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La?ans-sur-Ynloaxe , Vg. de
l'arr. de Lons-le-Saunier, cant. el bur. de poste d'Arinthod; percept.
de Thoirette; paroisse de Saint- Hynielière; à 8 kil. d'Arinthod el 44 de Lons-le-Saunier.
Altitude : 80frm.
Le territoire est limité au nord par Chemilla, Cézia et Cliisséria; au sud par Comod et Coisia; à Test par Vescles; à l'ouest par Vosbles et Chemilla. Faverges, Montcoux , Anchay, le moulin Charbouillat et le moulin de Lavans font partie de la commune.
Il est traversé par la route dép. n° 9, d'Orgelet à Nantua et à Bourg; par le chemin de gr. com. n° 3, de Saint-Trivier à Dortans ; par les ch.
vie. tirant à Faverges, à Cornod , à Vescles et à Chemilla ; par la Valouze, le ruisseau de Terra-Millet ; par les biefs de PAncherone , de la fontaine des Gouttes , de la fontaine des Vergers qui y prennent leurs sources, et par plusieurs canaux de dérivation de l'Anchcrone.
Le village de Lavans est situé dans la vallée de la Valouze , entre la rive gauche de celte rivière et la route d'Orgelet à Nantua. Anchay et Faverges sont situés sur les bords de ce chemin. Les maisons sont disposées par groupes , construites en pierres, couvertes les unes en tuiles creuses, d'autres en tuiles plates ou en chaume. Elles n'ont en général qu'un simple rez-de-chaussée.
Les communes de Montcoux , Faverges et Anchay, ont été réunies à celle de Lavans, le 14 août 1822.
Pop. en 1790, de Lavans, 101 hab.; d'Anchay, i23;de Faverges, 77, et de Montcoux, 1&5; pop.
réunie en 1846, 408; en 1851, 426, dont 206 hem. et 220 fem. ; pop. spécif. par kil. carré, 44 hab.; 81 maisons, savoir : à Lavans 20,
h Faverges 17, à Montcoux 20, et à Anchay 24 ; 83 ménages.
Les plus anciens registres de l'état civil remontent à 1792.
Les jeunes gens émigrent pour être ouvriers en soie à Lyon.
territ. 953h 89a, divisés en 8001 parcelles que possèdent 267 propriétaires, dont lût forains; surf, imp. 938h, savoir : Û06h en terres lab., 206 en pâtures, 162 en bois, 139 en prés, 8 en vignes, et le surplus en cultures diverses, d'un rev.
cad. de 8544 fr. ; contrib. dir. en princ. 1696 fr.
Le sol , d'une fertilité ordinaire, produit du blé , de l'orge , de l'avoine , du maïs , des légumes secs , des pommes de terre , du chanvre , du vin rouge, du foin et des fourrages artificiels. On exporte le quart des céréales, et le produit de la récolte en vin suffît à la consommation des habitants. Le revenu réel des propriétés est de b* pour cent.
On élève dans la commune des bétes à cornes , des moutons et des porcs qu'on engraisse. 30 ruches d'abeilles. L'agriculture y fait peu de progrès.
On trouve sur le territoire, de la tourbe non exploitée, d'abondantes sablières et des gravières, des carrières de pierre ordinaire, de taille et à chaux, exploitées.
Il y a un moulin à quatre tournants avec cylindre, un antre moulin à trois paires de meules , deux tourneurs sur bois, trois marchands de grains et un tailleur d'habits.
Biens communaux : une chapelle à Anchay, et 50h 60* de bois et pâtures, d'un rev. cad. de 63 fr.; le hameau d'Anchay, 63h 96" de pâtures , broussailles , bois et sot de four banal, d'un rev. de 102 fr.; celui de Montcoux , 67h en pâtures,
bois et sol de four banal , d'un rev.
cad. de 185 fr.; eelui de Faverges , 51h 98* de bois, pâtures et sol de four banal» d'un rev. cad. de 44 fr.
L'instituteur et son école , fréquentée en hiver par KO garçons et 30 filles, occupent un local loué par la commune.
Bois communaux ; Lavans, Anchay et Faverges , 1 th 47* de taillis rabougri ; Lavans et Anchay, 14h 23*; coupe biennale à 86 ans. Montcoux; 17h 74*; coupe annuelle 66*.
Boulavant, Lavans, Anchay et Faverges, 100b indivis; coupe biennale.
Budget : recettes ord» 2016 fr.; dépenses ord. 2006 fr.
HOTICE BISTOR1QU1.
Lavans-lez-Mataoge est situé près de la jonction du ruisseau d'Arne avec leDoubs, Lavans lez Louvières, près de celle de la Bienne et du Lison , et Lavans , près de la jonction de l'Ancherone avec la Valouze. 11 paraîtrait donc que ce mot aurait à peu près la même signification que le nom celtique de Condes ou Condat, confluent. On conçoit que dans un pays au?si peu transformé par les Romains que l'a été le bassin de la Valouze , il y reste de nombreuses traces de la civilisation gauloise. Les traditions qui se perpétuent dans celte contrée , ainsi que les monuments anciens , appartiennent presque tous à la théogonie et à la stratégie celtiques. La voie d'Isernore à Salins était bordée de villages plus ou moins importants. Les hauteurs qui la dominaient de chaque côté , étaient couronnées par des tours, depuis le port de Thoirelte sur l'Ain jusqu'à Orgelet. A gauche de la Valouze, on voyait les castels de Montcroissant , de Montcoux , de la Co-
tombe , d'Arinthod , de Fétigny et de Vircmont, Viridus Mons; à droite»
ceux d'Orgelet, de la Villelte, de Dramelay, de Montgefond et de Montdidier. Toutes ces tours occupaient des positions trop favorables pour ne pas devenir plus tard des repaires féodaux. Les Romains mêmes en avaient utilisé plusieurs.
Le ruisseau de l'Ancherone porte un nom grec qui se rapproche singulièrement de celui de l'Achéron, l'un de ces fleuves des enfers que les ombres passaient sans retour. Le rocher d' Anchay, appelé le bec dé Grimona, a une dénomination qui' semble dériver, comme celle du pic de Grimont-sur-Poligny , des mots celtiques, Mon, montagne et Grim, triste, rude. On a trouvé à Lavans, dans le lieu dit au Molard à la Reine, de nombreux ossements humains , et près de là, dans le champ de la Condamine , un tombeau en maçonnerie couvert en laves. Le Chàlelel à Montcoux , les Chapelles , lesMorlalicrs, laCombe-Sainl-Pierre, les Charrières , à Lavans , sont des désignations topographiques, qui évoquent dans l'esprit d'anciens souvenirs. Lavans , Faverges , Anchay et Montcoux, voient leurs noms figurer dans les chartes dès le xn* siècle, notamment dans les titres de la chartreuse de Va u cl use.
Seigneurie. Lavans et Faverges dépendaient en toute justice de la baronnie d'Arinthod; Anchay et Montcoux , de celle de Bouta van t.
Les sujets étaient main- mor tables et soumis à des corvées de bras et de charrues, ainsi qu'à de nombreuses prestations en grains et en argent. Le seigneur de Boutavant percevait un péage à Anchay. Le 15 octobre 1563, Humbert de Luyrieux, seigneur d'Oliferne, concéda aux habitants d'Anchav, le droit de
mener paître leur bétail, bœufs, vaches , chèvres ou porcs , dans les foréls de sa seigneurie , d'y couper du bois pour leur chauffage, excepte les chênes , les poiriers et les pommiers, et même d'y faire des essarts et des feuillées , à charge de lui payer un cens annuel de 2 sols estevenants par ménage. Par différents actes de 1342 et de 1614, les seigneurs de Boulavant firent de semblables concessions à quelquesuns de leurs sujets, en expliquant que ces derniers ne pourraient mener pâturer que quatre porcs et qu'ils ne pourraient abattre les glands et les pommes sauvages qu'à l'aide d'une perche, avec défense de monter sur les arbres.
Fief de la Balined Anchay . Humbert de la Balrae-sur-Cerdon , chevalier, seigneur de Fromentes et de Boutavant, marié à Catherine de Luyrieux , et mort en 1391, eut un fils naturel , auquel il donna pour apanage la Combe -cf Anchay , en moyenne et basse justice. Louis et Etienne de la Balme , frères, nés de ce fils illégitime, figuraient en 1463, parmi les écuyers d'Humbert de Luyrieux , seigneur d'Arinthod. Ce fief passa à la famille Mignot, qui le conserva jusqu'au moment de la révolution de 1789. Le 16 novembre 1677, Jacques de Mignot , seigneur de la Balme-d'Anchay , accensa à Jean Pagot , et à Anne Warin , son épouse , son moulin et son battoir, avec le cours d'eau de l'Ancherone, depuis sa source jusqu'à son embouchure , avec promesse de n'autoriser qui que ce soit à construire de nouvelles usines sur ce ruisseau.
Château et chapelle. Le château de la Balme était bâti sur le bord de la route d'Arinthod. Son emplacement est marqué par un monceau de ruines. A côté était une chapelle
dédiée à saint Maurice, qui existe encore. Elle est orientée et se compose d'une nef et d'un sanctuaire rectangulaire. La voûte de la nef est ogivale , et celle du sanctuaire à plein-cintre. La façade principale est surmontée d'une arcature en guise de clocher, où était suspendue une cloche. Cet édifice , du style de transition usité au xme siècle, existait déjà lorsque le château fut bâti.
Suivant un ancien usage , les habitants y font célébrer chaque année une messe et y vont en procession , pour obtenir que leur bétail soit préservé de la meuri , c'est-à-dire des épizooties. Des superstitions païennes se conservent encore autour de cet oratoire.
Fief de Faucluse. Les chartreux de Vaucluse possédaient à Lavans le meix Ravier, qu'ils tenaient de la libéralité d'Etienne Ier, comte vassal de Bourgogne. Ils se firent confirmer le don de cette propriété , par Jean de Chalon l'Antique, en 1232 , et par Tristan de Chalon, en 1364.
Ils avaient sur ce meix la justice moyenne et basse, et la directe.
Leurs prétentions à la haute justice furent constamment combattues par les seigneurs d'Arinthod.
Evénements divers. Lorsque les grandes compagnies se répandirent dans le bassin de la Valouze , Tristan de Chalon se chargea lui-même de la défense des châteaux de Boutavant et d'Oliferne. Il appela à son aide, au mois de juillet 1364 , tous les habitants voisins de ces forteresses, et opposa partout une vigoureuse résistance. Guillauma Proby, d' Anchay, et Louise Thevenin, d' Anchay, furent poursuivies au xvi* siècle comme sorcières. Elles avouèrent dans leur interrogatoire : « qu'elles » jetèrent une fois dans l'étang de t Balide, rière Anchay, certaine