Genève 130 Total . . T5SB
En 1905 ce nombre était de 247 ou 4,89 % inférieur ;
l'émigration a surtout augmenté dans les cantons de Zurich, Berne, Glaris, Soleure, Argovie et Neuchâtel, les cantons de Saint-Gall, Tessin, Valais et Genève accusent une sensible diminution. De ces 5296 émigrants 2917 ou le 55,06% étaient bourgeois de leur canton, 918 ou le 17,33% bourgeois d'autres cantons, et 1461 ou le 27,59% des étrangers vivant en Suisse. Les causes de cette forte émigration (1 ,59^/^0 de la population de la Suisse) résident dans la situation économique de certaines régions ou de certaines professions, en particulier de la petite agriculture et surtout dans le fait que les petits paysans sont attirés par la prospérité de certains pays d'outre-mer, entre autres des États-Unis. En dehors de l'élément agricole, les pkis gros contingents sont fournis par les artisans et les commerçants, tandis que l'ouvrier industriel
nombreux émigrants déçus dans leur attente demeure généralement ignoré.
Depuis 1881, le nombre total des émigrants a été de 165 6o6; ce chiffre est encore très élevé, même en défalquant les émigrants assez nombreux qui ont effectué plusieurs traversées et qui probablement ont été dénombrés comme autant d'unités distinctes.
Ont émigré :
de 1881 a IBSo 10 718 personnes » 1886» 1890 7677 »
Les chiffres de 1906 sont donc moins élevés que les moyennes de 1881 a 1895, mais ils sont passablement plus élevés que ceux de 1896 à 1905. Il ne faut pas oublier que chaque année un certain nombre depei^sonnes reviennent au pajs.
 fin 1906 la Suisse comptait 31 agences d*émij^ration ayant a leur service 216 sous-agents. C'est le Tessm et le canton de Baie qui comptent le çlus grand nombre de ces agences ; 11 au Tessin et 9 a Bâle. Cette dernière ville est le point de départ de la plupart des émigrants.
Tandis que les données relatives au nombre, à l'origine, et à la profession des émigrants, varient passablement, par contre on ne constate guère de changement notable dans le choix des pays d*émiffration. L'émigration pour les États- Unis et celle, à un degré moindre, à destination de TAr-
vre du hasard. Un grand nombre de personnes qui se rendent au delà des mers ne sont pas réellement des émigrants au sens propre du mot ; après un temps de séjour à l'étranger elles rentrent en Suisse. Cette catégorie comprend des mduslriels, des commerçants, des techniciens, des directeurs de grandes entreprises, des surveillants de plantations, etc. Ce n'est que pour certaines contrées de l'Australie que l'on signale une émigration agricole.
L'attraction qu'exercent les États-Unis sur les^émigrants est due à l'immense prospérité de ce pays, à son industrie, à son agriculture, à ses mines, à son commerce et à sa bonne administration, ainsi qu'à la facilité des communications; toutes ces causes expliquent pourquoi la grande majorité des émigrants suisses s'y rendent de préférence à toute autre contrée. Il faut aussi tenir compte du fait que des Suisses en très grand nombre y sont déjà établis depuis I
bien longtemps. Le % des émi^nts suisses qui se rendent dans rUnion atteint depuis des années le 85 à 89 % de rémisration totale. En 1906 4573 émigrants suisses (contre 4296 en ,1905) ou le 86,35 % se sont rendus aux États-Unis. Les États où les Suisses s établissent de préférence sont ceux de New York, (2514], de Californie (386), de Pennsylvanie (192), d'Illinois (183), d'Ohio (159), du Missouri (i25) et d'Utah f74). Parmi ceux qui ont indiqué New York comme but de leur voyage, beaucoup se sont établis ensuite dans les contrées de l'O. D'ailleurs ce n'est pas en Suisse seulement que ce pavs exerce une si forte attraction. Dans l'année fiscale 1905/06, non moins de 1100735, personnes, c'est-à-dire 74236 de plus que l'année précédente, y ont immigré de toutes les parties du monde, principalement d'Europe. En 1906, le Canada a reçu 135 Suisses contre 13 en 1901, 16 en 1902, 66 en 1903, 63 en 1904 et 118 en 1905. L'Amérique centrale en compte 29 dont 17 au Mexique, 4 au Guatemala, 1 à Cuba, 1 à Saint-Thomas, 2 à Porto Rico et 4 au Costa-Rica.
L'émigration dans l'Amérique du Sud, qui avait été assez considérable durant la période 1880-1890, a subi dejpuis un recul marqué; elle semblait devoir remonter en 1905. Mais en 1906, elle baissa de nouveau. Cette année-là l'Argentine a reçu 442 immigrants suisses contre 471 en 1905. C'est à destination du Brésil et du Chili, où se sont rendues 29 personnes dans le premier de ces États et 2 dans le second, que Ton remarque la diminution la plus sensible de l'émigration. A la fin du XIX« siècle, les émigrants y avaient été attirés en çrand nombre par des moyens artificiels, la situation agricole d'alors de ces deux pays n'était pas plus favorable qu'aujourd'hui. 9 personnes se sont rendues dans l'Uruguay, 1 au Venezuela. Les autres pays de 1 Amérique du Sud n'ont jamais reçu un bien grand nombre d'immigrants suisses.
L'Afrique méridionale et l'Afriaue occidentale ont reçu 9 personnes, les îles Canaries 6, l'Asie 34 dont 15 à Ceylan et 7 à Singapour, le Japon et la Chine 4. 21 émigrants se sont dirigés sur rÂustralie, dont 12 à Sydney.
Le service de renseignements du bureau de l'émigration du Département politique est destiné, comme son nom l'indique, à fournir des renseignements sur la situation des agriculteurs, des ouvriers, des employés de commerce et des techniciens dans les pays d outremer. Les demandes de renseignements émanent de tous les cantons et même de Suisses établis à l'étranger. Voir pour d'autres détails l'article Démographie, chapitre Émigration et Suisses à l'étranger , du présent Dictionnaire. [La KBDACTION.l
2. Département de l'intérieur, aj Généralités. Encore aujourd'hui les attributions de ce département sont déterminées essentiellement par les dispositions de Tarticle 24 de l'arrêté fédéral sur l'organisation du Conseil fédéral du 21 août 1878. Ajoutons cependant que certaines modifications ont été apportées à cet arrêté ; on a séparé divers objets qni dépendaient primitivement de ce département, ainsi l'organisation des élections et des votations fédérales, la surveillance de la chancellerie fédérale, Texécution de la loi fédérale sur l'état civil et le mariage ; d'autre part, par suite d'une centralisation plus grande de la Confédération, ce département a reçu de nouvelles attributions qui ont exigé la création de divisions spéciales ou d'emplois placés sous la direction du département. Un arrêté fédéral du 28 juin 1895 relève ces changements qui ont considérablement modifié les dispositions de l'article 24 de l'arrêté de 1878.
La chancellerie du Département de l'Intérieur, à laquelle se rattache spécialement l'administration de la bibliothèaue centrale, préavise sur l'allocation des subventions fédérales, sur celles données aux cantons pour l'école primaire, ainsi que sur celles concernant une œuvre d utilité publique ou d'intérêt scientifique, littéraire ou artistique ou encore une exposition. Elle s'occupe en outre des affaires que l'article 27 de la Constitution, relatif à l'instruction publique et plus particulièrement au Polytechnicum et à ses annexes, place dans les compétences de la Confédération. Nous donnerons quelques détails sur l'organisation et la marche des affaires des différents dicastères du département.
bj Archives fédérales. Les archives d'État ont été réorganisées en 1861 ; depuis 1899 elles occupent un nouveau
Bllimen
1 Bihlialhèqu*
chivea liaient relégruéee dane les souterrains du Palais fédéral. Actuellemenl les archives sont divindea en quatre groupes comprenant 1° la période de la République helvétique, de f7«8 à 1803. soit WCO vulumea (la propriété et l'utilisation des archives fédérales antérieures à 1798, dépoaéea dans les archives cantonales d'Aarau. de FraueO' feld, de Zurich, de Lucerne et de Soteure sont l'objet d'un décri>l de la Diète du 16 juin iBA] ; 2° l'époque de l'Acte de Médiation. 1803-1814, comprenant 700 volumes ; 3- celle de la Restauration, 1815-1848, environ 2500 volumes ; 4° la période contemporaine, de 1648 à nos jours, avec quelques milliers de volumes et de cahiers d actes. Les documents, au S'ns technique du mot. comptent plus de 1500 numéros. Ces données ne comprennent pas les collections de matériaux pour l'histoire auiaae que l'un crée à grands Frais depuis quelques années: ce sont les copies taitea à létranner de piéci-B intéresHBnl notre histoire. A l'heure qu'il est. ces collections sont déjà considérables, mais edes sont loin d'être complètes, puisque l'on découvre loujoura de nouvelles sources et que les anciennes ne sont pas épuisées. Le malcriel ainsi rassemblé a une haute valeur et oirre un très grand intérêt pour notre histoire nationale ; on peut en outre facilement le consultir; plus tard il sera inipriiné. Les rapports annuels de l'administration des archives donnent tous les détails sur l'avancement de ces travaux et sur les dépôts que l'on utilise. Jusqu'à présent, ce sont les archives et les bibliothèques de France, d'Italie el d'Angleterre qui nous ont fourni les matériaux le& plus nombreux el les plus importants; citons tout particulièrement les archive* du Vatican à Rome qui n'ont elé ouvertes que sous le pontifical de Léon X.III. et cela de la façon la plus large. En ce qui concerne l'accèa des archives fédérales au
Sublic, on permet l'utilisation sans aucune restriction e tous les actes datant de 1798 à 1S48. Pour l'époque moderne, chaque demande est examinée séparément, mais toujours avec la plus grande bienveillance, dès que l'on est assuré de la discrétion des intéressés et que I intérêt de l'Etal n'exige pas un refus. L'organisation cl l'administration des archives sont basées sur le règlement des archives du 14 septembre 1864 et des < loslruclions •■ de la même époque. Voir volume .77 de laSiliuvii. Bavtuilung. D' Thiessinb, puis Die eidgenûatisclien GflHîude in Bfitt. [D'après des communications du directeur des Archives. D'J. Kkonn.]
(',' La BiMiotlièiiue canlrale est rattachée à la chancellerie du Déparlement de l'Jnlérieur et doit en premii're ligne servir aux exigences de l'administration centrale de la Confédération. Dans ses arhats elle fait aussi l'acquisition d'ceuvres récréatives dues à la plume d'écrivains suisses. Une convention a été signée je 15 mars 1886 entre la Suisse l't un certain nombre d'Klals pour l'échange intei^ national de publications onicielle» ; aujourd'hui ce service prend une importance universelle, La plupart des Etala
sui
européens ou d'outre-mer ont installé des bureaux d'échanges sans avoir conclu d'arrangemenls spéciaux ou sans avoir souscrit a la convention de 1888. Il s'ensuit que le bureau des échanges de la Ribliothè«fue centrale au lieu d'avoir, comme le prévoyait la convention de 1686, une domaine d'échanges à eliecluer en a environ une cenUine. Ed 1906, ffî 030 jpaqueta (en 1905. 21000) ont été expédiés par cette voie. (Jutre ce service, la Bibliothèque doit encore faire l'envoi des publications fédéralea (Feuille fédérale. Recueil ol(iciet liet loii, etc. ) ou des ouvrages qui paraissent avec une subvention fédérale, à environ 90 biblioU.èquea de la Suisse.
d! Subventions leolairei. En exécution de l'article 37 de la Constitution et de la loi fédérale du 35 juin 19U3 concrrnanl la aubvenlion de l'école primaire, le Département de l'Intérieur alloue chaque année aux cantons une subvention spéciale. Le 17 janvier 1U06. le département a publié le règlement d'exécution de la loi de llWt. Il est intére-aant de connaître les chiffres de 1905 indiquant les sommes remues par les caolons :