‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 209 sur 329 · ANTON! NS · texte numérisé non relu

ANTON! NS

ANTRONA COL I»

menl Postgasse 62); il n'y avait d'ailleurs qu'un frèri Ku 14C>8, le u'Dii\ ii ■piciuciii bernois obtint, non sanpeine, l'union de la maison île Berthoud dépendant de

Constance, à celle des bords de l'Aar. Dès Lors,

l'histoire de la maison de Berne n'est que le ni il des difficultés du conseil de la ville au sujet de la nomination des précepteurs. D'après Anshelm, les antonins construisirent leur chapelle en 1494. Ils avaient rein de nombreux dons, notamment de l'avoyer Budolf de Ringoltingen. Leur maison l'ut vendue en 1529 à Johann-Bartnolomé Ibach. La chapelle, sur les murs de laquelle il y avait des peintures intéressantes, subsiste encore, niais dans un étal déplorable.

Sur la maison de Berthoud, nous n'avons que liés peu de renseignements. Elle ne semble pas avoir été créée avant le XVe s.

L'ordre possédait encore une maison à Uznach, fondée en 1373 par les comtes Donat et Uiethelm de Toggenbourg, à la requête de frères venus de Constance. La fondation était pour (1 piètres; mais, à raison des

temps troublés, un hôpital fut seul créé et la maison ne fut complètement organisée qu'en 1473, sous le préceptorat d'Erhart Tôrler. Vers 1 17(1, celui-ci acquit des cantons de Sehwyz et de Glaris la collature de l'église d'Uznach moyennant paiement de 850 fl. Cet achat fut confirmé par le pape l'année suivante. Les antonins demandaient l'aumône un peu partout ; en 1526, ils firent une quête à Berne. Une autre source de revenus pour eux était constituée par les oboles des pèlerins qui venaient des fermes schvvyzoises et d'Einsiedeln à Saint-Antoine d'Uznach. En 1522, la maison devint une fondation séculière soumise aux cantons coseigneurs d'Uznach. Enfin il faut mentionner parmi les personnages sortis de cet ordre, Benoît de Montferrand, abbé de Saint- Antoine de Viennois, évêque de Lausanne de 1476àl491. 11 faut se garder de ranger parmi les préceptories tous les établissements placés sous le vocable de Saint-Antoine. Un grand nombre d'hôpitaux portant ce nom n'ont été dirigés par les Antonins que longtemps après leur fondation ou ne l'ont même pas été du tout. C'esl le cas des hôpitaux de Saint-Antoine de Lucens (XIV- X Y s.), de Cossonay, fondé vers 1385, de Neyruz (Vaud) et deCoire (début du XIIP s.)qui neparaissent pas avoir appartenu à l'ordre de Saint-Antoine de Viennois. — Voir sur l'ordre en général : V. Advielle : Hist. de l'ordre de Saint-Antoine de Viennois (première partie seule publiée). — L. Lallemand : Hist. de la charité, IV, 1. — A BALE: R. Wackernagel : Gesch. der Stadt Basel, I. — AHS 1914, p. 33. — W. L. Stàhlin : Die beiden Antoniterkapellen (Basler Kirclien, p. 101). — A berne: BT I 1876, p. 261. — Mémorial de Fribourg, II, p. 206-:.'(i7 (à propos de cet article, RHE VIII, p. 223). - Kathol. Schweizer Blâtter, 1893, p. 1. — H. Tûrler: Das dite Bern, p. 37. — A uznach : Gfr. XXXIV. p. 87. — DHV. — Nuscheler : Gotteshàuscr. — On peut consulter aussi, mais avec beaucoup de prudence, M. Benzerath : Die Kirchenpatrone der allai Diôzese Lausanne ira Mitlelalter. [L. K.|

ANTONIO. De nombreux artistes et ecclésiastiques

Seigneur Antonin. D'après une

gravure sur bois de Sehald Beham

(AHS 191 i. p. 34).

i' ini.i .1* la lin du moyen âge, ne sont connus que sous leur prénom Antonio. A citer parmi le- plu- importants: — 1. Antonio, de Lugano, peintre. On lui attribue fis tableaux de la nef de l'église du collège d'Ascona, faits vers 1400 en collaboration avec Nicola, de Lugano.

- 2. An tii.mo, de liellinzone, fut professeur des Beaux Arts à l'université de Pavie, dontiî était vice-recteur en 1403.— BStor. 1881, 1901. — 3. Antonio, de Morcote, architecte à Venise On a de lui la façade de l'église de S. Zaccaria, qui remonte à 1477. Suivant Vegezzi, il aurait été l'architecte de toute l'église. — 4. An ; de Gnosca, ingénieur militaire du duc de Milan. On le trouve à Bellinzone presque sans interruption de 1470 a 1510. En 1447, il travaillait à la consolidation d'une parue ues murs de la ville, de la Porta Nuova, ou de Locarno, jusqu'à la tour del Sasso ; en 1492, il consolidait la tour ronde de la Murata, la grande muraille qui allait d'une montagne à l'autre et fermait complètement la vallée, près de la rivière. En 1499, il répara la Minuta et lit creuser le fossé le long de la grande muraille ; au mois de février 1507, Bellinzone le chargeait des réparations au pont de la Moesa. Antonio appartenait probablement à la famille des Masotti. — 5. Antonio, de Sala, t en 1498. En 1483, il était archiprêtre de l'église Saint-Laurent à Lugano, et grand vicaire de l'évèque de Cônie, Branda. — (1. ANTONIO, de Carona, sculpteur, fils de Dominique. En 1517, il travaillait avec Pietro Aprile au monument d'Eleonora Malaspina, à Massa. Il aida encore Pietro dans l'exécution de la grande fontaine pour le château de Calahorra dans la Sierra Xevada. — 7. Antonio, de Ponte, architecte de renom. Il construisit, avec GuglielmoBergamasco, la façade intérieure du palais des doges à Venise, et, avec l'aide d'Antonio Paleari, de Morcote, le pont fameux de Rialto. On a de lui encore la salle des Provveditori délia giuslizia à Venise. Il mourut dans cette ville le 20 mars 1597 à 88 ans. — 8. Antonio del Pozzo, de Coldrerio, fils de Philippe, architecte. Le 25 août 1593, il signe un contrat avec la Chambre apostolique pour l'achèvement du palais commencé par Sixte-Quint, à Rome. Pour ce travail, il s'associa avec Antonio Bolino, Ambrogio Lucca et Tommaso del Pozzo, ses compatriotes. — 9. Antonio, de Castello (Castel S. Pietro), sculpteur et stucateur. Avec son frère Pietro et un certain Marziano, de Lugano, il fit plusieurs travaux en stuc pour une chapelle de l'église de l'abbaye de Wettingen. Suivant un contrat de 1606, les travaux suivants pour cette église furent confiés aux trois artistes : une statue de la Vierge avec deux anges, à placer au-dessus de la porte d'entrée du milieu ; la salutation angélique pour le maître-autel et les arcs du chœur ; les statues des apôtres et des prophètes, des quatre évangélistes, etc., pour différentes chapelles et pour le cloître. — BStor. 1885, 1891, 1903 et 1904. — .4 LBK.—SKL.— Vegezzi: Esposizione storica. — Simona : Note di arte antica del Cantone Ticino. — Brentani : La storia artistica délia cotlegiata di Bellinzona. [C. Trezzim".

ANTROBBIO (C. Tessin. D. Valle Maggia). Ancienne localité de la commune de Maggia, qui possède une petite chapelle dont les fresques détériorées par les voyageurs remontent à l'époque gothique tardive. Suivant Simona cette chapelle serait antérieure à celle de la « Madonna di Campagna a de Maggia, qui pourtant est considérée comme la plus ancienne de toute la Valle Maggia. — Simona: Note diarte antica del Cantone Ticino. [C. T.]

ANTRONA (COL D') nommé aussi SAASER- BERG, SAASER FURKA, PASSO DI SAAS.

mène de Saas à Antronapiana. Il est mentionné pour la première fois dans un document de Sion de l'an 1217. Il ne faisait point partie des routes dépendant de la mense épiscopale, mais appartenait aux gens de Saas qui conclurent en 1415 avec ceux d'Antrona un arrangement concernant son entretien. C'est pendant le XVIe s. qu'il fut le plus fréquenté, comme le prouvent les données de Stumpf, Tschudi et Simler. La route pavée, dont on trouve encore les traces dans les contours au-dessus du glacier de Furgfren, date probablement de cette époque. Au sommet du col le- i estes de l'entrepôt, construit en 1 792, sont une preuve du

ANTUATES

ANZONICO

commerce du sel qui Qorissait au X\" II Ie s. La révolution et l'ouverture de la route du SimploD mirent un terme au trafic du col d'Anlrona, qui n'a d'importance que pour les touristes. — Voir Ruppen : Chronik des Taies Saas, p. 81, 142. — Diibi : Saas-Fee,p. 113-120. — Arch. SG, III, L55. [H. dubi.]

ANTUATES. Tribu helvète. Voir NANTUATES-.

ANTWART ou ANTWARTH, deuxième abbé de Rheinau, cité le 21 septembre 850 ('?). Il apparaît aussi dans le livre de la Confrérie de Saint-Gall. — Voir van der Meer : Gesch. run Rheinau, p. 22-26. —MVG 1884, p. 51 — Monumenta Germanise historica, libri confraternitatis, p. 47. — QSG III (Cartulaire de Rheinau), p. 9 et 09. — L Z I, nu 61. [F. H.]

ANWIL. Village. Voir Andwil.

ANZEINDAZ (C. Vaud, D. Aigle, Corn. Bex. V. DGS). Grand alpage des Alpes vaudoises, au pied des

1289. La plus ancienne qui soit conservée est du 17 juin 1298: c'est le premier document existant qui mentionne Anzeindaz. Les communiers de Bex sont reconnus seuls usagers de l'alpage, à la réserve des droits des descendants des hommes d'Ollon, sujets de Pierre de La Tour, sur le terrain dit du Torrentcruex (ailleurs Cuel), qui se trouvait droit sous le mont d'Anzeindaz. Dès lors, les sentences se multiplient, qui maintiennent le principe des prononciations précédentes, mais étendent peu à peu les avantages des nommes d'Ollon. L'une de ces sentences est du 6 juin 1457. C'est à cette occasion que dut être fait le plan d'Anzeindaz que nous reproduisons ici, et dont les originaux se trouvent en double aux archives de Bex et d'Ollon. Une sentence, du 15 juin 1517, fixa de nouvelles délimitations, mais deux ans après déjà les parties revenaient à la charge.

Les communiers d'Ollon avaient obtenu le 20juin 1413

frl^ï""'

Plan d Anzeindaz en 1457. (Parchemin conservé en double aux archives de Bex et d'Ollon.

Diablerets. C'est le point de départ de nombreuses courses de montagne ; une fête populaire, la « mi-été d'Anzeindaz * s'y célèbre le second dimanche d'août. Voir Alpestres, Fêtes.

L'origine du nom est inconnue. Les anciennes formes donnent Azenda en 1298, Adzenda en 1300, Anzanda en 1 ï'i , . Anzendaz en 1517. La montagne d'Anzeindaz relevait en 1301 directement du comte de Savoie, auquel les compartitionnaires devaient 10 fromages et un séré de rente. En 1329, le comte de Savoie l'inféoda aux nobles Tavelli, eoseigneurs de Bex. Des Tavelli, l'alpage passa par héritage aux Greysier, aux La Tour-Châtillon, aux Blonay, aux Duin, eoseigneurs du château de Bex. En 1508. les propriétaires en étaient Jean de Duin, Pierre de Roveréa, ainsi que les hoirs de Hippolyte de Jutigninge h des Novasselle d'Aigle. La commune de Bex en devint propriétaire au XVIIe s. Le droit d'alpage à Anzeindaz appartenait aux communiers de Bex. Mais au XIIIe s., les sujets qu'un coseigneur de Bex, Pierre de La Tour, avait à Ollon, en bénéficiaient aussi. Ce fut l'origine de procès qui durèrent des siècles. La première sentence connue sur ce sujet est du 6 août

ijiibs — 23

une lettre de sauvegarde du comte de Savoie pour leurs droits à Anzeindaz, moyennant paiement de deux livres de cire. Après la conquête bernoise, les seigneurs de Bex y prétendirent. Mais les gens d'Ollon déclarèrent que cette redevance était due au souverain et non à eux, et qu'ils n'étaient pas même astreints à la censé du fromage de brebis réclamé aux communiers de Bex parles gentilshommes du lieu. Des sentences des autorités bernoises, en 1568 et 1573, les astreignirent cependant au paiement de cette rente. A la même époque, de 1539 à 1550, la communauté de Bex eut des conflits analogues avec les habitants de la chàtellenie de Conthey. Finalement, elle dut céder une partie de ses droits, mais racheta en 1820 la part d'Ollon, et en 1874 d'autres droits qu'avaient les communiers de Gryon. Des onze chalets du pâturage, celui du Monetex date de 1624 ; la plupart des antres sont du XVIIIe s.

Lors du Sonderbund, en 1847, Anzeindaz eut un poste militaire pour la surveillance du Pas de Cheville. - I >II\' — A. Millioud : Histoire de Bex, I. — Arch. d'Etat, Lausanne, doss. Anzeindaz. | M. Reymond.]

ANZON ICO (C.Tessin, D.Léventine.V. DGS). Petite

Juillet 1920

AOSTALLI

commune et paroisse au-dessus dos gorges delaBiaschina Anciennes formes dunom:.4nzont< um,Anzonego,Anx6ni, , Inzonick. A l'origine, Anzonico dépendait au spirituel de Giornico et bien qu'il eût une église, celle-ci étail desservie par l'un des curés de l'église-mère de Giornico. il constitua une pa-

Fac-

une misse autonome en 1020, tout en conservant .jusqu'à 1830 l'obligation d'aller en procession à l'église-mère de Saint- Michel et de lui ofl'rir un cierge. L'ancienne église ne devait pas remonter très haut ; du moins le Liber notitiae Sanctorum Mediolani de Guglielmo da Bussero (vers 1220-1290) n'en dit pas un mot.

— ■ Au point de vue politique, Anzonico suivit le sort de toute la Léventine. Il taisait partie de la vicitianza de Giornico.

Cependant, en 1329, il y avait déjà un consul de la degagna de Anzonico et même en 1227, lors du partage des alpages de la Léventine, Anzonico devait jouir d'une certaine autonomie, puisqu'il envoya un représentant au conseil général de la Léventine, à Faido. En 1802, Anzonico fut une des dix communes de la Léventine qui demandèrent la réunion de la vallée non pas au nouveau canton du Tessin, mais à celui d'L'ri. En 1666, une grosse avalanche emporta l'église, le clocher, bon nombre de maisons et d'écuries avec tout le bétail. Il y eut à déplorer plusieurs victimes. L'église fut rebâtie en 1670 ; en 1677 on montait la première cloche sur le clocher. En 1567, lors de la visite pastorale de Charles Borromée, archevêque de Milan, Anzonico comptait 58 ménages. En 1870, on comptait 56 ménages et 244 habitants ; en 1910, 229 habitants. — Meyer : Blenio und Leventina. — D'Alessandri : Alti di S. Carlo. — Franscini-Peri : Storia délia Svizzera Italiana. — Magistretti : Liber notitiae Sanctorum Mediolani. [C. Trezzim.]

AOSTALLI ouOSTALLI. Famille à Pambio et à Savosa au XVIe s., et dès le XVIIe s. à Castagnola, où elle subsiste encore. — Agostino, maestro da muro, fils de maître Giov. -Maria, était en 1593 au service du duc de Mantoue. Suivant acte du 20 mars de cette année, il aurait été chargé, avec des collègues du Luganais, de construire les fortifications de Casale Monferrato. — BStor. 1902.— Monti : Atti. [C. T-l

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