ABBAYE (L') (C
Genève). Lieu dit près Abbaye des Vignerons. Bacchusen 1701 de Presinges. L'ori- (bois original). Tiré du Livret officiel gine de ce nom pro- de la Fête des Vignerons de 1905. vient d'une propriété importante de l'Abbaye d'Abondance. Voir ABONDANCE.
ABBAYE (!') (C. Vaud, D. La Vallée. Voir DGS.) Commune et paroisse dans la haute vallée de Joux. Tire
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Bon nuiii dé l'ancii n couvenl de I Abbaye du lac de Joux unie cel article). Le village doit bod origine aai libertés
qu'en 130*3 Aym le Montferrand, en qualité d'avoué du
couvent, accorda à tous les colons qui viendraient s'établir dans ces solitudes boisées, l'n «les premiers fut Vinel Rochal de la Franche-Comté, qui obtint de l'abbé en 1480 pour lui el ses trois fils la concession des forces hydrauliques de la Lionne à l'usage de hauts fourneaux, de forges el de martinets, avec le droit de prendre librement dans les forêts du couvenl toul le bois dont ils avaient besoin. L'Abbaye fui séparée en 1571 de la commune du Lieu qui embrassait toute la vallée de Joux. Le village fut en partie détruit par le feu en 1833; déjà en 1654, la cuir avail été incendiée. L'église actuelle date de 1865. De l'église primitive il ne subsiste plus que la tour massive antérieure au XIVe siècle. Importante trouvaille de monnaies du temps de l'évêché de Lausanne et des barons de Vaud. — Commencement des registres paroissiaux pour baptêmes 1040, mariages 1650, décès 1728. - Voir D1IV 1, 1914. H.Br.
ABBAYE DU LAC DE JOUX (C. Vaudi. Ancien couvent de Prémontrés dans la liante vallée de Joux, fondé aux environs de 1 126 par le moine Gosbert, un disciple de saint Norbert de Prémontré. La fondation fut continuée en 1127 par l'évêque de Lausanne. Gui de Faucigny. L'abbaye fut richement dotée de biens et de franchises par Ebal [, seigneur de La Sarraz el de Grandson, qui se réserva l'avouerie pour lui et ses descendant--. Lu 1348 l'avouerie passa à Louis de Savoie et devint ainsi la propriété des seigneurs de Vaud. Le couvent s'appela à l'origine Leona (du nom du torrent voisin, aujourd'hui la Lionne), puis Domus Dei, plus tard Abbatia Lacus Cuarnensis, entin abbaye du Lac de Joux. Le couvent recul de riches donations, de sorte que bientôt il eut des propriétés étendues et qu'il possédait le droil de patronage sur de nombreuses paroisses du pays de Vaud. Les moines essaimèrent et fondèrent les couvents de llumilimont, de Fontaine André et de Bellelay. L'histoire de l'abbaye du Lac de Joux est riche en vicissitudes. Déjà en 1149 des litiges au sujet d'un acte de cession s'élevèrent entre l'abbaye et l'ancienne et célèbre abbaye des Bénédictins de Saint- Oyend de Joux, que Charlemagne aurait investie de la suzeraineté sur toute la vallée de Joux. Lorsque l'abbé Jean de Lutry eut dilapidé les biens du couvent, ce dernier fut évacué en 1323 et, pendant sept ans, gouverné par les seigneurs de La Sarraz. En 1334, le prieur Jean Cuastron, qui n'avait pas été nommé abbé, voulut empoisonner l'abbé Humbert Belvaz ; en punition, il fut livré au chef de l'Ordre. Dans la nuit du 17 août 1364 les habitants de Bomainmôtier pillèrent le couvent et maltraitèrent les moines; le bailli de Vaud les condamna pour ces méfaits à de lourdes amendes. L'abbé Jean de Tornafoi fut assailli en 1488 par quelques bourgeois du Lieu qui I l'obligèrent à les affranchir de certaines corvées dont il les avait grevés. L'abbé Claude Pollens embrassa la Béforme en 1536 et épousa une nonne. Les autres moines restèrent fidèles à l'ancienne foi et émigrèrent. En 1542 ! les commissaires bernois confisquèrent les biens du couvent au profit de l'Etat. En 1544, ce que le couvent possédait dans le village de l'Abbaye fut acheté en grande partie par Claude de Glanne, seigneur de Villardin. Les | bâtiments du couvent formaient un carré long entouré I d'une forte muraille avec deux ailes saillantes du côté du N. L'entrée s'effectuait par un pont-levis jeté sur la Lionne. Il ne reste plus aujourd'hui de toutes ces constructions qu'une tour carrée. L'église primitive, en bois, fut reconstruite en pierre aux environs de 1330 par Aymon de la Sarraz. — Liste des abbés : Gosbert 1126. — Thierry ! 1141. — Richard 1144. - Etienne 1149-1157. - Gauthier
1168-1177. — M 1180. - Nautelen v. 1192. - Nicolas
1193. - Guaymar 1215-1217. - Humbert 1219-1247. - I Guillaume 1249-1261. - Gui 1263-1265. - Jean de Bretigny 1273-1278. - Rodolphe de Monnez 1283-1289. - Jean 1294. — Nicolas (?) 130t. — Pierre 1302-1318. - Guillaume : Reniz(?) 1314. - Beymond 1319. — Jean de Lutry 1322- 1324. — Jaques Bonnet 1327-1333. - Humbert Belvaz 1334- 1336. — Louis de Senarclens 1336-1369. — Pierre Maver 1370-1383. - Henri Mayer 1385-1419. - Jean de Jougne 1419-1423. — Guillaume de Bettens 1424-1457. — Nicolas I
de Gruffi 1458-1477. Nicolas Garillat 1477-1483. - Jean Pollens 1480-1484. - Jean de Tornafoi 1483-1511. - Aymon Jaquet 1509. - Jaques Warney 1513-1518. — Claude d'Estavayer 1519-1534. Sébastien de Montfaldon 1534-1536. — Claude Pollens, dit Bettens 1536. Voir DHV i. 1914. Il !
abbé (en ail. Abt) en latin abbat de l'araméen <<t>i,a père, préposé d'une abbaye voir a mol Les chefs des confréries laïques de Genève portail nt le titre d'abbé. Le plus célèbre était le chef de la grande • onfrérie militaire, l'Abbaye de Saint-Pierre (voir Abi
Ces abbés joui' rent nu rôle important dans les luttes po-
litiques genevoises. Ils furent appelés aussi Capitaines généraux. Avec Besançon Hugues, l'Abbaye soutint les aspirations patriotiques des Genevois. Jean Philipp chercha par contre la popularité, puis soutint le gouvernement de llellle l -un I I e eel II I de (ienève Allll I '. i l l 1 1
chef des Libertins, acquit uni' grande influence i:râce à l'Abbaye; mais il entraîna avec lui la suppression et la disparition de cette institution en 1555.
Liste des abbés , i capitaines généraux connus : 1375, Jean de Rougemont, chevalier. — 1450, Hugues de Bourdignins. — 1475, Antoine de Montchenu, sire et baron de
l'inerit Montchenu. — 1476, Etienne Pécolat. —1491,
février. Rôle de Pesmes. — 1491, mai, Pierre Baud. — 1508, Jean Tacon. — 1522, Besançon Hugues; Etienne Dadaz, son lieutenant. — 1531, Jean Philippe. — 1535, liaudichon de la Maisonneuve : Pierre Vandel, son lieutenant. — 1537, Jean Philippe. — 1540, Ami Bandières. — 1544, juin, Claude Per temps. — 1544. juillet. Ami l'en in, cassé en octobre 1547, rétabli en novembre 1548.
Avant la Réforme, il existait aussi un abbé, soit capitaine des paysans, qui commandait les paysans de la banlieue, soit des Franchises genevoises et peut-être ceux des mandements épiscopaux. Cette charge semble avoir été peu considérée. L.BI.]
Voir: L. Sordet, Des Abbayes et Sociétés lai ,i Genève. MDG T IV, p. 1 et suiv. — J. B. G Galiffe : Genève historique et archéologique, T I., p. 328 et suiv.
Dans le canton de Vaud. le chef de la confrérie des vignerons portait aussi le titre d'abbé (voir Abbaye des