‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 113 sur 329 · ALT · texte numérisé non relu

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AJLTBURGER

d'Autriche, créé par ce prince chevaliei de l'ordre des S;iini- Maurice el Lazare, obtinl de I empereur Ltapold I" . conjointement avec son frère Tobie-Protais, mi diplôme de noblesse 1 1687), el pour lui-même celui de baron d'empire (1704); trésorier de Fribourg (1705), bailli de Lugano, 171-2. où H mourut en 1716. 3. Antoine, frère du ii" '2. prévôt de la collégiale de Saint-Nicolas à Pribourg (1707-1736) ; à la mort del'évêque Pierre de Montenacli (17()7), le duc de Savoie, désireux de faire revivre son un n n droit 'l élection, nomma Antoine d'Ail é\ ^que du diocèse de Lausanne, mais le pape ne ratifia pas cette élection et Jacques Duding fut nommé.— 4. Francois-Joseph-Nicolas, baron d'Ali de rieffenthal, 1689-1770, fils du n° 2, officier au régiment des gardes suisses en Franc capitaine (1713) d'une compagnie au service d'Autriche, avoyer de Fribourg (1737-1770), est l'auteur d'une Histoire des Helvétiens en dix volumes, parue à Fribourg (1749-1753). — La famille «l'Ait s'éteignit en la personne d'EDMONn, y à Paris enJ908; il servil dans le corps des zouaves pontificaux. — Bibliographie : LL. — d'Ali : llisi. des Helvétiens, Fribourg, 1749-1753, VIII. p. 374- 375. — De La Chenaye-Desbois : Dictionnaire de la noblesse, Paris, 17... — Girard : llist. abrégée des officiers suisses, I, Fribourg 17K1. — Le même : Nobiliaire militaire suisse, I, Bâte 1787. — Zur Lauben : llisi. militaire des Suisses au service de France. — Rôti : Inventaire. — MIS 1908, p. 66. [A. d'Amman]

B. Canton de Lucerne. Familles bourgeoises de Lucerne depuis 1563, éteintes avant 1750, de Biiron, Luthern, Pfalfnau, Schôtz, Ufhusen, Willisau, etc. — Hans, de Lucerne, aubergiste, 1548, musicien de la ville jusqu'en 1552. — IIann Rudolf Heinrich Alt (ou Hoch, Gross, Lang) descendant du mercenaire Hans Hoch (1477-99), garde pontifical à Home, éditeur de l'ouvrage Splendore dell' antica moderna Huma, 1641, f peu après I6.Y2. - Hans Rudolf, lils. capitaine de la garde à Ferrare. — Voir Liebenau : Willisau II, 121 ss. [P.-X. w.]

C. Canton de Saint-Gall. Famille établie depuis le XV' siècle dans diverses communes du Rheinthal, spécialement dans le domaine impérial de Kriessern ; aujourd'hui commune d'Oberriet. — HuG, de Bernang, était messager de la ville de Saint-Gall pendant les guerres d'Appenzell. Un autre Alt. Hans probablement, fut juge commun de Rosenberg et des Ramsrhwag, à Kriessern. Un autre Hans est encore mentionné comme avoué, du même endroit, en 1575. Son sceau porte deux croissants adossés, surmontés d'une croix.

— Voir Gôldi : Der Hof Bernang. — llardegger et Wartmann : Der Hof Kriessern. — VSlG V. — Arch du chapitre de Saint- Gall. — Gallus II. Abbé de Saint-Gall. Armoiries :

d'argent à un coq passant de sable, crête de gueules, tenant dans son bec une colombe d'azur. * le 10 sept. 1610, fie 4 mars 1687; consacré prêtre en 1636, acquit à Rome le titre de doclor decrelinum ; fut préfel d'Ebringen, sousprieur à Saint-Gall, prieur Abbé Gallus il Alt. et préfet à Saint-Jean,

D après un portrait d'un artiste puis doyen du couvent de inconnu, coutemporain de l'abbé. Saint-Gall où il succéda à Propriété du Vicariat général rabbé Pius Reher. Pende 1 Bveche de Saint-Gall. (,ant ,a première guem,

de Villmergen, qui éclata juste au commencement de son gouvernement, l'abbaye resta neutre. Gallus dut pourtant amnistier ses sujets protestants du Toggenbourg qui lui avaient refusé obéissance quand il s'était agi de couvrir la frontière. En 1658, il choisit Fidel von Thurn comme premier fonctionnaire, puis (1676) comme maréchal héréditaire; cet habile homme dirigea dès lors la politique extérieure de l'abbaye et passa au parti impérial. Sous Gall éclatèrent avec le Toggenbourg les dissensions qui pro-

voquèrent finalement la -inné du Toggenbourg que Gall, toutefois, m- wt pas. Hans ['exercice du pouvoir, I abbé lit preuve d'autant de rigidité de principes comme homme d'église que dans h- affairée politiques, lui 1666, il supprima le gymnase de Roracbach, auquel il n prochait de nuire a la discipline du couvent. T.e nombre des membres de celui-ci, qui était de 15 sous son prédécesseur, monta a l'A huis son gouvernement. Au lieu di- thésauriser, il ajouta deux ailes — encon tailles aujourd'hui au bâtiment de l'abbaye 1666- 72, ei 1673-74). Il imposa aux membres de son chapitre la discipline conventuelle. Il était d'ailleurs, pour ce i|ui le concernait, d'une grande simplicité, et il se vantait de -on humble origine. Mais il ne lésinait pas quand il s'agissait des cérémonies du culte. Il déploya, par exemple, une grande pompe lors de la translalionde saints des catacombes à Lichlensteig, VYil, Rorachacn, Wildhaus ei Saint-Gall. 7^i)0 jeunes tille- prirent part à celle de Saint-Gall. H tinta Rorschach (1663) un synode pour le clergé séculier de ses Etats. Il participa à la réforme des abbayes de Fulda. Kempten et Murbach, et réussit à réunir le couvent de Pfâffers à celui d'Einsiedeln. Il lit beaucoup aussi pour la prospérité de la congrégation suisse des bénédictins, dont il était praeses. Tous les abbés de celle-ci assistèrent à sa tenue le 5 mai 1686. Affaibli par làge, il dut se retirer à L'hôpital (décembre de la même année) el y mourut. — Voir von Arx : Gesch. des Kl. SI. Catien III, p. 175 et suiv. - Karl Wegelin : Gesch. der Landscha/t Toqgenburq II, p. 250 et suiv. — MIS 1902, p. 31. — Karl Gau-s : l'/'r. Jeremias Braun, in der Basl. Zeilsch. V, 127 et suiv. — A. Hardegger : Die AlteStifiskirche in Si. Gallen, p. 70 et suiv. — Arch. d'Etat Sl-Gall. Joseph Mdu.br, St. G.]

ALTACRESTA. Voir RAUTCRÈT.

ALTANCA (G. Tessin, D. Léventine, Com. Quinto. V.DGS). Hameau très ancien. En 1227 la vicinanza de Quinto attribue en propre aux gen> d'Altanca certains territoires el alpages qu'ils occupaient déjà depuis longtemps : c'est l'origine du patriciat d'Altanca. A l'époque des seigneuries foncières. Altanca appartenait aux seigneurs de Giornico. On constate l'existence de son église dans les Vitec Sanctorum de Goffredo da Bussero (env. 1220-12901 — Altanca est la patrie île Giacomo .Moitino tombé à Novare (voir ce nom). — Meyer : Blenio and l.eventina. — BStor. 1907. — Kfagistretti-Monneret de Villard : Liber notitise sanctorum Mediolani. [D'C.T.']

ALTARIENS. Dans les textes de la Suisse romande et avant tout, dans les reconnaissances féodales, on a généralement employé le mot altarienscs pour désigner les prêtres commis à la desserte d'un autel, d'une église, d'une chapelle. Dans les textes français faisant suite à ces textes latins, le terme usité est altariens qui n'a pas encore trouvé place dans les dictionnaires de la langue française à rencontre d'altariste, du latin altarista. — Voir: Genève Arch. d'Etat: T et D. [C. R/|

ALTARIPA. Voir Hauteriye.

ALTAUDUS, évêque de Genève, assiste en 833 au concile de Worms, en 838 à celui de Kiersy-sur-Oise, et à la translation (non datée) des moines de Saint-Remi par l'archevêque de Sens. C'est peut-être VAfradus de la Bible de Saint-Pierre. — Regeste gênerais, n,,s 84- 86. — Dict. d'histoire el de géographie ecclésiastiques. [M.R.]

ALTAVILLA ou ALTENFÛLLEN. Voir IlAt TE- VILLE.

ALT BECHBURG. Voir BeCHBURG.

ALTBURGER. On appelait ainsi à Soleure-ville. jusqu'en 179"*, les bourgeois qui, d'après une décision du Conseil du 26 juin 1682 possédaient leurs droits de bourgeoisie antérieurement au 26 juin IticSl . Eux seuls pouvaient revêtir des charges publiques ; ils formaient donc ce qu'on appelait ailleurs les familles régnantes. Les bourgeois reçus après la date ci-dessus étaient appelés NeubÛRGER et ne pouvaient participer au gouvernement. I.a liste des Althiirger ne fut établie que le 19 décembre 1690. La seule dérogation qui ait jamais été faite le fut en faveur du capitaine Abraham-Gabriel de Hallwil, admis parmi les anciens bourgeois de Soleure le 12 mars 1727. — Arch. d'Etat Soleure. — Manuels du Conseil. — Arch. de la Combourgeoisie de Soleure. [v. v-]

ALTBURON

ALTDORF

Sceau des Altbûron.

ALTBURON (C. Lucerne, D. Willisau. V. DGS). En 1130: Aldpurron ; bûren (-bùronj, maisons i paient du alid. bur = maison : voir art. BÙREN) ; AU probablement poui' le différencier de Binon près deTriengen. Un sceau de la fin du XVIIe s. porte trois monts surmontés d'un chevron à sommet tréflé. Armoiries : d'argent à une pointe de gui ules, au chevron de sinople ployé, à sommet feuille brochant. Au XIIIe s., les barons de lialm et de Grunenberg régnent sur la contrée. Api es l'assassinat du roi Albert, à Windisch, Rodolphe de lialm s'était réfugié à Altbûron. Lorsque le lundi de Pentecôte 1309, le duc Léopold arriva devant la forteresse pour tirer vengeance du crime, le régicide s'était enfui, mais son château fut détruit après un siège de plusieurs jours, les 45 hommes de la garnison furent décapités. Aujourd'hui il n'en reste que le donjon richement orné de briques de Saint- Urbain. Le pays ayant été mis au ban de l'empire fit retour au roi :

il passa en 1316 à l'Ordre teulonique dont les chevaliers le réunirent à leur sei gneurie d'Altishofen. La basse -justice releva désormais du commandeur de l'ordre et la haute justice du comté de Willisau. Le 14 novembre 1571, la bassejustice d'Altburon fut achetée par l'avoyer Louis Pfyffer et devint, ainsi que lai juridiction d'Altishofen. propriété de sa famille. En 1798 les Pfyffer perdirent le droit de juridiction. Une école de tressage de paille fut ouverte en 1825. Des fouilles faites en 1845 et 1850, puis de 1881 à 1884 mirent au jour des trouvailles qui témoignent de l'importance du château. — Voir : Protocoles et Actes. — ASG 1880-81. — ASA \"201. 242, pi. XVI. - Estermann : Gesch. d. Pfar.

Gr. LHetwil. — Coutumier

d'Allburon dans Spgesser : Ludwig Pfyffer II 535. — AHS 1897, 1898. 1909. |P- X. W.]

ALTBÛRON, von. Tout ce que nous savons des plus anciens membres de la famille des barons d'Altburon provient du Liber H ère mi et de YAntiquiiatum collectio de Tschudi. On n'a pas fourni jusqu'ici de preuves suffisantes de l'existence d'un Eberhelm d'Altburon 1 1099) non plus que de ses fils Bérengar, Eberhelm et Reinger. Nous sommes déjà mieux renseignés sur Mangolii d'Altburon, prieur de Béromunster entre 1133 et 1173 environ. Les membres de cette famille qui vivaient au XIIIe s. portaient de tout autres noms que les précédents. Ces personnages sont probablement identiques à ceux du même nom qui furent minisiériaux des barons de Wadiswil. Un Bourcard d'Altburon fut membre du Consed d'Aarau en 1270. En août 1272, il est fait mention d'un bailli Jean d'Altburon. Les barons de Balm, Grunenberg et Wadiswil apparaissent à Altbûron de 1269 à 1309 - Voir FHB I et 11. — VBer I, 48. - JSG X, 335, 345. 357. — Estermann: Pfarrgesch. v. Gr. Diehoil 80. — Riedweg : Grsch. v. Béromunster 59, etc. [P.-X. W.] ALTDORF. Voir Rassecc-URT.

ALTDORF ou ALTORF. Ce nom désigne le plus sou- \enl des établissements anciens, romains ou celtiques, .de même qu'Allertbu-g et Allsiellen. où l'on rencontre encore de nombreux restes romains (MA GZ XXI, 122 ; Meyer, Orlsnamen des Kts. Zurich n° 919). — Les armoiries d'Altor/]'. produites dans Stumpf, fol. 104, ollrent une analogie happante avec celles des seigneurs « von Al-

lendorf», que reproduit Kindler von Knobloch dans ]'Obe> bod. Geschlechtetbuch 1, p. 9, ainsi qu'avec celles des seigneurs légendaires « von Almenberg» dont parle Edlibach. In certain Nicolas Altorff était en 1424 adjutor m divinis ecclesie S. Pétri, à Zurich (Dùrsteler, Geschlechlerbvch). Les Altorfetvon Altoi f que nous trouvons dans les Steuerbiicher 1 de Zurich sont des bourgeois de cette ville. — Voir aussi Fkhrai.tore et Mœnchaltorf. [F. Hkoj.]

ALTDORF (C. Cri. Y. DGS). Bourg et chef-lieu du canton. Armoiries: paiti, d'or à l'aigle de sable mouvante du trait du parti, et de gueules à deux barres d'argent. Altdorf, appelé au XVIe siècle par les Italiens généralement Torfo ou del Torf, par suite d'une interprétation erronée Al Torf. En réalité, il s'agit, comme pour la plupart des noms de lieux en Alt-, d'une colonisation préalémannique. C'est ce qu'indiquent aussi les trouvailles préhistoriques, qui prouvent que la contrée

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Vue du bourg d'Altdorl" en

1831 d'après une aquatinte de J. B. Isenring. Propriété de la Bûrgerbibliothek, Lucerne.

était habitée à l'âge du bronze et du fer. La paroisse d'Altdorf n'est mentionnée dans les documents qu'en 1244; mais elle est sans doute aussi ancienne que les maisons religieuses de Burglen et de Silenen qui sont déjà citées en 857; preuve en soit aussi le nom du patron de l'église, Saint-Martin. Il est certain que sous le nom d'Uri où, en 732, fut exilé l'abbé Eto de Reichenau, il faut entendre Altdorfet le curé Thietelinus de Uron, qui apparaît en 1185, est probablement un curé d'Altdorf. Lorsqu'en 853 le roi Louis le Germanique fit don au Fraumùnster de Zurich du pays d'Uri, cette maison religieuse établit à Altdorf un maire (Meier) Nous retrouvons un de ces fonctionnaires en 1256-63 et vers la fin du XIVe siècle. En 1244 l'évêque de Constance incorpora les revenus de la cure d'Altdorf dans ceux du Fraumùnster; mais en 1428, les gens d'Altdorf rachetèrent l'office de maire et les dîmes et en 1525 la ville de Zurich, au nom du Fraumùnster supprimé, renonça au patronage qu'elle exerçait encore. La paroisse d'Altdorf comprenait à l'origine toutes les communes de la région du lac et de la vallée inférieure de la Beuss ; Sisikon en 1387. Seelisberç en 1453-1457, Erstfeld en 1477, Seedorf en 1591, Atting"bausen en 1600 et Flùelen en 1665 se sont séparées d'elle. On a pu reconstituer la liste des curés jusqu'en 1225 et à partir du doyen Frùnd (+1635) tous leurs portraits ont été conservés dans la sacristie. Selon un bref papal de 1561, le curé d'Altdorf possède le privilège rare de consacrer les coupes, les ornements ecclésiastiques, les cloches, et de réconcilier les églises, les couvents et les ci-

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matières. Le commissaire J.-A, Gisler i [- 1017), par la rea tauration intérieure et extérieure de l'église el par son le^rs de ")'i 000 IV. en faveur d'oeuvres religieuses el d utilité publique, a bien mérité de la paroisse. En actions de grâce pour la victoire de. Worgarten on constitua à \li

dorr en 1317 i prében le pour les matines; en 1593 le

doyen Henri Heil y ajouta celle en faveur de la Bainte Vierge et de 1561 à 1 7S.">, dix familles notables y instituèrent des prébendes familiales, De même, à l'hôpital cantonal, il y a une fondation pour le bien des âmes. Lors de l'incendie de I79J. l'église paroissiale fut réduite en cendres, à l'exception de la sacristie de 1605, mais elle fut reconstruite, et agrandie de 1801-1810 pour la somme de 80490 fl. Il faut mentionner I.; maître-autel avec son grand tabernacle à colonnes exécuté par C. A. Galetti, de San Kidele, vallée d'Intelvi ; les statues en bois

Trois anciennes corporations ou confréries, celle dn Regenbogen (de I drc-en-ciel, Saint-Antoine 1502 . celle :<"• Gilgen la Heur de Lysl el :"</< Affen (du Singe, Sainte- • Ile dea tailli ura et cordonniers Saint- Crépin et Saint-Crispinien se chargèrent durant dea -" ' les d.' I ensevelissement de leurs membres et de leurs concitoyens; elles furent dissoutes eu 1906; cependant elles continuent à remplir leur tâche sous le nom de Confréries réunie- '.Il y avait en outre les corporations et les sociétés suivantes : le- bateliers confrérie de Saint-Nicolas au XV' sh-cIc), les bouchera et tanneurs Hill (toutes deux dissoute- récemment), zum Hirzen (dissoute il y a longtemps . le- mousquetaires (Landesschûtzen, XVI siècle), Saint-Jacques i.WI- siècle), zum Straussen et zum Griessen (XV siècle, messieurs leà Amtslrutc el Spielleute d'Uri(1614), les bourgeois (Bur-

Vue générale du bourg d Altdorf vers 1640 Gravure sur cuivre tirée de la Topographia Helcetiœ de Merian. Propriété des Archives d État, AJtdorf.

de F. Abart ; un ostensoir de 151 1 ; l'ossuaire de 1596 et la chapelle d'ŒIberg de 1644, avec le sarcophage de U'i-vr Nicolas Zwyer (f 1546) ; la prétendue chapelle de Zvvyer, consHcrée en 1599, avec le portrait du fondateur par I-'. Schrôter, lfi'2-2; la chapelle inférieure de la Sainte- Croix, édiliée après la peste de 16l29 ; l'église du Collège. inaugurée en 1907. En 1919 un terrain près de l'école lut acheté pour y construire une église protestante. — Le 23 décembre 1257 sous le tilleul d'Altdorf, devenu célèbre dans la suite par l'histoire de Tell, le comte Rodolphe de Habsbourg trancha un différend qui divisait à mort les familles l/./eling et Gruoba. En 1570 le cardinal Charles Borromée, lors de son passage, fut l'hôte du chevalier Walter de Roll. En 1681 Marc d'Aviano répandit sur Altdorf sa bénédiction miraculeuse. En 1696 eut lieu à Altdorf le renouvellement de l'alliance des sept cantons catholiques avec le Valais et en 1705 les pères italiens Fontana et Mariani réunirent sur le Lehnplatz une grande assemblée de mission interne. Le 13 octobre 1798. les Français occupèrent Altdorf et le 26 septembre 1799, le général Souvarof y fit son entrée avec ses Russes. Pendant longtemps Altdorf fut la résidence des ambassadeurs d'Espagne et à plusieurs reprises celle du nonce papal.

ger, supprimés par la landsgemeinde en 1660 pour cause d'ivrognerie), les boulangers et meuniers, 1608, les ecclésiastiques (probablement XVI1 siècle), le- frères de la miséricorde (Barmheriige Brader, 1754), le- carabiniers, 1835, une première société théâtrale déjà en 1842. la société théâtrale de Tell, avec le théâtre de Tell, 1899. — Les statuts de la commune, qui commencent en 158 5, furent consignés dans le Dorfbûckli. Cette collection fut sanctionnée en 1658 et rédigée â nouveau en 1684. La liste de- président- de commune remonte à 1522. Le 16 février 1913, les habitants formèrent une commune bourgeoise, une commune ries habitants et une paroisse avec des organisations indépendant'-. — Uri comprenait dix corporations territoriales {Genossamenj. Altdorf formait la première, et avec Fluelen et Sisikon, la seconde ; il envoyait de ce fait neuf représentants au Landrat (Grand Conseil), composé de OU membres, et avait aussi un délégué dans le Conseil Secret. Altdorf fournissait pour la première levée de troupes (Landsfâhnli) trente hommes et pour la deuxième (Partner' soixante. Trois violents incendies consumèrent presque entièrement le village, en 1400, 1693 et 1799. Le troisième, qui détruisit à peu près totalement les archives du pays, causa des

ALTDORF

ALTDORFKIt

dommages évalués à plus de trois millions de francs. Du haut du Gruonberg le malheur s'abattit aussi sur le boni g. Eli 12H8. un bloc de pierre tua le curé dans sa chaire et plusieurs personnes dans l'église; en juin 1910 1a propriété de Urunegg et douze membres de la famille Ziegler furent anéantis ; c'est pour cette raison que très tôt et très souvent la forêt fui mise à ban (elle est mentionnée dans Tell de Schiller).

Ali>traction faite d'un séjour passager île l'imprimeur (iuillatime Darbelley en 1621 Altdorf n'eut une imprimerie qu'à partir de 1826, François-Xavier Zgraggen y ayant transporté de Flùelen son entreprise. Autres dates: septembre 183- grande fête de tir de la Suisse primitive; 1852 éclairage installé dans le village; 1882 chemin de fer du Gothard ; 1888 installation d'eau ; 1895 usine électrique : 1899 route du Klausen; 1906 musée historique; août 1906, tramway électrique Altdorf-Fluelen.

C'est en 1472 que nous rencontrons pour la première fois dans les documents un maître d'école dans la personne du secrétaire du pays, Jean Biirgler. Le plus ancien règlement scolaire date de 1579. Pendant longtemps l'école conserva le caractère d'une école cantonale ; on y enseignait aussi le latin, le maître était assisté d'un sousmaître. De 1671-1691 le chroniqueur Jacob Billeter d'.Egeri fut maître principal. Jusqu'à l'incendie de 1799 l'école se trouvait au Sud du cimetière à côté de l'escalier postérieur de l'église. En 1811 le district d'Uri construisit une maison d'école, devenue depuis 1915 maison de commune, et la commune éleva alors la grande école des garçons à la rue de la gare. Depuis 1697 ou au plus tard dès 1704 le couvent de femmes « près de la croix supérieure » entretenait une école de jeunes filles. Outre l'école primaire, il y a une école secondaire de filles, une école enfantine, une école professionnelle et une section commerciale de perfectionnement. L'école cantonale fut pourvue en 1906 d'un internat, et, transportée au Schâchengrund dans l'ancien arsenal transformé, devint le « Collège Charles Borromée d'Uri ». — Sur les places publiques, l'on voit de belles fontaines aux colonnes surmontées de statues, Bessler 1568 (la statue est depuis 1906 sur le pignon du musée). Saint-François 1585, Saint-Joseph 1590, Urania sur le Lehn 1 59 1 et Tell. Les édifices publics sont : l'hôtel de ville (1806), l'Ankenwage (1824) avec les anciennes prisons de l'Etat dans la vieille tour, l'arsenal (1804), employé aussi autrefois comme caserne, la Grenette (1733), autrefois l'arsenal, devenu aujourd'hui le Collège, le Tûrmli, propriété privée rachetée en 1517 par le pays, devenu monument historique au X Ville siècle à cause de ses peintures. Parmi les maisons privées, remarquons: la maison de famille des Jancli (1550i. celle des Lusser (1560). des Muller, Imhof (Blumenfeld) au Grund (1595), Zumhrunnen zu Allenwinden, Huon (1660). Boll (1562 aujourd'hui Banque Cantonale), Epp (XVIIIe siècle, depuis 1887 maison d'éducation), Crivelli, Schmid (1614), Winterberg (1835), Gamma (vers 1840-1R50), le Muheim'sche Vogelsang. Waldegg (1818), etc. — Parmi les hommes célèbres d'Altdorf, mentionnons: les compositeurs PI. -A. Puntener, A. -M. Muller et son fils .lost, G. Arnold, P. Zwyssig, B. Angele ; les peintres J.-ll. Gessner, K.-L. Piintener, F. Schrôter, .1. Muheim, père et fils; les orfèvres A. Troger, J Tibaldi, .1 -K Christen, plusieurs membres de la famille Imhof; les peintres-verriers P. Bock et J. Kllin ; les naturalistes D' K.-F. Lusser et A. Gisler, l'ingénieur K.-E. Muller, le pédagogue F. Nager; les officiers supérieurs au service étranger, F. -A. Bessler, P. Zwyer, J.-K- F. Jauch, A. Schmid. J. Jauch, F.-V. Schmid ; l'historien E. Jauch, l'homme d'Etat K. Muheim. — En 1437 fondation de la première œuvre pour l'entretien des étrangers en passade, vers 1550, construction de l'hôpital de la ville. l.")83 adjonction d'une chapelle et fondation d'une soupe (Muoss) perpétuelle par .losué Zumbrunnen ; eu 1*45, resp. 1867-1871, K.-E. Muller fonde et construit l'hôpital; en 1887, la société d'utilité publique du canton d'Uri ouvre dans la maison Epp une maison d'éducation pour enfants pauvres et abandonnés, 185(1 construction de l'asile des pauvres de la commune, 1917 ouverture du Marienheim. Les bains de Moss, avec leur source sulfureuse, sont exploités depuis le XVIIe siècle. Il s'est créé depuis vingt ou trente ans dans

la localité une série d'industries : fabrique fédérale de munitions dans le Schâchenwald, fabi ique de lils de fer et de caoutchouc (autrefois de carton), filature de liloselle, fa-

Tour de Guillaume Tell à Altdorf en 18G0.

Lithographie coloriée d liug. Cicéri. tirée de l'œuvre :

Lu Suisse ri lu Stivoie.

Propriété de la Biïrgerbihliolhek, Liuerne.

brique de machines à coudre, etc. — En 1910, on comptait 394 maisons et 3903 habitants, dont bourgeois 1058, autres Uranais 1376, Suisses d'autres cantons 1081, étrangers 339, catholiques 3607, protestants 241, parlant l'allemand 3631, l'italien 161, le français 38. Les registres de paroisse datent de I6'i8, — Voir D'JS, suppl.

— Wymann : Die erxte Wchresteuer am Schàchen, Nbl. 1911; Die St. Barbarabruderschafl in Alldorf, Nbl. 1913. — Die Agenda der Pfarrkirche Alldorf, Gfr. 1917. — Die Stiftung beim obern hl. Kreuz, Nbl. 1918. — Der Huc/tallar in der Pfarrkirche vu Alldorf, Nbl. 1918. — Muller: Bas Nekrologium der Bruderschaft zum Allen Grysen, ASA 1910. — Ausziige ans déni Sterbebuch von Altdorf, ZSK 1911. — Die Gesellscliaft zum Slraussen, ASA et SA V, 1913 et ASGA, 1913. [E. Wymann.J

ALTDORF, von. famille uranaise des XI IIe et XIVe s. L'obituaire des Lazaristes de Seedorf (XIIIe s.) compte le frère Ulrich parmi les fondateurs et bienfaiteurs des Lazaristes. — H. von Altorf participe à une paix d'expiation entre Lucerne et Urseren le 30 novembre 1309; il paie des cens au Fraumunster de Zurich de 1318 à 1338. — Henri, chanoine à Zurzach, plus tard custode à Bischofszell, •}■ 1332.

— Voir rluber : Gesch. des Sti/tes Zurzach, 1869. — Gfr. Reg 1/20. — Gfr. 22, 270; 25, 316; 12. [J. M. Uri.'j

ALTDORF, von. Voir BARISCOURT, DE.

ALTDORF, Johann VON, secrétaire de la ville de Bâle, de 1361 à 13x2. Cette année-là, il poignarda le nouveau sous-secrétaire Johann Varnnower, après une courte querelle, et fut banni de la ville pour cinq ans, mais retourna plus tard à liâle où il mourut le 24 août 1390. — Basler Chroniken IV, p. 134. [A. B.j

ALTDORFER. Voir ALTORFER.

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