‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 208 sur 329 · ANTONINS · texte numérisé non relu

ANTONINS

Liebe; Schliissel der ganzen Heiligen Schrift (réimprimé à Berne en 1872 et 191(3). Suivant celles-ci, basées sur des passages de la Bible. Dieu a créé le monde bon, et partant l'homme naturel avec ses instincts, et lui a dit : Soyez féconds et multiplie/.. Par Satan la loi est entrée dans le monde, établissant une distinction entre le bien et le mal. L'œuvre de rédemption de Jésus-Christ a été accomplie par Unternaehrer, le deuxième Christ. Pour les rachetés, tout ce qui repose sur une base légale et morale (le mariage, la famille, la propriété, l'état, les lois, l'église, l'école) est répréhensible. Unternaehrer reviendra pour juger le monde et récompensera par des réjouissances célestes ceux qui croient en lui. En 1805 et en 1821, la police fut obligée d'intervenir contre ses adhérents à Arasoldingen, en 1830 à Wohlen, en 1840 dans le district d'Interlaken. Cette communauté, qui a perdu avec le temps son caractère antinomique, a aussi des adhérents dans les cantons d'Argovie et de Zurich ; toutefois elle est sans organisation aucune. Cependant elle existe encore, comme le prouve la publication : Antoni Unternâhrer, Hier ist der Herr..., éd. par Anton Griessen, 1917. — Voir J.Ziegler: Aktenmâssige Nachrichten iiber die sog. Antonianer (.dans Fr. Trechsel : Beitràge zur Gesch. der schweiz. reformierten Kirche,lll). — G.Joos:Das Selctenwesen des Kts Bern. — W. Hadorn : Gesch. des Pietismus in ili-ii schweiz. reformierten Kirchen. [E.B.]

ANTONIETTI. Vieille famille bourgeoise d'Astano.

— 1 . Giuseppe-Antonio. Le 15 février 1798, à la tête des gens de Caslano, Ponte Tresa et du reste du Malcantone, il chassa, avec les frères Beltramini, une bande de Cisalpins de notre territoire et la refoula au delà de la Tresa ; il abattit l'arbre que les Cisalpins avaient planté sur le pont et jeta le bonnet phrygien avec les emblèmes et le drapeau cisalpin dans la rivière. — 2. Rocco, * à Calprino en 1845. Avocat et notaire, en 1872 président du tribunal du district de Lugano, et de 1885 à 1889, membre delà Cour d'appel. [C. T.]

ANTONINI. Nom de famille répandu dans le Val Maggia, à Manno et à Lugaggia. — Ar- mairies des Antonini de Manno : de

\ <tâ&& ^ gueules à une échelle d'argent posée en bande, au chef d'azur chargé d'une aigle de sable. — 1. Antonio-Pietro, de Campo, est chef d'une escouade de 62 hommes en 1484 à la défense du col de Cravairola, lors de la descente des troupes de l'évêque de Sion dans le Val d'Ossola contre le comte d'Arona et le duc de Milan. — 2. Andréa, t vers 1700, fut juge au tribunal de Vienne et fit bâtir L'autel de Saint-Charles dans l'église de Gravesano. — 3.. Maria. grand vicaire del'archevêque de Milan en 1819.

— 4. Tranquillo, *à Lugaggia le 31 juillet 1846, t à Lugano le 6 mars 1919. Il fut successivement directeur spirituel du collège Saint-Joseph à Lugano 1871; curé de Bidognol874; de Tesserete 1888; de Ponto-Valentino 1889 ; directeur spirituel du grand séminaire de Lugano 1898-1904 et finalement chanoine de la cathédrale de Lugano 1902, doyen du décanat de Bironico 1906. — 5. Severin'O, * le 31 octobre 1860 à Lugaggia, frère du n° 3, avocat, étudia à Turin et à Naples. Membre du Grand Conseil dès 1890 et de la deuxième constituante en 1892. — Voir Dotta : / Ticinesi. — Lienhard Riva : Contribution à un armoriai du Tessin (AHS 1914). — Vegezzi : Esposizione Storica. — Pometta : Corne il Ticino...— BSlor. 1880. [C.T.J

ANTONINS (Ordre et Hôpitaux de Saint-Antoine). L'ordre de Saint- Antoine de Viennois sortit d'un hôpital fondé vers 1074, par un gentilhomme du Dauphiné, nommé Gaston, pour soigner les malheureux atteints d'une maladie dont on ne connait pas exactement la nature, appelée alors : mal des ardents, feu infernal, feu de Dieu, feu de laViergeou feu de Saint- Antoine. Quoique placé sous le vocable du saint ermite, il n'en suivait point la règle; c'était à l'origine une simple fraternité laïque. lionifacaVUI, par bulle r'u lOjuin 1297, transforma les antonins en chanoines réguliers et leur

prescrivit la règle de Saint-Augustin. En 1777, cet ordre fut uni, corps et biens, à celui de Malte. Quand le feu infernal devint plus rare, les pèlerins et les passants furent admis dans les hôpitaux de Saint-Antoine. Conformément à leur règle, les antonins sollicitaient l'assistance publique en parcourant les rues, faisant sonner une petite -cloche. Souvent les dons qu'ils recevaient consistaient en porcs. Sur leur habit de couleur noire, ils portaient en application un T (tau) bleu.

L'abbaye de Saint-Antoine, la maison-mère, située dans le diocèse de Vienne, avait sous sa dépendance

Couvent des antonius à Bàle d'après le plan de Merian do 1615.

en France, en Italie, en Allemagne, en Suisse, de nombreuses maisons à la tète desquelles étaient placés des commandeurs (preceptores ou magistrij ; mais le lien hiérarchique qui unissait ces différentes maisons était assez lâche et chacune d'elles jouissait d'une grande autonomie. Le chapitre général de l'ordre se tenait à Vienne, tous les trois ans. C'est vraisemblablement d'Alsace où, dès la fin du XIIe s., ils possédaient plusieurs maisons, que les antonins vinrent s'établir à liâle, au cours du XIIIe s. En 1304, ils étaient fixés dans le faubourg de la ville appelé zu Kreuz. Leur chapelle dépendait de Saint-Pierre, leur hôpital recueillait également des pèlerins. Au cours du XIVe s., on constate l'existence d'un second groupe d'antonins, logés au Petit-lîàle, à la Rheingasse. dans une maison appartenant aux von Hiltalingen. Après avoir passé en mains de ditférents propriétaires, cette maison fut vendue en 1462 à l'ordre de Saint-Antoine pour 300 11. Des contestations s'élevèrent et celui-ci n'entra en sa possession définitive qu'en 1470. Ces deux établissements qui disparurent à la Réforme, étaient soumis à celui de Fribourg-en- Brisgau.

L'hôpital de lîerne était rattaché à la préceptorie de Chambéry. Il apparaît pour la première fois dans un acte de 1284; mais il n'est pas sûr que ce fût déjà alors une commanderie. On ne constate la présence certaine d'antonins à Bei ne au'au début du XV's Leur mai:on était sise à la Ilo^mannsgasse (actuelle-

Page 1