AU RIED
AMSLER
Fi'ibourg en Brisgau et Paris, juge d'instruction extraordinaire dans le procès Scliultlieiss-Keller en 1824, secrétaire, puis chancelier de la Confédération 1830 ; démissionna en 1847 pour ne pas signer la déclaration de guerre au canton de Lucerne lors du Sonderbund. — 13. Walter (1832-1904), fils du n» 12, lieutenant clans le régiment suisse au service des Deux-Siciles, colonel fédéral et brigadier 1869, commissaire-taxateur au Tessin pour les expropriations relatives au chemin de fer du Saint-Gotliard. — Voir LL I, 207. — Holzhalb I, 51. — v. Vivis : Wappender lebenden Gescltlechter Luzerns (dans AHS 1909. p. 28). - KSB 1888. - v. Liebenau : Oberst Josl Amrhijn und der Fall von Turin. — Riedweg : Gesch. des Kollegiatstifles Beromiïnster. — ADB. — Girard : Nobiliaire milit. suisse, 1787 I, p. 99. — .May: Hist. milit. de la Suisse, 1788 VI, p. 50, VII, p. 186, 321, 404. — Girard : Hist. abrégée des officiers suisses 1781, I, p. 21. — Besatzungsbuch. — Papiers de famille.
— Pour le nom voir SI, VI, 996/7. [v. Y.] AM RIED. Voir Oherried.
AMRISWIL (C. Thurgovie, D. Bischofszell. V. DGS). Paroisse et village. Armoiries : d'argent à un arbre au naturel fruité d'or. Etablissementalémannique des VIIe et VIIIe s. ; 799 Amalgeriswilare , 1408 Amergasivile: établissement d'Amal-gèr. Par suite de donations successives, le couvent de Saint-Gall possédait une partie de ce village ; une chapelle y est mentionnée en 1408 et 1455 une prébende de chapelain y fut fondée par Burkhard von Helmstorf d'Eppishausen. Le village dépendait de la paroisse de Sommeri dont la collation appartenait au chapitre de Constance. En 1529 la localité embrassa la réforme, ce qui engagea en 1531 le seigneur Heinrich von Helmstorf, à Buhwil. à réclamer le remboursement du capital de dotation. Un arrangement intervint, selon lequel le collateur se déclara satisfait avec la ferme de la chapellerie et une vigne. En 1712 le pasteur d'Amriswil, qui jusqu'alors demeurait à Schrofen, obtint une cure près de l'église qui avait été agrandie en 1687. L'église actuelle date de 1892 ; l'école primaire de 1854, l'école secondaire de 1862. Registres de paroisse depuis 162I. Ce village insignifiant prit un essor inespéré durant la seconde moitié du XIXe siècle, grâce à sa situation à un nœud de routes, et à l'introduction de nouvelles industries. Il ne comptait encore en 1850 que 492 hab.; en 1880, 1554; en 1910, 3331, sans compter les communes voisines dont la population a augmenté dans de plus faibles proportions.
— Voir Sulzberger: Stiftungsbrief der Kaplaneipfriinde, dans TB. p. 111. — Hàberlin-Schaltegger : Gesch. der Kirchgem. Amriswil-Sommeri. [Sch.]
AMSCHWAND. Famille de l'Unterwald, probablement originaire de Schwanden, groupe de propriétés audessus de Bùren. — 1. et 2. André et Arnold, de Wolfenschiessen, reçoivent un fief en 133Ô du couvent de Lucerne. Ce même Arnold paraît en 1348 comme représentant du Nidwald dans une rectification de frontières entre Uri et Schwyz. — 3. Cuni Schwander reçoit en fief en 1372 la pèche dans le lac de Stansstad. Au début du V s., la famille est établie aussi à Kerns. — 4. Un an Swanden, de Kerns, est reçu bourgeois de Lucerne en 1404. — 5. Heini posséda le moulin de l'Aa, à Sarnen ; en 1475, il entra en procès avec les ayants droit au cours d'eau et leur vendit son moulin en 1503. Il épousa la baronne Ursula de Geroldseck, veuve du dernier baron Rudolf von Ramstein, et avec l'aide de ses gens, revendiqua les droits de la douairière sur le château et la seigneurie de Zwingen. Ursula de Geroldseck mourut au début de 1474. Amschvvand paraît encore comme député de l'Obwald à la Diète de Lucerne, le 15 mai 1476, mais ne joua dès lors plus aucun rôle dans les affaires publiques et mourut après le 18 mai 1503. Au milieu du XVIe s. un certain — 6. Heini Ab ou Am Schwanden retourne dans le Nidwald ; à la landsgemeinde de 1564 ses droits de bourgeois sont reconnus et les 25 florins qu'il avait payés comme taxe lui furent rendus. Toutefois la famille s'est perpétuée dans la branche de Kerns.— 7. Balz, 1639, député aux Diètes de 1651, 1657, 1660 ; en 1656, il était lieutenant dans la première guerre de Villmergen.
— 8. Franz-Ignàz,* à Kerns en 1713, reçut en 1736 una bourse à Milan, devint prêtre et en 1741 chapelain de Saint-Nicolas, f le 8 février 1763. — Kùchler : Chronik von Kerns. Collection du chapelain Odermatt. — Liebenau: Kathol. Schweizerblàller XVI (1900) 180. - Merz : Burgen des Si'sgaus. — Matériaux originaux des archives cantonales et communales. [Dirrer.]
AMSELLER, Johann. De 1441 à60prédicateurdu dôme à Coire, l'un des trois chanoines qui destituèrent l'évèque Henri de Hôwen à l'occasion des démêlés de Schams et voulurent en 1453 procéder à une nouvelle élection. Pour cet acte de violence le pape excommunia tous les adversaires de l'évèque, y compris Amseller, qui se soumit au verdict du Saint-Siège et se démit île ses fonctions de prédicateur du dôme. Il obtint une pension viagère de 50 florins du Rhin par an. — Voir M. Tuor : Beihenfolge der residierenden Dumherren in Chur (JhGG 1904 p. 17). [F. P.]
AMSLER. Familles des cantons d'Argovie, de Schallhouse, de Berne et de Zurich.
A. Cantons d'Argovie et de Schaffhouse. Famille de Schinznach, originaire peut-être d'Aarau, dont un rameau s'établit à Schaffhouse. Armoiries : d'argent à deux merles de sable sur deux pointes du même.
— 1. Samuel, meunier et sous-bailli à Schinznach, -f 1699. — 2. Jakob, * 1751, -{- 1838, médecin et chirurgien, fut élève de l'école latine deLenzbourg, et suivit dès 1772 les cours de l'Université de Strasbourg; pendant six ans il pratiqua à Berne et finit par se fixer à Schinznach. Sous l'ancien régime il prit part à la vie politique comme membre du tribunal et plus tard
comme conseiller de santé Jakob Amsler. Portrait
et grand conseiller. — 3. à lliuile par Rich. Amsler, 1911. Jakob, docteur en méd.
(1783-1862), fils du n° 2, étudia la médecine à Berne ; médecin des bains de Schinznach, médecin de district, conseiller de santé et grand conseiller. 11 fut le fondateur de la Société de viticulture argovienne. — 4. Samuel, *en 1791, f le 18 mai 18i9, graveur, fils du n°2, élève en 1818 de G. -Ch. Oberkogler et de Heinrich Lips, à Zurich, en 1813 à Munich, en 1816 à Rome, en 1819 à Pérouse, en 1822 de nouveau à Rome, puis à Schinznach et en 1829 à Munich comme professeur de gravure et membre de l'Académie. Il y mourut chevalier de l'ordre de St-Michel. Ses œuvres principales consistent en gravures d'après Thorv\aldsen (le Cortège d'Alexandre) et d'après Raphaël (le Denier, la Mise au Tombeau); en outre il reproduisit à Munich les œuvres de ses amis : Cornélius, Schnorr de Carolsfeld, Hess, Kaulbach, Overbeck. —5. Karl (1802-1856), fils du n"2, fit ses études à Berne, Bonn et Berlin, médecin des bains à Baden, médecin de l'hôpital à Kônigsfelden ; il fonda dans son lieu d'origine une petite maison d'aliénés. — 6. Emile, * 1841, fils du n° 5, avocat, président du tribunal, juge cantonal à Aarau. — Korrespondenzblatt fur Schweizeràrzte, 14. — Nbl. d. Kùnstlergesellsch. Zurich 18',0. - SKL I, 33. — [F. W.] - 7. jakob, à Stalden, près Brugg (Argovie), * le 16 novembre 1823, f le 13 janvier 1912, professeur, mathématicien, physicien, inventeur, fabricant d'instruments de précision, étudia à Iéna et à Kônigsberg les mathématiques, l'astronomie et la physique, travailla en 1849 avec Plantamour à l'observatoire de Genève et fut privat-docent de 1850 à 1852 à l'université de Zurich ; de 1852 à 1859 professeur de mathématiques au gymnase de Schaffhouse. En 1857, il fonda à Schafi'house, pour la fabrication d'instruments de précision, un atelier de mécanique qui s'est acquis une réputation universelle et dont ses fils ont pris la succession ; de 1852 à 1855, il inventa le planimètre polaire et publia des écrits scientifiques fondamentaux sur les intégrations mécaniques en général , Yierlel-
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Alfred Amsler.
D'après une photographie.
jahrschrifl der NG Zurich '. — 8. Altred, fabricant d'instruments de précision, *le 3 juillet 1857 à Scbaffhouse,
lil- aîné du n» 7 ; il lit Bes études à liàle, Berlin et Dresde et travailla ensuite en France et en Angleterre comme ingénieur-mécanicien et constructeur devaisseaux, lui I888 il entra à titre d'associé dans la fabrique de son père et perfectionna la construction des instruments pour l'intégration mécanique: il s'occupa ensuite surtout de la construction de machines el joua bientôt un rôle prépondérant dans la construction d'appareils et de machines pour l'essai des matériaux. En 1919, Dr honoris causa du Polvtechnicum. — 9. Alb*t", * 18b"!
â Schaffhouse, frère du n° 8, colonel, membre du conseil d'instruction publique, propriétaire de la fabrique d'instruments de précision de Schaffhouse. — Voir Karl Amsler : Stammbaum der Famille A. von Schinznach.
— Nbl. fur Jung u. AU, hgg. von der Lehrerkonferenz d. Bez. Brugg. — Voir nécrologie avec biographie dans Yerh. d. SNF 1912. - SB 1992. - Schweiz. Geomelerzeitung 1912. [wû-Be.]
B. Canton de Berne. Famille bourgeoise de Bienne.
— 1. H ans, 1547 grand et 1552 petit conseiller, 1566 trésorier, 1575 bourgmestre. —2. Jostf:, 1709 grand et 1723 petit conseiller à Bienne. — 3. Nicolas, prédicateur de cour à Nassau, 1711 pasteur de Bienne, f 1739. — 4. JosuÉ, 1737 grand conseiller, f 1795, le dernier de cette famille à laquelle ne se rattache pas la famille Amsler, actuellement bourgeoise de Bienne. [E. B.]
C. Canton de Zurich. —I.Johann-Jakoi:,* le 11 octobre 1848 à Meilen, f le 12 février 1909 à Tunis. Premier procureur-général de Zurich en 1875 ; puis avocat en 1878, grand conseiller de 1882 à 1902. Il occupa une position influente dans la commune d'Aussersihl et travailla activement aux préliminaires de la réunion de la commune avec la ville. Membre du Conseil national de 1896 à 1908. — 2. Johann-Hl'DOLf, conseiller national, de Meilen. * le 8 novembre 1853, f le 30 octobre 1917. Président de la commune de Meilen de I883 à 1901 ; dès 1896 membre du Grand Conseil qu'il présida en 1908: conseiller national en 1899.
— NZZ 1909, n"53, 72. - ZP, n» 38. - Voir ZWChr. 1899, p. 4 ; 1905, p. 381 : 1908, p. 97 et 233 et 1909, n 1 1
— Zûrichsee-Zeitung 1917, no 258, 259 et NZZ 1917. n» 2043. [E- Stauber.J
AMSOLDINGEN (C. Berne, D. Thoune. V. DGS). Paroisse et commune. Trouvailles préhistoriques. Les pierres avec inscriptions romaines découvertes dans la crypte de l'église, conservées en partie au musée de Thoune proviennent d'Aventicum. L'm dans la première syllabe n'est pas motivée du point de vue historique : dans les documents on trouve Ansollingen, en patois Auselilinge : ce nom signifie près des gens (parenté) d'Ans-oll (forme allemande du nom anglais Oswald, Ans « Dieu », olt = wa1t « celui qui gouverne»). Au Moyen Age, siège d'un chapitre de chanoines dévasté en 1190 lors de la guerre dite des Barons selon un témoignage de 1266. Dans le cartulaire de Lausanne (1228), la localité est appelée Alsoltingen preposilura et capltulum canonicorum secu- Itniuiii. L'avouerie qui avait passé des nobles d'Unspunnen aux Wâdiswil, fut vendue en 1271 par Walther de Wâdiswil à son fils Heinrich, comme prévôt d'Amsoldingen, et au couvent lui-même. D'après un document de 1310, le chapitre entretenait une école. En 1396. Amsoldingen entra dans la combotirgeoisie de Berne. En 1437, une enquête de l'évêque s'ouvrit au sujet de la décadence matérielle du chapitre qui fut incorporé en 1484 à celui nouvellement fondé de Saint-Vincent à Berne. La prévôté possédait les droits de haute et de basse justice sur Amsoldingen, ceux de basse justice sur
Hilterfingen, Stockenet Mùlchi, ainsi que des biens, des cens et des dîmes à Amsoldingen, Allmendingen, Brenzikofen, Oberhofen, Ringoldswil, Stocken, Strâttligen, Scherzlingen, Vielbringen, Wimmis et Zaziwil. Le prévôt et les chanoines, au temps de la prospérité, sortaient presque sans exception des rangs de la noblesse du voisinage. Après la Réformation, Amsoldingen demeura le centre de la paroisse du même nom du chapitre de Thoune, à laquelle appartenaient les communes d'Amsoldingen, Hôfen, Zwieselberg, Langenbûhl, Forst ; puis, les communes auf déni Berg el Uetendorf qui furent incorporées à Thierachern en 1578 : ensuite [es hameaux de Bodenzingen et Tannenluihl réunis ,'i Blumenstein en 1676, et enfin Kienersriiti réuni à Kirchdorf en 1703. En 1802 Antoine l'nternahrer, chef de la secte des Antoniens, y vécut. L'église collégiale, dédiée à saint Maurice, basilique à trois nefs, à plafonds plats, au chœur voûté, a trois absides et une crypte remarquable : fonts
L'église d'Amsoldingen.
Photographie du pasteur S. Lutz en 19ïJ.
baptismaux de style gothique primaire et fresques du XIVe siècle; endommagée par un incendie en 1578 et restaurée en 1908, elle compte parmi les églises romanes les plus remarquables de la Suisse. Le corps principal de la prévôté et ses dépendances passèrent avec de vastes terrains en 1496 à Bartlome May et furent entièrement reconstruits et transformés en maison de campagne au XIXe s. (actuellement propriété du colonel Louis de Tscharner). Dans le village, on vit de tout temps des maisons d'habitation intéressantes dont la plus remarquable, située au bord de la route d'Uebischi, doit avoir appartenu au chapitre des chanoines. Dans le cimetière, remarquons la chapelle de l'ossuaire reliée par une galerie de bois à la cure située plus bas. Le château contient une remarquable collection privée de vitraux et dans le parc deux pierres tombales romaines. Dans les archives de la cure se trouve une chronique manuscrite d'Amsoldinuen, due à l'historien Karl Schrâmli, pasteur de cette paroisse, 1829-1841. Amsoldingen, rattaché politiquement et militairement au Landgericht de Seftigen, dépendait au point de vue juridique du district d>- Thoune. De 1798 à 1803, il fut le chef-lieu du districl d'Ober-Seftigen, puis définitivement incorporé au district de Thoune. — Les registres de baptêmes et de mariages datent de 1662 et ceux de décès de 1728. — Voir Die Schwalbe, ein Uechtlândisch Tagebuch 1830. — Fr. Stettler : Regesten des Chorherrenstiftes. — A. Jahn : Chronik. — II. Hagen : Die Amsoldinger Inschriften,
AMSOLDINGEN
AMSTEG
dans Alpenrosen 1874. — H. Hagen : Die rôm. Inschriften in Amsoldingen (ASA 1875). — Loliner : Kirchen.
— Kirchl. Jaiirbiic/i der reformierten Schweiz Y, 1899.
— Berner Kunstdenkmàler II, pi. 4 et V, 5). [E. B.] AMSOLDINGEN, won. Famille bernoise. Armoiries : d'azur à la boucle d'argent. Le fondateur de la famille est le prévôt Heinrich de Wàdiswil, à Amsoldingen, qui affranchit le 25 mai 1273 tous les fils qu'il eut de Lucardis von Uebeschi ; avec ses quatre frères il reconnaît ces enfants mancipii a jugo nostre servitutis et les déclare libres. L'union du prévôt était une mésaillance ; ses enfants suivirent donc la « mauvaise main », soit la condition de leur mère ; ils n'étaient pas illégitimes, mais simplement libres et ne portèrent jamais le titre de nobles. Ils sont devenus bourgeois de Thoune, Spiez, lîerne et Fribourg, et aussi chevaliers et seigneurs de Stocken.
— 1. Ulrich, probablement petil-tils du prévôt Heinrich, 1290 bourgeois, 1294 membre du Grand Conseil et 1295 du Petit Conseil de Berne, peut-être bourgeois de Thoune 1308, f 1324. — 2. Berchtold, peut-être frère du n" 1, 1309 reçu bourgeois de Fribourg, 1323 chevalier, f après 1331. — 3. Heinrich, arrière petit-fils du prévôt, reçut en 1360 le château de Stocken « comme son père et son grand-père », f après 1409. — 4. Wilhelm, frère du n° 3, 1362 bourgeois de Thoune, 1367 châtelain des nobles de Weissenbourg à Blankenbourg, 1374, des sires de Thurn à Frutigen, 1378 membre du Conseil de Thoune, hérite en 1390 de ses oncles de Barogne, f 1395. — 5. Budolf, peut-être petit-fils du n° 4, bourgeois de Berne et de Thoune, achète Blumenstein en 1466, 1480 trésorier et membre du Conseil de Thoune, f vers 1500, dernier du nom. — Voir M. von Stiirler : Genealogien. — AGS I, table XXVII, p. 301 ss. LE- B.]
AM STAD (en lat. in LitoreJ : subdivision du quartier AufDorf de l'ancienne ville de Zurich au Sud-Est de la Wasserkirche. Elle fut appelée plus tard Vinkenstad d'après la famille Vinko, et depuis 1581 Schifflànde. C'est là que se trouvaient des maisons de l'aristocratie. En 1230- 1231, une famille de chevaliers s'appelait in ou deLitore, c'est-à-dire am Stad ; une branche collatérale des chevaliers Manesse portait également le surnom de am Stad.
— UZÏ. - Vôgelin: Aires Zurich I, p. 234. — Nbl. Stadtbibl. Zurich 1850, p. 35. — P. Schweizer : Erklàrung mm Plan der Stadt Zurich (UZ VII). [F. H/|
AMSTAD, AMSTAAD, am STAD, ab STAD, STADMANN (lat. in litore), nom de famille des cantons de Schaffhouse, Unterwald et Zurich.
A. Canton de Schaffhouse. Ancienne famille de chevaliers de Schalfhouse, branche de la famille noble des Brumsi, qui portait à l'origine le nom de Brumsi am Stad d'après sa résidence sur les bords du Bhin. En 1332 on trouve une armoirie particulière aux am Stad : d'azur à un croissant d'argent surmonté d'une étoile d'or. — 1 . Heinrich Brumsi am Stad, reçoit en 1257, en fief de l'abbé Huguesd'AlIerheiligen.leà'c/»'//'ledi, c'est-à-dire le droit de péage sur les bateaux qui abordent à Schaffhouse. — 2.
Hermann I am Stad. fait don en 1318, au couvent de Paradis, de la maison familiale des Brumsi am Stad et d'autres biens. -3.C.ŒTZ 1,1294-1335, bailli de Berau. Ses fils, Conrad, Hermann II et Wilhelm achètent des Truchsess von nhofen l'avoueriedu village deMarthalen. —4. Conrad ] est délégué des villes de Baden et de Sâckingen, en |36"7 et 1370. dans les litiges en matière d'impôts; en 1370 il prend part à l'expédition d'Ewatingen. — 5. Gœtz II, élève des prétentions à la charge de bailli impérial de Schaffhouse, mais un édit royal du 21 déc. 1429 le somme de renoncer à la juridiction criminelle. — 6. WiLm:i m IV. 1441-1460; avec son beau-frère, Henri Brandenburg, ils vendent tous les biens de leurs femmes, Judith et Ursule von Bandegg. à l'exception de la forteresse de Hohenstoffeln. En 1457, il est banni par le tribunal de Botweil pour avoir assassiné son parent Wilhelm Imthurm. — 7. Iltuis //, mentionné comme mineur déjà en 1438. lils du n° 5, bourgmestre à plusieurs reprises de 1458 à 1468, membre du Petit Conseil et île 1 (77 à 1481 du tribunal des Cinq, qu'il préside en 1478 ; à plusieurs reprises délégué aux Diètes fédérales. En
1461, il scelle avec Heinrich lîarter, au nom de la ville de Schaffhouse, le traité de paix entre les Confédérés et l'Autriche. Pour se venger de la signature de cette paix et assouvir d'anciennes rancunes contre Schaffhouse, Bilgeri de Ileudorf s'empare de lui par surprise près de Engen et ne le libère que contre une rançon de 1800 fl. Par convention du 27 août 1468, le duc Sigismond prend à son compte, en plus de l'indemnité de guerre de 10000 florins, le remboursement de la rançon d'Amstad. — 8. Hans III (1491-1551), seigneur de Gottmadingen, Bandegg, Gailingen et Môhringen. — Voir Bùeger : Schaff'h. Chron. — Imthurn et Harder : Schaff'h. Chron. — Holzhalb. — Festschrift f. Stadt u. Kt. Schaff'h. — Werner : Verf. gesch. d. Stadt Schaffh. — AGS. — Kirchhofer : Schaff'h. Neujahrsgeschenke. — Pfaff : Staatsrecht d. alten Eidgsch. — US. [W'anner-Kei.ler.]
B. Canton d'Unter'wald. Ancienne famille de paysans duNidwald, originairedeBeckenried,dont plusieurs membres ont siégé au conseil et au tribunal. — 1. André in Littore, est nommé en 1315 dans le registre du chapitre de Lucerne comme propriétaire d'un droit de pêche a Stansstad. — 2. Dietschi ab Stad est au nombre des pêcheurs de Stansstad qui en 1372 traitent avec le couvent d'Engelberg au sujet de la redevance concernant la pêche. — 3. Heini ab Stad, de Beckenried, achète en 1423 de Walter Buren deux tiers des droits de pêche dans la partie du lac située à Buochs. — 4. Welti, fils du n" 3, devient, en 1438, acquéreur du dernier tiers. — 5. Joh. -Baptiste, prêtre à Sion en 1777, professeur de philosophie. —6. Josef, * 1846, banneret en 1874, conseiller d'Etat de 1877 à 1883, conseiller aux Etats de 1884 à 1893. - Voir Gfr. (répertoire). — Durrer : Handschriftliches Urkundenbuch von Nidwalden. — Collections du chapelain Odermatt. — Beirâge znr Geschichte Nidivaldens X, p. 71. [Durrer.]
C. Canton de Zurich. Am Stad ou Stade, famille répandue à Zurich et dans les villages des bords du lac, principalement à Meilen et Bichterswil. Elle est connue depuis 1301 et fut reçue à la bourgeoisie de Zurich avant 1351 et jusqu'en 1516. — 1. Matthias, 1301-1306, cellérier de l'abbaye de Zurich à Stadelhofen. — 2. Burkhard, de Bendlikon, curé d'Alfoltern am Albis 1430-1431. — UZ VII-XI. — Bùrger- u. Steuerbuch I. — Gemâc/itsbiïcher (B VI 304 et 305). [F. H.l
AM STALDEN, am STALDEN, AMSTALDEN, STALDER.
A. Canton de Lucerne. Famille de l'Entlebuch. Peter Amstalden, aubergiste à Schupfheim, Landeshauptmann de l'Entlebuch lors des guerres de Bourgogne. Le 24 février 1478, il fut exécuté pour faux serment et haute trahison. — Voir Liebenau : Der Hochverratsprozess des P. Amstalden dans Gfr. 37. [F.-X. W.]
B. Canton d'Unter'wald. Ancienne famille d'Obwald au XIVe siècle, bourgeoise de Bamersberg, au XVe s. et de Kàgiswil au XVIe s. — 1. W.elti est tué en 1386 à Sempach. — 2. Joder, f en 1422 à Arbedo. — 3. Heini, f en 1513 à Novare. — 4. Niclaus, * 1831, de Schwândi, vicaire à Sarnen. Se rendit en 1870, dans l'Etat de St-Paul au Brésil où il mourut dans la colonie helvétique le 12 oct. 1919 en odeur de sainteté. — 5. Wai/ier, * 1883 ; pendant de longues années rédacteur de VObwaldener Volksfreund, dès 1911 procureur général d'Obwald, dès 1917 capitaine à l'état-major judiciaire et grand conseiller. — Voir h'uchler: Ghronik von Sarnen. — B. Durrer : Einheit Unterwaldens. — Arch. d'Etat, Obwald. [Al. Truttmann.]
AMSTEG (C. (ri. V. DGSJ. Com. et vge, autrefois am Slàg, in Stege, ze Stege, 1297 in Stege, 1300 ze Stege und Steg. Paroisse depuis 1903 ; comprise auparavant dans celle de Silenen. On ne connaît point de trouvailles préhistoriques; l'histoire d'Amsteg commence avec l'ouverture de la route du Gothard. En 1357, on mentionne déjà l'hôtel Stege; 1555, un rentier énumère les objets de culte et parements de la chapelle de la Sainte-Croix, qui était encore en 1621 le seul édifice religieux de la commune ; par le mauvais temps et l'hiver, le curé de Silenen devait y lire la messe moyennant une rétribution spéciale. Le 18 juin 1696, le pape Innocent XII lui accorda uni' indulgence et le 1er avril 1728 une authenlica pour la relique de la Sainte-Croix; en 1729 la chapelle possédait une fortune de 460 11. En 1762, le village fut gravement éprouvé par les eaux du Kerstelenbach ; les
A. M STEG
A.MSTUTZ
16 et 17 mai 1788. par un fôlm violent, la chapelle et presque tout le village brûlèrent ; mais la reconstruction se lit aussitôt. Amsteg soullrit aussi particulièrement durant les guerres de la lin du XVIII» siècle; les pertes du tl octobre 1798 au 11 novembre 1800 sont évaluées ol'liciellement à 306010 fr. L'érection en cliapellenie autonome se lit le 12 décembre 1807 par la remise d'une des deux prébendes de chapelain de Silenen à Amsteg ; en même temps la commune prit l'engagement de rétribuer aussi le curé comme instituteur ; mais c'est en 1860 seulement qu'une nouvelle église fut construite et le 28 juillet 1903 la communauté fut élevée, par décret de L'évoque de Goire, au rang de paroisse indépendante. En 1831. 183i et 1868, Amsteg eut a subir de nouvelles inondations ; outre les dommages causés par le Kerstelenbach voisin, il eut à supporter de grands frais d'endiguement dont l'Etat a déjà assumé le quart depuis 1625. L'ouverture de la ligne du Gotliard (1882) a causé la décadence d'Amsteg qui a été délaissé par le trafic. Cependant les deux usines électriques d'Altdorf (1910) et des C. F. F. (1918) lui ont donné un nouvel essor. — Voir Gfr. 47. — ZSK 1910, p. 161 ; 1911. p. 313 ; 1917, p. 144. - SB du 22 juillet 1916. - Ilist. NB d'Uri 1897 et 1900. - Das liùrgerhaus in Uri, Bâle 1910. lj- Fdkrbr.]
AM STEG. Voir STEG.
AMSTEIN. Nom de famille des cantons de Lucerne, Unterwald, Thurgovie et Zurich.
A. Canton de Lucerne. Famille bourgeoise de Willisau depuis 1550. — 1. Ulrich, 1558-1628, étudia de 1581 à 1584 à Paris ; grand cellérier de Saint-Urbain 1587, abbé 1598-1627, restaura le couvent. — 2. Hugo, connu comme chansonnier de 1607 à 1035 f vers 1644. — 3. Kas- PAR, peintre-verrier à Saint-Urbain de 1604 à 1611. — 4. Johannes, prieur de Saint-Urbain 1627 f 1640. — Voir v. Liebenau : Willisau II, 119. - SKL I, 34. [P.-X. W.]
B. Canton de Thurgovie. Famille éteinte de Bischofszell. — 1. Ulrich, administrateur de l'hôpital, fut investi des dîmes de Zihlschlacht et Hohentannen par l'évêque de Constance en 1515, membre du Conseil de ville en 1520. — 2. Pelagics, curé de Goldach, fut favorable à la Béformation. — 3. Christof, ammann de Bischofszell de 1648 à 1667, membre du Conseil encore en 1671. Peu après la famille paraît s'être éteinte. — [Sch.] — Au début du XVIII» s. une famille Am Stein, originaire de
Wila (Zurich), s'établit dans le canton de Thurgovie. — 1. Joh.-Georg, médecin, * le 11 novembre 1744 à Hauptwil, fils de Hans-Jakob, chirurgien. Sans avoir fait d'études, il remplit les fonctions de médecin au service de la fabrique de Hauptwil, puis lit un apprentissage de chirurgien à Zurich de 1758 a 1761 et étudia à Tubiugue de 1765 à 1768.
En 1771, il est médecin du séminaire de H aldenstein où il épousa Hortensede Salis, la sœur de son directeur, Ulysse, en 1775. En 1777 il s'établit à Zizers où il fonda la Gesellschaft landwirtschaftlicher Freunde, qui publia un journal hebdomadaire le Samniler. Am Stein, devenu Grison en 1783, introduisit la vaccine dans son canton. Il devint, en 1787, médecin ordinaire des bains et du couvent de Pfàfers et mourut le 18 févrierl794. Ai'tnoiries : coupé de gueules et d'argent à un bouquetin de sable brochant. — Voir Z.-W. von Salis-Seevvis : Ges. Schriften, éd. Th. von Mohr, — Z.Joh.-Rudolf, fils du n° 1, * le 1er mai 1777, lieutenant au service de Sardaigne 1795, au service de France 1799, passa peu après au service d'Angleterre, régiment de Salis-Marschlins, et y resta jusqu'en 1800. Après son
Johann Georg Am Stein.
Lithographie de 1830 environ
de J. Brodtinann.
retour il se voua à l'agriculture, et se rendit plusieurs fois à Hofwil où il lit la connaissance de Fellenberg. Il s'occupa de perfectionner la culture des arbres fruitiers, de collectionner des cartes de géographie, des ouvrages illustrés, et entretint une vaste correspondance. De 1814 à 1818 il reprit du service en Hollande, puis s'établit définitivement à Malans. 11 parvint au grade de major de milice et organisa la landwdir en 1838. Dès lors, il s'occupa avec prédilection d'histoire naturelle et de collections et fut un des fondateurs de la société des sciences naturelles des Grisons. Il a laissé une très riche collection d'insectes des Grisons, enrichie d'une quantité de dessins, de descriptions et d'annotations. Am Stein fut un membre zélé de la société scolaire des Grisons; après la dissolution de celle-ci il s'intéressa à l'école normale évangélique de Schiers, et mourut le 19 décembre 1862. Parmi les nombreux travaux qu'il a publiés dans le Jahrb. Naturf. Gesell. Graub., il faut mentionner ses études sur les mollusques des Grisons : Verzeichnis der Lattd- u. Wassermotlusken (3e année). — Naclttrag zu den Mollusken Graub. {!' année). — Die Mollusken Graub. [27e et 28e années) avec suppléments dans les années 33 et 35. — Voir Jahrb. Naturf. Ges. Graub. XS 7, p. 178. — 3. JoHANN-GEORG, fils du n° 2, * 20 novembre 1819, étudia à Wurzbourg de 1843 à 1847, fut médecin à Jenaz, Davos et Ziz. i s'occupa de zoologie et de minéralogie. Il laissa une grande collection de mollusques et publia trois études sur les diptères : Biindner Dipteren. — Amtteinia )>unctipenino. — Dipterologisclte Beitrâge. Il travailla à la fondation de l'école secondaire de Zizers et fut président du Conseil de cette école. + le 25 juillet 1892. — Voir Jahrb. Nat. Ges. Graub. NS 36. — [M. S.]. — 4. Gottlieb, de Wila (Zurich), * 1853 f 1895. fut vicaire à Laufen et en 1875 pasteur à Wigoltingen où il mourut. Il s'occupa beaucoup de politique et rédigea de 1877 à 1880 la Thurgauer Volkszeilung , collabora souvent à des journaux démocratiques zuricois et fut longtemps inspecteur des écoles primaires de Thurgovie. Auteur d'une histoire de Wigoltingen. [Sch.]
C. Canton d'Unterwald. Famille éteinte du Nidwald, branche des nobles von Wolfenschiessen (voir art. i. Une autre famille Amstein, éteinte aussi, probablement dune tout autre origine, florissait à Alpnacli dans l'Obwald. — 1. Ulrich (1367-1376) membre du Conseil. En 1368 il représenta avec Arnold von Omisried les paroissiens d'Alpnach lors du rachat des droits féodaux de la comtesse Marguerite de Strassberg-Wolhusen. — 2. Hans. trésorier 1525, landammann 1526. 1530. 1534, 1536, 1541, 1544; il est le dernier de sa famille. — Voir Registre du Gfr. — Kuchler : Chronik von Alpnach. [R. Dorrer.]
D. Canton de Zurich. I. Famille de la ville de Zurich en 1385, originaire d'Ottenhofen (Bade). — II. Ancienne famille de Wila. — 1. Hermann, professeur, mathématicien. Originaire de Wila (Zurich), * à Wila le 27 août 1840. Diplômé de l'Ecole Polytechnique. Docteur de l'université de Zurich, professeur ordinaire de mathématiques supérieures à l'université et à l'Ecole d'ingénieurs de Lausanne dès 1875. Auteur d'une vingtaine de travaux (voir Index bibliographique de la Faculté des sciences, à Lausanne, 1896, p. 46 et 47, n°* 1-14, et 1915, n°* 15 à 20). — 2. GOTTLIBB, voir le n« 4, Amstein, de Thurgovie. — 3. Joiiaxn-Jakor, * 1853 à Wila. maître secondaire en 1878 et membre du conseil de ville de Winterthour jusqu'en 1919, membre de la commission du gymnase cantonal de Zurich depuis 1899. [A. B. et F. H.]
AMSTUTZ, am STUTZ, STUTZER. Familles de l'Untervvald et du canton de Schwyz. Ce nom vient d'un nom d'endroit très fréquent Stutz, qui signifie pente abrupte.
A. Canton d'Unterwald. Ancienne famille d'Engelberg, i\xée aussi à Ennetmoos et à Sarnen. Armoiries : d'azur à une croix d'argent sur trois monts de sinople, cantonnée de deux étoiles d'or, ou une croix renversée surmontée de trois étoiles d'or. L'armoriai du Nidwald donne encore d'autres variantes, ainsi : d'or à une croix latine de sable sur trois monts de sinople cantonnée de deux aigles de sable. — 1. Walther, fils de Peter am Stuzze, conventuel à Engelberg et 1309 administrateur des possessions du monastère de Buochs. La tradition
AMT, AMTMANN
AMYRAUT
du couvent d'Engelberg l'identifie à tort avec l'abbé Walther III (1317-1331) qui, avant d'être abbé en 1317, avait été moine à Murbach et élémosinaire à Lucerne (voir Durrer : Die Familiennamen der altern Aebte von Engelberg, dans ASG 1911, p. 14'n. —2. Uli StOTZER, d'Engelberg, devient en 1413, ainsi que — 3. Jost d'Engelberg en 1410 bourgeois de Lucerne. Ce dernier, commerçant, paraît en 1426 dans un conllit avec la ville de Constance et harangue en 1152 le duc de Milan. — 4. Hans, ancien ammann d'Engelberg, acquiert en 1459 la bourgeoisie du Nidwald. — 5. Jost, vice-laiulammann du Nidwald, 1529.
— 6. Balthasar, enseigne, fils du directeur des travaux publics Arnold, lui-même directeur des travaux publics, est, en 1608, le premier intendant de l'arsenal du canton. De cette branche établie à Ennetmoos, sont encore issus : — 7. LEODEGAR, administrateur de l'église à Stans, ■f 1667 dont le fils — 8. Jakob, est membre du Conseil, délégué dans les bailliages tessinois, administrateur de l'église 1697, j- 1709. — En 1662 H ans am Sut/., vicelandammann à Engelberg, avait aussi acheté la bourgeoisie ; cette branche est éteinte. — Vers 1447, un certain Heini, d'Engelberg, s'était fixé à Sarnen et était devenu membre de la corporation de cette localité ; ses descendants occupèrent durant deux générations une situation officielle en vue, puis la famille s'éteignit. — Voir Durrer : Urk.-Buch von Unterivalden (Ms.). — Registre du Gfr. — Collection du chapelain Odermatt. — Album Engelbergense. [R- Ourrer.j
B. Canton de Schwyz. Cette famille paraît dans la première moitié du XV* s. à Kussnacht où le couvent. d'Engelberg possédait le droit de patronage de l'église et de nombreuses propriétés. Elle se divisa très tôt en deux branches, dont l'une reçut l'appellation courante de « Stutzer » et l'autre conserva le nom originel. — 1. Hans Stit/.er, possesseur de la propriété actuelle dite« Stutzerhûsli », est en procès, en 14i8, avec le prévôt Schweiger, de Lucerne, au sujet du droit de pêche. — 2. Karl- Leonz, * 1675 f 1710, était chapelain à Kussnacht et écrivit une chronique sur la construction de l'église. — 3. Oswald, trois fois ammann, de 1787 à 1797, de même que
— 4. Johann-Jos, ammann de 1803 à 1805. — 5. Jos.- Aloïs, fils du n° 4, médecin, ammann, 1822-1824 et 1826-1828. — 6. AloïS, fils du n" 5, médecin, * 1810, f 1871, membre du Conseil 1830, vice-landammann 1831, et landammann 1832-1834 et 1836-1837. En 1831, il assista comme délégué de Kussnacht aux conférences des districts extérieurs au sujet de la séparation du canton, fut membre du Conseil provisoire des districts extérieurs et en 1833 du Conseil de l'instruction publique du canton de Schwyz. Lors de l'attaque des Schwyzois, le 31 juillet 1833, il fut arrêté et conduit à Schwyz. Après le Sonderbund, il entra au Conseil d'Etat et représenta son canton à la Diète. — 7. Son fils Vital, * 1841, f 1909, journaliste, fut pendant de longues années rédacteur du Luzerner Tagblatt et correspondant de la NZZ ; de 1883-1888, membre du Grand Conseil du canton de Lucerne et du Conseil de ville. — Voir Jahrzeitbuch Kùssnach. — Ratsprotokoll Kiïssnach et renseignements de II. Tiirler, archiviste fédéral. — Album Engelbergense 1882. [AI. Truttmann.]
Une autre famille est originaire de Sigriswil (Berne).
AWIT (ahd Ambaht, mhd. Ambet.) AMT- M A N N. Amt désigne soit une fonction avec attributions bien déterminées, soit la circonscription administrative dans laquelle le titulaire exerce ses fonctions. Il provient du gaulois Ambactos, c'est-à-dire le serviteur, le client, qui agit au nom de son maître. Le Moyen Age connaissait les fonctions de cour (Hofàmter), soit celles de maréchal, d'échanson, d'écuyer-tranchant, de camérier, ou celles plus importantes de comte ou de margrave, et les fonctions administratives inférieures, temporaires ou à vie. Les premières étaient données en fief héréditaire à la noblesse ; les secondes étaient remplies par des bourgeois qui, à titre de bailli, d'ammann ou de maire administraient leurs villes ou leurs contrées. Le landammann avait une situation à part ; à l'origine c'était un simple ammann du seigneur qui devint par la suite le premier magistrat et le représentant de son canton.
Au fur et à mesure que l'organisation administrative
du pays se consolidait, Amt, de fonction en vint à désigner la circonscription dans laquelle VAmtmann exerçait ses fonctions. Ce sens dérivé se rencontre dans presque toute la Suisse : Berne marque la différence entre Aemtev et Dienste, c'est-à-dire entre les fonctions d'un bailli ou des principaux employés d'une ville : avoyer, membres du Petit et du Grand Conseil, ou greffier, et celles des fonctionnaires subalternes tels que huissier, messager, receveur. Pour désigner le bailliage ou le district, on y a employé l'expression Landvogtei jusqu'en 1815 ; de cette date à 1846, Oberamt, et encore aujourd'hui Amtsbezirk. Zurich donnait à ses baillis le nom de Landvogt ou Obervogt ; ce canton a conservé depuis la domination autrichienne les termes de Freiamt de Knonau, de Kelleramt (Lunkhofen et Oberwil), et de Neuamt pour les quatre paroisses au Nord-Est du district actuel de Dielsdorf.
De tout temps à Zoug la ville se séparait du bailliage extérieur ( Aeusseres Amt) comprenant les paroisses d'^Egeri, Baar et Menziken. A Bâle, le district de Liestal porta jusqu'en 1798 le nom d'Amt. L'abbé de Saint- Gall divisait son Alte Landschaft ainsi que le Toggenbourg en bailliages supérieur et inférieur (Oberamt et Unteramt). Dans V Oberamt de l'Alte Landschaft, le district autour de la ville de Saint-Gall s'appelait Landeshofmeisteramt. L'évêque de Bâle possédait huit bailliages (Oberâmter) dans le Jura bernois et bâlois actuel et dans le Brisgau (Schliengen avec Istein).
Dans les bailliages communs enfin, Baden se divisait en une ville et onze yEmter; les Bailliages Libres (Freiamt ou plus exactement Freie Mmter) étaient composés de treize Mmter, quatre supérieurs et neuf inférieurs. Lucerne et Soleure ne connaissaient avant la Révolution que le terme de Landvogtei ; depuis lors leurs districts s'appellent Amt ou Amtei. [L. M. et Az.] AMT (AEUSSERES). Voir ZOUG.
AMTSBAUMEISTER. Voir Baumeister.
AMUAT, Xavier, * 26 novembre 1813 à Porrentruy, f 28 juin 1884, brigadier, puis, en 1847, inspecteur des forêts du district de Porrentruy, poste qu'il conserva jusqu'à sa mort. — Auteur de plusieurs travaux et mémoires sur les forêts et la sylviculture. [E. K.] AM WASEN. Voir Ab DEM Wasen.
AMWEG. Famille originaire du bailliage de Bipp. Citée dans les actes du bailliage en 1406 à Wiedlisbach, en 1522 à Oberbipp, en 1570 à Niederbipp (disparue île cette localité). Un de ses membres : — Turs ou Urs émigra dans l'Evêché de Bâle au commencement du XVIIIe s. Sa famille devint bourgeoise de Vendlincourt en 1747. — Antoine, médecin, membre du Directoire du Département du Mont-Terrible. (V. Bâle, Evèché de). — P. Frédéric, * à Vendlincourt le 14 sept. 1756, profès à Bellelay en 1778. Expulsé en 1797, il se retira dans son village natal, fut administrateur de la paroisse de 1800 à 1816 et curé jusqu'en 1830. f le 25 déc. 1841. Auteur d'une Histoire de la Rauracic, restée manuscrite. [G. A.]
AMWERD. Famille éteinte de Lucerne et Sempach. — MattH/EUS, de Sempach, moine à Hof, 1389-1415. —Uli, avoyer de Sempach, 1401-1423. — Hans, de Lucerne, mercenaire, -fl422à Arbedo. — Johann Bôldeli, prévôt de Lucerne 1413-1429, abbé d'Engelberg 1429-1431. [P.-X. W.]
AMYRAUT, Moïse, lo96-1664, théologien protestant français, professeur à Saumur, chercha à apporter un tempérament à la doctrine calviniste de la prédestination. Sa théorie de l'universalisme hypothétique souleva la plus vive opposition dans les églises calvinistes orthodoxes de Hollande et de Suisse. En 1647, ces dernières firent parvenir aux protestants de France une mise en garde contre cette théologie, et en 1648, Schaffhouse fit à la Diète évangélique la proposition de prendre des mesures contre la fréquentation des Académies de France à cause de leurs « opinions subtiles et dangereuses ». En 1662 parut le Syllabus controversiarum, rédigé par les chefs de l'église bâloise, et qui fut aussi accusé (l'universalisme. En 1663, les Eglises de Suisse adressèrent également un avertissement à Genève qui paraissait entachée de cette hérésie. Pour sauver l'unité religieuse menacée, on rédigea en 1675 la formula consensus et la fréquentation de l'Académie de Saumur fut interdite. Cependant ces mesures ne purent empêcher l'extension de l'universalisme