ALTE BURG
ALTE LANDSCHAFT
alte burg. Voir Mangoldsburg
alte landschaft iC. Saint-Gall. V. DGS août
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1. Situation, limite. L'Alte Landschaft ou Fûrstenland h est plus, depuis 1*798, qu'une désignation géographique de la partie septentrionale du canton de Saint-Gall, autrefois sous la domination de l'abbéde ci tt< ville. Elle comprenait les districts actuels de Wil, Gi Rorschach ; les deux communes de Straubenzell el Tablât, maintenant réunies à Saint-Gall, celles de Wittenbach, Il ggenswil et Muolen. L'enclave d'Altenrhein, aujourd'hui dans le Rheintal, faisait partie de la juridiction de Rorschach. La limite du côté du Toggenbourg, formée essentiellement par la Thouret la Glatt, fut fixéi définitivement par la lettre de franchise de l'abbé Ulrich Rôsch, île 1471. Lafrontièreseptentrionale, vers laThurgovie, ne lut fixée qu'après la guerre de Souabe ; ellecorrespondaitàpeu près aux limites actuelles. Du côté d'Appenzell, la frontière fut déterminée après des disputes sans nombre, par décisions des Confédérés île 1458 et 1469. Elle correspondait aussi assez exactement aux frontières cantonales actuelles, Dans le Rlieinlal elle était formée parle Markbach qui descend de Wartensee el se jette dans le lac de Constance après avoir traversé Staad. La ville de Saint-Gall qui était devenue autonome avant que le développement politique de l'Alte Landschaft lût achevé, n en faisait pas partie quoique enclavée dans celle-ci.
L2. Nom et sceau. Il est possible que l'expression Alte
Sceau de 1 Aile Landschaft employé en 1797-1798.
Sceau du Conseil de 1
en 17'
Landschaft ait été usitée au XVe siècle déjà pour distinguer les anciennes possessions de l'abbaye de la Neue Landschaft ou Toggenbourg. Dans le traité de 1530 au sujet d'une nouvelle constitution de l'Alte Landschaft, celle-ci est appelée simplement Landschaft. Dans les documents, Alte Landschaft apparaît pour la première fois en 1580, tandis qu'au XVIIIe siècle Fàsi se sert encore indifféremment, dans sa Staals- und Erdbrschreibung, des deux termes ci-dessus. Fiirstcnland, très employé aujourd'hui, date du XVIII» siècle, si ce n'est même du XIXe siècle.
L'Alte Landschaftn'a jamais possédé en propre ni sceau ni armoirie. Dans les documents importants, les abbés scellaient de leur sceau et de celui du couvent. En mars 1797, les cantons protecteurs réunis à Frauenfeld, décidaient que les sujets de l'abbé n'avaient pas droit à un sceau propre; mais en août de la même année, une nouvelle décision favorable à l'Alte Landschaft, cassait la première. Le sceau utilisé jusqu'en mai 1798, contenait les armes des grands bailliages et des districts du gouverneur (LandshofmeisteramtJ, de Wil, Romanshorn Oberberg et Rorschach.
3. Développement de l'Alte Landschaft. En 818, le couvent reçut de Louis le Pieux le premier acte d'immunité qui limitait le pouvoir du gau grave et Hu centen'ier en leur interdisant l'accès direct des propriétés du couvent et des fiefs ainsi quele droit de lever l'impôt. La conséquence fut que le couvent, ses possessions, sujets et vassaux, formèrent un état juridique et foncier. Sur la base de cette immunité et en connexion avec l'ancienne
iion tutélaire germanique, se développa une juridiction seigneuriale qui put, par la -une. étendre si compétences aux l'eu data ires libres. La haute ji continua de relever du tribunal des comtes de Thurgovie L'autorité était exercé'- ;'i Saint-Gall :■ î n-j que lan les autres couvents par 'les avoués dont le pouvoir grandit considérablement, même \is-a-\is de l'abbaye, après que l'immunité eût été accordée et que leurs fonctions fussent devenues héréditaires. Cependant, contrairemi nt à ce qui se passa pour d'autre- couvents, les abbés de Saint-Gall réussirent assez bien à se défendre contre les empiétements des avoués.
Ulrich Rôsch déploya dans le territoire de l'Alte Landschaft une activité conxidérable à récupérer les anciens droits de l'abbaye accaparés par les avoués el à acquérir des compétences nouvelles. Les tribunaux inférieurs furent lâchetés les uns après lesaulres: Rorschach, l. riet, Unlereggen, Steinach, Mbrschwil, Tablât, Muolen, Berg, Gossau, Oberdorf, And wil. Oberarnegg, Waldkircn, Niederwil, Lenggenwil, Niedernelfenswil, Zuckenried, Niederburen, Oberburen, Schneckenbund etThurlinilen. La cité de Wil tient une place à part; en sa qualité de ville abbatiale, elle occupe une situation si spéciale au point de vue du droit ('institutionnel, quelle ne peut être, à cet égard, rattachée à l'Alte Landschaft, bien qu'elle ait été le chef-lieu d'un district de celle-ci.
Depuis les temps carolingiens, et pendant de longs siècles, la justice criminelle dans le Nord de ce qui est aujourd'hui le canton de Saint-Gall, lit partie intégrante de la juridiction des comtes de Thurgovie.
Dans la pratique, les détenteurs du pouvoir dans cette région ne se souciaient pas des terres relevant de l'abbaye et laissaient l'abbé ou son bailli agir à leur guise. Au début, l'abbaye installait un bailli dans chaque disirict où elle avait des possessions. A partir du milieu du Xe siècle, on voit apparaître un bailli commun à tous les districts. Ses droits étaient si lucratifs que bien loin à la ronde les dynastes les plus importants briguaient cette fonction. En 1180 le bailliage passe à l'empereur Krédéric 1er et devient un bailliage impérial. L'administration fut alors remise à des ministériaux. Les investitures et les mises en gage du bailliage entier ou de ses parties sont nombreuses dans les décades suivantes. Pendant les troubles qui eurent lieu sous les successeurs immédiats de Frédéric I r, l'abbé Ulrich VI chercha vainement à reprendre de l'influence sur le bailliage par son frère Heinrich von Sax qui en avait été investi. Dans la lutte entre les Habsbourg, d'une part, et Adolphe de Nassau et Louis de Bavière de l'autre, le couvent prit parti pour ces derniers. La défaite des premiers décida de son sort; il conserva l'itnmédiateté de l'empire qu'il avait failli perdre du temps de Rodolphe de Habsbourg. Louis de Bavière commença à morceler le bailliage et à en distribuer les parties, il mit ainsi lin au bailliage impérial dont le nom subsista, il est vrai, longtemps encore. Il donna luimême les propriétés impériales de Rorschach, Tubach et Muolen à Eberhard von Burglen, le bailliage d'Appenzell, Hundwil, Trogen, Teufen, Wittenbach, Gossau, llérisau, à Ulrich von Kônigsegg. Le bailliage impérial n'avait jamais été nettement délimité; il ne comprenait pas même toutes les possessions de l'abbaye qui n'avait pas partout le même pouvoir.
Après rachat des tribunaux inféodés par Louis de Bavière, l'abbaye lit exercer par des baillis son droit de haute juridiction. Mais l'abbé Ulrich VIII rompit avec l'ancienne manière de voir d'après laquelle une fondation ecclésiastique ne pouvait exercer directement la justice criminelle, et fit garantir ses nouvelles ordonnances par privilèges impériaux de 1469 et 1487. Ses agissements ayant soulevé de l'opposition, il demanda aussi aux députés des Confédérés de lui garantir ses droits en 1491. La justice criminelle fut exercée à Rorschach, St. Fiden. Gossau et Wil.
Alte Landschaft
ALTE LANDSCHAFT
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.. ipaux personnage» de la landsgemeinde de Gossau en 1798 (Abbé BeHa inehern Johann kunzle, KarlJustin Contamm el Anton Bossart) avec6 les vues de la Landgsemeinde el de ïéglist de Gossau Uapres une aquarelle de 1 époque, propriété de M B. Steiuei à Berne
ALTE LANDSCI1AFT
ALTELS
L'exercice de la haute justice est le couronnement de la puissance territoriale de l'abbaye dans l'Alte Landschaft. Celle ci i si désormais un pays sujet. un Etal gouven é selon des principes monarchiques. Elle n a aucune histoire politique propre et partagea travers les sii même lors de la réunion à la Confédération, les destinées de l'abbaye. L'histoire delà Landschafl n'est donc qu'une histoire de bod évolution jbridique qui i st achevée avec la lin iln X \ siècle.
't. Organisation administrative. Son-- l'abbé Ulrich Rôsoh déjà, fut posé le fondement d'une organisation qui subsista dans ses grandes lignes jusqu'à la lin du XVIII' siècle. La Landschafl étail divisée en bailliage supérieur et bailliage inférieur ; le premier comprenait les districts de Rorschach, du Landhofmeister et de < Iberbere ou de Gossau. Le district de Rorschach correspondait a celui d'aujourd'hui. Il avait à sa tête un moine de l'abbaye auquel était adjoint un bailli laïque; un conseil de sept membres constituait l'instance supérieure du district pour les tribunaux ruraux. Au district du Landhofmeister appartenaient Straubenzell, Gaiserwald, Bernhardzell, Tablât, Wittenbach, Hâggenswil et Muolen. 11 était administré par le gouverneur (Landholrneister) mais n'avait pas de trilmnal propre. Le district d'Oberberg, avec Gossau, Andwil, Waldnirch et Niederwil, était soumis à l'autorité d'un bailli laïque, qui résida d'abord au château d'Oberberg et plus tard à Gossau. Ce district n'avait pas non plus de tribunal propre, de sorte que les appels de ces deux districts devaient être portés devant la cour de Saint-Gall, qui fonctionnait également comme tribunal de deuxième instance du district de Rorschach. Le reste de l'Aile Landschaft formait le district de W'il; il avait à sa tête un moine et un fonctionnaire laïque appelé bailli impérial. Le tribunal de W'il servait également d'instance supérieure pour les cours inférieures de justice.
L'Alte Landschafl n'avait pas de Constitution; le prince abbé en était maître souverain. Cependant son autorité était limitée par une série de droits traditionnels. Les édits du prince étaient portés à la connaissance du peuple sous forme de statuts ou mandements. Une partie d'entre eux ont été réunis dans la Landsatzung et dans le Gn>sst's Landesmondat. L'activité administrative des communes reposait sur les coutumes, qui furent recueillies en grand nombre de la lin du XIV'' siècle au commencement du XVIe siècle.
5. Tentatives d'indépendance. A deux reprises. l'Alte Landscbal't a tenté de remplacer le régime monarchique par la démocratie, de se donner un gouvernement et de se constituer ainsi en Etat autonome. Les premières tentatives eurent lieu sous l'influence de la Réforme et des guéries qui en résultèrent d'une part, et d'autre part, sous celle des mêmes causes qui provoquèrent les grandes guerres des paysans de l'Allemagne du Sud. Au printemps 1525, à la suite d'actes de violence, et les autorités étant ébranlées, les quatre cantons protecteurs décrétèrent, à la demande île l'abbé, une journée de justice à Rapperswil. Les représentants du peuple reçurent l'autorisation d inviter les sujets de l'abbé à une grande landsgemeinde à laquelle toutes les communes du bailliage inférieur furent représentées. A cette landsgemeinde de Lômmenswil, l" mai I.Vi">, la première et la seule pendant plusieurs siècles, furent présentées non seulement les réclamations secondaires sur les impôts et les Iaxis, mais aussi des revendications de caractère général et constitutionnel qui peuvent être considérées comme le point de départ d'une évolution démocratique. Ces revendications eurent si peu de succès auprès des députés des confédérés, que les représentants de la Landschaft durent aussi abandonner un point de leur programme demandant que l'abbé ne pût prendre aucune décision concernant le pays sans le concours de celui ci. La décision de Rapperswil enterra définitivement tout espoir de libérer la Landschaft du régime monarchique par des vo es légales, et de la faire évoluer dans le sens démocratique.
Une nouvelle tentative eut lieu quelques années plus tard, lorsque Zurich et Glaris encouragèrent la propagation de la Réforme sur les terres de l'abbé, et que celuici fut obligé de se retirer dans ses possessions étrangères et dans les rouis pi incières. A la faveur de ces circons-
tances, les déléguéf des communes conclurent a • deux cantons réformés, le <!5 mai 1530, un traité organique qui ne tendait a rien m - qu'à la fondation d un nouvel Etat. Mais d'après ses dispositions essentielles, l'Alte Landschafl serait devenue un bailliage des cantons proirs, dont le représentant aurait eu presque tous les droits de I abbé. Il a\ait en main la justice pénale et les fonctionnaires et le peuple devait lui prêter Berment chaque année. La victoire des catholiques à Cappel mit lin a ce nouvel étal de chose qui avait duré sjx moi- à peine et l allé Landschafl retourna à son ancien maître. La Révolution française donna à l'Alte Landschafl une impulsion nouvelle dont le principal agent l'ut le député Johann Kunzle, de Gossau. Des troubles eurent lieu en 1796 à propos de I emploi d'un sceau officiel par les délégués de Gossau ; une première sentence des cantons protecfo u rs leur dénia le droit d'avoir un sceau propre. Le parti populaire des Rudes refusa de b'j conformer. Quelques mois après, une Landratsordnutig fur die Alt St. Uallische Landschaft décidai! la nomination d'un Conseil (Landrat) de 51 membres. Celui-ci devait élire à Bon tour une commission de onze membres, un président, un trésorier et un secrétaire. Le droit d'avoir un -ceau l'ut aussi reconnu à la Landschaft. Les élections eurent lieu au milieu d'une violente agitation. Kunzle fut élu président du Conseil, qui s'était constitué à St. Fiden. La souveraineté de l'abbé n'avait cependant pas pris fin ; mais les événements allaient se précipiter. Le 31 janvier 4798,
de nouveaux attroupements eurent lieu devant le convint de Saint-Gall, demandant la complète indépendance du pays. Le i février, sous la pression de troubles incessants et de menaces, le chapitre décidait de céder le pouvoir à la Landschaft, en stipulant que le droit de bourgeoisie, les propriétés et la juridiction ecclésiastique du couvent sciaient garantis. Le prince-abbé Pancrace dut aussi céder devant ces événements. Le jour suivant, le peuple plantait à Gossau le premier arbre de liberté, et le conseil, par un manifeste officiel, lui faisait part de l'heureuse t! délivrance ». W'il. qui n'avait pas pri> part à ces événements, fut néanmoins admis dans le nouvel Etat moyennant paiement de 4U0 louis d'or. A la première landsgemeinde du 14 février à Gossau, Kunzle lut élu landammann. L'existence de la « République de Saint- Gall » fut notifiée officiellement aux cantons et à l'ambassade de France.
Lenouvel Etal vécut à peine trois mois qui furent troublés par d'incessantes querelles intérieures et extérieure-. des haines de partis et des désordres de toutes sortes. La constitution helvétique causa aussi de graves dissensions. Dans sa grande majorité, le peuple ne voulait pas de ce cadeau l'raniaiset manifesta sa mauvaise humeur de l'attitude francophile des Thurgoviens par des actes de violence contre la bourgeoisie dArbon. La landsgemeinde du "Jî avril décida que « en vrais Suisses on voulait s'en tenir- à la constitution démocratique que I on défendrait au prix de sa vie contre tout ennemi ». Le Conseil de guerre piit même des mesures pour organiser la résistance. Mais peu de jours après, tout s'effondrait devant l'inutilité évidente de l'entreprise. Le 3 mai. Gossau acceptait, la constitution helvétique, suivie bientôt par toutes les autres communes. Lorsque, le 6 mai, les troupes françaises foulèrent le sol de l'Aile Landschaft, elles ne rencontrèrent aucune résistance et purent san- empêchement remplacer l'ancienne constitution par celle de la République helvétique unitaire.
Bibliographie : von Arx : Gesch. <lrs Kl. St. Gallen. St. Gallen 1810-1813. — Baumgartner : Gesch. des Schwei- :er. Freislaales u. Kl St. Gallen 1. — Cavelti : Entwicklung der Landeshoheii der Ablei St. Gallen in der A. Landschaft, Gossau 1914. — Gniùr : Rechisquellen des Kl. St-Gallen, l" parte I. Aarau 1903. — UStG. — Weidmann : Gesch. des ehemal. Stiftes u. der Landschaft S tr Gallen, St. Gallen 1834 D L. Cavblti.]
ALTELS (C. Berne, D. Krutigen. V. DGS.) Sommet du groupe du lialmborn Appelé «deralteElsn parJ. lîodmer dans sa description des frontières de la République de Berne (1705) et Altels dans l'atlas de J. H. "VYeiss (17971. Presque partout dans la vallée de la Kander on emploie le nom au masculin. Son étymologie est incertaine, mais elle est probablement en rapport avec la
ALTEMS
ALTENDOUF
Wildelsigenalp située au pied septentrional. La première ascension est de 1834 ; elle a été faite par des indigènes chargés de poser un signal trigonométrique. D'après un rapport de nourrit dans la Description des Alpes Pennines ei Rhétiennes (Genève 1781), i'Altels aurait déjà été gravi au XVIIIe s. Le 11 septembre 1895, une partie du glacier de I'Altels se détacha et se précipita sur la Spilalmatte ; 6 personnes et 158 têtes de bétail furent ensevelies et 120 hectares dévastés. Une catastrophe semblable s'était déjà produite au même endroit en 1782. — Voir : H. Dûbi: Hochgebirgsfùhrer durch die Berner Alpen II,
ALTEMS, cardinal.