‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 222 sur 329 · ARG1I1V · texte numérisé non relu

ARG1I1V

ARCHIVES

Dans les cantons protestants, leréveildel'architecture religieuse fut beaucoup plus tardif. Les édifices construits spécialement pour le culte protestant ne sont pas antérieurs au XVIIIe s. Il faut citer l'église du Saint- Esprit à Berne et les temples de Morges, Yverdon et Genève (Fusterie) qui lui sont quelque peu postérieurs. L'église d'Olten, du commencement du XIXe s., consacrée au culte vieux-catholique, a la simplicité et la correction des édifices classiques.

L'époque moderne a vu se succéder les tendances les plus variées dans le domaine de l'architecture. Les édifices religieux, comme les édifices civils, sont le témoignage de la multiplicité des recherches faites dans un siècle où l'histoire était en grand honneur. Tour à tourles styles des différentes périodes antérieures ont fourni des sources d'inspiration aux architectes. L'église de Neumunster à Zurich (1839) est encore l'écho de réminiscences classiques; à partir du milieu du siècle, les modèles du moyen âge furent plus en faveur; l'église Sainte- Elisabeth à Bâle est de style gothique, celle de Notre- Dame à Zurich rappelle les premières basiliques chrétiennes. Dans la forme des édifices, on passa alternativement du plan central au plan de forme allongée. Au cours de ces dernières années, on ne peut relever une tendance bien marquée de l'architecture religieuse. L'esprit moderne s'est manifesté davantage dans d'autres domaines. [Cara. Martin.]

ARCHIV FUR DIE GESCHICHTE DER RE- PUBLIK GRAUBONDEN, publié par Theodor von Mohr, en corrélation avec le Codex diplomaticus . Deux volumes d'Archiv et deux volumes du Codex parurent de 1848 à 1853, sous la direction de Th. von Mohr. Après sa mort, son fils et collaborateur Cônradin von Moor (comme le nom s'écrit aujourd'hui) continua ces deux publications. L'Archiv compte 6 volumes, le Codex4.— ADB 22, p. 23. [F. P.]

ARCHIV FOR SCHWEIZER GESCHICHTE, publié par la Société générale suisse d'histoire. Voir Histoire, Sociétés d'.

ARCHIV FUR SCHWEIZERISCHE REFOR- MAT iONSGESCH ICHTE, publié de 1868-1876 par le Schweizerischer Piusverein (voir cet article). Sous ce même titre, la Gesellschaft filr Wissenschaft und Kunst a publié un supplément aux Katholische Schweizerblàtter (voir cet article).

ARCHIVES HÉRALDIQUES SUISSES. Revue fondée, en 1887, par Maurice Tripet, archiviste à Neuchàtel. Les premiers numéros, mensuels, portèrent le titre : Archives héraldiques et sigillographiques suisses, puis, dès 1895, la revue prit le nom définitif de Archives héraldiques suisses. Le 1er janvier 1892, les Archives héraldiques devinrent l'organe de la Société suisse d'héraldique et M. Tripet en continua la rédaction jusqu'à sa mort, le 16 juillet 1894. La publication de la revue fut dès lors confiée à un comité de rédaction. A partir de 1897, les Archives héraldiques devinrent trimestrielles. [Fréd.-Th. Dubois. 1

ARCHIVES SUISSES DE TRADITIONS PO- PULAIRES. Revue fondée en 1897. Voir Folklore.

ARCHIVES. Les historiens ont en Suisse à leur disposition de nombreuses collections de documents publiques ou privées, ce sont :

I. Les Archives fédérales à Berne. La Confédération d'avant 1798 ne possédait pas d'archives spéciales ; les traités internationaux importants étaient conservés dans les archives cantonales tantôt dans les unes, tantôt dans les autres; ainsi plusieurs accords avec la France étaient à Soleure; quand Zurich correspondait comme Vorort avec les puissances étrangères, il classait les pièces dans ses archives d'État et en communiquait des copies aux cantons. Comme les huit anciens cantons tenaient leur Diète à Baden pour les comptes annuels, et que la plupart et les plus importantes de leurs assemblées avaient lieu dans la même ville, il s'y forma un commencement d'archives fédérales qui n'étaient pas seulement une collection d'Abschiede, mais qui contenaient aussi des comptes de bailliages, des rentiers, des traités d'alliance, des procès-verbaux de Diètes (dès 1533), etc. L'exclusion des cantons catholiques au gouvernement commun de Baden, en 1712,

dhbs — 25

fit transférer les Diètes à Frauenfeld où se formèrent de nouvelles archives. Il se constitua de même des archives communes dans les autres bailliages communs. Lors de l'effondrement de la Confédération, ces actes restèrent où ils étaient et furent incorporés aux archives du chef-lieu du canton. La République Helvétique ne parvint pas à réunir ces documents, et la Diète se contenta, le 16 juin 1804, de souligner le caractère fédéral de ces archives, déposées en partie à Soleure, Aarau (autrefois Baden), Frauenfeld et Zurich, et d'en assurer la libre utilisation. L'État unitaire qu'était la République Helvétique créa les premières archives centrales en décidant, le 18 décembre 1798, l'aménagement d'archives nationales pour la nouvelle administration. Les anciennes archives furent placées le 25 juillet 1798 sous la garde des chambres administratives ; en 1799 un inspecteur d'archives (Beat Steinauer) devait visiter les archives des couvents de la Suisse orientale, mais les événements militaires en empêchèrent l'exécution. Des affaires plus importantes firent bientôt passer le soin des archives à l'arri ère-plan. En septembre 1800, les archives de l'abbaye d'Éinsiedeln, transportées à Zoug en 1798, furent rendues au prince-abbé. La chambre administrative de Berne livra en 1798 à celle de Vaud les actes qui lui revenaient, et à celle de Fribourg les pièces concernant Morat. — Lorsqu'après la République Helvétique, en 1803, les archives centrales durent être remises à Fribourg, premier Vorort sous l'Acte de Médiation, on s'effraya d'avoir à transporter chaque année au nouveau Vorort l'immense collection d'actes qui s'étaient accumulés pendant les cinq dernières années ; la maj eure partie resta à Berne, et l 'année suivante la Diète décida que les archives helvétiques y demeureraient définitivement et que les nouvelles archives fédérales y devaient aussi être installées. Un archiviste fédéral, Karl Wild, de Berne, prit la direction des archives helvétiques, et classa les actes delà chancellerie fédérale, dont le siège changeait avec le Vorort. Wild conserva ses fonctions jusqu'à sa mort; survenue le 5 juin 1848. Le changement de constitution en 1848 provoqua la création de nouvelles archives fédérales, où l'on versa tous les actes du Conseil fédéral et des différents départements. D'abord rattachées à la chancellerie fédérale, ces archives en furent séparées en 1861 et attribuées au Département de l'Intérieur. Elles quittèrent en 1899 le sous-sol du Palais fédéral pour occuper l'aile Sud, très bien aménagée dans ce but, du nouveau bâtiment des Archives et de la Bibliothèque, au Kirchenfeld.

Les archives fédérales comprennent les trois divisions indiquées ci-dessous : A. les archives helvétiques, allant du 12 avril 1798 au 8 mars 1803 et comprenant, en 3775 volumes, les actes de l'administration centrale ppur cette période, classés par autorités ; B. les archives de la diète, allant de 1803 à 1848, divisées en: période de la Médiation, 1803-1813, avec 672 volumes, et période de la Restauration et de la régénération, 1813-1848, en 2230 volumes. Elles contiennent les actes de la Diète, des Vororts et des autorités fédérales ; C.

LES ARCHIVES DE L'ADMINISTRATION FÉDÉRALE CEN- TRALE depuis 1848, dont les actes sont classés en fascicules d'après la matière; elles s'augmentent tous les trois ans du dépôt des actes de 7 à 9 ans en arrière (ainsi en 1921 seront déposés les actes de 1912-1914). Le tout est classé suivant le plan annexé au règlement des archives de 1864. — Il faut mentionner enfin les collections de copies de documents ayant trait à l'histoire suisse faites pour les archives fédérales à Venise de 1876 à 1890, à Londres de 1894 à 1909, à Paris depuis 1882 et aux archives italiennes depuis 1891. — Voir Inventarium des eidg. Archivs von 1803-1832. — Generalrepertorium der Acten des helvet. Centralarchivs in Bern, 1876. — Règlement und Plan fur das eidg. Archiv nebst dazu gehorender Instruktion, 1864. — DGS V 337. — La Suisse, p. 409. — SB, vol. 37. — AS I, 1839-1886. — ASHR 1886-1905. — AS II, 1803-1848, 3 vol. 1874-1886. — V. Cérésole : Relevé des manuscrits des archives de Venise se rapportant à la Suisse et aux III Ligues Grises. — Ed. Rott: Inventaire sommaire des documents relatifs à l'histoire de Suisse conservés dans les

Sept. 1920

ARCHIVES

AHCHJYKS

arehivt 1 1 bibliothèques de Paris, 1444-1700. — Le même : Histoire de la représentation diplomatique de la Franct

auprès des cantons suisses, de leurs uliiés et confédérés

— H. Reinbardt : Schweizer geschichtliche Forschungen m spanischen Archiven und Bibliotheken. — G.Wirz: Regesten sur Schweizergeschichte nus den pâpstlichen Archiver!., 1447-1503. — A. Pliiss: Milleiluinji u "lui /In* Archivwesen der Schweiz dans les Deutschen Geschichtsbldtter X 1909, p. 103.

II. Les archives cantonales sont indépendantes entre elles aussi bien que les archives fédérales ; elles ont chacune leur organisation particulière. A une exception près, toutes les archives d'Etats ou de cantons sonl aujourd'hui classées ei inventoriées. Elles sonl administrées par des archivistes d'Etat particuliers qui dirigent en même temps, dans quelques cantons, la bibliothèque cantonale (Argovie, Thurgovie, Saint-Gall, Valais) ou sont chanceliers (Zoug, Liestal, Sarnen, Hérisau), ou remplissent d'autres fonctions (S tans, Glaris, Appenzell-Rh. Int.). Jusqu'en 1798, dans les anciens cantons-villes, les archives d'Etat se confondaient avec celles de la ville. La séparation se fit au début du XIXe s. Toutefois les archives d'Etat conservèrent certains documents d'ordre général relatifs aux villes. Les anciens registrateurs des chancelleries furent remplacés par des archivistes en titre à Zurich 1837, à Lausanne en 1829, à Bàle en 1877, à Berne en 1891, à Altdorf en 1906, à Soleure en 1919. Quelques archives d'Etats se trouvent aujourd'hui dans des bâtiments neufs ou nouvellement aménagés (Bàle, Zurich, Fribourg, Neuchâtel, Schaffhouse, Frauenfeld).

Les archives cantonales se composent de fonds d'origine différente. — 1. Zurich. Les plus anciens actes concernant la ville datent de 12G2. Les archives de diverses autorités furent centralisées de 1837 à 1848. En 1864 s'ajoutèrent aux archives des couvents sécularisés au temps de la Réformation, celles de Rheinau, dont le plus ancien document date de 852. A l'exception de ce qui concerne la République Helvétique, tout le contenu des archives d'Etat est classé d'après les matières. — Voir P. Schweizer: Gesch. des Staatsarchivs Zurich (Neujahrsblalt des Waisenhauses, 1894). — Le même : Inventur des Staatsarchivs des Kts Zurich, dans Inventare schweiz. Archive, II. — J. Strickler : Das Abl-St. Gallische Archiv in Zurich (butin de 1712) dans Arch. SG. 17,44-57. — E. Egli : Aktensammlung zur Geschichte der Zûrchér Re formation, 1519-1533. — J. Escher und P. Schweizer: UZ, volumes I-XI, jusqu'en 1536. — Die Z. Stadtbiicher des 14. und lS.Jahrh., 1314-1525, 3 volumes.

— Steuerbùcherl, 1357-1376.— Rechtsquellen des Kantons Zurich I, 1. — 2. Berne. Il faut distinguer : A. les archives de l'ancien canton, et B. celles du Jura. — A. Les archives des couvents sécularisés sont plus riches que celles de la ville, dontla première pièce est l'alliance avec Fribourg en 1243. Les recueils de sentences s'ouvrent en 1411, les livres de missives en 1442, les manuels du Conseil en 1465. Les actes sont reliés, ceux des 70 dernières années sont encore dans les Départements respectifs. — Voir H. Tùrler : Uebersicht tiber den Inhalt des Stadt- Archiv des Kts. Bern. — Le même : Inventar dans Inventare schweiz. Archive I. — FRB, I-IX, jusqu'à 1378.

— F.-E.Welti: Stadtrechnungen, 1375-1384, 1430-1452, 2 volumes. — B. Haller : Bern in seinen Ratsmanualen , 1465-1565. — M. v. Stùrler : Akten zur bernischen Kirchenreform. — Steck und Tobler : Aktensammlumj zur Geschichte der Berner Reformation, 1521-1532. — M.v. Stùrler und Schnell : Uebersicht der àltern Rechtsquellen.

— F.-E. Welti : Rechtsquellen, Stadtrecht von Bern I (jusqu'en 1535). — L.-S. von Tscharner : Statutarrecht des Obersimmenthal. — B. Les archives du Jura, transportées en 1898 de Porrentruy à Berne dans la tour des prisons, se divisent aussi en deux parties : a) Les anciennes archives du prince-évèque de Bàle avec leurs deux sections : les Spiritualia (concernant tout I'évêché jusqu'en 1792), et les Temporalia (concernant le pouvoir temporel de l'évêque), toutes deux classées d'après la matière. En 1792, l'évêque les avait emportées avec lui à Constance, puis à Vienne; le gouvernement bernois en obtint la restitution en 1818; elles furent conservées à Berne jusqu'en 1842, année où elles furent envoyées à

Porrentruy — Voir Trouillat : Monuments de l'histoire il: l'ancien Eviché de Bàle, jusqu'en 1500. — bJAxch.de la Rép. rauracienne, 1792-1793, et de la période française, Dép. du .Mont Terrible, 1793-1800, et Dép. du Haut-Rhin, arrond.dePorrentruy et de Deiémont, 1800-

1814. — G. Gautherot : Arch. die la Tour des Prisons à Berne (Inventaire), extrait du Bibliographe moderne, 1908. — C. Follet et e : Les origines du Jura bernois 1813-

1815. ■ — 3. Lucerne. Les plus anciennes archivi nombre desquelles il faut compter plusieurs archive- de couvents dont les plus importantes sont celles de Saint- Urbain, contiennent des documents depuis 1196. Les manuels du Conseil commencent en 1381. — Voir A.-l'h. von Segesser : Rechtsgeschichte, I. X-XVII. — Th. von Liebenau: Gatterers Lehrappnrat iuLuzern (aux archives de l'Etat). Archivai. Ztschr. II, 1877, 204-226.— l'.-X. Weber : Der atteste Steuerrodel Luzern's 1352, Gfr. 62. — Luzern's àltestes Ralsbiichlein, 1300-1402, Gfr. 65. — Pas Il eissbuch der Stadt Luzern, 1421-1488, Gfr. 71. — Das dlteste Luzerner Bùrgerbuch 1357-1479, Gfr. 74 et 75. — 4. Uri. Les anciennes archives d'Etat, à Altdorf, fuient la proie des flammes le 5 avril 1799 : de nouvelle- se sont formées depuis lors. Les documents de 1196 à 1500 ont été publiés par le curé A. Denier dans Gfr.il et suivants.— 5. Schwyz. Les archives subirent de grandes pertes dans l'incendie du village en 1642; elles fuient soigneusement classées par l'archiviste H.-F.-M. Abyberg de 1771 à 1790 ; elles durent être remises en 1798 à la Chambre administrative de Zoug et revinrent à Schu y/, en 1801 et 1803. — Noir J -C. Benziger: Das Schwyzer. Archiv, dans MHVS, 16. — 6. Obwald. Les archives d'Etat, à Sarnen, ne sont pas encore entièrement inventoriées. — 7. Nidwald. Les principaux documents sont exposés avec les bannières dans les vitrines de l'hôtel de ville de Stans. Les archives furent réorganisées en 1857. — Voir A. Vockinger : Inventar, dans Inventare Schweiz. Archive, I, 153. — 8 Glaris. Les archives d'Etat comprennent les anciennes archives communes, celles des protestants et celles des catholiques, les archives helvétiques et, depuis 1837, les archives modernes. — Voir J.-J. Blumer: US, 2 vol.- — 9. Zoug. Les anciens documents des vieilles archivesdeZougpassèrenten grande partie aux archives bourgeoises de cette ville Aux archives cantonales se trouvent aussi celles des Waldstâtten pour l'époque de la République Helvétique. — R. H. : Das Waldstàtterarchiv in Zug, dans NZZ, 1894, n° 345 ss.

— 10. Fribourg. Les riches archives d'Etat occupent depuis 1918 de nouveaux locaux dans l'ancien couvent des Augustins. Le plus ancien document de la ville date de 1191, les comptes des trésoriers de 1376, les manuels du Conseil de 1438, les livres de missives de 1449. Elles possèdent aussi les archives des couvents d'Hauterive, Valsainte, Humilimont, des augustins et des chevaliers de Saint-Jean. — Recueil diplomatique du C. de Fribourg, 1177-1444. — ■ M. de Diesbach : Regeste fribourgeois, 515-1335. — J. Schnemvly : Tableau des notaires...

— 11. Soleure. Les manuels du Conseil datent de 1465, les livres des missives de 1456, les Denkwûrdige Sachen de 1252. — SW, 1813-1843. — Chronologicum von F. Fiala (Urkundio, I). — 12. Bàle-Ville. Les archives sont conservées au grand complet depuis le tremblement de terre de 1356 ; elles sont en général systématiquement classées. — R. Wackernagel : Das Staatsarchivs des Kts Basel-Stadt. — Le même: Inventar, dans Inventare Schweiz. Archive, I. — Le même : Repertorium des Staatsarchivs zu Basel — UB, jusqu'en 1797. — B. Harms : Der Stadthaushalt Basel' s, 1. Jahresrechn ungen, 1360-1535. — A. Huber : Das neue Archivgebàude in Basel (Archivai Ztschr. nouv. série XI, 1904). — 13. Bàle-Campagne. Les plus anciens fonds des archives d'Etat, à Liestal, ont été tirés en 1834 des archives d'Etat à Bàle. Ils se rapportent à l'administration et aux localités de ce demi-canton. On y a joint les archives des couvents de Schontal et d'Olsberg. — ULB, jusqu'en 1512. — 14. Schaffhouse. Les manuels du Conseil datent de 1467. Documents importants provenant de couvents. — Urkundenregister fur den Kl. Schaffliausen , I, 987-1330. — Id. jusqu"en 1530. — F.-L. Baumann : Die àllesten Urkunden voyi Allerheiligen in Schaffliausen (QSG III). — 15. Appenzell Rh.-Ext. Les archi-

ARCHIVES

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ves«d'Etat, comprenant les actes depuis la séparation du canton en 1 507, se trouvent à Hérisau; les pièces judiciaires sont aux archives judiciaires à Trogen. — UA, jusqu'en 1513. — Urkundenbuch suppl. à J.-C. Zellweger : Geschichte des Appcnzeller Volkes. — 16. Appenzell Rh.-Int. Les anciennes archives d'Appenzell, jusqu'en 1597, sont restées propriété commune des deux demicantons et conservées à Appenzell où se sont constituées depuis lors les archives concernant les Rh.-Int. — 17. Saint-Gall. A. Archives d'Etat : Elles sont nées avec le canton en 1803 et contiennent les actes de l'administration dès cette date. Il faut y ajouter une partie des archives des cantons de la Linth et du Sântis et quelques archives de bailliages. — 0. Henné am Rhyn: Inventai-, dans Inventare schweiz. Archive, I, 88. — B. Archives du chapitre. Elles comprennent les archives de l'abbaye de Saint-Gall, extrêmement riches en documents du VIIIe au XIe s., ainsi que les actes de l'administration des terres abbatiales jusqu'en 1798. Les archives des couvents de St. Johann et de Pfafers, supprimés en 1805 et 1838, s'y trouvent aussi. Les archives du chapitre furent en partie transportées au Tyrol et en Bavière, de 1798 à 1804. D'après un arrangement de 1825, elles sont propriété commune du gouvernement et du Conseil d'administration catholique et doivent être dirigées par un archiviste particulier. — K. Wegelin : Historische Denkschrift iiber das Stifts-Archiv, dans Verhandlungen der St. Gall. -Appenzell. gemeinnutz. Gesellsch. — J. Hàne : Inventar, dans Inventare schweiz. Archive, II, 118. — Wartmann : USTG, jusqu'en 1453. — ■ Regeste de Pfafers, dans Mohrs Regesten. — 18. Grisons. Les archives d'Etat, à Coire, contiennent les procès-verbaux des Ligues depuis 1567, les actes communs aux III Ligues, de 1600 à 1680, les documents de 1464 à 1799 et ceux du XIXe siècle. — J. Robbi : Urkundenregesten, 1301-1797, dans JHGG, 19 et ss. — Th. von Mohr : Codex diplotn. ad historiam Raeticam (jusqu'à 1400). Voir Arch. de la ville de Coire. — 19. Argo- ■vie. Dans les archives argoviennes à Aarau se trouvent les actes des anciens bailliages bernois, ceux du bailliage de Baden, les archives des couvents de Mûri et Wettingen et de la commanderie de Leuggern, ainsi que les actes du canton dès 1803. — Rechtsquellen, Stadtrechte .

— Arg. — 20. Thurgovle. A Frauenfeld sont rassemblées les archives des couvents d'Ittingen, Fischingen, Kreuzlingen, Mùnsterlingen, Feldbach, Katharinental, Kalchrain, Tànikon, de la commanderie de Tobel, les actes thurgoviens de l'évêché et chapitre cathédral de Constance (Meersburger Akten), une partie des archives du bailliage thurgovien, des archives de la Confédération (jusqu'en 1798), des archives helvétiques. J. Meyer : Repertorium der Verwaltungs bûcher aus deri Archiver! der vormals thurg. Herrschaften. — TU, jusqu'en 1270. — 21. Tessin. Les archives cantonales à Bellinzone contiennent les actes de l'administration cantonale depuis 1798, les archives des tribunaux de district et celles des couvents supprimés. — Scorse negli archivi ticinesi, BStor. 1, 2, 3. — Meyer : Blenio und Leventina, p. 4. — 22. Vaud. Les parties constitutives des archives cantonales à Lausanne sont : a) les archives, tirées en 1798 et plus tard, de Berne, concernant l'administration bernoise de 1536 à 1798, celles de l'évêché et du chapitre cathédral, des couvents (50 000 parchemins) et les archives des fiefs ; b) les archives de la période helvétique et celles de l'administration à partir de 1803; c) les archives d'état-civil jusqu'en 1821 et les registres de notaires. A côté des archives cantonales, il existe celles du Grand Conseil, des tribunaux, des synodes, etc. — DHV I, 79. — Cartulaire de Lausanne, MDR VI. — Cartulaire de Romainmôtier, MDR III.

— Hidber; Diplomata helvetica varia. — 23. Valais. Les archives cantonales sont modernes; elles contiennent les actes de la période helvétique et ceux depuis 1803. Les anciens documents valaisans proviennent des archives bourgeoises de Sion, du chapitre de la cathédrale, etc. Ils ont été publiés par Gremaud, jusqu'en 1 \:>ï, dans MDR, 29-33 et 37-39. — 24. Neuchâtel. Les riches archives d'Etat du château de Neuchâtel contiennent relies des diverses maisons souveraines et de l'administration du pays jusqu'à nos jours — G.-A.

Malile : Monuments de l'histoire de Neuchâtel, jusqu'en 1395. — Inventaires et documents publiés par les arcliives de VEtat, 4 vol. — 25. Genève. Les archives d'Etat comptaient en 1897 au moins 14 à 15 000 volumes et 400 000 pièces isolées. Toutes les anciennes archives sont réunies, aussi celles de l'évêché, du chapitre cathédral et des couvents. — L. Dufour : Les archives d'Etat de Genève, 1814-1896, BSHG II, 19. — Ed. Mallet : Chartes inédites dans MDG XIV, suppl. ib. XV. — Luilin et Le Fort, : Recueil de franchises et lois municipales 1234-1546, MDG XIII. — Regeste Genevois (jusqu'en 1312). — Registres du Conseil, 1409-1514.— Turretini et Grivel : Les Archives -de Genève, 1529-1541.

III. Archives de villes. Plusieurs parmi elles sont remarquables par leur importance et leur richesse; ainsi celles de Coire, malgré leur destruction dans l'incendie de la ville en 1465, ont conservé pour la période postérieure, un grand nombre d'actes. — Voir F. v. Jecklin : Materialien zur Standes- und Landes geschichte gem. III Bùnde, 1464-1803. Il faut citer ensuite les archives de la ville de Saint-Gall qui contiennent les documents de la ville (1350-1797), ses livres (protocoles depuis 1477), les archives des dicastères et celles de l'hôpital. — Inventar, dans Inventare I, 105. — La ville de Lausanne conserve dans ses archives de l'hôtel de ville des manuels depuis 1383 et des comptes depuis 1377, les archives de l'abbaye de Montheron, des prieurés de Saint-Sulpice et de Blonay et de divers anciens couvents de la ville. — E. Chavannes : Extraits des manuaux, 1383-1564, MDR, 35, 36, II, p. 1. — Le même : Comptes de la ville inférieure, 1475-1476, MDR, 28. — A Neuchâtel, un incendie détruisit la ville et ses archives, ainsi que les lettres de franchises, le 20 octobre 1450, et une inondation, en 1579, causa beaucoup de dégâts. Les comptes de la ville ont été conservés depuis 1359, avec plusieurs lacunes. W. Wavre en a publié des extraits jusqu'en 1672 dans MN, 1905-1909. — W. Merz a publié l'inventaire des archives d'Aarau, Aarbourg, Baden, Bremgarten, Lenzbourg, Mellingen et Zofingue dans le 3e volume des Inventare schweiz. Archive; il les a classées en partie lui-même. Pour les archives d'Aarau, voir H. Boos : Urkundenbuch, dans Arg. XI. — W. Merz : Rechtsquellen, dans Arg. XXV. — Stadtrecht, dans SSR; pour Baden : F.-E. Welti : Urkunden, 1286-1499. — Stadtrecht, dans SSR ; pour Lenzbourg : W. Merz : Stadtrecht, dans SSR ; pour Mellingen: Th. von Liebenau, dans Arg. XIV et W. Merz : Stadtrecht dans SSR ; pour Zofingue, dont les archives furent anéanties par l'incendie de 1396 : W. Merz : Urkunden (jusqu'en 1600) ; Stadtrecht, dans SSR. Une partie des documents des archives de Kaiserstuhl et de Khngnau furent publiés par F.-E. Welti: Stadtrecht de ces deux villes, dans SSR; celles de Brugg, par W. Merz: Stadtrecht de cette ville, dans SSR. Dans les Inventare schweiz. Archive ont été encore publiés ceux des villes de Berne, Bienne, Altstàtten, Lichtensteig, Rapperswil (Archives des bourgeois), Rheinegg, Sargans, Uznach, Walenstadt, Weesen, Wil et Zurich. Parmi les plus importantes de ces archives, il faut encore citer : Winterthour, Stein s /Rhin, Lucerne, dont des documents ont été publiés dans Gfr. (elles ont été versées aux archives de l'Etat en 1919), Zoug, Willisau, Sursee, Olten, Berthoud, Thoune, Porrentruy, Saint-Ursanne, Delémont, La Neuveville, Cerlier, Morat, Estavayer, Vevey, Villeneuve, Aigle, Orbe, Moudon, Yverdon, Grandson, Cossonay, Nyon, Payerne, et surtout Sion, dont les riches archives bourgeoises complètent beaucoup de lacunes des archives d'Etat.

IV. Archives de villages. Les archives de villages sont en général moins riches et remontent moins haut que les archives des villes. Là où existent encore les communes bourgeoises, ce sont habituellement elles qui sont restées en possession des vieilles archives et les communes politiques récentes ont créé de nouvelles archives. Dans peu de cantons seulement le gouvernement a fait inventorier ces archives communales et a pris des mesures pour leur conservation. Depuis 1895, des inventaires en ont été établis dans les Grisons. Dans le canton de Vaud, où elles dépendent des archives d'Etat, quelques-unes ont aussi déjà été soi-

MiCIIIVKS

ARCIONl

gneusemenl décrites. F.-R. Campiche : Les archiva <lt Lignerolle, dans lill\ ', 1916. A. Millioud a publié en 1910 les documents de Bex. Mans le canton de Neuchâtel, les archives communales sonl également placées

sous la surveillance des Archives de l'Etat. Plusieurs localités nui laii procéder au classemenl de leurs archi- \ es. La loi h cru ni se (lu ld mars 1902, sur la conservation îles antiquités artistiques et des documents, accorde la même importance aux documents historiques des communes et dos corporations (de droil public) qu'aux acies d'étal ci ordonne leur inscription dans le registre cantonal. Ce travail n'est pas commencé, l'es subdivisions communales comme les patriciati et les communes bourgeoises du Tessin ci quelques corporations de paj sans de l'Oberland bernois ont conserve d'importants documents. K. Mever a ainsi l'ait une riche récolte dans les parchemins des archives des communes, paroisses et palriciats de Blenio et de la Léventine, des XII-X1X ' s. Il laut encore mentionner les / rkmtden ■nui Aktrn iti-r Gemeinde Ragatz, imprimés en 1872, les inventaires des communes civile et politique et de la paroisse catholique de Rorschach, dans les Inventare... II, 184 ss. Enfin, il y a lieu de rappeler les nombreuses monographies de localités qui onl été publiées et pour lesquelles les archives de ces endroits ont été utilisées.

V. Archives d'évêchés, de chapitres, de couvents et de paroisses. Les arch. épiscopales eurent pour la plupart un malheureux sort; seules, celles de Goire conservent des documents remontant à 773, mais beaucoup d'autres, des siècles suivants, sont perdus. Les arch. du chap. de la cathédrale sont à Loire. Les archives de l'évéehé. à Sion, furent brûlées le 24 mai 1788; celles du chap. de la cathédrale, à Valère, forment une riche collection. Les arch. épiscopales à Soleure possèdent un certain nombre de documents du moyen âge provenant des anciennes arch. de Constance et qui leur ont été remises par les arch. de l'archevêché de Fribourg-en- Brisgau. Les arch. épiscopales, à Fribourg et à St-Gatl, datent de 1663 et 1844. Les arch. du chap. de St-Nicolasde Fribourg contiennent quelques actes des XIVe et XVe s. — Des couvents existants, c'est l'abbaye d'Einsiedeln qui possède le plus de documents ; ils remontent jusqu'à 946. Les plus anciennes pièces ont été publiées dans les Documenta archivi Einsidlensis, 1665-1695. Voir aussi les Regesten de P. -G. Morell (jusqu'en 1526), dans Mohr : Regesten, I. Les documents de l'abbaye d'Engelberg, 1 120-1428, ont été publiés par P. -A. Vogel, dans Gfr., 49-57. L'abbaye de Disentis perdit ce qui restait de ses archives dans l'incendie du 6 mai 1799. Mohr publia le regeste du chapitre d'après des copies, dans le second volume de ses Regesten. Th. von Liebenau a publié les documents du chapitre de Beromunster jusqu'en 1362, dans Gfr., 1906-1913. L'abbaye de St-Maurice a certainement perdu une fois ses plus anciennes pièces, elle possède des originaux depuis 1135. (Voir Mon Hist. Patriaechart.) Les plus vieux parchemins du chap. des chanoines du Gr.-St-Bernard auraient été égarés au Piémont, le plus ancien qui soit conservé aux arch. datede 1159. Borrani a donné un regestedes riches arch. du chapitre de Bellinzone, dans BStor. 1909. L'archivio arcipretale de Locarno (autrefois archives du chapitre de Muralto) est aussi riche et important. L'inventaire de l'abbaye des cisterciennes de Wurmsbach près de Rapperswil est donné dans Inventare I.

Tous les autres couvents non mentionnés ici conservent leurs archives chez eux, alors que celles des couvents sécularisés doivent presque toutes être cherchées dans les archives d'Etat des cantons respectifs. Un grand nombre d'archives paroissiales possèdent aussi de précieux documents, ce sont : Alpnach, Baar, Bischofszell, Freienbach, Kerns, Menzingen, Neuheim, Oberâgeri, Risch, Sachseln, Sarnen, Steinen, Walchwil, etc., ainsi que d'autres en Suisse occidentale et méridionale.

VI. Archives de corporations. Celles des corporations de métiers remontent dans certaines villes jusqu'au XIVe s., ainsi à Bâle, où elles sont réunies aux arch. d'Etat. Les arch. des anciennes corporations de tireurs datent d'une époque un peu plus récente, mais les confréries ont souvent conservé encore d'anciens documents. Les hôpitaux possèdent d'ordinaire d'im-

portantes arch. qui appartiennent souvent aux communes. Les documents des arch. d'anciennes corporations de copartageants de montagnes ou d'alpages sonl i os bien conservés. Les propriétaires des moulins et

Les usiniers au Sulgenbach à Berne possèdent des documents remontant à 1363 (FUR 8, 514). Les nombreuses sociétés modernes, sociétés d'utilité publique, économiques ou autres, cherchent à faire classer leurs papiers par un archiviste.

VII. Archives de familles et de personnes. In certain nombre de familles nobles et patriciennes pi dent des documents relatifs à leur famille, quelquesunes déjà depuis le XIIIe s., et les conservent dans leurs propres archives. Les familles d'Orelli et de Murait à Zurich et à Berne ont tiré en partie les leurs de celles de la Corporazione nobile à Locarno, dont les plus anciennes pièces, concernant précisément ces familles et quelques autres, sont des privilèges accordés par Frédéric Barberousse. Parmi les archives de famille on peut mentionner celles des d'Erlach, de Mulinen, de VVattenwyl, de Tscharner, de Bonstetten, de Segesser von Bru

de Roll, de Salis à Zizers et de Salis à Bondo, de Sprecher à Maienfeld, de Diesbach à Villars-les-Joncs (publiées dans le Chartrier de la maison de D., 1891), de Mistral à Vuillerens, de Chambrier, de Merveilleux, de Saussure, de Torrent é, Torriani à Mendrisio (BStor. 22), etc., etc. Les archives de la famille d'Estavayer ont été acquises par les Archives d'Etat de Neuchâtel en 1918. Celles du château de Spiez sont conservées aux archives d'Etat bernoises, ainsi que celles de Worb, tandis que celles de la famille von Effinger von Wildegg appartiennent avec le château au Musée National. Des personnes qui occupaient des positions importantes ont aussi constitué et laissé des archives, tels sont le bourgmestre H.-R. Wettstein, dont les papiers sont aux archives d'Etat de Bâle, le général Charles d'Affry, dont les papiers militaires passèrent en 1888 aux archives de la Confédération, le général Xiklaus-Franz Bachmann, etc.

VIII. Registres paroissiaux et notariaux. D'après la loi fédérale du 24 décembre 1874, les anciens registres paroissiaux devaient être conservés en original ou en copie par les officiers de l'état civil. Les cantons de Fribourg et Valais les laissèrent dans les cures, tandis que Genève, Vaud (jusqu'en 1821), Neuchâtel (jusqu'en 1800) et Bâle-Ville les réunirent aux archives d'Etat. Voir la liste des registres déposés de Lausanne dans DHV 696. Les anciens registres notariaux se trouvent dans la plupart des cantons aux archives d'Etat. — Voir en général: C.-A.-H. Burkhardt : Hand- und Adressbuch der deulschen Archive (pour la Suisse allemande, p. 159-174). — - Hidber: Schweiz. Urkundenregister II. — Langlois et Stein : Les archives de l'histoire de France (chapitre XI, Suisse). — A. Hettler : Archivalischer Almanach, I-V, 1903-1914. [H. Turler.]

ARCIONl, ancienne famille de Corzoneso (Tessin). — Antonio, * à Corzoneso en 1810 De 1855 à 1859, il représenta le cercle de Malvaglia au Grand Conseil. Dans la campagne du Sonderbund, il était capitaine d'une compagnie de chasseurs du bataillon 3. Antonio prit très jeune du service en Espagne et au Portugal, où il fut promu lieutenant et reçut la croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique. Lors de la révolution de Milan, de 1848, contre Radetzky, il fut des nombreux Tessinois qui allèrent combattre pour l'unité italienne. A Côme, il est fait commandant d'une légion de volontaires tessinois et comasques et court, à la tête de ses volontaires, aider à la libération de Milan. Envoyé dans le Tyrol italien, il y soutient des combats contre les Autrichiens. Après Custozza et la retraite des Piémontais, Arcioni se porta dans l'Italie centrale. En 1849, à la défense de la République romaine, il fut créé général et réorganisa la légion des émigrés. Le 30 avril 1849, il se distingua sous les murs de Rome dans un assaut à la baïonnette contre la brigade française de Morris. Pendant la courte trêve, Arcioni fut chargé d'organiser un autre corps de volontaires pour défendre la ville de Bologne menacée par les Autrichiens. Aux premiers jours de juin, il était rappelé à Rome, où il se distingua dans les combats des 13, 14 et 15 juin sur les monts Parioli contre les Français, surtout à l'assaut du pont Milvius. A la chute de la Repu-

ARCONCIEL

ARDIEU

blique romaine, Arcioni rentra au pays, où il mourut en 1859. — Voir Dotta : / Ticinesi nei Consigli délia Confederazione e del Cantone. — Rossi : II Sonderbund nel Ticino. — Lavizzari : Escursioni nel Cantone Ticino

— Cantù : Storia délia città e diocesi di Como. — Vegezzi : Esposizione storica. [C.Trezzini.]

ARCONCIEL (C. Fribourg, D. Sarine. V. DGS). Anciennes formes du nom : Arconciacum, Arcunciacum, Arconcier, Amincie, dérivant d'Arrhontiacum, domaine d'Archontius, gentilice romain. A rmoiries :d'azurà la tourd'argent crénelée; l'écuest surmonté d'une couronne murale. Cet endroit, habité dès les temps préhistoriques, est mentionné pour la première fois dans le Liber donationum d'Hauterive, où est transcrit un acte daté de 1082 par lequel l'empereur Henri IV donne au comte Conon (vraisemblablement de la famille d'Oltingen) le château et le village d'Arconciel. Au début du XIIe s., il semble appartenir aux sires de Glane. En tout cas, il passa quelques années plus tard à la famille deNeuchâtel et, en 1225, devint la propriété de la branche Neuchâtel-Aarberg. A ce moment, Arconciel est le centre d'une seigneurie dont les limites sont nettement déterminées. Elle comprend, avec le château d'Illens et les Granges, les villages deTreyvaux, Ecuvillens,Magnedens et Corpataux. En 1251, Ulrich d'Aarberg dut, pour cette terre, prêter hommage à Pierre de Savoie. Vingt ans plus tard, le 1er juin 1271, il essaya de transformer le village d'Arconciel en une petite ville; à cette fin, il lui accorda une charte de franchises analogue à celle de Fribourg. Cette tentative n'eut pas grand succès et en 1292, Guillaume d'Aarberg vendit cette seigneurie à Nicolas d'Englisberg, bourgeois de Fribourg. En 1342, Guillaume d'Englisberg la légua à son cousin Guillaume d'Oron qui mourut peu après, et dont la veuve, Luquette de Gruyère, se remaria en 1350 avec Pierre d'Aarberg. Vers 1380, à la suite de la disparition de son mari, dame Luquette vendit Arconciel à Antoine de la Tour-Châtillon, dont la fille épousa Jean de la Baume-.Montrevel. Ainsi arriva cette terre fribourgeoise dans les mains de Guillaume de la Baume, chambellan du duc de Bourgogne et gouverneur de Bresse. Au milieu du XVe s., le château et le bourg d'Arconciel étaient complètement ruinés ; ses habitants s'étaient établis en dehors de la presqu'île formée par la Sarine, à l'endroit où se trouve le village actuel. Survinrent les guerres de Bourgogne. En janvier 1475, la seigneurie d'Arconciel- Illens tomba au pouvoir des Fribourgeois et des Bernois. En 1484, Fribourg en devint seule propriétaire et la transforma en bailliage. Du château et du bourg d'A., il reste quelques ruines qui en marquent l'emplacement. En 1148, on trouve la mention d'un curé d'Arconciel, ce qui permet de croire à l'existence d'une église ; mais sur ce premier édifice, on ne sait rien de précis. D'après le rapport des visiteurs de l'année 1453, l'église d'Arconciel, placée sous le vocable de Saint-Jacques, était un petit bâtiment pauvre. En 1558, elle fut détruite par un incendie. L'église actuelle date de 1786. Des réparations y furent faites en 1881. Au milieu du XIVe s., il existait également à Arconciel une chapelle dédiée à Saint-Nicolas. Voiraussi le mot Illens. — La bibliographie sur Arconciel est donnée par M. de Diesbach dans son article : La seiqneurie d'Arconciel- Illens, AF. — On peut y ajouter F.-Th Dubois : Les Armoiries d'Arconciel, Ibid. — Dellion : Dictionnaire des paroisses, I.

— Benzerath : Die Kirchenpatrone... — Jaccard : Essai de toponymie romande. — Panes d'histoire des sociétés d'histoire du canton de Fribourg, 1918. [L. K.]

ARCONCIEL, Philippe. Voir .Ebischer, Ph.

ARCTOPOLIS. Nom de Berne grécisé.

ARDEZ ou ARDETZ, ARDETIUM (ail. STEINS- BEHG) (C. Grisons, D. Inn, Cercle Ob-Tasna. V. DGS). Com. et paroisse de la Haute-Engadine, comprend les hameaux de Boschia et de Surenn. Etymologie: le nom d'Ardez vient de Aricia. Ard est la forme romanche de art (pierre), etia est la forme latinisée de l'irlandais eMe (montagne), artetia esl devenu Aricia et Ardez. Steinsberg en est [a traduction allemande. Armoiries:

l'ancien sceau du village porte une croix pattée surmontée d'un bouquetin naissant (dépendance de l'évèché), avec l'inscription Sinillum Communilatis Ardetiensis : aujourd'hui les armoiries ne portent que le bouquetin sur champ d'or.

L'évêque de Coire acheta Ardez, château et habitants, en 1208 des seigneurs von Frickingen. En 1357, l'évêque Peter I l'hypothéqua au margrave Ludwig von Brandenberg, prince du Tyrol, mais le dégagea dès 1358. Dans la seconde moitié du XIVe s., Ardez fut inféodé aux seigneurs de Matsch.

Un long différend avec l'évêque s'ensuivit, auquel l'arbitrage du duc Ernest d'Autriche mit fin en 1421 en obligeant les seigneurs de Matsch à restituer Ardez. En mars 1499, les Tyroliens brûlèrent le village et emmenèrent des otages à Meran. Ardez adopta la Réforme en 1538. Il se trouvait en 1619 parmi les communes condamnées par le tribunal de Thusis pour avoir protégéle capitaine Rudolf von Planta. Pendant laguerre de 30 ans, en septembre 1622, le général Johann von Salis y établit son quartier général; les Autrichiens et les Glaronnais vinrent y piller tour à tour. En 1639, Ardez fut le théâtre de la dispute entre Rudolf von Planta-Ardez et Rudolf von Planta-Zernez qui aspiraient tous deux à la charge de landammann d'Obtasna (v. art. Planta- Ardez). En 1655, Ardez et Guarda se libérèrent de leurs obligations envers le Montafun pour 200 florins ; le droit de passage vers Fermunt fut acquis en 1644, 1718 et 1762. Il y eut d'innombrables disputes de frontière dans le ValTasna entre Ardez et Fetan, 1325, 1510, 1613 et 1745. A la Noël 1799, les Français prirent le village. Lorsqu'il fut question de l'entrée des Grisons dans la Confédération, Ardez s'abstint comme la plupart des communes de la Basse-Engadine. L'église principale d'Ardez est Santa Maria de l'Assomption, mentionnée la première fois en 1161. D'après l'architecture, elle est très ancienne ; la tour fut rebâtie en 1445. Selon Campell, les murailles étaient ornées des armoiries des familles. Ces peintures disparurent en 1576. Les églises dépendant d'Ardez étaient : — 1. l'église de Guarda. — 2. St. Luzius à Ardez, en 1525 encore chapellenie, aujourd'hui à l'état de ruine. — 3. St. Rochus, bâtie du temps de Campell par les bourgeois d'Ardez, aujourd'hui en ruines. — 4. St. Stephan à Boschia, en 1525 encore chapellenie, en 1576 partiellement détruite et transformée en habitation privée. — 5. Chianova, chapelle à Surenn, à l'entrée du Val Tasna, également disparue. — 6. Coltura (Galtùr) dans le comté de Tyrol, en 1536 chapellenie d'Ardez. C'est là qu'on enterra les gens de Galtùr jusqu'à la Réforme. Parmi les bourgeois d'Ardez, il faut citer les réformateurs Johann Gallizius (Saluz) et Luzi Sdratsch (Huda) ; le pasteur patriote Ileinrich Bansi, ainsi qu'une branche des Planta-Wildenberg. Les principales familles sont les Vonzun, Campell. Bonorand,Claluna, Cortes,Fratschol, Sdratsch. Les Schekk (peut-être Secchi), vassaux de l'évèché, étaient aussi devenus bourgeois. — Population : 1005 hab. Registres paroissiaux depuis 1803. — ■ Voir C. Mohr : Gesch. von Graubiinden, I, II, III. — J.-C. Muoth : Die Feudalze.it in Graubiinden. — P.-C. Planta : Gesch. von Graubiinden. — P.-C. Planta : Chronik dcr Familie Planta. — Campell : Ratische Gesch. — J.-C. Muoth : Die Aemterbùcher des Bistums Chur. — A. Nuscheler : Gotteshàuser der Schweiz I. ■ — C. Mohr : Coder diplomaticus. — ■ Robbi : Bûndnerisches Monatsblatt VIII, 247. — Palioppi : Diczionari rumauntschludaisch. — Regeste d'Ardez. [B.Delnon.]

ARDIEU. Famille de Bulle, connue déjà au XIVe s. En 1338, Conon Ardioz, charpentier, passa une reconnaissance en faveur de l'évêque de Lausanne. La famille s'est éteinte en la personne de Jacques-Narcisse (1812-1887). — Pierre, * à Bulle le 30 mars 1649, t le 19 octobre 1745, sculpteur sur bois. Il sculpta le maîtreautel de la chapelle de N.-D. de Compassion à Bulle, de 1690 à 1692 ; il aurait également sculpté la porte de cette chapelle. On lui attribue encore la magnifique statue de N.-D. des Sept-Doulcurs qui se trouve dans l'église des augustins à Fribourg. — Voir ASllF III, p. 91. —

AKDIN

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