‹ Dictionnaire héraldiqueChapitre 183 sur 236 · TOI · texte numérisé non relu

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Comme donc on ne combattait aux tournois qae pour y apprendre le métier de la guerre et pour s'y exercer, aussi, on n'y employait aucunes "armes qui pussent blesser ceux qui entraient en lices. Dion écrit que l'empereur Marc Aurel voulut que les gladiateurs usassent d'épées dont les pointes seraient émoussées et rabattues, et au bout desquelles il y aurait un bouton. iiSnpiov yàp

oOSeVoTe oùSivt «ùtwk o;'J eS'.jxsv, aklù xai àfiêXéniv ôxrrtù èafaipoiiiToi; Tràvref suà/ovro. Séllèque appelle celte sorte d'armes lusoria arma, lusoriateïa (1), et nos François des glaives courtois, c'estàdire des lancesinnocentes, sansaucune pointe de fer. Le traité des Chevaliers de la Table ronde dit que ces chevaliers ne portaient nules espées, forsglaives courtois qui étaient de sapin ou d'if avec cours fers sans être tranchons ne esmolus (2). Même les diseurs, ou les juges des tournois , faisoient l'aire serment aux chevaliers qui y dévoient combattre, quils ne porteraient espées , armures, ne bastons affustiez, ne enfonceraient leurs armes ne esloquelles assises par iceux diseurs, ainsi qu'il est porté dans un traité manuscrit des tournois (3), mais combat- Iroient à espées sans pointes et rabattues, et nuroit chacun tournoyant un baston pendu à sa selle et feraient des dites espées et bastons tant qu'il plairait aux dits diseurs. Un autre Iraité des tournois ajoute que les chevaliers tournoioient d'espées rabatuës, les taillans et pointes rompues, et de bastons tels que à tournoy appartient, et dévoient frapper de haut en bas, sans tirer ne sans saquier. Le cry des tournois dans Jacques Valere dans son Traité de la Noblesse (4) portent que les tournoyans doivent être montez armez de nobles harnais de tournoi/, chascim armoié de ses armes, en hcnitcs selles pissière et chanfrain, pour tournoyer de gratieuses espées rabatuës , et pointes brisées et de cours bastons. Et plus bas il est dit qu'ils dévoient frapper de haut en bas sans le bouler d'estocq, ou hachier, ne tournoyer mal courtoisement; car en ce faisant il ne yaigneroit riens, ne point de prix d'armes n'aurait, mais l'amenderait au dit des juges. Un ancien auteur écrit à ce sujet que Torneamentum percutiendo non eliam infrengendo juxta solitum exercctur. Si donc le tournoiant en avoit usé autrement, il estoit blâmé par les juges du tournoy. Mathieu Paris [h) en l'an 1252, dit que Roger de Lemburne, chevalier anglois, ayant blessé mortellement à la gorge Hernaud de Montigny (le la pointe d'une lance non émoussée, lanccœmucroneqi.ti, prout debebat non erat hebetutus, quoy qu'il se ciît innocent, l'ut neanlmoins soujiçonné d'avoir usé de trahison en cette occasion ; mais s'il arrivoit que quelqu'un eût blessé ou tué son adversaire avec les armes ordinaires du tournoy, pourvu qu'il n'eût rien fait contre les loix des tour-

(») Seneca cp. 17, 1. n quoDSl.

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