‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 213 sur 329 · R.UPERTUS DE Abbacella est nommé en · texte numérisé non relu

R.UPERTUS DE Abbacella est nommé en

3. Hws. el 't.W.ELTi devinrent en 1376 bourgeois de la ville. - 5. Johannes, 1387, était recteur de la l îproserie du Linsebiihl près de Lâmblissbrunnen. —

6. Cristan occupa le même poste après 1451. — 7. Laurent, dès 1423 chapelain de la chapelle des lépreux, fondée en 1390 au Linsebiihl en faveur de ses administrés : il mourut en 1440, chapelain < Mittelmesset ) de St.-.Maueen. — 8. Otmar, et — 9. Konrad étaient en 1476 • membres du Notenstein, société de bourgeois aisés, qui n'ont ni métier ni boutique même s'ils sont commerçants. — 10. RUDOLF, prévôt des bouchers de 1468 à 1487. — 11. Lienhard, fut député du Grand Conseil lors de la conclusion de la paix avec les Confédérés, le 7 mars 1490, à Einsiedeln. — 12. Konrad, secrétaire de ville de 1502 à 1512 ; il fut envoyé en 1507 à Rome pour déterminer les droits de la paroisse de Saint-Laurent, et en 1521 à la cour impériale pour obtenir la confirmation des franchises de la ville. — 13. Otmar, bourgmestre de 1524 à 1526. — 14. Sebastian-Ariel, servit sous Franz v. Sickingen, devint maître d'hôtel du comte palatin Ludwig, et seigneur de Luxburg. — 15. Otmar, bourgmestre de 1664 à 1687. — 16. Heinrich, 1789-1861, conseiller de commune en 1835, et secrétaire de la chambre de charité de Saint-Gall. — Voir Burgerbuch der Stadt St. Gallen, 1910. - - Wilh. Hartmann : Stadt St. Gall. Bûrqer- Geschlechter, mns. de la bibliothèque de la ville de Saint- Gall. [Bt.]

C. Canton de Zurich. Famille connue à Hôngg et à Wipkingen dès le commencement du XVe siècle, s'est répandue ensuite dans les communes voisines et acquit la bourgeoisie de Zurich dès 1440. — 1. Jakob, d'Altstetten, 1795 sous-bailli, 1803 membre du tribunal de district à Horgen, f 1808. — 2. Johannes, de Hôngg, juré, 1798 représentant du haut baiilliage de Hôngg dans la Convention nationale zuricose.

— 3. Hans-Jakob, de Hôngg, * 1761, représentant de la corporation de Hôngg au Grand Conseil zuricois dès 1803, président du tribunal de district de Regensdorf sous la République Helvétique. — 4. Konrad, de Hôngg, président de commune et président du tribunal de la corporation, nommé en 1813 membre du tribunal de district de Bulach. — [F. H.] — 5. Kaspar. * le 6 juillet 182(1, f le 10 février 1901, marchand à Zurich en 1849, ouvrit en 1854 à Albisrieden une retorderie de soie qui eut une grande prospérité vers 1860, collabora en 1871 à la fondation d'une filature de soie mécanique à Winterthour. Il fut en outre un grand bienfaiteur; il fonda en 1856, à Wangen, un institut pour jeunes filles et un autre à Tagelswangen en 1869. En 1864 il créa et dota de 50 000 fr. un fonds pour permettre aux ouvrières de fabrique pauvres d'apprendre un métier; en 1874 il ouvrit à BrutUsellen un institut de garçons rattaché à une fabrique de souliers. Près de 2000 garçons et filles furent entretenus et élevés dans ses institutions. Il créa encore en 1881 un institut pour jeunes filles catholiques à Richterswil, et fut aussi un fidèle protecteur de la fondation Pestalozzi à Schlieren et de la maison de relèvement de Fluntern. Grand admirateur de Pestalozzi, il prit à l'âge de 75 ans la présidence du comité pour l'érection d'un monument à sa mémoire, à Zurich, dont l'inauguration eut lieu en 1899.

— Nbl. der Hulfsgeselhchaft in Zurich, 1903. — Gartenlaube, 1901, n° 9. suppl. 2 (avec portrait). — Jahrbuch fur Gemeinnùtzigkeit, 1900-1901. — A. Tappolet : Nachriif an C. A. [E. Stauber.]

APPENZELLERBAHN. Chemin de fer à voie étroite d'un mètre d'écartement, bâti en deux sections de Winkeln à Urnasch 1875 et d'Urnâsch à Appenzell 1886 ; la troisième section Hérisau-Gossau dut être const ruite en 1913 à la suite de l'ouverture de la Bodensee-Toggenburgbahn, qui relia Hérisau à Saint-Gall par une ligne à voie normale et fit de ce fait un grand dommage à l'Appenzellerbahn ; depuis lors la section Winkeln-Hérisau n'est plus exploitée. Cette ligne n'a jusqu'à ce jour pas pu payer d'intérêts. Depuis la guerre mondiale elle est soutenue par l'État et les communes. [O. A.]

APPENZELLER KALENDER. Il lut fondé en 1722 par Johannes Tobler, sous le titre de Aller mu! amer Srlirei li-Ca/ender et imprimé jusqu'en 1730 à Lindau, puis à Saint-Gall. En septembre 1736, en-

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AIMMA

suite des querelles politiques du pays, 'l'obier ilul

émigrer dans ta Caroline du Sud sans toutefois ci ei de s'occuper de sou calendrier. Pour 1707 il existe un exemplaire de VAppenzeller Schreib-Culender portant le ikiiii de Tobler ; à partir de 1730 Gabriel Walser de Speicher reprit la publication de l'almanach pour lequel Tobler lui avait laissé des matériaux pour quinze années : il le continua sans se nommer, jusqu'à son di parf du canton (en 1745). De 1745 à 1782 Ulrich Sturzenegger, de Trogen, fils de paysan et autodidacte comme Tobler, reprit la rédaction et l'édition. Sous sa direction, l'almanach qui, dès 1755, parut sous le nom de Aller und neuer grosser Slaats-, Kriegs- und Friedens Appenzeller Calender, et se répandit tellement que le tirage annuel atteignit 50 000 exemplaires. En 1782, le fils d'Ulrich, Matthias, reprit la rédaction. Pendant la République Helvétique, l'almanach s'appela Neuer grosser historischer hrlreiisi im- Kulender ■ il parut dés 1803 en deux éditions : Grosser et Kleiner historischer Appenzeller Kulender. Johann Ulrich, fils de Matthias, reprit de 1808 à 1840 l'impression, l'édition et la rédaction. Il améliora beaucoup l'almanach en 1830, au point de vue typographique, et l'orna de bonnes gravures sur bois dues à Merz, de Hérisau. Son fils Johann vendit en 1847 l'impression et l'édition à Johannes Schlàpfer, mais il garda la rédaction jusqu'à sa mort. Quand Schlàpfer mourut à son tour, en 1872, l'impression et l'édition passèrent par vente à Konrad Bàchinger, de Frauenfeld, et Ulrich Kûbler, de Langdorf près Frauenfeld. Celui-ci continua seul après le décès de son associé en 1882 et céda en 1908 l'entreprise à son fils aîné, l'éditeur actuel Le tirage atteint 80 000 exemplaires. — Dierauer : Gabriel Walser. — J.K.Schâfer: Materialien zu einer Vaterldndischen Chronik, 1810. — G.Rùsch: Fortselzung der Walser Chronik. — Appenzelliseltes Monatsblatt, 1828, n° 9. [A. M.]

APPENZELLER SONNTAGSBLATT. Journal fondé par Johann-Ulrich Zellweger, qui le maintint dans un esprit sincèrement orthodoxe. A la mort de Zellweger la rédaction fut assurée par divers ecclésiastiques d'idées orthodoxes. En 1884, Otto Zellweger, fils du fondateur, pasteur à Rente, et plus tard à Heiden, reprit la rédaction et l'édition du journal qui avait peu à peu atteint 20 000 abonnés, mais lui conserva jusqu'à aujourd'hui son ancien nom. — Voir Die Schiveizer Presse. [A. M.]

APPENZELLER STRASSENBAHN. Tramway d'un mètre d'écartement, bâti en deux sections de Saint-Gall à Gais 1889 et de Gais à Appenzell 1904. La ligne exploitée a une longueur de 20 kilomètres. [O. A.]

APPENZELLER ZEITUNG. Elle fut créée par le médecin Johannes Meyer de Trogen qui d'abord fonda en 1825 V Appenzellisches Monatsblatt ; au printemps 1828, il commença à publier VAppenzeller Zeitung. D'abord hebdomadaire, le journal parut dès 1831 quatre fois par semaine, de 1832-1852 deux fois, ensuite six fois. Sous la rédaction de Meyer, le journal fit sensation par la hardiesse de son langage; il devint, comme l'avait voulu son fondateur, l'organe de combat du parti radical et l'un des plus lus, mais aussi des plus détestés. Les collaborateurs de Meyer les plus connus sont Kasimir Pfylfer de Lucerne, l'avocat Karl-Rudolf Tanner d'Aarau, le médecin I.-P.-V. Troxler de Beromunster, alors professeur à Bâle, le thurgovien Thomas Bornhauser, pasteur d'Arbon, et le chancelier Gallus-Jakob Baumgartner de Saint-Gall. Après la mort prématurée de Meyer, en automne 1833, la feuille passa de 1834 à 1852 à Johannes Schlàpfer, de Rehetobel près de Trogen, de 1852 à 1862 son parent Johann-Michael Schlàpfer en fut rédacteur et transféra le siège social à Hérisau ; il passa ensuite la rédaction à Johann Martin Miiller, de Stein (Appenzell) qui s'en chargea de 1862 à 1889. Lorsqu'il se retira en 1889, l'édition passa à un consortium. En 1916 un nouveau consortium reprit, le journal, et établit un comité de rédaction de trois membres pour répondre aux exigences d'un tirage journalier de plus de 7000 exemplaires. — Appenzeller Zeitung, 1828-1919 Trogen et Hérisau. — AJ, cahier 42 ; 1891, 1892. — Appenzellisches Monatsblatt,

1833, n° 9. — hie Schiveizer Presse. — Zellweger : Kl. Appenzell, p. 612. [A. M.]

APPENZELLISCHE JAHRBÙCHER. Fondés en 1854 par la Gemeinnûtzige GuelUchafl d'Appenzell et contenant chaque année des articles d'histoire du pays. — Voir Barth, n° 9799,

APPERT, Joseph-Melnrad, 1818-1898, originaire de Lachen (Schuyz), étudia à Einsiedeln et Milan, fut ordonné prêtre le 6 juin 1846 et nommé par l'évêque Kaspar von Cari, chancelier de l'évêché deCoire en 1858; il devint chanoine en 1801, chantre de la cathédrale en 1867, poste qu'il conserva jusqu'à sa mort. Il remit en 1878 la chancellerie au futur évêque Rampa pour travailler à une histoire de l'église En 1886 une grave maladie l'arrêta. Théologien distingué, Appert était très au courant du droit canon. Il mourut le 25 mars 1898. — M. Tuor : lieihenfolge der residierenden Domherren in Chur. - JHGG 1904, p. 55. — Bundner Tagblatt, 1898, n° 74. [F. P.]

APPIA. Famille des cantons de Vaud et de Genève, Dans le premier de ces cantons, la famille Appia était bourgeoise de Lausanne aux XIIIe et XIV' s. Armoiries : celles des Appia de Genève. A citer — JAQUES (1267) dont le testament fut annulé par l'Eglise à cause de ses actes d'usure ; les exécuteurs durent rembourser une longue liste de sommes extorquées par lui à de nombreux débiteurs, couvents, seigneurs et bourgeois. [ M. H.|

A Genève, la famille est venue des vallées vaudoises du Piémont au XVIIIe s. Armoiries: d'azur à trois pies mal ordonnées, accompagnées en peinte de deux haches d'argent passées en sautoir. — 1. Louls-Panl- Amédée, * le 13 octobre 1818 à Hanau, f à Genève le 1er mars 1898, docteur en médecine des universités de Heidelberg (1843) et de- Paris (1877), membre du Comité fondateur de la Croix-Rouge. Il vint en 1849 s'établir à Genève, s'y fit naturaliser en 1860 et devint l'année suivante président de la Société médicale de Genève. Attiré par les problèmes de la chirurgie de guerre, il prit, dans la guerre d'Italie de 1859, une grande part aux efforts faits pour secourir les blessés, inventa

un appareil pour le transport de ces derniers et publia, en 1859, un guide pratique : Le chirurgien à l'ambulance. Il collabora avec Henry Dunant à la fondation de la Croix-Rouge en créant avec lui et G. Moynier le Comité genevois de secours aux blessés militaires, 1863, qui se transforma bientôt en Comité international de la Croix-Rouge. Appia fut membre de ce comité jusqu'à sa mort et y remplit les fonctions de secrétaire de 1867 à 1870. Il accompagna l'armée austro-prussienne dans la guerre du Schleswig fmars-avril 1864), prit part au congrès international où fut élaboré la Convention de Genève, publia avec Moynier en 1867 :• La charité et la guerre. Pendant la guerre de 1866, il se rendit à l'armée de Garibaldi et passa, en 1870, cinq mois dans les ambulances de l'armée allemande. Appia assista à de nombreux congrès internationaux et fut reçu membre de trente-cinq sociétés scientifiques. — Voir Bull, international des soc. de la Croix-Rouge, 1898. — Revue médicale de la Suisse romande, 1898, avec la liste de ses publications. — Allgem. schweiz. Militdr-Zeitung. 1898. — A. François : Le berceau de la Croix-Rouge. — 2. Paul, fils du n° 1, * en 1856, directeur de la banque de commerce de Genève de 1898 à 1918, et dès lors directeur de la banque de dépôts et de crédit à Genève. — 3. Adolphe, fils du n° 1, * en 1862, auteur de travaux sur l'art scénique et la musique. Il étudia à Genève, Leipzig, Dresde, Bayreuth, Vienne, et collabora dès 1906 avec

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