‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 23 sur 329 · VIGNERONS · texte numérisé non relu

VIGNERONS

ABBERG ou AB BERG, Pierre. Membre du Conseil, à Berne, de 1321 à 1341 ; fut intendant de l'hôpital du Bas, de 1322 à 1328, puis grand intendant jusqu'en 1334 ; était probablement marchand, parce que, en 1318, il renonça avec d'autres marchands à ses droits à propos du vol commis au détriment des seigneursde Geroldsegg et de Strasbourg près du bourg de Schwanau. Il était riche et possédait la seigneurie Auf dem Berg au-dessus d'L'etendorf près Thoune, où on voyait il a quelques dizaines d'années les restes d'un manoir, peut-être sa résidence, en aval du Kurhaus Uetendorfberg actuel. Son sceau (sur une montagne à cinq copeaux, deux cornes de chamois ou de bouquetins) a été adopté par l'hôpital, fondé par sa fille Anna Seiler, actuellement l'hôpital de l'Ile. — Voir FRB 5-7. [H. T-l

ABBET. Nom qui se rencontre dès 1438 (voir Grosse de Martigny, Archives cant. Sion) dans plusieurs régions du Valais avec des orthographes variées. Il exista ou existe encore des Abbet à Saint-Luc, Abbé à Grimentz, Vissoye, Abbey à Miège. Ces trois formes du nom recueillies dans le district de Sierre, sont vraisemblablement de même souche. Aux Verrières (Neuchâtel) vivait au début du XVIe siècle, Jean Favre dit Abbet, franc-habergeant et père de quatre fils, Guillaume, Claude, Jean et Pierre qui laissèrent de la descendance du nom de Abbet, mais dont aucun n'est la souche des Abbet de Voilages, comme on l'a dit parfois. La famille Abbet dont sont issus les personnages qui suivent est originaire de Vollèges dans le district d'Entremont, d'où elle s'est répandue notamment à Fullv. à Martigny et à Saxon. Citons :

1. Joseph, avocat et officier instructeur (père du n° 3i, *le 3 juin 1814, à Fully, f à Sion le 15 février 1853. Etabli avocat à Sion, il se signala en 1842 devant le tribunal de Sierre en combattant le principe de la peine capitale. En 1843 il est nommé lieutenant-instructeur de l'Ecole spéciale d'artillerie, capitaine dans la suite et directeur de l'Arsenal. Président de la Société la Jeune Suisse dont le nom reste attaché aux troubles politiques

ABBONDIO

AUDANKl N(.

-it

<|iii agitèrent le Valais vers cette époque, Abbet prend la parole en cette qualité au tir cantonal de Monthey de 1843, et, l'année suivante il signe avec Alphonse Morand, secrétaire, les statuts tlu Comité cantonal de la

« Jeune Suisse du Valais a éilités à Payerne en 1844. Il signera aussi, connue secrétaire (Maurice Barman, pré sident) la proclamation du Comité de Martignj du 25 avril 1844 par laquelle eette organisation déclare se substituer au « gouvernement impuissant ». Après la défaite des libéraux au Trient (21 mai) et l'adhésion du Valais au Sonderbund, il dut se réfugier à Bex, jusqu'à la lia de 1847. Son nom apparaît encore comme secrétaire du Grand Conseil élu au lendemain de la capitulation -du Valais (janvier 1848). L. G.]

•2. Joseph. Abbé de Saint-Maurice, évêque in part. inf. de Bethléem. * le 23 oct. ISiT à Vince, dans la commune de Vollèges, il lit ses études au collège de l'Abbaye de Saint-Maurice, où, après avoir reçu l'ordination sacerdotale en 1871. il fut nommé professeur dans les cours inférieurs, puis vicaire de Bagnes. Mais il ne tarda pas à être rappelé dans les degrés supérieurs du professorat et enseigna pendant nombre d'années la rhétorique au gymnase de Saint-Maurice jusqu'à son élévation aux fonctions de prieur claustral et de professeur de liturgie. A la mort de l'abbé l'accolât, survenue le 6 avril 19011, le chapitre abbatial lui donnait, le 21 avril suivant, comme successeur, le prieur claustral Abbet, qui fut sacré évêque à Saint-Maurice le 19 septembre de la même année. En 1911 après la mort de Mgr Déruaz, Mgr Joseph Abbet fut chargé par le Saint- Siège de l'administration intérimaire du diocèse de Lausanne, -j- à Choèx (Monthey) 3 août 1914. [I,. M.] 3. Jules-Maurice. Evêque de Sion, parent du précédent, * à Bex le 12 sept. 1845, f le 11 juillet 1918. Fréquente les écoles de Martigny et le gymnase de Sion, fait sa philosophie à Brigue, et poursuit ses études de théologie à l'Université d'Innsbruck où ses professeurs furent Steinhuber, Hurter, Jung et Jungmann, et après avoir été ordonné prêtre le 26 juillet 1870, il obtint le grade de docteur en théologie en 1872. Il débuta dans la vie pratique comme professeur au collège de Sion, devint le 24 fév. 1880 chanoine et curé de cette ville, tout en enseignant l'histoire ecclésiastique au séminaire et le droit canonique à l'Ecole de droit. Elu, par le Grand Conseil, coadjuteur de l'évêque Jardinier, avec droit de succession, le 19 février 1895, et préconisé comme tel par le Saint-Siège, le 1" oct., il fut sacré évêque le 2 févr. 189b avec le titre d'évêque de Troade in part. Depuis la mort de son prédécesseur, survenue le 26 févr. 1901, Mgr Abbet a été titulaire de I évêché. Son ouvrage : Trois mots sur l'Eglise (Fribourg 1880) a été réimprimé ; ses brochures : Sur les mariages mixtes et Décalogue des citoyens chrétiens, ont soulevé de vives polémiques. [L. M.] ABBONDIO. Voir ABONDIO.

ABBUHL. Nom de famille (Buhl = colline) représenté actuellement parmi les communiers de Dârstetten, Guttannen, Hasleberg, Innertkirchen, Lauterbrunnen, Meiringen, Oberwil et Wilderswil dans l'Oberland bernois. —1370, Jean à Uetendorf. — 1451, Heini, Ammann à Brienz. — 1603, Jacques, lieutenant-civil du Bas-Simmental. — Michel de même, en 1615. — Isaac, banneret du Haut-Hasli, 1727-31. [H. T."]

Isaac et Nicolas. Pâtres du Hasli bernois, victimes avec quelques compagnons d'un assassinat sur territoire uranais, alors qu'ils revenaient d'une foire de Bellinzone en août 1616. La Diète de Baden eut à s'occuper de ce forfait et Uri s'engagea à purger son territoire des bandits qui l'avaient commis. — H. Hartmann : Berner Oberland 2. 1913 ; p. 68 et s. [H. Br.]

Arnold, Guide de montagne, * 1778 f 1830, de et à Guttannen. Il était domestique à l'hospice du Grimsel lorsque, le 25 juillet 1812, les frères Jean-Rod. Hieron. le I)' Rod. et Cottlieb Meyer et le D' Thilo. d'Aarau, l'engagèrent comme guide ainsi que son futur beau-frère Gaspard Huber, et les Valaisans Bortis et Vblker. Jusqu'au 5 sept, il les accompagna durant la traversée de la région du Finsteraarhorn et du glacier de l'Aletsch. C'est à lui

que revient le mérite d'avoir le premier, avec les deuj valaisans, atteint la cime du Finsteraarhorn. Le 3 sept.. avec Huber, il conduisit les touristes à Grindelwald par le passage de la Strahlegg (première traversée). S'étant marié le 26 mars 1816. A s établit à Boden, prés de Guttannen. En 1828, il accompagne le prof. l'.-.I . Ilu^i dans la région du Finsteraarhorn. Emporté par une avalanche le 3 mars 1830, il périt avec sept autres camarades non loin de l'hospice du Grimsel ; son corps ne fut retrouvé que le 20 juin dans le lac. La famille de son lils Arnold émigra en Amérique vers 1 850- 1854.— Voir: Reiseaufd. Eisgebirgeim Sommer 181-2, Aarau 1813, p. 6, 16-21, 38-45. - Mnenrosen 1827, p. 319, 352 et 18521, XXXII-XXXVII. - J.-R. Wvss: Reisein ilas Berner Oberland, 1817, p. 753. — F.-J 1 1 « t • ■ i : Naturhist. Alpenreise 1830, p. 170-173. \H.ïiq

AB BURGHALDEN. Famille à Riesbach el à Zurich, tirant son nom du versant de la colline du Burghôlzli actuel descendant du côté du lac. — Ulrich 1313. — Le 5 déc. 1337, Jean et Henri vendent leur propriété rurale au Burghalden. Depuis 1362 quelques membres de la famille demeurent en ville (Auf Dorf) et à Riesbach. Jean, avoyer de la corporation du Chameau en 1373 et 1376 (Bapt.); —Jacques est reçu bourgeois à Zurich 28 août 1401. — Armoiries: d'azur à un château d'argent aux toits île gueules terrassé de sinople et brochant sur un chevron d'or. — Armes complètes dans Meiss et Dùrsteler, Geschlechter bûcher.

— UZIX, n<> 3442. — Vôgelin : Altes Zurich II, p. 476. — Zurich Rôle îles Bourgeois I, p. 209. — Rôle des impôts I.

— Voir BCRGHALDER. [F H ] ABCHURUNG (Terme allemand équivalant à faire

le départ, partager, liquider). Clair, du bas latin cura signifie manse ecclésiastique, cure, et encore le revenu tiré d'un bénéfice, d'une prébende ; abehuren = partager, compenser le dit revenu d'après certaines règles.

A l'époque de la Réformation des partages de bénéfices avaient lieu fréquemment, principalement dans des communes mixtes en fait de religion, entre les deux confessions; le cas se présentait encore au cours des siècles suivants dans les bailliages communs, où l'attribution des paroisses à l'une ou l'autre église donnait lieu à des contestations. Plus tard, ce mot prit, notamment à Zurich la signification de partage de la prébende courante entre curé ou pasteur démissionnaire ou ses héritiers et son successeur. Les dissensions provenaient essentiellement de ce que la rentrée des revenus (dîmes, etc.) s'opérait à des termes différents ; ces contestations ont disparu depuis l'introduction du paiement des prébendes en numéraire. La manière de régler les droits des héritiers d'un pasteur (ou curé) variait à l'origine. Les héritiers d'un chapelain du Grossmùnster eurent, en 1532, la jouissance de la prébende du défunt jusqu'à la fin de l'année de sa mort. L'ordonnance relative au règlement des comptes des prébendes Ordnung voie mann die Pfruenden abeuren sotte du 6 septembre 1592 (Arch. Zur. B. III 5. p. 184) chargeait la commission des examinateurs de régler cette question lors d'un changement de pasteur. Au 17e siècle, on institua à cet effet une autorité spéciale, les Abchurherren (commission de partage) Une nouvelle ordonnance de 1710 stipula que les ayants-droit d'un pasteur qui aurait occupé une cure plus de dix ans ne jouiraient de la prébende que pendant le trimestre après sa mort, tandis que la jouissance s'étendrait aux quatre trimestres suivants, si le défunt avait été en charge moins de dix ans ; cette différence fut abolie en 1754, la jouissance de deux trimestres étant accordée aux uns et aux autres. Les héritiers prenaient l'engagement de faire desservir, pendant ce temps, la paroisse d'une manière irréprochable soit par le vicaire, soit par le diacre du chapitre ou par un pasteur voisin. En 1747, ces dispositions furent étendues aux Glaronnais, compris dans le traité de paix confessionnelle et, à partir de 1755, appliquées également aux professeurs et précepteurs.

Voir SI, Il 1534, III 446 f. - Bluntschli : Mem. Tiq. 351. - Wirz : Gesch. des Kirchen- und Schulwesens II 394.— Baltischweiler : Institutionen. 102,144. w t.. w

ABDANKUNG. A Zurich, depuis la liéformalion, le prévôt de la corporation prononçait au boni de la tombe une allocution où il remerciait l'assistance des derniers

AB DK.M BERG

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