, le Ifarllisbrrg, s'avance vers l'Aar près de llcimberg. Le Fond de la vallée de la Zulg est occupé par la commune d'Erii. Au pied 0. de la Honegg, do côté de la vallée du Rothen-
Catls àa dtatriel d* T
Sigriswîlergnt, aux courbes parallèles, «ont particulièrement escarpés ; entre Im deux s'étend le Juetisthsl, qui débouche à Herligen. Ces deux chaînes aux aréles déchiquetées ont un caractère sauvage; il en csl de mêroe de la chaîne des SohIOiihe qui les rattache au Ilohgant. Le massif delà Blume. adossé à l'O. du SigriswilergraC. est mollassiqae| il est sillonné de plusieurs cours d'eau au lit très encaissé : le Slampbach près de Katlipen. le Gnntenbach et l'Uertlibach non loin de Gunlen, le Kohigraben près. d'Oberhofen, le Hunibach dans le voisinage de la sortie de l'Aar. Sur le versant qui s'abaisse du côté du lac de Thoune sont disséminés les divers grouppments
Endorf, ainsi qoe le village central sur la rive gauche dû
Îrofond ravin de Gunlenbachtobel; sur Is rive droite, schingel, Schwaoden. ^chlcn, Ringoldswil, puis Keili- Senschwendi et Goldiwil. Sur le versant N. de la Blume. u côté de 11 Zulg, sont situés Schwendibach. Homberg, llorrenbach, Buchen. Teuifenthal dans la vallée du même nom, ainsi que les hameaux de Reust et Heiersmad, qui appartiennent à Sigriswil, Celte haute région montagneuse, très boisée, avec ses profonds ravins et ses som-
bach, s'étend la commune d'Ober Langencgg. tandis que celles d'Unler Langenegg et de Fahmi sont situées sur des plateaux à une grande hauteur au-dessus de la Zulg. La chaîne de ccdlines qui porte ces localités sépare la vallée de la Zulg de celle, plus courte, de la ttolhachen : cette rivit're prend sa soareeldans les marais tourbeux d'Ober Langenegg, court parallèlement à la Zulg et se Jetle dans l'Aar entre Ultigen et Kiesen; sa valléi' est bordée au N, par le Buchholterberg, sur les pentes duquel sont disséminés les hameaux qui forment la commune du même nom. La commune de Wachseldorn est située tout au fond de la vallée, sur le versant N. du Slaufen et partiellement déjà dans le bassin du Kiithenbach. Le point li^ plus élevé du district, le Ganterisl, est à 2177 m. d'altitude ; le point le plus bas, l'Aar à Thungschnett, à 5t0 m.
Le district de Thoune présente des contrastes très accusés, car il comprend des territoires appartenant à 3 régions naturelles dilTérentes situées dans les divisions suivantes : Oberland, Emmenthal, Plateau. Les localités de la rive droite de l'Aar ont, ainsi aue leurs habitants, plutôt te caractère de l'Emmenthal, tandis que sur la rive
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gauche rinfluence du Plateau est contrebalancée par celle de TOberland. On trouve, dans le même village, des maisons du type du Plateau et de celui de TOberland. Les sites des environs de Thoune sont célèbres et uniques en leur genre, car ils réunissent à la fois les caractères des Hautes Alpes, des Préaipes, du lac et de la plaine.
Le district de Thoune a une superficie de 28090 ha. et une population de 33473 h., soit 119 h. par km*. C'est le neuvième district du canton pour la superficie, le deuxième pour le chiffre de la population et le neuvième pour la densité. Les 33 473 h. sont répartis entre 7181 ménages dans 4403 maisons ; la grande majorité de la population est protestante; les catholiques ne sontqu^au nombre de 618. La population est en vote d'augmentation, comme le prouvent les chiffres suivants : en 1764, 12166 h.; en 1818, 19527; en 1831, 21425: en 1850, 26036; en 1860, 25100; en 1870, 29330; en 1880, 30280; en 1888, 30198; en 1900, 33473. De 1888 à 1900, l'augmentation de la population a donc été de 3275 h., soit le 10 ^/o- Le district comprend 29 communes. Sur la rive droite de l'Aar : Buchholterberg, Eriz, Fahrnt, Goldiwil, Heiligenschwendi, Heimberg, Hilterfingen, Homberg, Horrenbach-Buchen, Oberhofen, Ober Langenegg, Schwendibach, Sigriswil, Stefftsburg, Teuffenthal, Thoune, Unter Langenegg et Wachseldorn ; sur la rive gauche : Amsoldingen, Blumenstein, Porst, Hôfen, Lângenbûhl, Poleren, Strâttligen, Thierachern, Uebischi, Uetendorf et Zwieselberg. Il comprend les neuf
Earoisses suivantes : Amsoldingen, Blumenstein, Bucholterberg, Hilterfingen, Schwarzenegg, Sigriswil, Steffisburg, Thierachern, Thoune. Thoune compte une paroisse catholique romaine et une paroisse vieille catholique.
L'occupation principale des habitants est l'agriculture. Les différences climatiques ont pour conséquence une grande diversité dans l'exploitation du sol. Dans les communes de Sigriswil, Eriz et Unter Langenegg, c'est l'élève du bétail qui domine ; dans les régions plus nasses, on s'adonne avec soin à la culture des prairies. La culture des arbres fruitiers est répandue dans presque tout le district, mais la récolte est souvent compromise par le fbhn, qui est très violent au printemps, et les gelées tardives provoquées par de fortes chutes die neige dans la montagne. La culture de la vi^e a diminué ; il ne reste plus que de petits vignobles près de StefHsburff, de Thoune ainsi qu'au bord du lac, de Hilterfingen à Merligen. Par contre, l'apiculture est dans un état prospère. Le prix des terres est élevé. On compte 5400 ha. de terrains improductifs et 22690 ha. de terrains productifs; ces derniers se répartissent comme suit :
Champs et jardins 6800 ha.
Prairies 5097 »
Pâturages et alpages 1422 »
Vignes 35 »
Forête Ô336 »
La statistique du bétail a fourni les chiffres suivants :
Bœufe 5577 6310 8362
Vaches 7474 8278 10387
Chevaux 1026 1514 2230
Porcs 4221 5957 5607
Moutons 4391 2912 1762
Chèvres 5501 5509 4000
Huches d'abeilles . . 2119 3021 -
Dans presque chaque localité il y a une fromagerie, des sociétés d'agriculture ou d'élevage. Commerce de bois, exploitation de tourbe à Schwarzenegg, Thierachern et Amsoldingen. A Heimberg, la poterie est une industrie domestique. Entreprises de constructions et scieries à Oberhofen, Merligen, Steffisburg, Thoune, Thierachern et Blumenstein. Ateliers de mécanique et crands ateliers de serrurerie à Steffisburg et à Thoune. Faorique de drap à Steffisburg. Moulins à Tnoune, Steffisburg, Thierachern, Uetendorf, Lângenbûhl, Blumenstein, Amsoldingen et Merligen. Trois fabriques de cigares à Steffisburg, fabrication de meubles à Thoune, fabrique de cartonnages à Thoune, trots brasseries à Steffisburg, chocolaterie au lait à Steffisburg, tuilerie et briqueterie à Steffisburg (Glockenthal), carrières de gypse à Blumenstein. Les
ateliers fédéraux de Thoune occupent plus de 1500 ouvriers ; chantiers de construction de bateaux â Scherzligen. L'industrie hôtelière a pris unegrandeextension spécialement à Thonne, Oberhoren et Huterfingen, Goldiwil; viennent ensuite Merligeb, Gunten, Sigriswil, Heiligenschwendi, Hartlisberg, Uetendorf, Blumenstein, Schnittweier près Steffisburg ont des bains. A Thoune, caisse d'épargne et de crédit, caisse d'épargne du district et succursale de la banque cantonale. A Steffisburg, caisse d'épargne. H y a à Tnoune un progymnase et une école seconJaire ; d autres écoles secondaires existent à Oberhofen, Hilterfingen, Steffisburg, Strâttlicen et Thierachern. École ménagère i Halligen, près Merligen. Hôpital de district à Thoune et sanatorium pour malades tuberculeux à Heiligenschwendi. A Oberhoién un hôpital fondé et entretenu par la famille de Pourtalès. Asile de vieillanis à Dûrrenast.
Un réseau de routes assez complet facilite les relations locales. Les plus importantes sont les deux routes des rives du lac, les routes Thoune -Berne, Thoune- Steffisburg - Buchholterberg- Schwarzenegg -Rôthenbach- Schangnau , Thoune - Homberg - Horrenoach - Buchen, Thoune-Amsoldingen-Stocken, Thoune-Thierachem- Blumenstein, Thoune-Uetendorf-Gûrbethal, Thoune-Goldiwil- Heiliffenschwendi, Gunten-Sigriswil-Schwanden. Voitures
Costales Thoune-Blumenstein, Thoune-Heiligenschwendi. 'houne - Steffisburg - Linden , Thoune - Sch warzenegg-Rôthenbach, Thoune^tocken, Thoune-Teuffenthal.
Voies ferrées.: Beme-Mùnsigen-Thoune (C.F.F.). Berne- Belp-Thoune, chemin de feretectrique Berthoud-Thoune, Thoune-Spiez-Interlaken. Stations : Thoune, Scherzligen, Gwatt, Steffisburg, Heimberg, Uetendorf. En outre, la station inférieure du chemin de fer funiculaire Beatenbucht-Beatenberg est encore sur le territoire du district de Thoune. Stations de bateaux à vapeur : Thoune, Hofstetten, Scherzligen, Hilterfingen-Oberhofen, Gunten, Merligen et Beatenbucht. Une ligne de chemin de fer électrique Steffisburg-Thoune-Oberhofen est projetée, ainsi qu'un funiculaire Gunten-Sigriswil.
Histoire (voir aussi article Thoune, ville). Le district actuel de Tnoune a été formé par la réunion de contrées historiquement distinctes. U comprenait d'abord les territoires qui faisaient déjà partie de l'ancienne seigneurie de Thoune et qui formèrent, en 1384, le « Schultheissenamt» de Thoune, quand Berne acquit cette ville. Ce sont la juridiction de la ville de Thoune avec les deux juridictions de Steffisburg et de Sigriswil. Puis vinrent s'y ajouter les communes d Uetendorf et de Lângenbûhl, qui appartenaient autrefois au landgraviat de Bourgogne et qui furent réunies en 1386, au Landgerichtde Seftigen a laquelle elles restèrent attachées militairement et, en partie, civilement. Uetendorf et Lângenbûhl dépendirent de l'hôpital de Thoune dès le commencement du XV* siècle. Ensuite vinrent les seigneuries de Thierachern et de Blumenstein, qui se rattachaient aussi au Landgericht de Scftigen au point de vue militaire, la seigneurie d'Amsoldingen avec les territoires du couvent de ce village et les localités d'Uebischi, Pohleren, Forst et Zwieseloerg. En 1803, on réunit encore à Thoune l'ancien district d'Oberhofen avec Strâttligen et Hilterfingen.
Il existe de nombreux vestiges des civilisations de jadis dans le district de Thoune. On a fait d'importantes trouvailles de l'âge du bronze à Thoune, Ringoldswil, Thierachern et de l'époque romaine à AUmendigen, Thierachern et Uetendorf. Comme constructions du moyen âge, citons le château de Thoune, des restes des anciennes fortifications et plusieurs anciennes maisons de cette ville, les châteaux d'Oberhofen, Strâttligen et Jagdburg, les églises de Thoune, Scherzligen, Hilterfingen, Steffisburg, Amsoldingen, Blumenstein (voir ces looedités). THOUNB (C. Berne, D. Thoune). 590 m. au Schlossberg, 560 au bord de l'Aar. Ville, commune et chef-lieu du district du même nom, par 47" 3* 25" de latitude N. et b"" 20' de longitude E. de Paris; à 25 km. au S.-S.-E. de Herne. à 1,5 km. en aval de la sortie de l'Aar du lac de Thoune. La ville de Thoune, située dans la vallée de l'Aar, large de 5 km., s'étend des deux côtés de la rivière et sur un flot de celle-ci, au pied du Grûsisberg, contrefort
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I la courte Bahnhofitraaie, l'Ail mendstraue, la MitUere ' Straroe, enfla la Frutig*[raue non loin de laquelle
se trouve le cimetière.
La dâmolilioo des porte* de U ville et d«
la plupart des tours des fortiEcitiom, aimi
aue la coUBlruction de fabrique*, a hit perre à la ville beaucoup de ion originalité et de Hon pittoresque ; elle conaerve cependanl des parties très inléreanDtea. Le monument nislorique le plus remar^tuable esi l'andea château det Kibourg qui domine la ville ; il est situe à l'eitrémité N. du SchloBSberg, Son puissant donjon. Oanqué de quatre tours rondes, le place au premrier rape des constructions de ce geniv en Suisse. Cet édiRce imposant donne à la ville son cachet caracténslique ; il est d'ailleurs visible <Ie très loin à la ronde. Deui des anciennes salles des chevaliers ont été Iranarormées en musée d'antiquité ; on y remarque surtout des pierres miUiaires et lombalce provenant de la crypte r d'Amsoldin^en, ainsi que des ta pi si du moyen âge.
Le nouveau château des baiUis bernois.
construit en 1439, ea avant du donjon, du
câté de la ville, est aujourd'hui le siège des
autorités du district. Un raur d'enceinte.
bien conservé et flanqué d'une tour carrée
. j , . .... ,. descend du château du côté de la porte dr
Tlioiuia TU d* la termusdclegliH. 3^^^ ^j ^^ prolonge, couronna dune
seconde tour, jusqu'à rAar. A l'autre extré-
à 30 m. au-dessus de la rivière. AThoune convergent les 1 mité du Sohlossberg se trouve l'église paroiaaiale, dont
routes de Berne par la vallée de l'Aar et par le Giirbethal, la nera été construite en 1738, dans le shle sobre de l'é-
lea routes qui suivent les deux rives du lac, celles du poque; elle renferme une jolie chaire sculpta et un tom-
Simmenthat, de Fruttgen, d'Amsoldingen-Slocken, de beau du sculpteur Nahl. Le clocher gothique et octogonal
Thierachem • Blumenslèin. StefTisburg - Schwaraenegg - ' qui repose sur un porche, appartient à l'ancienne é);lïse ;
HeimenBchwand,IIomberg-Teuffenthal,Goldiwil-HeiligeQ- [ il renferme des fresques du moyen âge ' '-.i —
de cloches. Le Burgthor (porte duchâleau) et la ■ Helferei >, autrefois résidence des nobles de Thoune. plus tard de la famille de Scharnachthal, ont un aspect trèt. pittoresque, ainsi qu'une des deux cures, autrelois résidence des seigneurs de Burgistein. De l'ancien cimetière qui repose sur une terrasse Hanquée de deui tourelles rondes, on jouit d'une vue splenoide sur l'Aar, le lac. la BlOmlisalp et le Niesen. On trouve d'autres conatractions — ! g| remarquables dans la partie supérieure de
schwendi. Station des voies ferrées Berne-'Thoune Belp et via Miinsigen, ThouDe-Spiez-lnterlaken et du chemin de fer électrique Thouoe-Berlhoud. Bureau de poste avec succursale près de la caBerne, télégraphe. téléphone. En 1S00, la population était de 6030 h. dont 56S! protestants et 363 catholiques, répartis entre 1349 ménages. (En 1764. 1414 h. ; en 1^0. 3378 h. ; en 1860, 369» h. : en 1870, 4599 h. ; en 1880, 5130 h. ; en 1888, 5300 hj Les communes voisines : Stefflsburg, Goldiwil et Strâttligen s'étendent iusqu'aux anciennea murailles de ia ville par les quartiers de Bematrasae, Schwàbis, Lauenen, 1 Hofstetten, Gôttibach et Scheraligen, Le ter- 1 ritoire de la commune ne dépasse pas les li- I mites de la ville, excepté du coté de l'E, où
s'étendent les quartiers moderne* d'Aarefeld, '
Frutigstrasse, Mittlere Strasse et la Thunerall-
meno avec les (troupes de maisons de Waldegg 1
et RoBsweid. Huit ponts, dont un pour piétons. '
assurent les communications entre les divers 1
quartiers de la ville et tes communes exté- |
rieures. Le chemin de fer électrique Thoune- 1
Berlhoud franchit en outre la rivière par un '
autre pont situé en aval. Les artères prlncipales de la ville sont la ilauptgusse et le Bàiliz. La première conduit du N. au S. de la ville, sur fa rive droite de l'Aar. le long du Schlosaberg ; elle s'élargit au Rathaosplali. EDe est en partie bordée d'arcades ; les maisons ont un rei -de -chaussée en saillie occupé Cr des boutiques et surmonté d'une plate- ■me sur laquelle s'ouvrent les portes des nuisons et celles des magasina, ce qui donne à la rue un aspect original. Le Bàlliz est une
large avenue plantée en partie d'arbres ; il 1
court parallèlement k la llauptgasse dans l'ilol de l'Aar, d'une longueur d'environ 500 m. Des
rues transversales débouchent sur ce* deux Tbanae. L* ebllHu at !■ chaîna da Stoekhors,
voie* principales ; la plu* importante est la
Marklgasse, qui relie l'extrémité intérieure du Bâilix à 1 la Hauptgasse et prés du Freienhof, le pliu ancien hôtel la Hauptgaaae. Sur la rive gauche, citons le Graben, de la ville avec une belle façade du XVlII' «iède dont longue suite de maisons alignées le long de la rivièro, | le vaste jardin s'étend dana la partie supérieure de