‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 205 sur 329 · ANNO · texte numérisé non relu

ANNO

ANSELMIER

1200 à 1700 environ. Celle qui la remplaça vers cette date ne fut pas consacrée parce qu'insuffisante et provisoire. Son clocher brûla complètement en 1784 ; on le rebâtit et il reçut un nouveau beffroi et de nouvelles

Gravures préhistoriques sur la roche (Col de Torrent) à coté de la Pierre aux Fées.

cloches : c'est le clocher actuel. En 1808 enfin, le curé Gillet éleva sur l'emplacement de l'ancienne construction et de l'antique chapelle de Saint-Jacques, le sanctuaire actuel. Aux Morasses, entre Saint-Jean et Grimentz, existait, dit-on, une paroisse au XVe s. C'est sans doute quand elle disparut que le curé Kgidc Massy créa le vicariat de la vallée en 1678. Le 25 mai 1804, Saint-Luc et Chandolin se séparèrent de l'église-mère pour former une paroisse sous le vocable de Saint-Luc, évangéliste. Le 9 mai 1825, Grimentz institua un rectorat, sans se détacher complètement de Vissoye. Chandolin se détacha de Saint-Luc en 1884 et fut érigé en paroisse. Enfin, en 1916, Ayer agrandit sa chapelle pour y instituer un rectorat. ■ Voir L. Meyer : Untermchungen iiber die Sprache von Einfisch im 13. Jahrh. (avec bibliographie). — Le même : Saint-Luc, Val d'Anniviers, Sierre, p. 29 ss. — Mulinen : Les Lenzbourg (dans Histor. Forscher). — JSUG 1912, p. 223. -- A. K. Fischer : Die Hunnen im schweiz Eifischtale (peu exact). — Gigi dans ASG 1886 — Arch de la vallée. — Gremaud. [ta.]

ANNO. Moine du couvent de Saint-Gall. Le duc 1. induit de Souabe, qui s'était révolté contre son père l'empereur Othon I". l'installa comme abbé du couv,'nl. ■' la Place de l'abbé Craloh, qui s'était enfui auprès de l empereur. C'étail un homme digne et actif, qui se hâta de fortifier par des murailles et des tours le village qui - étail formé autour du couvent ; il mourut le 1er décembre 954 avant que cet ouvrage fût achevé — Voir Ekkehart I V : Casus sancti Galli (dans les MVG XV- XVI, p. 252 ss.). rP Btl

ANNONCIATION (STYLE DE L'). Voir CALEN- DRIER.

ANNONE. Famille opulente originaire d'Annone près Milan. — Christof, 1534-1598, BlsdeGian Vngelo acquil en 1564 la bourgeoisie de Bâle ; cependant son père était déjà mentionné dans cette ville de L535 à

1552, où tous deux étaient expéditeurs (Gutfertiger). A citer : le conseiller Christof, f 1639. — L'orfèvre JOH.-JAKOB * 1684, t 4 avril 1744, dont beaucoup d'oeuvres existent encore dans les collections publiques et privées. — Hieronymus, f en 1770, pasteur à Muttenz, connu pour avoir été à la tète de la communauté piétiste de Bàle. — Le conseiller LuKAS, t 1781, ainsi que Joh.-Jakob, * 1728, t 1804, I.V.D., professeur d'éloquence et membre du Conseil de ville, écrivain très fécond. Il possédait une grande collection de monnaies et médailles suisses, qui a été utilisée par G.E.deHaller pour son Schweiz. Mùnz- und Medaillenkabinett. — Niklaus enfin, t 1703, était un horloger habile qui vendit à Louis XIV, lors de son passage à Ensisheim, en 1681, un automate remarquable. La famille s'est éteinte vers 1820. — Voir Lutz : Bùrgerbuch. — LL. — SKL IV. [A. R.J

ANNOT. Voir Munot.

ANONYMUS FRIBURGENSIS. Chroniqueurs fribourgeois du XVe s. Voir Fribourg (Chroniqueurs). ANSALDI, Antoine-Joseph dit Nicolo, * 24 janvier 1838 à Porto-Maurizio (Ligurie), t à Genève le 16 février 1917, chansonnier et chanteur public. Après avoir pratiqué différents métiers, il débuta sur la scène du théâtre de Toulon. C'est au cours de ses tournées à Nice, Marseille, Bordeaux et Genève, qu'il fit la rencontre de sa compagne et collaboratrice, Pierrette Al- BERTINE née Philippe (1832-1918). Le succès que connurent ces époux était dû à des chansons et à des pièces anticléricales qui eurent une certaine vogue durant la période des conflits confessionnels de 1873 à 1883. Ansaldi fut le « barde » du radicalisme genevois. Il organisa aussi de petites tournées parmi les cercles radicaux de la Suisse romande, notamment à Fribourg et à Neuchâtel. Sous son nom seul ou en collaboration avec sa femme, Ansaldi a beaucoup publié de 1890 à 1914, dont nous citerons : Clameur humaine, avec Au vieux logis ; Heures vécues et Souvenirs de deux vieux Genevois. [L. Courthion.]

ANSEGISUS. Évèque de Genève, assista en 877 au concile de Ravenne. La « bible de saint Pierre » dit qu'il fut évèque 32 ans et 10 mois, ce qui est sûrement faux. Une partie de son épitaphe, provenant de Saint- Victor, a été retrouvée. Bonivard la transcrit fidèle- 'ment dans ses chroniques, puis s'entête à nommer cet évèque Anseginus. La pierre portant cette inscription est conservée au Musée archéologique de Genève, n° 33, ainsi que les fragments d'une autre pierre tombale, de la même époque, semble-t-il, où l'on peut lire la fin d'un nom ...gisus. — Voir Bonivard : Chroniques, éd. Revilliod I, p. 47. ! M. r.]

ANSEL. Familles vaudoises à Payerne 1487, à Château-d'Œx 1558, à Treytorrens 1562, à Mollondin 1689, à L'Isle et Perroy 1698, à Yvonand 1714 et à Yverdon. Armoiries de la famille d'Yverdon : d'azur chargé d'un croissant d'argent, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'une étoile du même. A la première appartenait Georges, notaire à Lausanne, procureur fiscal de Berne en 1580-1600, personnage politique important, parent et adversaire du bourgmestre Isbrand Daux. [M. R.]

ANSELME. Nom d'origine germanique : ans = dieu, heim = casque, heaume. Nom de plusieurs personnages de la cour du roi de Bourgogne au Xe s. et d'ecclésiastiques au moyen âge. — Anselme, comte des Equestres en 926 et 943, avoué de l'évêque de Lausanne en 961. — Voir Reymond : Les origines de la maison de Savoie, p. 97. — [M. K.] — ANSELME, chanoine de Genève en 1099. - Voir .Mulinen : Helvetia sacra. — [C. R.] — An- SELMI . de Moudon, chanoine et prévôt du chapitre de Neuchâtel des 1327, fondateur de l'autel Saint-Etienne à la Collégiale de Neuchâtel, f 7 juillet 1352. — Voir Malile I. — Matile : Musée historique de Neuchâtel III, p. 61. [L. M.]

ANSELMIER. Famille naturalisée gene^ oiseen 1861 en la personne de Claude-Marie-JuLEs. ingénieur, t 1895. - 1. Claude-Henri-.lt les, fils du précédent, * le 10 mai 1839 à Genève, fie 7 octobre 1895 à Lyon, ingénieur. Il étudia à Munich ci dès 1871 travailla aux chemins de fer de Vitznau-Rigi e1 du Bôzberg. Dès 1876, il

Page 1