ANCILLON
cinq autres Te inoi à la 'Société des travaux du canal de Suez. Au Caire, il construit avec Lepori les palais de la poste et du ministère et dirige la construction des aqueducs de La ville, il fut inspecteur du cadastre égyptien, directeur de la Société des travaux publics d'Egypte, entrepreneur du grand canal de Nubaria. Il se suicida Le 2 juillel 1892 à Port-Saïd. Bianchi : Artisti ticinesi. ■ - SKL. — BStor. 1894. Renseignements d'une des sœurs de l'artiste. i . t ANASTASIO. Voir ANASTASI.
anchedina. Voir Engadine.
ancel. Famille vaudoise originaire d'Yverdon. — Armoiries : d'azur â un croissant d'argent, accompagni de trois étoiles de même. — 1. En 1588, le commi Georges Ancel joua un rôle politique assez important à Lausanne, lors de la conjuration d'Isbrand Daux. 2l En 1680 Abraham, châtelain de Vuarrens, épousa Anne de Praroman qui lui apporta la seigneurie de Qheyres ; il la revendit en lTn'i au gouvernement de Fribourg. — 3. David est qualifié en 1725 de seigneur d'Yvonand. [M. R
ANCHETTES (C. Valais, D. Sierre, Coin. Ven-
Le village d'Anchettes d'après une photographie d'environ 1
thône. V. DGS). Anciennes formes : Anset, Ansec* tnsech, Dansech. Sous ce nom existaient deux hameaux, dont l'un Anset-Allamant paraît dès le XIIe siècle et s'élevait à l'Est de la ligne du chemin de fer Sierre- Montana ; l'autre, Anset- Bernard, appelé aujourd'hui Anchettes, est cité depuis 1400 et subsiste encore avec le château de Platea-de Preux. Pierre de la Tour ayant vendu, en 1218, ses biens au chapitre de Sion, celui-ci j obtint entre autres des droits de juridiction sur Anchettes qui durèrent jusqu'en 1798. En 1350 unfdifl'érend surgit entre Guichard Tavelli et les chanoines à propos d'Anchettes ; les sujets du chapitre lui payaient 30 sous de service et 30 sous de plaid. Les chanoines faisaient exercer leurs droits par un vidomne ; cette charge devint héréditaire dans une famille qui prit le nom d'Anset et demeura, vers la fin du XIVe siècle, à Anchettes-Bernard. Le château d'Anchettes passa en 1436 aux de Platea, puis par alliance en 1560 aux de Preux qui l'ont restauré vers 1896.
, Anchettes posséda un collège de Jésuites, de 1609 à 1665, époque où cet établissement fut transféré à Brigue. La chapelle a été bâtie en 1649, Au milieu du XIXe siècle le chapitre de Sion vendit à des particuliers* ses propriétés d'Anchettes. — Voir Gremaud. — Rameau : Les châteaux du Valais, 76. — Furrer :
/ rkunden, 312. - /Ml G I el 1917. — Grenat: Histoire
du I "; E. i »
anciens. Le terme d'anciens ou de presbytres remonte à l'Egli e primitive. Quand une communauté avait été fondée par un apôtre ou un autre missionnaire itinérant, Le soin de continuer leur œuvre et de veiller à l'édification de L'Eglise étai quelques
Hommes particulièrement distingués par leui piété ou leurs dons spirituels, qu'on appelait presbytres (anciens) ou r'/'i ipii (sur\ eillanl - ).
Le terme d'anciens reparut avec la Réforrnation, spécialement dans les Eglises calvinistes, pour désigne] li laïques associés à la direction des communautés, mais il n'a pas été partout employé el les fonctions des anciens ont varié suivanl le- temps et les lieux. Calvin, qui admettait quatre ministères dans L'Eglise et distinguai! entre pasteurs, docteurs, anciens et diacres, envisageait hs anciens comme spécialement chargés de La discipline ecclésiastique. C'est à ce titre qu'ils (luiraient, avec les ministres de la Ville, dans le Consistoire établi à Genève par les Ordonnances ecclésiastiques de 1541. Mais Le Consistoire a pris avec le temps des compétences plus étendues, tout en perdant son caractère premier ; il est devenu l'autorité supérieure de l'Eglise de Genève, et les laïques qui en font partie ne sont plus appelés anciens. Le nom était étranger aux autres constitutions ecclésiastiques de la Suisse, sauf à Neuchâtel où les membres des consistoires admonitifs, qui dépendaient de l'Eglise et étaient distincts des consistoires seigneuriaux, sont constamment appelés anciens et qualifiés de «coadjuteurs des pasteurs et ministres au fait de la discipline ecclésiastique ».
L'exercice de la discipline par le moyen des consistoires a été partout aboli dans le courant du XIXe s.
Les consistoires locaux sont devenus les Conseils de paroisse qui ont un tout autre caractère. Les membres des Conseils de paroisse représentent les anciens et les diacres des premières communautés chrétiennes, mais ils ne sont jamais appelés diacres, terme qui dans" les Eglises protestantes est réservé à d'autres fonctions, et on ne les appelle anciens que dans l'Eglise libre du canton de Vaud et dans le canton de Neuchâtel. Et encore, ici, l'Eglise indépendante distingue-t-elle entre le Conseil d'Église qui dirige la paroisse et le Collège des anciens qui s'occupe spécialement du soin des pauvres et des malades. L'Eglise nationale neuchâteloise ne connaît que les Collèges d'anciens. Partout les Conseils de paroisse ou les Collèges d'anciens s'ont soumis à des réélections périodiques. L'œuvre spirituelle que leur réservent la plupart des constitutions ecclésiastiques est dans nos divers cantons plutôt à l'état de devenir. Ils ont été jusqu'ici essentiellement des corps administratifs. [L. A.]
ANCILLON, David, * à Metz en 1670, t à Berlin en 1723, étudia d'abord la théologie à Genève, mais au moment de la Révocation de l'Edit de Nantes, suivit son père qui s'était réfugié à Berlin. Il succéda à ce dernier en 1692 comme pasteur de l'Eglise française de Berlin et, en 1707, devint ministre de la Cour. Le roi de Prusse, Frédéric Ier, confia à Ancillon plusieurs missions importantes. En 1700, il l'envoya en Hollande et en Angleterre et l'année suivante en Suisse. Peu après, il le chargea d'entretenir une correspondance suivie