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♦errit. H55h, divisés en 6836 parcelles que possèdent 413 propriétaires, dont 124 forains ; surf. imp.
U38h, savoir: 580 en terres lab., 333 en bois , 1 33 en pâtures , 74 en prés , 8 en jardins et le snrplus en sol de bâtiments et cultures diverses, d'un rev. cad. de 21, 919 fr.; cont.
dir. en princip. 2525 fr.
Le sol se divise en deux parties bien distinctes : l'une, qui comprend les deux tiers du territoire , est montagneuse et peu fertile ; l'autre, en plaine, serait d'une grande fertilité, si on la cultivait bien. Ses produits consistent en blé , avoine , maïs , pommes de terre , chanvre , beaucoup de foin, peu de seigle, d'orge, de légumes secs, de betteraves , de fruits, de vin et de fourrages artificiels. Le revenu réel des propriétés est de 3 pour cent.
On élève dans la commune des bêtes à cornes, des moutons, des porcs et des chèvres. On y engraisse quelques porcs. 50 ruches d'abeilles.
On trouve sur le territoire , de mauvaises sablières, des carrières de beaux marbres de diverses nuances , exploitées pour les marbreries de Saint-Amour, de la belle et bonne pierre ordinaire et de taille , de la pierre â chaux ordinaire et hydraulique.
Les habitants fréquentent les marchés de Saint-Amour, Orgelet et Cousance. Leur principale ressource consiste dans l'agriculture et l'éducation du bétail. Ils sont généralement peu aisés.
Il y a un chàlet , dans lequel on fabrique annuellement 7500 kil. de fromage, façon Gruyère ; une scierie mécanique pour bois de construction; un moulin à cinq tournants avec battoir, et un autre à quatre tournants avec battoir et cylindre.
Les autres patentables sont : deux marchands merciers et un aubergiste.
Loisia est la résidence d'un notaire.
Philibert de Coligny ayant découvert une mine de fer près de son château d'Andelot, demanda au souverain, en 1589, le droit de l'exploiter et de construire une forge dans sa seigneurie de Loisia , sur le ruisseau du Suran , en expliquant que cette usine lui fournirait un moyen avantageux de tirer parti de ses forêts , qui avaient plus de deux lieues d'étendue. Si la forge a existé , il n'en reste point de traces.
Biens communaux : une église , un cimetière à l'enlour, un presbytère , et i96h de bois, friches et pâtures , d'un rev. cad. de 1435 fr. ; la section de Champagne a Hib G2a de bois, pâtures et mares, d'un rev.
cad. de 537 fr.
Boia communaux : 98h 03*, coupe annuelle , 2b U$n ; Champagne , 33b 27*; coupe ann. 99a.
Budget : recettes ord., 3128 fr.; dépenses ord., 3128 fr.
NOTICE HISTORIQUE
La poétique vallée du Suran est encore pleine des souvenirs de l'époque celtique. La rivière qui la fertilise offrait trop d'avantages pour que sa source ne fût pas l'objet d'un culte particulier. Ses eaux passaient pour avoir des vertus merveilleuses ; aussi furent-elles divinisées sous le nom âeSirona ou Sironia, dont s'est formé celui de Suran. Une inscription, trouvée à Oppenheim , près d'une source thermale, portait : Deo, Apollini et Sironœ Julia Frontina , V. S. L. L. M. Sur cette inscription et sur deux autres conservées par Grnter, le nom de la déesse Sironia est accolé à celui d'Apollon , en sa
qualité de dieu de la médecine. Loisia , Luâisy , parait dériver de hua Isis, Diane-Lune ou de Lu&ia , surnom de Cérès. Il est à peu prés certain qu'un sacellum fut bâti en l'honneur de Sironia , à la pointe du rocher d'où s'échappait la source sacrée, et que le hameau de la Doye, qui se forma à l'entour, fut le bercéau de Loisia. La montagne dit Diévant, proche de ce village, portait , dans la langue des Celtes , le nom de Divona (Dût?, Dieu, Wonan^ fontaine. Une circonstance qui dut contribuer au développement de ce village, c'est qu'il se trouvait sur la voie gauloisé qui tirait de Saint- Amour à Orgelet, et à peu de distance de celle qui reliait Besantori à Lyon, en passant à Champagne, au pied d'un roc que couronnait urfC tour d'observation ou de protection.
La tradition qui nous apprend que le roi Gonlran, revenant de l'abbaye d'Agaune et retournant à Chalon-sur- Saône, capitale de ses états, déposa à Vincia les reliques de saint Amour et de saint Viator, martyrs de (a légion thébaine, pourrait faire supposer qne ce souverain laissa , lors de son passage à Loisia, des reliques de saint Maurice, chef de cette illustre légion , et qu'une chapelle fut bâtie en cet endroit , pour recevoir ce précieux dépôt. La charte du roi Lolhairc II , de l'an 869, qui mentionne Champagne, Ccnnpaniœy est une preuve certaine de l'antiquité des lieux qui nous occupent.
Seigneurie. La seigneurie de Loisia relevait dans l'origine du château de Pymont. En 1263, Hugues de Vienne, sire de Pagny, en céda la suzeraineté à Jean de Cbalon l'Antique, et invita Amé, Jacques et Guillaume de CriUa, ses vassaux, qui possédaient cette terre , à faire hommage â ce prince. En 1283,