‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 22 sur 225 · Le Sankt-Antbnierjoch · texte numérisé non relu

Le Sankt-Antbnierjoch

9. Les cols de Plassecken et de Gruben. 10. Le Schweizerthor et le Gavelljoch.

Sur ces différents points, les n"' 3 et 4 exceptés, la question de la frontière n avait été réglée jusqu a présent qu'entre les communes respectives de chaque pays. A Finster-

mûnz, la limite des États a été fixée entre les deux gouvernements par convention du 14 juillet 1868. Le différend qui existait fut réglé par compensation. L'Autriche abandonna ses prétentions sur les versants N. et E. du Piz Mondin, la Suisse céda les maisons du Schalkelhof et les champs qui les entouraient. Pour permettre les communications de la vallée de Samnaun avec l'Engadine, le chemin de la vallée du Schergenbach fut neutralisé, ainsi que le tronçon de route du Schalkel au pont de Finstermûnz; la frontière à Finstermûnz, celle du Piz Lad à Martinsbruck, furent délimités le 5 octobre 1870.

La démarcation du Mûnsterthal date du 3 octobre 18 '>1 ; elle fut complétée le 23 août 1882 et compte 29 bornes.

La limite entre les Grisons et l'Autriche part de la Dreisprachenspitze, lonffe la crête de montagne entre la vallée de l'Adiçe et le vallon latéral de Muranza descendant de rUmbrail. Du Piz Ghavalatsch au Piz Urtiola, elle traverse le Mûnsterthal non loin du champ de bataille de Galven (1499), entre Munster et Taufers, débouchant dans le Vintschgau, puis jusqu'au Piz Lad suit la ligne de partage des eaux, entre l'Inn et l'Adige. Elle descend au pont de Martinsbruck (1037 m.), suit le milieu de l'Inn sur une distance de 6,4 km. jusqifau pont de Finstermûnz,

Euis remonte successivement le Schergenbach, leZandersach et le torrent de Malfrag pour atteindre le sommet du Gribellakopf (2897 m.). A partir de ce point, la direction générale qui était celle du N. devient 0. La frontière longe d'abord l'arête de séparation des vallées de Samnaun et de la Trisanna, puis traverse le Fimberthal entre le Piz Roz (3115 m.) et la Parai Naira (3017 m.), passe au Fluchthorn (3403m.), enfin, reprenant au Piz Faschalba ou Grenzeckkopf (3051 m.) la ligne de partage des eaux, elle suit la crête des massifs de la Silvretta et au Rhâtikon juscju'au Falknis; sur cet espace, elle sépare la Basse-Engadine et le Prâtigau du Paznaunerthal tirolien et de la vallée de Montafon. Les sommets principaux sont: la Dreilânderspitze (3212 m.), d'où se détache vers le N. la crête qui divise leTirol et le Vorarlberg, le Piz.Buin (3316 m.), la Scesaplana (2979 m.) et le Falknis (25(56 m.). A ce der-

..—. F^tentions autr/chiennes av^nt /8S9 ■♦•••♦••♦•■■♦••♦ Propos/'éion 3utr/ch/enne t/e /859 ..•♦... Proposition au tric/t/'enna e/e /Sa/

— ~ Prétcnl/ons su/sses

♦♦♦♦♦♦♦ Front/ ère acàae//e

^„ A J: 100000 3 Km.

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Oi.Jacot 6u///àrmod.

Frontière à FinsterinAnz.

j^^\\[cir^t/tjilfr xir-A

y.^ttiffffor. se.

nier sommet, la limite plonge dans le Rheinthal et atteint le milieu du cours du Rhin près de Sargans, par le Flaschberg, situé non loin des fortifications du Luzien-

steig. Sur cette dernière section, marquée par 4 bornes, la délimitation a été éublie en 1870, 1879 et 1887.

Au Naafkopf (2574 m.)i à TE. du Falknis, commence la frontière avec le Liechtenstein. Elle finit au milieu du Rhin, près du village saint-Gallois de Sennwald ; elle se développe sur une distance de 39,8 km.

La pnncipauté de Liechtenstein (159 km^ de superfîcie, 9500 nab.) dépend au point de vue spirituel de la Suisse; elle fait partie du diocèse de Coire ; c'est le seul cas où un évêché suisse dépasse la frontière politique. Au temporel, Liechtenstein est un État monarchique indépendant, ré^i par une constitution, dont le souverain est un prince autrichien de ce nom, qui le fait administrer par un gouverneur. Depuis 1852 et 1863, la principauté est comprise dans la zone des douanes, postes et système monétaire de l'Autriche. Fief d'empire jusqu'en 18(Ô, elle fit partie sous Napoléon I"* de la Confédération du Rhin, et, de 1815 à 18oD, de la Confédération germanique. Depuis cette époque, elle n'a plus aucune attache avec l'Allemagne.

Canton de Saint-Gall. Le milieu du cours du Rhin sépare ce canton du Liechtenstein d'abord, puis du Vorarlberg. Par la convention du 30 décembre 1^2, concernant la correction du Rhin, il est entendu que la limite entre la Suisse et l'Autriche continue à suivre l'ancien cours du Rhin, et non les nouveaux canaux de Fussach et de Diepoldsau (^ui ont déplacé le cours du fleuve.

Fronliere septentrionale. Bodan. Cinq États bordent ce lac :

La Suisse (Canton de Thur- Km.

govieet de Saint-Gall) sur l'Obersee 42,6 i ^j n i a^ n,

rUntersee 29,31 '^'^ kra.2/ o/,

L'Autriche sur 27,3 » Il %

La Bavière sur 15,3 » 6 %

Le Wurtemberg sur 22,8 »> 9 %

n A l'Obersee 6B,0l^^ .- «,

Baden «»'' l'Untersee 56,0^22,0 « M%

La Suisse ne possède que le 27 ^/n de la longueur des rives. Mais la proportion change si 1 on considère la surlace partagée entre les cinq États, en prenant la ligne médiane du lac comme base de limite. Cette surface se répartit comme suit :

Suisse 174.3 km« a3 %

Wurtemberg 61,5 « 12%

Bavière 30.0 » 6%

Autriche 103,0 « 19%

Baden 159,0 » 30%

La Suisse occupe alors le premier rang. La limite des États dans le Bodan à partir des bouches du Rhin jusque devant la ville de Constance, n'est fixée par aucun traité. L'opinion de la Suisse admettrait

f»lutôt une limite de souveraineté et la fixerait à la igné médiane du lac, comme c'est le cas pour le Léman. Par contre, les juristes allemands considèrent l'Obersee comme un territoire indivis (condominium) appartenant collectivement aux cina États riverains. Le Bodan participerait de la situation politique de chacun de ses copropriétaires, et, comme le territoire suisse est neutralisé, il serait un lac entièrement neutre. Des conventions internationales ont réglé les rapports entre les États riverains ; elles concernent la navigation, la régularisation de l'émissaire, l'état-civil (naissances, décès sur le lac), les cables sous-lacustres, les ports, etc.

Sur rUntersee, où deux États seulement entrent en contact, la situation était plus facile à régler. Par la convention du 31 octobre 1854 entre la Thurgovie et le Grand-duché de Bade, la ligne médiane de la partie sud, entre l'île de Reichenau et la rive suisse, fait frontière. Cette dernière convention détermine aussi les territoires de pêche, dont les limites ne coïncident nullement avec la ligne de démarcation politique.

Canton de Thurgovie. Le territoire de la ville de Constance, le seul cjue l'Allemagne possède en deçà du Rhin, est séparé de la Thurgovie par une ligne de bornes aux portes mêmes de la ville et par un ruisseau, leGrenzbach, venant des collines au Sud au Bodan et qui se jette dans le Rhin. La dernière convention de délimitation date du 28 avril 1878; elle complétait celle du 28 mars 1831 et a permis un échange de parcelles de territoire pour agrandir la gare de Constance. De l'Obersee à l'Untersee, la longueur de la frontière est de 2,6 km.

Outre les territoires dont il a été question, les deux lacs et le territoire de la ville de Constance, la Thurgovie touche au Grand-duché de Bade en trois autres endroits : \^ En aval de Constance, de l'ancien couvent du Paradis à l'Untersee, 2,6 km. ; 2° sur l'espace compris entre les deux territoires principaux du canton de ScnafThouse, 5,6 km. ; 3<> le long de l'enclave de Bûsingen, 4,3 km. ; c'est le milieu du cours du Rhin qui marque la limite, comme le désigne la convention de 1854 (citée plus haut au paragraphe de l'Untersee).

Canton deSchafThouse. La frontière entre Schaflliouse et Baden est la plus compliquée de toutes nos limites. Elle s'étend tout entière sur ta rive droite du Rhin, dans les collines du Randen, enveloppant successivement de ses nombreuses sinuosités les trois territoires dont se compose le canton. En outre, dans le territoire principal, sont complètement enclavés les deux territoires badois de Bûsingen (7,61 km^ de superficie), à TE. de la ville de Schalfhouse, et de Verenanof (superficie 0,41 km^) au N. du canton. 1612 bornes, plus c{ue pour toute la frontière franco-suisse, marquent les limites politiques de la Suisse. 980 bornes pour le territoire principal . . sur 99,2 km. 427 » » )) de Stein-Ramsen . 36,3 »

123 » » Tenclave de Bûsingen . . 12,0 «

47 »» » » de Verenahof . . 3,1 »

35 » » le territoire de Buchberg-Rûdlingen 3,5 »

1612 bornes 154,1 km.

(154 km. représentent environ la distance de Berne à Chambésy, la station de chemin de fer -précédant Genève i. Le procès-verbal de démarcation date du l^** mars 1839. L'enclave de Bùsin^en a été délimitée en dernier lieu le 21 septembre 189o.

Canton de Zurich. La frontière entre Zurich et le Grand-duché de Bade se compose de deux parties, l'une fluviale, l'autre terrestre : a. Le thalweg du Rhin, de NoI. en dessous de SchafThouse, jusqu'à la hauteur du village d'Ellikon (12,8 km.), puis de la borne N» 1, en aval d'Egïisau, à la frontière argovienne près de Kaiserstuhl (5,7 km.), il fautajouter encore les 468 m. en amont de SchafThouse, où Zurich borde l'enclave de Bûsingen en suivant le milieu du Rhin. b. La limite des deux parcelles, Eglisau et Nol, que le canton possède sur la rive droite du Rhin. Ces deux territoires ont été acquis en 1652 par achat des comtes de Sulz. Nol (21 hectares) touche au territoire principal de SchafThouse ; Eglisau, auquel est adossé le territoire de Buchberg-Rûdlingen, acquis de la même façon en 1^57 par la ville de SchafThouse, est situé dans le coude que fait le Rhin au-dessous de Rheinau, au travers des collines de l'irchel. La dernière revision de bornage entre Zurich et Bade date du 29 octobre 1858.

Canton d'Argovie. Le thalweg du Rhin forme d'une façon ininterrompue la limite entre le canton d'Argovie et le Grand-duché de Bade, de Kaiserstuhl à l'embouchure de l'Ergolz. Cette li^^ne a été établie par convention du 17 septembre 1808, après la cession du Frickthal à la Suisse. La limite passe par le milieu des ponts, à l'exception de celui de Rheinfelden pour lequel existe une disposition spéciale. « Le thalweg du Rhin doit former la frontière entre le Grand-duché de Bade et le canton d'Ar-

f^ovie. Là où les deux pays sont reliés par des ponts sur e fleuve on posera au milieu du pont ou si cela n'est pas possible le plus près du milieu une marque indiquant la frontière; mais au pont de Rheinfelden cette marque frontière ne doit pas être plus près de la ville que l'extrémité S. du pont extérieur. »

Canton ae Bâle. D'après les stipulations de délimitation du 13 août 1827 le thalweg du Rhin constitue, sur une distance de 7,8 km., la frontière entre le canton de Bâle-Campagne et le Grand-duché de Bade, depuis l'embouchure de TErgolz au Grenzacherhorn. La ligne^ de démarcation, enveloppant ensuite la portion de Bâle- Ville située sur la rive droite du fleuve, remonte la colline de Chrischona, fait un crochet aigu vers le N.-E., coupe entre Riehen et le bourff badois de Lôrrach la vallée de la Wiese, et suivant a peu près le cours de cette rivière, vient retomber dans le Rhin à la Schusterinsel, en aval du petit village bâlois de Klein-Hûningen, vis-à-vis de la forteresse démantelée de Huningue. 206 bornes déterminent la frontière entre Bâle-Ville et le

sri

Grand-duché de Bade sur une longueur de 31.9 km. Elles

si'DL mirquëes aui arme» de Bàle et du Grand-duché; l^s plus anciennes portant encore les armes de l'Autrirhe à qui appartenait le Brisgau. La dernière revision des Umites date de 181i> ; elle complétait le procés-verhal <Ie délimitation du -IS avril 1831.

Les 143 bornes qui marquent les conflos de Bàle avec l'Alsace ont été placées d'après le procès-verbal de délimitatioi: du 3t décembre 1K18, signé avec la France ; les pierres portent gravées la crosse de Bâie, le millet^ime 1SIB et un D I Deulschland) qui remplace l'ancienne fleur de lys rran^*aise. Celte ligne-rrontiere se compose de deux parties: de la limite de l'ancien canton et de son enclave de Bïel-Henkeu, et de la limite du district de Birseck qui dépendait du prince-év^que de Bàle. La délimitation de 1nl8 ne lit que renouveler les anciens bornages de 1778-79 et de 17^. établis entre les anciens souverains respectifs et le roi de France,

A partir de llunïngue, ia Trontière remonte le Rhin sur une dislance de 1.7 km., puis elle se développe dans la plaine entre l'Alsace et les faubourgs de Baie. Klle pénètre ensuite dans les collines du versant septentrional du Jura et après bien des saillants et des rentrants atteint, pr^s de Benken, la limite soleuroise. Longueur de la frontière BâIe-Ville-AlBace . . 5.4 km. > • Bàle-Ca m pagne- Alsace 11.9 i

. . Bâie-Alsaee . . . . 17,3 km-

Canton de Soleure. Soleure confine à l'Alsace par ses deux enclaves de Mariastein et de Petit-Lucelle que sépare une langue de territoire bernois. La délimitation de 1771 fut simplement renouvelée après 1815- IProeèsverbal de démarcation signé à Bàle le 30 décembre 1818.) Les bornes portent le millésime 1817, et les armoiries de Soleure et de la France (Heur de lys). La lignc-frontii'i-e serpente d'abord dans les collines qui bordent la plaine d'Alsace au S-, puis pour limiter le Petit- Lu celle, monte sur l'arête du Hâmel (f35 m.) et la suit jusqu'au Klôslerlein où elle se confond avec le cours de la Lucelle. Longueur de la frontière Mariastein- Alsace . . 1G,1 km. Petit-Lucelle- Alsace . 3,8 »

u moyen de fortes erreurs inévitables d'efTel nuisible. C'est m pensa lion rigoureuse r avoir tenu compte de

Établissement du réseau des triangles, sicnaui ei repérage de ceui-ci.

Mesure des angles de tous les triangles. Mesure des bases.

Amplification des bases pour les rattacher au réseau des triangles.

Calcul des côtés des triangles- Orientation de la triangulation en la raccordant aux observatoires astronomiques- Calcul des coordonnées géographiques des signaui. Projection du réseau trigooo métrique sur un plan et calcul des coordonnées rectangulaires des signaux. Calcul des altitudes.

ÉtahtUienienI ilu rêtfaii. On établit d'abord des chaînes de grands triangles, se rapprochant le plus possible de la forme équilalérale qui est la plus favorable, et dont les côtés ont des lonaueur* variant de 30 à 100 km. Ce réseau forme la triangulation primordiale, ou de 1" ordre. En Suisse, il est composé de 3 branches, dont l'origine commune est au centre du Plateau, et qui s'étendent, l'une au delà de Genève, la S" jusqu'au Uodan. la 3" jusqu'à ta frontîpre Sud du Tessin. Ce réseau se raccorde à celui des pays environnants par les côtés extérieurs de ses triangles extrêmes. Après ce réseau principal viennent les triangulations de II", III* et IV* ordres, rattachées successivement les unes aux autres et établies dans chaque canton quand le réseau primordial a été achevé. La triangulation de U' ordre, dont les triangles ont en movenne de 20 à ôO km-, et jusqu'à 70 km. de coté, forme le 1" ordre cantonal. Celle de lit* ordre est composée de triangles plus petits, dont les côtés ont une longueur minimale de 3 km. et dont les trois angles ont encore été mesurés directement- Le IV' ordre est composé de Irian-

erbal fut signé à Bàle le 12 juillet 1826. Kllen'a pas été modifiée j>ar la réunion del'.^lsace à l'Allemagne. La frontière boide d'abord le ter.: ritoire de la Bourg (3,3 km.) resserré entre les enclaves soleuroises de Mariastein et de Petit- Lucelle; plus loin, elle suit le cours de la Lucelle sur une longueur de 13,7 km. du Klôslerlein aux anciennes Forges de Lucelle. Enfin, après avoir ligzagué dans les collines qui bordent l'Ajoie et la séparent de la vallée de la l.ai^ue. elle retrouve la frontière française à la llome des Trois Puissances. Un a gardé intactes leA anciennes bornes et leurs inscriptions; les Allemands n'ont fait qu'ajouter sous la Heur de lys UD D (Deuischiand) pour marquer le changement de souveraineté.

TriangI'lation. C'^iw'nifir'^s. La triangulation a pour but de déterminer, en plan comme en attitude et d'une manière précise, un certain nombre de points de repèi*, appelés signaux trigonométriques, sur lesquels on s'appuie pour établir les levés de la carte, les plans de toute nature aio»<i que le cadastre. Mais si les opérations Irigonomé triques sont simples quand il s'agit de triangles de 'i à 3 km. de côté et peuvent se résoudre par les règles de la géométrie élémentaire, les travaux de la mensuration primaire d'un pays sont au contraire compliques et très longs. On y ï<ût entrer en jeu des fadeurs qui ont peu d'importance dans des triangles de pe- Sommât i liles dimensions: la sphéricité de la terre, la n'fraclion <)es rayons hiinineux, la déviation du lit à plomb causée par la masse des montagnes. Dans ces culculs il s'agit aussi, et c'est là un des points capitaux de la question, sur lesquels on insiste toujours plus à l'heure

gles dont les côtés mesurent au minii ti-e ces quatre classes, on détermine em ment, c'est-à-dire au ruoj'en de triangles

li forment d'excellents point

lie repère, comme les sammels de moatagnes aigus, les falles de bàtimeotB. les clochera d'église, les tour». croU, etc. Le nombre de signaux détermine par les 3 pretniere ordres est auPtisant pour le levé de la carte, landia

Iue le iV« ordre sert de base pour les travaux du ca- Bstre. les levés forestiers et en général pour tous les plans à grande échelle. Tous les signaux sont repérés par une pierre taillée (quelquefois par une petite barre de fer plantée en terre) dont ta dislance à des croix taillées dans le me dans le voisinage immédiat a été mesurée pour en déterminer la position. Là où cette pierre et la pyramide ou perche qui la surmonte portent quelque .préjudice aux cultures, un contrat de servitude ~ '''

sommets arrondis et boisés du Jura, des tours d'obser- VBlioD en béton armé, liautea de 6 â 15 m. Alin de les maintenir intactes pour la mensuration, ces tours ne sont pas accessibles au public.

Lors des premiers travaux de triangulation, on ne jugea point nécessaire, à cause des frais que cela occasionne, de repéreravec exactitude la position des signaux et d'en assurer la conservation. Aussi beaucoup de ceui- -' "it disparu.

frande partie e leur valeur et durent être

Mesure de* ani/les. La mégies se fait au théodolite par répétition ou réitération.

Pour les grands trian-

quelquefois de de signaux de

Signildela Fani d Edi.

feu, au

fraction rayons

l'inégale silé des cliea da sines d terre et

lar.!des

lumiue â den-

SLI

l'observateur les rayons du soleil tombant sur les si' gnaui visés.

Mesure de» haiea, leur jonction ai'ec te réieau. Le réseau tri^ono métrique de la Suisse s'appuie sur trois bases qui ont été mesurées directement sur le terrain: la base d'Aarberg. celle de Weinfelden et celle de Bellinione. La première est considérée comme hase centrale, les deux autres comme bases de contrôle. La mesure de ces bases a exigé des opérations très précises, très délicates, faites avec une règle en fer laminé, de 4 m. de long ; c'est la règle du général Ibaiîez. On la fit venir d'Espagne, où elle avait servi à des mesures semblables; la Suisse profita >t3> ordradaux ainsi des expériences de l'étranger. La dilata- ■nantagDs. tion du métal de la régie, due à la variation de la température, est Ta cause d'erreur qui a exercé la plus grande influence sur les mesures et qui est du rasle la plus diflicile à éliminer; en elTet, une différence de 1° dans la température produit déjà sur GOO Iongueura de règle, soit 2400 m., un écart de •J»'". Pour la mesure des bases on emploie aujourd'hui des lils d'invar. tendus sur chevalet; c'est un alliage d'acier nickelé très peu sensible aux variations atmosphériques. Par la projection sur l'horizon de la mer, huriion choisi pour toute Î;rande triangulation, la longueur des bases éprouve une égère réduction, proportionnelle à l'altitude.

Altitude Longueur Long, réduite au DilTémoyenne mesurée niv. de la mer rence

.\arbenr 446 24Ôo,Ul 9399,943 0,188

Weinfelden 423 2540,335 2540.167 0.168

Bellinione 133 3200.408 3200,298 0.110

La base une fois mesurée, on établit le réseau qui la joint a la triangulation de 1" ordre. Les triangles formés sûecessivement i partir des extrémités de la base, réduite au niveau de la mer, ont des dimensions de plus en plus grandes jusqu'au premier côté de la triangulation. C'est ce qu'on appelle l'a mpliflca tion de la base.

Cairut des voinis. Un obtient ainsi la longueur de ';e

Sremier côté. Il est facile dés lora.au moven des formules de I trigonométrie sp>iérique, de calculer la longueur de tous les autres câtés de la triangulation ; connais.sant par le réseau de jonction aux observatoires astronomiques l'aximut de ces cotés, on détermine les coordonnées géographiques de tous les points de I" ordre, puis ceux de II- ordre.

Priijectioti. La triantiulation proprement dite est termi' née. dés qn'on connaît la position géographique des points prftcipaui du territoire. Il s'agit à présent d'utiliser le travaifaccompli. La surface de w Terre étant bombée en tous sens, il est impossible de la développer sur un plan sans en altérer les dimensions et la ligure. L'on ne peut donc pas construire de carte géographique parfaite dans laquelle les distances des points, les angles des lignes et les surfaces soient l'image exacte de la réalité. Mais, selon le but que l'on su propose, on cherche un mode de Srojection de la portion de sphère considérée qui satisisse â l'une ou l'autre des conditions exigées, de préférence aux autres. En Suisse, lorsqu'on établit la carte Uufour en 1836, on adopta pour celle-ci la projection de lionne, appelée aussi projection de Flamsiecd modifiée. Ce système modifie les angles et la longueur des lignes, mais respecte les surbces, Rien que notre territoire soit relativement restreint, les déformations cuvent atteindre avec cette méthode, dans les parties eloi-

I porlan ce â l'échelle de la carte, qui est au 1 ; 100000; aussi avaient-elles été négligées ; mais elles sont parfaitement sensibles dans les plans à grande échelle, comme les levés cadastraux et furestiei-s. Le besoin de posséder un système de projection serrant de plus près la surface terrestre se Dl sentir plus tard d'une fa^on toujours plus pressante, lorsqu'on demanda à ces plans une plus grande précision et qu'on chei-cha à les rattacher les uns aux autres. On tourna la diflicullé en projetant séparément, suivant le système de Bonne, la surface de chaque canton ; l'étendue du territoire suisse était transformée ainsi en une surface polyé-

SUI

SUI

drique irrégulière. Mais ce moyen n'était qu'un palliatif ; i de choisir un système unique pour tout le territoire et qui les différents systèmes étaient trop difficiles à relier entre | pût satisfaire a la fois aux exigences des cartes topogra-

phiques et à celles du cadastre et des ^**^'*^^^^ plans à grande échelle en général. Après

mûre étude et comparaisons avec les systèmes employés à 1 étranger, on s'est décidé d'adopter a l'avenir pour la Suisse la projection cylindrique à axe oblique. Dans ce système, Taxe du cylindre de projection est incliné sur l'axe terrestre a' un angle égal à la latitude du point central du système: le cylindre tangente au point central la ligne cou-

Eant normalement le méridien initial, e projection de Mercator est un cas spécial de ce système ; l'axe du cylindre y est parallèle a l'axe terrestre et le cylindre y tangente la surface de la Terre à l'Equateur.

Dans le nouveau système de projection, la déformation des angles est nulle ; c'est la chose essentielle. La déformation des longueurs, dans le cas le plus défavorable, c'est-à-dire au Sud du Tessin, est de 0,19 oo/oq, erreur plus petite

aue Terreur maximale, Vg %i autorisée ans les levés du cadastre. Cette erreur est compensée d'ailleurs en grande partie par la réduction des longueurs au niveau de la mer, due à l'altitude, ces deux valeurs étant de signe diflérent.

Ainsi pour Lugano, à l'altitude de 300 m., nous aurons :

Allongement d'une longueur de 1000

m. par la projection . . . 0,133 m.

Diminution d'une long, de 1000 m.

par la réduction au niveau de la mer .... 0,047 m.

Différence 0,066 m.

Altitudes et nivellement. Les altitudes des points de la triangulation suisse ont été déterminées par nivellement trigonométrique, en les rattachant le plus possible au nivellement de précision, organisé dès 1863 par les soins de la commission géodésique fédérale, continué et étendu par le service topographique fédéral. On a calculé la différence oe hauteur de chaaue point par rapport au point de départ du nivellement, qui est le repère placé sur la Pierre du Nilon, dans le port de Genève.

Comme la Suisse ne touche à aucune mer à laquelle on puisse rapporter le xéro des altitudes, nous dépendons forcément des travaux de nos voisins pour notre triangulation. Lors de la première triangulation exécutée par Dufour, il n'y avait encore aucune ligne de nivellement qui nous rattachât à la mer ou à l'Océan; force fut bien d'adopter une altitude de départ. Ce fut celle du Chasserai, dont la hauteur avait été obtenue pour la triangulation de la France de deux manières: en partant d'un point situé à Strasbourg et déterminé par le baromètre, et par une chaîne de triangles traversant toute la brance à partir de Brest. Les deux résultats différaient de 1,94 m. ; on prit la moyenne des altitudes obtenues, qui est de 1609,57 m. Du Chasserai on dcMuisit, toujouis trigonométriquement, l'altitude de la Pierre du Niton, 374,64 m., oui fut la cote admise par Dufour. En 1865, un das premiers travaux de la commission géodésique fédérale, qui venait d'èti-e créée, fut de rectifier cette altitude en exécutant un nivellement direct à partir du Chasserai ; elle fut fixée à 376,H6 m., cote fondamentale des hauteurs suisses. Entre temps, le nivellement^ général de la France avait été établi et avait donné romme cote de la Pierre du Niton 374,052 m. Mais il était trop tard pour changer notre base ; la carte Dufour venait d'être achevée; du reste, le nivellement français

Souvait être entaché d'erreurs. On en resta donc à la cote 76,86 m.

1^ base d'Aarberg et sa jonction avec le réseau de triangulation.

eux, quand il s'agissait de levés intercantonaux à grande échelle.

On a profité du moment où la publication des feuilles de Tatlas Siegfried est terminée et où Ton s'occupe d'établir

' JÊf**À,r^4<^

t JIUMtferaG.

Base de Weinfelden.

une nouvelle carte au 1 : 100000, qui remplacera la carte Dufour vieillie, pour reprendre les propositions qui avaient été faites de changer de système de projection ; il s'agissait

I calculs. Elle servit de base aux levés de la carte Dufour

i et à ceai des diverses cartes cantonales.

Ce grand travail avait un défaul : il manquait d'homogénéité, n'aT^Dt pas élê conçu dès l'origine «elon un plan délerminé. D'ailleu " '

sMona des l'Icmenla surTiBanta pour fiier d'une façon plus rigoureuse l'altitude du repère Tondamental, En comparant les divers travaui. en examinant leurs valeurs respectives. on est arrivé à déterminer au décimètre près la hauteur absolue de la Pierre du Niton au-dessus au niveau de la Méditerranée à Marseille, soit 373,6 m., nombre qui sera désorDiais la cote dédoitive. Toutes les cotes d'altitude des cartes suisses doivent donc être abaissées de 3.26 m. pour les mettre à l'horiiOD nouveau.

Histoire. L'hisloïre de la triangulation est intimement liée à celle de la cartographie, l'éiablissementd'un réseau trigonom étriqué étant l'opération préliminaire et fondamentale de la création de toute bonne carte au plan. Ce n'est qu'au commencement du X.1X* siècle qu'on s'occupa sérieusement en Suisse de la mensuration du pajs. Jusqu'alors il n'y avait eu que des tentatives isolées de géographes el de mathématiciens, soutenus quelquefois par une société ; ces tentatives sans cohésion n'avaient aucun rapport les unes avec tes autres el étaient forcément limitées par les dépenses considérables qu'occasionnent ces travaux de longue haleine. Au temps de l'Acte de Médiation, le ^uvemement français envoya chez nous plusieura de ses ingénieurs dans le dessein d'établir une carte de l'Helvetic, analogue à celle qui était élaborée en France. Un réseau de triangulation, rattaché à une base prAs d'Ensisheim. en Alsace, fut commencé; mais cette époque troublée n'était guire bvorable à ce genre de travaux; fréquemment in ten-om pue, l'itiivre fut abandonnée à la chute du régime français. Cependant l'impulsion était donnée. De tous côtés, des essais furent tentés, soutenus parcimonieusement par la Confédération, Toutefois ce n'est qu'en 1832 qu'une commission réunie Jeta les bases de la carte et de la triangulation générale. Dès """ B la direction énergique et éclairée du général

inquant de le la Diole

. . . ;ordait pas

Dufour n'avait pas repéré les signaux, qui disparurent presque tous.

En 1861. la Suisse hil invitée à coopérer à l'o'Uvre internationale de la ' mesure du degré et de la détermination de la forme exacte du globe terrestre. La commission géodésique fédérale, instituée dans ce dessein, décida de refaire d'une manière rationnelle la triangulation disparue. L'œuvre fut exécutée de 1863 à 1890; c'est elle qui forme la base de notre cartographie actuelle et des triangulations cantonales. Klle se parachève encore à l'heure , au'il est par la détermination astronomique des déviations u bl à plomb en un plus grand nombre de stations. De- EuisiSTO, le service topographique fédéral est chargé, de I révision des triangulations de II* et de III' ordres, et du nivellement de précision. Ces travaux se poursuivent encore et les frais en sont supportés par la Confédération. Par contre, la triangulation de IV' orore est du ressort drs

elle e:

eillée e'

Dufour, après avoir mesuré les deux bases du Grand Ma' , .^^i ~

rais et du Sihifeld, près Zurich, on coordonna les divera ' répandre les

travaux isolés, on les compléta, en les étendant de touscô- ! Du moven tés, principalement par-dessus les Alpes pour aller se ^,>.~to- ...... 1» -.;.«, u lombard. Celle oiuvre donna la

tionnée dans certains cas gar la Confédération,

Bibliographie : J. Eschmann. Ergehnii»e der Irigon-'nielriscnen Vemi^iiungen in der Srhuiei:. Zurich, 1840. R. Wolf, Geichichle der Vemifaiiinifen in d^ Schm

Zurich. 1879. Commissioi

:crisc/ie Divieekinetz,

1881-1901. Bureau topM^- .

earle Jhifour. Berne, 1^. H. ïtoaenmunit, Anleitung fur /lie Auifùhrung der geodiitimlien Arbeilen derschweizrr. Lanilesverrnetsung. Berne. 18tW. D'HIIfilier, UnfertucAuruf tier HithenrerhàUniite der S<-hweiz tni Anachtutt an diti Meei'eshorizont. Berne, 1902, M. Rosenmund, Pmjektiomsu»(em der tcfiweiteriti-hen Laiideivemieuung. Berne,

lliSTUiRE DK L* ll*BT0(iit»PHiE srissE, Les grandes découvertes de la 6n du XV' siècle firent sentir la nécessité de se rendre compte de la forme de la Terre et de la représenter dans les détails de sa surface afin d'avoir des cartes pouvant servir aux voyages dont le

Soûl se réveillait. C'est de cette époque que date, à vrai ire. la naissance de la science géographique el de la cartographie qui ne peut en être séparée. L invention de l'imprimerie contribua beaucoup à cet heureux développement en donnant le moyen de vulgariser et de " nographiques.

âge B

corder a\

bien imparfaits, itinéraires plutôt que cartes, mentioi. nant schéma tique ment les distances d'une localité à une autre; les Romains établissaient déjà des cartes semblables dans une intention stratégique, telles les tables de Ptolémée et de Peutinger.

La première carte connue de notre pays, une des plus anciennes caries connues, celle du médecin zuricois Konrad Tiirst. date de 1t!l5-97. En 153H parut i Bâie la grande carte de Susise du Ularonnais Aegidius Tschudi (largeur 135. hauteur l'£> cm. i. où l'on remarque un véritable effort pour se rapprocher de la représentation exacte de la si tu a lion. D'après R. Wolf, l'échelle en est d'environ 1 ; 355000. C'est à proprement parler le premier essai cartographique suisse ; il peut soutenir la comparaison avec les cartes étrangères de cette époque. celles de Mercator, par exemple. En 1548, le pasteur Stumpf accompagna son ouvrage, la Srhu.ijzer Chroiiik , d'une table ou carte d'ensemble des territoires décrits. Dans toutes ces œuvres, le Nord est au bas de la carte, les objets, comme les villes. les montagnes, sont représentés en perspective cavalière; le titre, la plupart du temps en latin, est accompagné d'ornements de toute espèce ; il semble que 1 artiste ait un «ouci plus grand du cadre que

Uv. 185.

Atiio^r frères, Ëditears, Neuchàtel.

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Tableau des Triaxgulations par cantons (ii"»« et iii™» ordres.)

Cantons.

Zurich. . . .

Berne . . . .

Ancien canton .

Jura . . . .

Oberland . .

Jura . . . .

Lucerne . . .

Uri-Unterwald .

Uri

Unterwald . .

Schwyz et Zoug

Claris . / . .

Triao-

galatiuD

exécutée

un :

Nombre

de points déterminés.

Nombre

de points

par 100 k«.

Triangulation exécutée par:

vre magistrale pour Tépoque, exécutée de (630 à f667, à l^chelle d'environ 1 : 32000,

Fribourg . . .

Soleure . . .

Bâle ....

Schaffhouse . .

Saint-Gall et Appenzell . . .

Grisons

Argovie . .

Thurgovie . . j

Tesa^n avec Ca-

lancaetMesocco

Tessin ....

Vaud ....

Valais

avec un soin et un lini de détail qui n'ont été surpassés que dans les cartes actuelles. Comme rezactitode de la situation est surprenante, il est à présumer que Gvger détermina au moyen d'instruments la position géographique d'un certain nombre de points. Ici ]es montagnes ne sont plus représentées en perspective cavalière, mais par des teintes d'ombre qui sont peut-être, non comme idée mais comme exécution, le côté faible de l'œuvre. L'orientation est telle que l'Est est en haut de la carte. Le XVIII* siècle vit éclore une multitude d œuvres cartographiques, mais peu d'une valeur exceptionnelle. C'est une période de transition où l'on cherche la voie à suivre. On perfectionne dans le détail l'œuvre des devanciers sans la moditier de fond en comble. Ainsi les deux Scheuchzer, naturalistes, médecins, professeurs, publièrent à Zurich en 1712 une carte générale de la Suisse, basée pour la position des lieux sur les travaux antérieurs, mais où les altitudes sont déterminées au moyen du baromètre. Grace à de nombreux voyages et ascensions, ces deux savants complétèrent avec intelligence le détail et la nomenclature de leur cirte, et contribuèrent pour une mnde part avec d'autres hommes de valeur, comme les Gessner, les H.-B. de Saussure, i éveiller le goût des Alpes et à dévoiler le mystère dont on les entourait. Le Genevois Michel! du Crest, du fond de la forteresse d'Aarburg où l'avait lait enfermer la raison d'État, émettait même le projet (1733) de mesurer une base près d'Aàrberg et de fonder un bureau topographique dont la tâche aurait été d'établir la triangulation, puis la carte de la Suisse. U faut dire qu'a cette époque, la

Nlmittiltm ia53-55 1884-87 lfô7-58 1892-95 1897-1900 1888-91 1846-49 1879-82 1898-1900 1849-50 1881-84

MlmaililtlIN

du reste. Faute de mesures prises sur le terrain, ces car- t France, bien en avance sur les autres États européens, tes, établies sur des évaluations et les dires de person- | faisait déterminer par ses savants, de 1735 a 1741, la nés diverses, présentent des déformations et des erreurs considérables.

Ces défauts s'atténuent dans la deuxième moitié du XVI* 4et au XVII« siècle. Les cartographes, sentant leur impuissance à représenter de grands territoires saus posséder de données exactes, se bornent à rendre l'image de leur coin de terre. Ils s'efforcent de donner au moyen d'évaluations de distances au pas une base mathématiaue à leurs travaux, les complétant a Taïae de croquis pris sur les lieux. Voici d'abord Josias (ou Joost) Murer avec une carte du pays de Zurich (1566), Thomas Schôpf, auteur d'une grande carte du territoire bernois d'alors (1565-76), Henri Wâgmann avec une carte de Lucerne. Au commencement du XVII* siècle, paraissent les cartes de la Rhétie de Jonannes Guler de Weineck et de Fortunat Sprecher, celle de la Thurgovie par Hans >lurer, fils de Joost Murer, cité plus haut. Pierre von der Weid exécuta une carte du canton de Fribonrg (1668), Henri Peyer celle de Schaffhouse (1685), FrédéricMeyer représenta le canton de Baie (1678), le médecin Moritz Grimm, le canton de Soleure ; tandis que dans la Suisse romande, nous devons au secrétaire d'État Antoine Lambien la première carte du Valais (1682), au Rév. Père Augustin C. Bonjour, la première carte connue de la onncipaute» de Neuchâtel et Valangin (1673), suivie quelques années plus tard de oelle de David- François de Merveilleux (1694). Mais toutes ces œuvrea Aireort dépassées de beaucoup sous tous les rapports par la carte du canton de Zurich, de Hans Conrad Gyger, œu-

MtmiUiltlNl

Neuchâtel.

Genève.

non achevée

env.

Confédération et canton.

Confédération.

Confédération et canton.

Canton.

Confédération.

Confédération.

Confédération et canton.

Confédération.

Confédération.

Confédération.

Confédération.

Confédération.

Confédération.

Confédération.

Confédération.

Confédération.

Confédération et canton .

Confédération.

Confédération et canton.

Confédération et canton.

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Confédération.

Confédération et canton.

Confédération et canton.

Confédération.

Confédération.

Confédération

Confédération et canton.

Canton.

Confédération et canton.

Confédération.

Confédération.

Confédération et canton.

Confédération et canton.

Confédération.

Confédération et initiative privée (Chanoine Berchthold.)

Confédération.

Initiative privée (J.-F.

Ostervalo) et canton.

Confédération et canton.

Confédération.

Confédération et canton.

forme et les dimensions de la Terre par la mesure du degré au Pérou et en Laponie, puis elle établissait un réseau de triangles couvrant son territoire et devant servir de base précise aux levés topographiques. Ce fîit l'origine de la carte de Cassini, du nom de celui qui en dirigea les travaux eh premier lieu ; ceux-ci durèrent 71 ans, de 1744 i 1815. Aussi est-il naturel de constater l'influence française prépondérante chez noua dans ce domaine; elle inspira les tentatives faites pour appliquer les mé-

SUI

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thodes scientifiquee à la cartographie. Cette influence est visible jusque dans Tœuvre de Dufour, qui nous a légué le système de projection adofité par Cassini, celui de Bonne ou Pîamsteed modifié. (Voir Triangulation.)

Parmi les cartographes les plus remarquables du XVIII* siècle, nous citerons : les deux Patio et Gamaliel de Hovéréa, (jui représentèrent le Léman et ses environs ; H. Tschudi établit la carte du canton de Glaris ; S. Bodmer et A. Rûdiger complétèrent la topographie des territoires bernois ; 1. Nôtzli dressa une bonne carte de la Thurgovie; L. de Weiss fit connaître le Tessin; Henri Mallet la Suisse Romande.

Dans la deuxième moitié du XVIIl* siècle, nous voyons apparaître les premiers panoramas dignes de ce nom ; ils sont dessinés a'aprèa nature par Micheli du Crest, Bourrit, G. Studer père et Joachim-Eugène MûUer. Les travaux de ce dernier servirent à établir en partie leerand relief de la Suisse, de Joh. -Rudolf Meyer, riche industriel d'Aarau, auquel nous devons aussi TÂtlas de la Suisse en 16 feuilles, dessiné et publié par J.-H. Weiss, de 1796 à 1805, à l'échelle de 1 :106000. Cet Atlas, qu'on peut considérer comme le précurseur de la carte Dufour, a été exécuté d'après le relief de Meyer, des levés partiels et quelques essais de triangulation; pour la première fois chez nous il re-

S résente la montage au moyen de hachures, avec emploi e la lumière zénithale, mâhode qui s'était développée dans le cours du XVIII* siècle. De 1813 à 1896 paraissent les cartes et panoramas de Henri Keller, de 2urich, et enfin, en 1835, la a Karté der Schweiz » du D^" H. Wôrl, qui clôt la période ancienn'e de la cartographie suisse.

Jusqu'à présent, c'est principalement à l'initiative des particuliers- que sont dues les œuvres que nous avons signalées. Ceux-ci publient leurs cartes à leurs propres frais, soit dans un but désintéressé et scientifique, soit aussi dans une intention spéculative; parfois ils sont encouragés par le maigre subside d'un canton, d'une ville ou d'un bailli éclairé. Pour faire un pas en avant, il était nécessaire d'avoir l'appui financier du pays tout entier. Mais à la fin du XVlII* siècle, la constitution politique de la Suisse n'était ^ère favorable aux travaux cartographiques. Fédération d'États trop petits, fiers de leur autonomie, ne voulant pas en sacrifier la moindre parcelle en fayeur du bien commun, la Suisse était impuissante a mener à bien une œuvre cartographique d'ensemble, qui fût basée sur des mensurations exactes et rationnellement conduites. Il fallut les institutions du XIX* siècle pour permettre à notre pays d'acquérir dans ce domaine la place de premier ordre qu'il occupe maintenant. Vers 1 i90, le professeur Tralles réussit le premier à intéresser le gouvernement bernois à un levé général du canton. Avec l'aide de ses élèves Hassler et Trechsel, il mesura une base dans le Grand Marais, base utilisée plus tard par Dufour. Mais vint la débâcle de 179B, et ces travaux furent arrêtés.

Les guerres et les dissensions du début du XIX* siècle ne firent guère favorables aux œuvres cartographiques,

aui demandent, pour se développer, une longue période e paix. En 1803, la France ayant conçu le projet ae lever la carte des pays qui l'avoisinaient, envoya chez nous une section de ses ingénieurs-géographes, dirigée par les colonels Henr^ et Delcros. Mais les travaux de ceux-ci se bornèrent a rétablissement d'une triangulation dans le Jura. En 1814, ils rentraient chez eux. Toutefois leur activité ne fut pas entièrement perdue. Outre le résultat direct de leurs calculs que Dulour consulta avec fruit : détermination de l'azimut et de la latitude de Berne, hauteur du Chasserai, etc., ils donnèrent une impulsion nouvelle à l'idée de la carte générale de la Suisse. De 1810 à 1832, la Diète accorda la minime subvention de 2075 fr. en moyenne par an pour l'exécution de travaux trigohométriques .

L'année 18o3 fut décisive. £n juin de cette année-là, se réunit à Berne, à l'instigation: indirecte de la Société helvétique des sciences naturelles oui avait réussi à secouer l'inertie des sphères officielles, une commission présidée par le quaittier-maftre général L. Wûrstember*

Ser, et composée des diverses, personnalités s'occupant e mensurations cartographiques, le maior-général Fins- 1er, l'astronome Homer, le professeur Trechsel et les in-

génieurs Buchwalder et Pestalozzi. Dans ses séances, elle jeta les bases de la carte au 1 : 100000, décida du système de projection à adopter, de l'orientation, Berne étant prise comme origine du système des coordonnées : elle choisit l'échelle des levés (1 : 25000 dans la plaine et de 1 : 50 000 dans la montagne), ainsi que la division en 25 feuilles de 70 cm. sur 48. En 1834, G.-H. Dufour (1787-1875), de Genève, était nommé quartier-maître général et directeur de la carte. Bien préparé par ses études, il était assurément l'homme capable oe mener à chef l'œuvre ébauchée. Sous sa direction énergique et persévérante, on coordonna et on rattacha les uns aux autres les travaux trigonométriques commencée un peu partout; on mesura à nouveau les bases; les cantons furent invités à établir leur oarte, sttMqUela triangulation serait suffisamment avancée. Dufour' (ut secondé>pafr des collaborateurs intelligents et dévoués, les Esefamann, les Wolfsberger, les Bétemps, les L'Hard]r, les Stryiénski, les Siegfried, polir ne citer que les principaux. Plusieurs laissèrent aaiis cette entreprise leur vie on leur santé. Les conditions d'habitation dans les hautes régions des Alpes étaient plus précaires alors qu'à présent; les traitements étaient minimes. Jusqu'à la fin, les ressources financières restèrent bien restreintes, les crédits accordés par la Diète et les cantons étant parcimonieusement mesurés ; on ne comprit que plus tara, seulement quand elle fut achevée, l'importance et la valeur de l'œuvre que Dufour avait entreprise. Des cartes particulières des cantons Dufour utilisa celles qu'il juffea suffisantes ; encourageant les autres cantons à faire le levé de leur territoire. Quant aux cantons de montacne, dont les ressources n'étaient

Sas en proportion avec l'étendue de leur territoire et les ifficultés du travail, la Confédération se chargea de feire les levés nécessaires. Pour fiiciliter la tâche et concentrer les opérations, le Bureau topographique fédéral fut créé à Genève en 1837. Les débuts en furent modestes ; trois employés seulement y travaillaient. Maintenant (1906) c'est une institution installée dipis un bâtiment construit spécialement dans cette intention et occupant 66 fonctionnaires à poste fixe, sans compter les ouvriers de l'imprimerie et les surnuméraires.

Les matériaux cartographiques utilisés par Dufour étaient de valeur fort inégale en oe qui concerne l'exactitude, le dessin, le caractère, le tmi du détail. Certaines cartes étaient en hachures, d'autres à courbes horizontales. Tous les levés nouveaux représentèrent les formes du sol au moyen de courbes de niveau brunes, lesquelles, à l'oriffiae, n'avaient d'autre but que de servir au dessin des hachures. Dufour eut le grand mérite, avec les dessinateurs Wolfsberger et Goll, les graveurs Bressanini et particulièrement H. MûUhaupt, d'avoir su coordonner des travaux si variés, de telle sorte au'il est impossible à l'œil le plus exercé d'apprécier dans la carte la moindre diflérence due à la diversité d'oriffine des documents. La gravure se fit sur cuivre: l^ciérage pour l'impression, inconnu alors, ne se fit que plus tard; la lithographie était à ses débuts. Le système choisi pour la représentation du terrain Ait celui des hachures avec éclairage oblique, leqruel donne un ffrand efibt plastique. Cette méthode avait été employée a l'origine pour la carte de France, dite de Cassini, mais avait été délaissée pour celle des hachures avec lumière zénithale, d'après le système du mi^or saxon Lehmann (1765-1811). Cette dernière méthode, avec de nombreuses modifications, est encore suivie dans toutes les cartes à hachures des pays qui nous environnent. Dès le début, Dufour, en adoptant l'éclairage oblique, se dégage de l'influence étrangère et fonde ToBuvre cartographique magistrale qui porte, à juste titre, son nom. Les deux premières feuilles de la Carte toj}ographiquc de la Suisse au 1 : 100000 (tel est son titre officiel) (feuilles XVI et XVII, Genève, Lausanne, Sion] parurent en 1845, la dernière, la feuille XIII (Centre de la Suisse), en 1864. Mais plusieurs canl(^s n'attendirent pas l'apparition de la carte fédérale et publièrent de leur propre initiative les levés exécutés sur leur territore. Voici ces diverses cartes cantonales :

1. Carte de la Principauté de Neuchâtel, à l'échelle de 1 : 96 000, levée de 1801 à 1806 par Jean-Frédéric d'Ostervald d'Ivemois, à ses propres frais, carte de grande valeur.

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gravée sur cuivre, à hachures avec éclairaffe oblique. La triangulation de cette carte part d'une oase mesurée dans le Grand Marais, entre le Pont de Thièle et la Sauge. En 1836, Ostervald, sur la demande et avec une subvention du gouvernement cantonal, en flt une revision que Dufour utilisa sans retouches. Le colonel de Mandrot se servit des minutes d'Ostervald pour publier, à plusieurs reprises, des cartes du canton ae Neuchâtel.

2. Carte de Tancien Évéché de Bâle, levée de 1815 à 1819 par A.-J. Buchwalder, belle carte au 1 : 96000, gravée sur cuivre avec hachures et lumière zénithale. Cette carte fut corrigée et utilisée par Dufour.

a Carte du canton de Soleure, levée de 1828 à 1832 à réchelle del : 60000, par Urs-Jos. Walker, avec [une petite subvention cantonale, gravure lithographicrue, hachures avec lumière zénithale. C'est la moins oonne des trois cartes privées utilisées par Dufour. Il fallut même fiiire lever à nouveau la réffion d'Olten-Gosgen.

4. Sans attendre les d&isions fédérales, Thurgovie fit lever, de 1880 à 1838, son territoire par Tingénieur Sulzberger au 1 : 21 600. La carte fut gravée sur cuivre et publiée en 1839; elle est à l'échelle de 1 : 80000, avec hachures et lumière verticale. La Diète contribua aux frais de cette carte par l'allocation d'une somme dé 1600 fr.

5. La carte du canton de Genève, début et essai de Dufour qui, satisfait du résultat, se mit avec courage à l'œuvre de sa carte de la Suisse. Les levés de la carte de Genève furent exécutés au 1 : 12 500 avec courbes de 4 m. d'équidistance. La publication eut lieu de 1^ à 1840 su 1 : 25 000. C'est une carte à hachures, a lumière oblique, gravée sur cuivre par Bressanini, oui venait de terminer celle de Thurgovie. Les dépenses mrent supportées en entier par le canton.

6. Dans le canton de Vaud, le Bureau topographique fédéral leva la partie orientale du canton en courbes de niveau (feuilles XVI et XVII de la carte Dufour). Le reste fut exécuté par le canton lui-même de 1888 à 1848 au 1 : 25 000, avec des courbes de niveau de 8 m. d'équidistanoe. La subvention fédérale fut de 20200 fr. Plus tard, de 1852 à 1885, le canton de Vaud exécuta et

fnbiia à ses propres fhtis une cact^.'au 1 : 50000, en 2 feuilles, gravée par MûUhaupt, en deux éditions, l'une à courbes, l'autre en hachures avec éclairage oblique.

7. Carte du canton d'Argovie, levée de 1837 à 1843, au 1 : 25000, par E.-H. Michaélis, d'après les instructions de Dufour ; publiée au 1 : 50000; gravure sur cuivre, hachures avec lumière verticale. La subvention fédérale fut de 7000 fr.

8. Saint-Gall et Appenzell. Les levés avaient été commencés dans le canton d'Appenzell déjà en 1820, par le lieutenant-colonel Merz ; le dessin était fait directement avec des hachures. Us furent continués par des courbes de niveau et achevés par le fils de l'auteur en 1846. Le territoire saint-gallois fut levé par Eschmann et ses collaborateurs, Eberle et Hennet, de 1840 à 1846, avec courbes de niveau de 10 m. d'équidistance. La carte des deux cantons réunis parut au .1 : 25 000 avec hachures, mais en conservant les courbes de 80 m. d'équidistance; elle est gravée et lithographiée. La Diète contribua aux dépenses de cette carte par l'octroi d'une subvention de 21 450 fr.; appenzell n'accorda aucun subside.

9. Fribourg. Les levés de la carte topogrsiphique du canton de Fribourg fuirent exécutés au 1 : 25000 de 1843 à 1861. par A. Stryiensid et H. L'Uardv. Publiée en 1855. cette carte est gravée sur cuivre à l'échelle de 1 : 50000 et à courbes de niveau de 10 m. d'équidistance. La subvention fédérale fût de 13000 fr.

10. Zurich. La carte du canton de Zurich se compose de 32 feuilles, aravées en 4 couleurs sur pierre, à courbes de niveau de 10 m. d'éauidistance : commencée en 1843, avec une subvention féaérale de 24000 fr., elle fut achevée en 1865. Cette carte est supérieure a toutes les autres, grâce à son mode de représentation, à sa finesse, a sa clarté ; elle fit grand honneur à celui qui en dirige l'exécution, J. Wild (1814 à 1894), plus tard professeur à l'école polytechnique fédérale. On peut dire avec raison qu'elle servit de modèle à l'Atlas Siegfried.

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