‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 244 sur 329 · ARRIGO · texte numérisé non relu

ARRIGO

ARSENT

ARRIGO I, de CAMPIONE, architecte et sculpteur, fils d'Otacio et petit-fils d'Anselmo. Le 30 novembre 1244, il renouvela la convention faite par son grandpère, suivant laquelle celui-ci et ses héritiers devaient être employés à la construction du dôme de Modène, moyennant un traitement fixe. Petrocchi voudrait identifier Arrigo I avec le magister Henricus, qui était directeur des travaux pendant la première période de construction de la cathédrale de Massa Marittima (1228-1267). — ALBK. — SKL. — Petrocchi : Massa Marittima. — Arrigo II, petit-fils du précédent, architecte et sculpteur à Modène. En 1319, il achevait le couronnement octogonal de la tour Ghirlandina; en 1332, il sculptait la chaire en bois, ornée de nombreuses statues de la cathédrale. — ALBK. — SKL. [C. T.]

ARRIGONI (autrefois Narigionus). Famille bourgeoise de Vezia. — 1. Emilio, fut gouverneur de la vallée de Lugano pour le duc de Milan vers le milieu du XVe s. — 2. Pietro, capitaine dès 1822, adjudantmajor en 1828 ; en 1836 membre de l'état-major fédéral. — BStor. 1879. — Annuario del C. Ticino, 1824 et 1836. — Dotta: / Ticinesi. [C. T.]

ARRISSOULES (G. Vaud, D. Yverdon. V. DGS). Anciennes formes : Aressules 1146 ; Aresloules, Aressoles, Arisoles au XIIe s. L'abbaye d'Hauterive possédait à Arrissoules, dès sa fondation, un domaine important qui lui venait peut-être des seigneurs de Font ou des sires de Glane et qui lui fut confirmé par l'évêque Gui de Merlen en 1142. Le chapitre de Lausanne y possédait aussi des biens. Mais le village lui-même parait avoir fait partie jusqu'à la Réforme de la grande seigneurie de Saint-Martin du Chêne. Les gens d'Arrissoules étaient et sont encore paroissiens de Rovray. — Voir DHV. I~M. R.]

ARRUFFENS (C. Fribourg, D. Glane, Com Romont. V. DGS). Ce hameau formait à la fin du moyen âge une seigneurie relevant du château de Romont et du comte de Savoie et appartenant aux seigneurs de Billens. Le premier d'entre eux fut le chevalier Humbert de Billens, seigneur de Palézieux. En 1341 et 1342, il accensa des terres d'Arruffens à des bourgeois de Romont ; le 3 janvier 1346, il vendit en franc alleu à Jacques de Billens, son parent, une partie de ses possessions d'Arruffens pour 1201 florins de Florence. Arruffens semble avoir appartenu aux de Billens jusque vers la fin du XIVe s., puis aux seigneurs d'Illens. Par mariage, cette seigneurie passa ensuite à Jacques Mestral, donzel de Mont, vers la fin du XVe s., et resta dans cette famille jusqu'en 1798, époque où les droits féodaux furent supprimés. Arruffens fit d'abord partie de la commune et paroisse de Billens, puis fut réunie à celle de Romont par décret du 20 mai 1868. — Voir Arch. d'Etat Fribourg: Arch. de la Fille Dieu. — Kuenlin : Dict. hist. du canton de Fribourg, p. 13. — DHVp. 948. [G. Cobpataux.J

ARSENAL. Les arsenaux des villes n'apparaissent qu'avec l'introduction de Partillerie, qui appartenait seule à la collectivité, tandis que chaque bourgeois conservait son armement complet chez lui et le produisait seulement à l'inspection annuelle. Le plus ancien arsenal est mentionné à Berne en 1383, d'abord appelé Werkhaus, reconstruit en 1526 dans l'Aarbergergasse, et transféré en 1598 à la rue qui encore aujourd'hui porte le nom de Zeughausgasse; il ne fut démoli qu'en 1880 et transféré dans les nouvelles installations militaires sur le Beundenfeld; le plus ancien invent aire ne date que de 1687. Le deuxième arsenal semble être celui de Fribourg, qui fut installé dans la Mauvaise Tour en 1403; deux autres suivirent en 1443 et en 1500 au Belluard et à l'Hôtel de ville; celui de la Mauvaise Tour fut démoli en 1848. les deux autres transférés en 1896 à Pérolles ; les rôles commencent déjà en 1465 et comptent, jusqu'en 1302 dix remaniements. A Bàle le premier arsenal fut construit en 1438. mais l'on possède l'inventaire d'une collection d'armes daté de 1415. Après l'incendie de 1775, l'arsenal, détruit lui au*si, fut reconstruit l'année suivante. De 1912 à 1914, un nouvel arsenal fut érigé près de la gare aux marchandises des CFF. L'arsenal de Schaffhouse est mentionné pour la première fois en 1484 : le bâtiment fut transformé en 1515 en atelier monétaire. Un autre arsenal

avait été édifié à la fin du XVe s. ; il fut utilisé jusqu'en 1854. L'arsenal actuel date de 1871-1873. Genève eut son premier dépôt d'armes dans la maison de ville au XVe s., en 1507 à la grande «grotte». En 1557, la maison de .Saint-Aspre, dans la rue actuelle des Granges, fut acquise pour y serrer l'artillerie. Une salle d'armes installée au-dessus de la halle en face de l'Hôtel de ville devint en 1783 le principal dépôt d'armes de Genève et le resta jusqu'au transfert de l'arsenal aux casernes de Plainpalais. La « salle des armures et collections historiques » fut installée en 1910 au Musée d'Art et Histoire. Zurich bâtit son plus ancien arsenal en 1487 seulement près du Katzentor. Lucerne enfin vit son arsenal érigé au XVe s. et rebâti en 1547, s'écrouler dans la Reuss en 1568 — Soleure rebâtit le sien en 1610. Lausanne a eu un arsenal dans l'ancien hôtel de ville du Pont au XVe s. et l'on en a un inventairede 1450 ; au XVIe s. l'arsenal de la ville fut transféré dans l'ancienne église de Saint-Etienne, tandis que le bailli en avait un autre au château. En 1836, le canton de Vaud établit son arsenal au château de Chillon, d'où trente ans plus tard il fut transféré au château de Morges où il est encore.

Tous ces arsenaux, petits ou grands, ont formé le noyau de nos collections historiques actuelles, car leurs directeurs commencèrent chacun à rassembler des pièces rares, de sorte qu'ils les transformèrent peu à peu en musées. Les arsenaux jouent dans l'étude des antiquités suisses un rôle appréciable; ils ont en particulier contribué à doter nos musées historiques d'armes et d'insignes militaires authentiques, la plupart très anciens.

Il faut mettre à part les arsenaux des fonderies, où l'on fondait les pièces d'artillerie. Ce n'étaient sans doute à l'origine que de simples hangars avec un four utilisé seulement pour la fonte de l'artillerie ou d'autres objets. De telles fonderies sont mentionnées à Berne en 1445. A Zurich, la famille de fondeurs Fùssli, fournit jusqu'en 1830 l'artillerie nécessaire à la ville; à Berne et à Genève, ce furent les Maritz, de Berthoud, ainsi que des bourgeois. Les petits cantons remirent leurs commandes aux possesseurs de fonderies existantes, jusqu'à ce que la Confédération prît la place des fournisseurs privés de l'armée et exploitât en régie la fabrique d'armes, installée dès 1875 par le canton de Berne, et acquise par elle en 1889.

Depuis 1917 cette fabrique a été considérablement agrandie et transférée sur le Wylerfeld . Toutes les places d'armes un peu importantes possèdent aujourd'hui leurs arsenaux fédéraux, dont les directeurs ont assez fréquemment constitué de petites collections d'armes privées, qui ont formé à l'occasion la base de plus grandes ou qui ont été réunies à la grande collection fédérale de modèles à Thoune. — Voir Tùrler : Bern, Bilder aus Vergangenheit und Gegenwart. — Ziircher Feucrwerkerblàtter 1850 ss. — SKL. — Anshelm Chronik. — Arch. d'Etat Genève ; RC. — MDG in 4° III, p. 36 et 118. — BJG XXXI, p. 60. — BS G I, p. 128-133. — A.Cartier: Le Musée d'Art et d'Histoire. [Az.J

ARSENT. Ancienne famille éteinte de Fribourg. Armoiries : parti d'argent et de gueules à deux roses de l'un en l'autre. La famille existait déjà à Fribourg au début du XIVe s. avec Hugo, bourgeois de cette ville en 1301. A citer : — 1. Marmet, reçu bourgeois de Fribourg le 4 avril 1400, t le 12 octobre 1444. Il était probablement fabricant de drap et fut banneret du quartier des Hôpitaux de 1424 à 1427, puis conseiller. — 2. Jaquet, fils du n° 1, banneret des Hôpitaux de 1436 à 1439, trésorier 1440-1443, puis conseiller. Emprisonné sur l'ordre du duc Albert d'Autriche en octobre 1449, il fit partie du nouveau Conseil établi par ce dernier. — 3. Jacob, fils du n° 2, apothicaire. Il fit partie du Conseil des Deux-Cents de 1465 à 1468, du Conseil des Soixante 1468-1481 : maître de la fabrique de la collégiale de Saint-Nicolas de Fribourg. C'est à ce titre, que ses armoiries sculptées figurent dans l'escalier qui conduit au sommet de la tour, avec la date de 1481 qui est l'année de sa mort. — 4. JFrançoiS, fils du n° 3, * vers 1457. Du Conseil des Deux-Cents de 1483 à 1485, du Conseil des Soixante 1485 à 1494, banneret du bourg 1491-1494, conseiller dès 1494, bourgmestre en 15(12 ri

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