‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 245 sur 329 · MISENT · texte numérisé non relu

MISENT

AKSES LES)

avoyer de 1507 à 1509. En 1506, il avail fait le voyage de Terre-Sainte el avait été créé chevalier. Arsent était le chef du parti français à Fribourg et recevait en cette

Vitrail aux armes de François <1 Arsent donné vers daus l'église de Barhereche.

LEOO

qualité une pension importante de la France. Lorsqu'en sept. 1510, Georges Supersaxo fut arrêté et jeté en prison à Fribourg, à l'instigation du cardinal Schinner, Arsent fut désigné à son corps défendant et sous la pression de ses ennemis politiques pour être son avocat. Convaincu de l'innocence de son client, Arsent n'eut pas le courage de tenir tête à la passion populaire. Il chercha à gagner du temps pour permettre à diverses influences de se faire sentir, puis, sentant le chef valaisan perdu, il consentit à fermer les yeux lorsqu'on lui révéla la tentative d'évasion organisée par le doyen Loùbli, curé de Fribourg, et la femme de Supersaxo. Partagé entre son désir de sauver un innocent et celui de ménager ses intérêts, il laissa faire. Supersaxo s 'étant évadé dans la nuit du 10 au 11 janvier 1511, la fureur populaire se tourna contre Arsent qui. réfugié d'abord à Saint -Nicolas, puis au couvent des Cordeliers, fut incarcéré à la Mauvaise Tour, lorsque le portier de la maison de ville, mis à la question, eut révélé la complicité de l'ancien avoyer. Rien ne pouvait plus le sauver, et les démarches entreprises par ses parents et amis, ainsi que par divers Etats confédérés, restèrent vaines.

Le 17 fév. il reconnut ouvertement la part passive qu'il avait prise à l'évasion ;le 18 mars 1511, ilcomparuL devant le tribunal el fut condamné, ainsi que son complice Pierre Jànny. portier de la maison de ville, à avoir la tête tranchée. La sentence fut exécutée le même jour. L'histoire a voulu

faire portei à Pierre Falkle poids de cette injuste condamnation, mai-, il semble que c'est à tort . Falk remplit dans relie atîaire le rôle principal d'accusateur d'Arsent en ^a qualité de banneret du Bourg. .Y Pierre, fils du u" ■'), du Conseil des Deux-Cents 1495-1506, du Conseil des Soixante 1506-1511, conseiller, f après 1533. On lui a attribué, à tort, la traduction en vers français des distiques latins de Dyonisius Caton. Il ne fut que le copiste ou le propriétaire du manuscrit que possèdent les Archives d'Etal de Fribourg. 6.THIÉbai ii. t 1525-1526, lils du w 4, protonotaire apostolique et chanoine de Neuchâtel dès 1518, fut nommé doj en de Fribourg pour les paroisses de la campagne en 1509, puis curé de Môtier el prieur commandataire de Grandson. En 1510, Le cardinal Schinner offrit de lui faire obtenir des bénéfices pour une valeur de 1000 ducats de revenus si son père voulait abandonner la cause de Supersaxo, mais Vrsenl refusa, il devint chanoine de Saint -Nicolas en 1515, mais ne revint pas à Fribourg après la mort de son père. — 7. GUILLAUME, fils du n° 4, du Conseil des Deux-Cents 1518-1519, du Conseil des Soixante 1519-1520, conseiller 1520-1524 el bourgmestre 1520-1523. Mis à l'amende et exilé pour son attachement à la Réforme, il entra comme capitaine au service de France et eut d'interminables démêlés avec le roi au sujet de sa solde qui ne lui était pas payée. Pour se venger, il al laqua de jeunes Français étudiants à Bâle, et l'un d'eux fut tué. La Dicte eut à s'occuper à maintes reprises de cette affaire. Héfusné en Lorraine, et trahi par son domestique, il fut saisi par les émissaires de François [«' el eut la tête tranchée. La famille Arsent s'éteignit avec lui. — 8. Pierre, frère du n° 7, du Conseil des Deux-Cents 1519-1520, du Conseil des Soixante el bailli de Grandson 1520-1525, conseiller 1525-1533 + 1533. Les n"* 7 et 8 firent en loi'.) le voyage en Terre-Sainte avec Pierre Falk, l'auteur soi-disant responsable de la mort de leur père. — Voir A H S 1897, 1905. - AF 1913, 1918. — ASHF IV , V, VI. — FG 1900. — MF IV. — Berchtold : Hist.du itnilon de Fribourg. — Recueil diplomatique de Fribourg II.— AH : Hisl des Helvétiens VI. — Geschichtsforscher 1812 -- Arch SG I — Arch. d'Etat Fribourg. [Pierre de Zurich.]

ARSES (LES) (C Fribourg, 1) Gruyère, Com. Charmey. V. DGS). Etymologie: arsen vient de l'ancien français ardre (latin: ardere), brûler, et désigne des

Les Arses pru< de Charmey" d'après une photographie.

terrains défrichés par le feu. Les Arses sont un petit hameau de la commune de Charmey. qui ne compte que 4 maisons. Au-dessus du hameau, on voit une masse de rochers dite Pierre de la Baume, parce

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