‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 44 sur 225 · STATION · texte numérisé non relu

STATION

se traduit surtout par des cartes locales à l'échelle du i : 50000 et du 1 : 25000 (atlas Siegfried). La commission géologique, réorganisée et reconstituée après le décès ou la démission de plusieurs de ses membres, est composée aujourd'hui d'Alb. Heim, président, E. Renevier (f 4 mai 1906), U. Grubenmann, A. Baltzer et E. Favre. Elle a à son service une nombreuse phalange de géologues jeunes et vieux — les jeunes surtout sont nombreux — ; le désintéressement dont ils font preuve lui permet d'accomplir facilement sa |rrande tâche, mal^^ 1 exiguïté de son budget. Les progrès de la stratigraphie n'ont pu s'accomplir sans le secours de la paléontologie. C'est à Agassizet a son collaborateur E. Desor que nous devons les premières études de paléontologie. Le premier publia d'abord ses Rechervhe» fur les poissons fossiles (5 volumes. Neuchâtel, 1833- 1843), dans lesquelles les trouvailles faites en Suisse sont représentées par les nombreux spécimens de Glaris. Les mollusques et les échinides furent décrits par les mêmes auteure. Bientôt F.-J. Pictet (1800-1872), professeur à Genève, commença la publication monumentale intitulée Matériauxpour la Paléontologie suisse et traita par monographies distinctes les fossiles du terrain crétacique surtout, de même que certains groupes de mammifères éocènes, de reptiles et de poissons jurassiques. II fUt secondé par divers collaborateurs, tels que G. Campiche, Ph. De la Harpe, Ch. Gaodin, P. de Loriol, E. Renevier, etc. D autres savants, tels que V. Fischer-Ooster, K. Mayer-E^mar, etc., ont aussi largement contnbuéà faire connaître le monde fossile de la Suisse. Après la mort de Pictet, la Société paléontologique suisse reprit son œuvre avec de nouveaux collaoonteurs, tels que Bachmann, Rutimeyer, E. Greppin, F. Koby, G. -H. Steh]in,Th. Studer, E. Baumberger, Sarasin, et la continua jusou'a ce jour, parla publication annuelled'un volume contenant diverses monogra-

§hies. Actuellement 36 volumes ont éjà paru. Avec les grandes publications d'Oswald Heer : Flora fossilis Helveliœ et Flora tertiaria Helvetits^ faisant connaître les flores anciennes de la Suisse, nous sommes aujourd'hui un des pays dont les organismes des temps géologiques et l'histoire du monde vivant avant l'existence de rhomme sont les mieux connus ; pourtant il reste encore beaucoupâ faire. Tous les événements c|ui s'accomplissent de nos jours paraissent bien mesquins à côté de ce que l'étude d'une parcelle très restreinte de notre territoire dévoile de modifications et de bouleversements dont les effets se sont traduits autant sur le monde physique que sur le monde organique (voir Géogénie).

Pétrographie. Au début des recherches geoloffiques on se contentait de décrire Tes roches comme de simples éléments prenant part à la constitution de Técorce terrestre; on s'occupait trop exclusivement de leur composition minéralogique. La

{[uestion de Torigine et du mode de orroation des roches a donné à la pétrographie moderne une importance spéciale. Mais pendant longtemps les conceptions su bjecti ves qui se rattachent forcément à ce genre de recherches ne conduisirent qu'à des discussions sans issue et sans conclusion possible. II fallut les sondages effectués dans les océans et les lacs pour ieter quelque clarté sur l'ori^ne des roches sédiments ires ; il a fallu aussi l'application des méthodes chimiques et optiaues à l'étude des roches cristallines pour permettre de se ren-

dre compte de leur origine. Dans le domaine des terrains sedimentaires, Gressly, Thurmann, Renevier et d'autres encore avaient déjà émis des idées fort justes; l'introduction du terme « faciès » pour désigner les diffé* rences de structure et de composition des terrains sedimentaires et de fossiles qu'ils contiennent montre clairement combien Gressly, qui en est l'auteur, eut des vues nettes et justes sur la sigiaifîcation des roches comme éléments géologiques. Mais c'est de France et d'Allemagne que nous sont venues les doctrines et les méthodes de recherche tendant à expliquer l'origine des roches cristallines et cristallophylhennes, dont nos Alpes sont si riches et dont la signification était restée si longtemps absolument énigmatique. Aujourd'hui on tend à distinguer dans de vastes surfaces occupées par des terrains dits « cristallins», souvent schisteux, d'où te nom de terrains cristallophylliens ou schistes cristallins, des formations d'ongine volcanique (granits, diorites, syénites, etc.|, des roches dues à la consolidation de la masse planétaire primitivement fluide (terrain primitif), enfin, et peut-être les 5 lus nombreuses, des roches ayant subi des modifications e structure et de composition chimique (roches métamorphiques). La structure cristalline de ces roches serait due à 1 action de la pression, de la chaleur souterraine, concurremment avec l'influence de l'eau de carrière. Elles

Moyennes cumatologiques de plusieurs stations.

Aarau

Affoltem (Emmenthal).

Altdorf

Altstàiten (Rheinthal) .

Bâle

Beatenberg

Berne

San Bemardino (col) .

Bevere

Castasegna (Bregaglia).

Chaumont

Coire. ......

Davos Platz . . . .

Einsiedeln

Engelberg

Genève

Gersau

Glaris

Grâchen (Valais) . . .

Guttannen

Kreuzlingen . . . .

Langenbruck . . . .

Lausanne

Lohn ;

Lugano

Luceme

Montreux-Clarens . .

Mûri (Argovie) . . .

Olten

Platta (Medels) . . .

Rigi-Kulm

Sântis

Schaflhouse . . . .

Sion

Saint-Bernard . . .

Saint-GaU

Zurich

Altitude.

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