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Eaux alcalines. Bosenlauibad, près Meiringen

6. E^ux légèrement ferrugineuseb. Seewen, Schwyz (0,33555), Limpbachbad, Thoune (0,1873), eaux d'origine marécageuses ; Schnittweierbad près Statlisburg (0,4166) . Farnbûhl, Entlebuch (0,2773), Knutwil, Lucerne (0,3109), Monchaltorf, près Greifensee (0,343), source en même temps peu sulfureuse.

On cite encore plus de soixante stations de bains, dont les eaux ne se distinguent en rien des eaux potables, bien qu'on en fasse usage comme eaux minérales : on n'en possède pas même d'analyse pouvant justifier ou controuver le titre que le langage populaire leur a attribué.

C. Eaux minérales terreuses. Ces eaux contiennent en dissolution des sels terreux, notamment du sulfate de chaux, associé à du carbonate de chaux et de magnésie en quantité supérieure à 0,5 gr. Elles sont parfois acidulés.

1. Eaux gypseuses, ordinairement aussi calcarifères et de ce chef tutleuses. Eau des Serves près Saint-Gingolpii (1,721). D'innombrables sources gypseuses jaillissent dans diverses régions des Alpes, ainsi que dans le Jura septentrional, partout où existent des gisements de gypse, dont la solubilité est bien connue, puisque, dans les conditions de température et de pression ordinaires, les sources peuvent en dissoudre de 2 à 3 gr. par litre. Cependant il n'en est qu'un fort petit nombre qui soit utilisé à titre d'eau minérale; bien au contraire, dans bien des riions, on fait usage de ces eaux comme eau potable, sauf pour la lessive. On prétend même dans certains endroits que de telles eaux sont meilleures que d'autres. Il en existe en particulier un grand nombre sur les deux rives du Rhône et du Léman, entre Monthey et Saint-Gingolph d'une part, entre Bex et Clarens de 1 autre, tout le long de Taftleurement de la nappe de gypse et d'anhydrite qui forme le soubassement des Préalpes. Les unes jaillissent sur le coteau au-dessus du Flysch qui supporte le gypse, les autres, de beaucoup les plus volumineuses, sourdent sur le bord de la vallée, au niveau de la plaine d'alluvion, ou même au milieu de celle-ci. On peut citer les sources du Bras près de Bex quijaillissent au milieu des alluvions lout près du Rhône. Ibute une rangée de sources gvpseuses émergent le long du pied de la montagne, entre Monthev et le Bouveret ; une autre rangée se trouve sur le bord opposé de la plaine du Rhône, entre Bex et Villeneuve. Une troisième compte plus d'une douzaine de sources, entre Territet et l'Alliaz sur Clarens ; quelques-unes sont même utilisées pour l'alimentation (Charnex et Brent). Dans la forêt de Finges près de Loèche, un groupe très important de sources gypseuses alimente un établissement de pisciculture ; leur débit est au moins de 15000 Im. La zone des cols entre Bex et Leissigen, au bord du lac de Thoune, et tout le pourtour des Préalpes présentent de distance en distance des sources fortement gypseuses, mais elles ne sont, pour la plupart, pas utilisées, au moins pas comme eaux minérales.

2. Sources gypseuses et magnésiennes. Gypse associé à du carbonate, du sulfate ou du chlorure de magnésie. Source minérale de Bellerive près Delémont (2,489, dont 1,274 CaSOi et 0,650 MgS04), Eptineen (0,9241), la source de l'Alpbad près Sissach. L'eau thermale de Weissenburg, avec 27°5 C de température, rentre dans ce groupe ; cette eau minérale sort du centre formé par les terrains triasiques (gypse et dolomite) de la chaîne du Stockhorn, sur le flanc N. du Simmenthal, ce qui explique sa richesse en matières minérales (1,6097, dont 1,0488 CaS04 et 0,3464 MgSO^). Dans le groupe des eaux gypseuses magnésiennes rentrent aussi les eaux thermales de Loèche-les-Bains, ^ui émergent à l'altitude de 1415 mètres, avec une température de 32 à 47^ (on indique 51^ à l'un des filons, celui de Saint-Laurent) ; elles en forment 20 sources distinctes. Leur débit total est de plus de 1000 litres par minute ; la plus abondante, celle de Saint-Laurent, débite a elle seule 180 litres-min. L'eau de Loèche contient, suivant les analyses, 1,80 à 2,0 grammes^de matières minérales solides par litre ; la combinaison prédominante est le gypse, 1,483 à 1,539 gr. par litre; puis le sulfate de magnésie, 0,163 à 0,258 (tr. Les gaz dissous dans l'eau sont l'acide carbonique 2,389, l'oxygène 1,054

SUI

et l'azote il,M8 cm^ par litre. L'eau de Loèche a une grande analogie avec celle de Weissenburg.

Les sources gyptseuses des deux espèces sont souvent ferrugineuses j mais, comme dans ce cas, leur valeur thérapeutique doit être attribuée au fer qu'elles contiennent, nous les classerons dans les sources ferruffineuses, bien que, au point de vue de la quantité, le fer n y joue parfois qu'un rôle très effacé. De même les eaux gypseuses sont presque toujours accompagnées de filons contenant des combinaisons sulfureuses ofonnant naissance à l'odeur si caractéristique de l'hydrogène sulfuré ; ordinairement, c'est la réduction du gypse par le contact avec des matières organiques ou bitumineuses qui donne naissance au sulfure de calcium, lequel devient lui-même carbonate

Ear l'absorption d'acide carbonique, en émettant le gaz ^[drogéne sulfuré (H^S). Malgré la c|uantité souvent très faible de ce gaz, il convient, en raison de l'importance thérapeutique de l'hydrogène sulfuré, de classer toutes les eaux de cette composition dans les eaux sulfureuses. 3. Eaux calcaires et magnésiennes. Sous ce rapport, l'eau la plus typique est celle de la source thermale iodée de Saxon dans le Bas- Valais ; température 25°C (0,7601, dont 0,3843 CaUfifi^ et 0,1788 MgS04). ^Ue sort d'un rocher dolomitique, dit cornieule, roche poreuse et pulvérulente, qui contient probablement les sels iodés, qui passent ensuite dans l'eau de cette source.

D. Eaux alcalines. Elles se distinguent souvent par l'absence presque complète de sels terreux^ lorsqu'elles ne sont pas saturées d acide carbonique ; la présence de ce gaz a, au contraire, pour effet d'y amener une quantité très notable de carbonate de chaux.

1. Eaux alcalines non acidulés. Peu nombreuses et ayant presque la composition des eaux indifférentes de cette catégorie. Source sodique du Karstenloch près Trogen et source alcaline de Trofi^en. (0,2446, dont 0,2095 NasCOa). La source thermale du Brieerbad (30°C) n'est que peu alcaline et plutôt sulfatée (0,6768). Ici se place aussi probablement la source thermale (21^3) de Bovernier sur Martigny, dont on ne possède pas encore d'analyse. Elle n'est pas utilisée autrement que pour les savonnages du linge, à quoi sa pauvreté en sels terreux la rend particulièrement propre (dureté 9,°5).

2. Eaux alcalines acidulés. Eaux des sources de Passugg ; il y en a trois qui sont exploitées et expédiées en bouteilles. Voici la proportion des composants essentiels :

Source Source Source

Ulricus Théophile. Fortuna.

Température . 8°1 7^5 6°2

Résidu total . 8,1341 3,9424 6,7462

NaHCOa- . . 5,6697 1,9122 4,7303

CaH-CA . . 1,026 1,162 0,6977

MgHî(i0« . . 0,5796 0,4332 0,4771

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