‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 208 sur 225 · TUO · texte numérisé non relu

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U. Christ, PflaHienltben der Schuiei:. Rapporta de la Société de Navigation des lacs de .Thoune et de Brieni. J. Amman, EnUlehuiig und Entwicklung der DampftchiSahrl auf dem Thuner- und Brienieriee {Bemeroberland, n* 13, 1006), [U' R, Uu^h.]

Hàloire, Lea traces de stations préhistoriques sont plutôt rares sur les rives du lac de Ilioune, Si l'on peut mentionner les irouvaillen de l'âge du brome, faites 1 Ringoldawil et 1 Stràtllieeu, en revanche, les palafittes font absolument défaut, A l'époque romaine, les bords du lac étaient habités et la navigation assez active, et pourtant les restes de cetle époque son) rares aussi, La plaine d'Allmendiqgen-Thierachem. à l'extrémité inférieure du lac, fait seule exception; les nombreuses découvertes qu'on y a faites montrent que cetle plaine était très peuplée à l'époque romaine.

La première mention du lac de Thoune se trouva dans ['iHtilnrux Fnxncorum i, écrite vers 660 à propos d'un événement fabuleux, par le chroniqueur franc Prédégaire qui vivait probablement à Genève ; cet auteur raconte que la quatrième année du règne du roi Dietricli, soit en 599, le lacva Dunenais, dans lequel se je l te la rivière .4 ruia. entra dans une ttHe ébuilition qu'on trouva un grand nombre de poissons bouillis. Bien qu'on ne puisse Hjouter que peu de foi i la chronique de Stràtttigen, qui raconie en délail les faits de cette époque, il n'en est pas moins

Srouvé qu'il existait des lieux de culle chrétien au bord u lac de Thoune. déjà pendant le premier millénaire. En 763 Spiei et Schenligen sont mentionnés dans des documenta. L'existence du sanctuaire de Saint-lléat et des chapelles de Saint-Colomban i Faulenseeet de Saint- Michel a Einigen. nous permettent de conclure que la région du lac de 'l'houne a dû être un centre d'évangélisalion pour les contrées voisines. Outre plusieurs églises romanes sur les bords du lac ou dans la région voisine, nous pouvons citer comme resles de la civilisation du mojen âge. les anciens châteaux de Spiei, Striiltligéii, Fhuune, Oberhofen, Balm près d'Oberhofen et Weisse- OHu. Au XllI" siècle existaient, au bord du lac de Thoune, les églises paroissiales suivantes: Spîez, Einigen. Scherxligen, Thoune, Hillerllngen, Sigriswil, Saint-Béat, Lei«siReo et /Eschi. Les deux établissements monastiques d'Interlaken et d'Amsoldingen datent déjà du Xll* siècle. Les dynastes séculiers du lac de Thoune furent, sur la

trémité supérieure, des parents des nobles de 'Thoune, dont la seigneurie fui plus tard, probablement i la suite de la guerre des barons, partagée entre les maisons de

Lai de TDouue. Ilot danii l'Aar.

Itothenlluh et d'Unspuanen, C'est, comme on le suppose, la même lutte qui amena le morcellement en petites seigneuries des territoires dépendant des Stràttligen et

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des de Thoune. D'spré» un doeament de 1115, )e lac de Thoune limitait déjà, en ce tempo-là, les diocfiei de Conslance et de LauiinDe, La politique de conquête gui, au XIV" siècle, fut celle de la ville de Berne, lui acaui' -'""-

cette réEioQ des possesBiona importanleg au double point de vue économique et militaire. L'acquisition de Thoune a 1384 et d'Unteraeen en 1386, lendit Berne mattresae

de l'Importante voie lîuviale du lac de Thoune qui rait les communications de la ville avec l'Oberland et les passages alpestres. En 1478 surgissent de longues contesUtions entre Thoune et le couvent d'interlaken au siTJetdulac: Thonne prétendait le foa- ■éder en entier ; Interlaken rëuaait à

trouver que toute la partie supérieure li appartenait, jusqu'au cap de la

La navigation et Is pêche prirent de bonne heure de l'imporunce. A en juger d'après les nomorpuscs annotations conservées dans les « M^nuela du Conseil de Berne i. le lac de Thoune, très poissonneui, était considéré cOmme une aorte de réserve alimentaire de la capitale auquel on avait surtout recours aux jours de fêtes, Lee pêcheries les

Plus importantes se trouvaient dans Aar, i Thouoe et â la Spielmatle, pria d'Unteraeen. Le fait qu'en 1640 on pëcha en un seul jour 6500 poissons montie combien la pêche pouvait être fructueuse. La dérivation de la Kander dans le lac eut pour conséquence une diminution considérable du poisson ; elle amena de grands chan-

fments dans la région du lac et l'écoulement de l'Aar, Thoune. Le lac gèle très rarement, cependant l'on sait qu'il a été couvert de glace en i6S4. en 1685 et en 1G95. D'après des renseignements contemporains dignes de foi, le 15 janvier i6ffi, le lac gela i tpl point Jue le service de navigation entre Thoune, Oberhom, Gunten et Unterseen dut Stre interrompu pendant 10 semaines. Les marchandises furent transportées d'une rive à l'autre sur des traincBui traînés par des chevaui. Il en fut de même en 1695. tjn circula sur le lac avec chevaui et traîneaux du commencement de janvier au milieu de mars, et l'on fit passer des troupeaux de la rive gauche sur la rive droite. Dès lors, le lac n'a plus gelé entièrement, cependant, pendant l'hiver de 1830-1(130. la partie aupérieureVut couverte d'une crollte de glace de Neuhaus à Dârligen. On trouve une collection d'anciennes descriptions du lac dans le premier volume de J. R. Wy*s. Reiie in dot BemerooerUmd, 1866. Parmi les artistes qui, les premiers, ont voué leur attention au lac de Thoune et ont répandu au loin sa réputation par des estampes et des aquarelles, on peut citer lea deui Lorjr, N. Kbnig. Wocher, Aberli et Wetiel.

THÛI1KNTHAL (C. Argovîe, D. Kulm. Com. Ober Kulm). 510-500 m. Hameau dans un vallon à 1km. N.-O. de la station d'Ober Kulm. ligne du Winenthal. 7 mais., 36 h. protestants de la paroisse de Kulm. Élève du bétail. Industrie laitière.

TMOlE lAUr DKR) (C. et D. Schaffhoulel, 787 m. Colline <n grande partie boiqèe. à 1 km. N.-N.-O, de Merishausen. C'est un contrefort du Randen, peu éloigné de la frontière allemande.

ThOI.1- (C. Berne, D. Haut-Simmenthal, Com. Zweisimmen). 960 m. Partie du village de Zweisimmeo, riluée sur la rive gauche de la Petite Simme. A cet endroit, lesEeigneurs deStràltligeDpoBséddrenl des biens qu'Ulric de Slrâttli^en légua en 13& à l'églisede Spiei. En 1906, on découvrit au Thûll des fondations provenant probablement d'une maison de léprcui qui s'y trouvait au mojen

THÛt-L ou THOHL (C. Bcmc, D. Thoune. Com. Sigrisnil;. 10H m. Partie du village de Heust, â 10 km. de Sigriawil, dans une contrée Irès isolée, sur le versant N. du Sigriswilgrat, qui descend en cet endroit par des pentes boieéua vers la vallée de la Zulg. 5 mais., 23 h. protestants de la paroisse de Sigriswil.

THUMI.I (C. Berne, D. Bertlioud, Com. Alchenetorf). tem.Hameaui " - -

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de la station de Winigen, ligne Beme-Ollen. 7 maU.. 64 h. protestants de la paroisse de boppigeit. Agriculture.

THUN (C. Berne). District, commune, ville et lac. Voir les articles Tuovne.

THUNBACH (C. Thurgovie, D. Frauenfsld}. SrO-460 ni. Ruisseau prenant sa source près de Weltikon; il traverse les communes de Lualdorf. Thundorf et Haiingen et se jette dans la Lauche, rive droite, à Haiingen. après nn cours de 7,ô km. Dans sa partie inférieure, iflraverM ui e gorge boisée. Près de Thundorl, il actionne une scierie.

TMUNDORF (C. Thurgovie, D. Frauenleld). 564 m.

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