‹ Dictionnaire héraldiqueChapitre 69 sur 236 · DER · texte numérisé non relu

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au chef (l'or, chargé de trois mcuibres d'aigle de sable. Provence.

Le Bihannic de l'isle — d'azur, à deux dauphins alïronlés d'or. Bretagne.

Kersean de Pontbianc — d'argent, à deux dauphins adossés d'argent. Bretagne.

Lespinasse — Kcartelé, aux 1 et 4. d'or, au dauphin pâmé d'azur; au 2 d'or au gonfaiion (le gueules ; au 3 d'azur semé de Heurs de lis d'or, à la tour d'argent brochante. Sur le tout , fascé d'argent et de gueules de huit pièces. Bourgogne.

Dantil — de gueules, au dauphin d'argent, crête, oreille et barbé d'azur. Auvergne.

Auvergne (Dau|)hins d'j — d'or, au dauphin pilmé d'azur, crête, oreille et barbé de gueules.

Le Duc — de gueules, au dauphin contourné d'argent, entra vaille dans une jumelle d'azur en bande. Normandie.

Beget — d'azur, au dauphin courbé d'argent, accompagné de trois étoiles de même. Forez.

Cheilus — d'azur, à un dauphin d'afgent crôté et oreille de gueules, couronné d'or à l'antique, et un lévrier d'or colleté et bouclé de gueules, atl'rontés. Comtat Venaissin.

Fourniliers — d'or, au dauphin d'azur, au chef de même cliargé de trois étoiles d'argent.

Tredoulac — parti, au 1 de gueules, h deux dauphins d'argent; au 2 d'argent, à la bande d'azur.chargée de trois étoiles d'or. Guyenne et Gascogne.

Nernier — d'azur à deux dauphins adossés d'argent.

Pazzi —d'azur, k deux dauphins adossés d'or, crêtes et oreilles de gueules, l'écu.semé de croix recroisettées au pied fiché d'or.

Bardin — de sinople, à trois dauphins d'ai-gent. Poitou.

Rclongue — d'azur, à une queue do dauphin d'argent, posée en chef, couronnée d'une rose de gueules surmontée de trois étoiles de gueules posées en bande. Languedoc et Champagne.

DÉFENSE. — Meuble d'armoiries , qui représente la dent de l'éléphant, du sanglier, saillante de la hure de cet animal.

Kernechquivilly de Queringant — de sable, à trois défenses de sanglier d'argent. Bretagne.

Godarl — d'or, à la bande d'azur, chargée <ie trois défenses de sanglier d'argent. Ile de France.

DEGRÉ DE NOBLESSE. — C'est la dislance qu'il y a d'une génération à l'autre, depuis le premier qui a été anobli. Ces degrés ne se comptent qu'en ligne directe, ascendante et descendante, de manière que l'anobli fait dans sa ligne le premier degré, ses enfants font le second, les petits-"nlants le troisième, ainsi des autres.

Il y avait des offices qui transmettaient la noblesse au premier degré, c'est-à-dire qui communiquaient la noblesse aux enfants de l'olhcier qui mourait revêtu de son office ; tels

étaient les offices de présidentsetconseillers despailoments de Paris.deDauphinéet de Besançon ; ceux du conseil et du parlement de Dombes ; ceux des sénats, conseils et cours souveraines de toute l'Italie; les offices do secrélaires du roi du grand-collège, les offices d'éehevins, capitouls et jurats dans les villes où ils donnaient la noblesse. La plupart des autres oftices qui anoblissaient celui qui en était pourvu ne transmettaient la noblesse aux descendants de l'oflicier qu'au second degré, ou, comme on dit ordinairement, paire et avo consuUbus , c'est-à-dire qu'il fallait que le ]ière et le fils eussent rempli successivement un office noble [)endant chacun vingt ans, ou qu'ils fussent décédés revêtus de leur office, pour transmettre la noblesse aux petits-enfants du premier qui a été anobli.

DENCHURE. — Filet ou listel denché au bf)rd supi'ricur de l'écu.

Ladenchure est très-rare en armoiries; on la nomme après les pièces qui chargent l'écu.

Ver de Saint-Martin — d'or, à deux fasces de gueules; à la denchure du môme. Normandie.

DÉKOGEANCE. — Action par laquelle on déroge à la noblesse. La profession des arts vils et mécaniques, exercée par des sujets nobles, établit un vice qui corrompt la noblesse et cause la dérogeance.

L'on déroge encore par l'exercice du trafic ou conmierce en détail, par l'exercice de charges jugées incompatibles avec la noblesse, telles que sergent, huissier, notaire, procureur et grefliier, et, par l'exploitation des fermes d'autrui.

L'omission des qualifications nobles est encore une sorte de dérogeance que l'on nomme tacite, mais qui n'a l'effet de la première que dans le cas où elle serait prolongée pendant un certain nombre de généralions.

L'on distingue dans les effets de la dérogeance l'enfant qui nait avant qu'elle ait été commencée par le père, et celui qui vient après ; le [)remier conserve la noblesse originaiie dans toute sa pureté, et le second ])artage la dégradation de son auteur.

Les nobles de la province de Bretagne jouissaient, à l'égard de profession des arts dérogeants , de privilèges qui leur étaient particuliers. La noblesse y dormait, selon d'Argentré, mais ne s'y éteignait point. En effet, suivant les art. 51 et 52 de la Coutume de Bretagne, la noblesse ne pouvait se perdre, dans cette province, par prescription, par dérogeance, ni même jiar désistement, quelque longue qu'eût été la dérogeance ; son seul effet était de suspendre ou d'assoupir, dans ceux qui en faisaient usage, le droit et les privilèges de la noblesse, et l'assujetlissait aux impositions roturières pendant la durée de la dérogeance. Cette suspension leur était purement personnelle, et ne pouvait nuire au droit acquis à leurs descendants, qui n'étaient pas même obligés d'obtenir des lettres de réhabilitation.

DICIIONNAIRK IIF.P. AI.OIQIT:.

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L(> P. Méiu'slricr n'est pas tout à fait du niôuie senliniPiit, rar il dit : « Il lour est libre de prendre leur noblesse et les privilèges qui y sont attachés toutes et quantes fois bon leur semblera, en laissant leur trafic et usage de bourse commune, en faisant de ce leur déclaration devant le plus |)rochain juge royal de leur domicile. Cette déclaration doit ôlrc insinuùe au grelfe et notifiée aux marguillicrs de la paroisse ; moyennant (pioi le iiohli' reprend sa noblesse, pourvu (|ii"il vive nulilemeiit ; et les acquêts nobles laits par lui de|)uis cette déclaration, se partagent noblement.

Lorsiju'une famille était danç le cas de dérogeance ou d'omission continué(!, elh; ne pouvait rentrer dans son premier état qu'en vertu di- lettres du prince; c'est ce qu'on nommait lettres de relief ou de réhabilitation. Ces lettres étaient sujettes à être vérifiées, et ne s'accordaient, suivant les principes observés, qu'autant fju'on avait prouvé qu'on était en possession de la noblesse cent ans au delà de la [iremière dérogeance, et on obtenait des lettres de réhaliilitatiua a|)rès même qu'elle avait été continuée pendant deux degrés. C'est une questio'i de savoir si on pouvait en obtenir lorsque le cas de di'rogeance ou il'omission embrassait entièrement trois générations. Dans l'usage commui, celte grâce ne s'accordait pas. Quelques exemples néanmoins prouvaient r]ue la concession n'en était point vé/itablemi'nt limitée, jirincipaleiuent dans le cas où l'omission dominait, et surtout à l'égard des familles nobles; lo plus grand nombre des jurisconsultes pensaient même (jue la noblesse d'ancienne extraction, dans le i)rincipe, était une propriété inhéiente à la race qui, d'ancienne race et sans princi()e connu, eontenait en elle-mCme un caractère indéléi)ile, et (pi'altéiée ou obscurcie par [dusieurs degrés, elle se relève de sa propre force, parles seuls droits du sang.

Le crime de lèse-majesté faisait perdre la nol)lesse au coupable et à tous ses descendants. A l'égard des autres crimes, quoicjue suivis de condamnations infamantes, ils ne faisaient perdre la noblesse qu'à l'accusé, et non pas à ses enfants.

La preuve de dérogeance antérieure à la j)ossession centenaire sullisait [)our rendre celle-ci nulle. (Arrôt du conseil du 19 mars lliG7. )

Les enfants ou descendants d'un noble ne sont noint tenus de rapporter aucunes lettres de réhabilitation, si leur |ière ou leur auteur ii'otil dérogé avant leur naissance. (.Même arrêt.)

Le commerce maritime ni le commerce en gios ne dérogent pas.

Les gentilshommes ipii s'employaient à l'art de la verrerie ne. dérogeaient pas; ils sont au contraire maintenus dans leur qualité d'écuyers par airèt de la cour des aides, du l'an 1582 et <lu mois d'.ioill 1;)<)7; uuiis c'est unu cireur populaire et grossie. «

de croire que les verriers soient nobles en vertu de leur exercice.

Tout noble pouvait prendre h ferme les terres et seigneuries appartenantes aux princes et princesses du sang, sans déroger. (Arrêt du conseil du 2o février 1720.)

Les dérogeants, en la province de Champagne, ne cessaient pas de se qualilier nobles et écuyers; ce ijui leur était permis, encore qu'ils fussent imposés aux tailles.

Cliassaii<'es'e\pli(|ue .iinsi sur laCouIumo de Bourgogne. Il dit (pie si un noble de race s'emploie à l'exercice de (|uelque art mécanique, il ne perd pas la noblesse, parce (jue les droits du sang ne se perdent point ; mais qu'elle est offusquée et obscurcie tant et s; longtemps que le noble demeure en cet exercice; car aussitôt qu'il le quitte la noblesse recouvre sa splendeur et son premier lustre.

Les nobles qui exercent l'état de la médecine ne dérogent point ; les médecins même, qui n'avaient pas l'avantage de la noblesse, n'étaient jioint sujets au payement des subsides dclpliinaux , pourvu qu'ils lussent docteurs et qu'ils ne lissent aucun trafic.

Les nobles qui exercent la peinture, sans en faire trafic, ne dérogent pas.

Le noble qui laboure ses propres terres ne déroge point.

DKVISK. — Figure accompagnée de paroles exiirimant d'une manière allégorique et brève quelque pensée, quelque sentence.

Une des ditlérencesde la devise et de l'emblème, c'est ipie dans la devise on n'admet guère la tonne humaine. Les paroles d'une devise doivent convenir dans le sens propre à l'objet représenté, et dans le sens figuré à ce (]u'on veut exprimer. On aiipelle corps de la devise la figure même de la devise, et âme de la devise \ s paroles qui raccom|)agnenl. Devise se dit jiar extension d'un ou de [ilusieurs mots formant une espèce de semence qui indiipie les goûts, les qualités, la profession , la résolution... d'une personne. C'est surtout avec cette dernière forme que les devises entrent en armoiries.

DEVISKS (1). — Klles ont fait autrefois les ornemens les plus ordinaires des habits de tournois, des houssures, des lits, des meubles et des maisons des chevaliers et grands seigneurs ; les dames mesines en iiortoienl sur leurs habits. Les plus ordinaires estoient des lettres semées sur les bords de la cotte d'armes, sur les houssures et dans les bannières. Olivier de la Marche, parlant de Jac- (pjes de Lalain, au chap. IG du liv. i de ses M/moires, dit : « Son cheval estoit couvert de drap de Damas gris, bordé de gros estocs, jetant liâmes (le l'eu, et (le sa lettre (pii fut

lin K, (pli est une lettre (jui est hors du -

brc des autres. «De mesme, parlant de Jean

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de Coiiipavs, genlilhomme de Savoye, il dit, (iii'il « estoit de sa iiersonnc moulé sur un destrier couvert decendal blanc, semé de ses lettres, (pii furent d'or, et me semblèrent de peinlurc, et furent trois lettres ipii furent en mot ALF. » Ces devis» s de simples let- (I) P. Mciicslricr, Orij. dis orii. itet aniioiricê.

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