ÉTABLISSEMENTS D' INSTRUCTION PUBLIQUE ET DE BIENFAISANCE
Maison de Charité. Le 2 novembre 1810, le conseil municipal obtint de l'archevêque de Besançon , l'aihtorisation d'appeler deux sœurs de Saint- Vincent-de-Paul , dites de la Charité, pour enseigner les premiers éléments de la religion , de la lecture et de l'écriture aux enfants pauvres, visiter à domicile les malades indigents et leur distribuer des secours. Cet établissement, formé d'abord dans une maison rue du Commerce, puis dans une autre maison de la rue Saint-Désiré , occupe actuellement le bâtiment que la ville a acquis, moyennant 25,000
francs, le i7 septembre 1837, de M. Prudhomme , dans la rue de la Vallière. 11 reçoit une subvention annuelle de 1000 francs, comme école communale de la ville. Trois religieuse^ sont chargées des classes, que fréquentent gratuitement 2i>0 enfants. On y enseigne la lecture, récriture, la grammaire, l'histoire sainte, le catéchisme, le chant, la géographie, l'arithmétique , le style épistolaire et les travaux à l'aiguille. Il y a un ouvroir, dans lequel les élèves les plus avancées apprennent tous les travaux de la lingerie.
D'autres sœurs visitent les pauvres malades à domicile, leur distribuent des médicaments, des bouillons, de la viande et du pain. Les ressources de cette précieuse institution de bienfaisance ne consistent que dans les cotisations des dames de la Charité , le produit d'une quête qui se fait chaque année dans la ville , de celle qui se fait le dimanche à la grand'messe et de quelques dons particuliers. Cet établissement mérite, à tous égards , la bienveillance de l'administration municipale et des habitants. L'association des dames de la Charité, remonte à l'année
Maison des orphelines. Depuis plusieurs années , quelques personnes bienfaisantes de Lons-le- Swunier consacraient leurs soins à recueillir de pauvres orphelines et à leur donner une éducation chrétienne. Afin d'étendre celte bonne œuvre et de la perpétuer, une association de charité a été fondée par les dames et les demoiselles de cette ville , qui s'engagent toutes , en s'y agrégeant , à une souscription annuelle , au profit de l'œuvre. Cette souscription, le produit d'une loterie et d'autres secours éventuels , forment tout le fonds de celle associa-
tion. Mlle Bénier se chargea du logement et de l'éducation des enfants.
Les orphelines, admises dans la maison dès l'âge de 6 ans, doivent être nées de parents légitimement mariés. Elles n'en sortent qu'à 18 ans.
La directrice s'engage à les mettre en état d'exercer, à cet âge, une profession qui les mette à l'abri du besoin , ou d'en faire des domestiques morales et probes. Les jeunes filles qui ont encore leur père ou leur mère , ne sont admises que moyennant une rétribution. Le nombre des membres de l'association est illimité ; il se compose de dames protectrices et de demoiselles associées.
M. le curé de Saint-Désiré est le directeur de l'association et de l'œuvre qu'elle a pour objet. La maison est située rue Saint-Désiré , n° 36.
Maison de Marie. Mme Faure, religieuse de l'ordre de la Sainte-Enfance, a fondé, à l'extrémité de la rue du Collège, une maison d'éducation pour les enfants de la société de Marie ; 26 élèves la fréquentent ; plusieurs y sont logées , nourries et instruites gratuitement. Cet établissement n'a d'autres ressources que le produit des travaux à l'aiguille et la confection de la dentelle exécutés par les jeunes filles élevées dans la maison. Il mériterait des encoura* gements.