‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 249 sur 329 · ARX · texte numérisé non relu

ARX

entre le ponl de Carouge e< Le Rhône. Bu 1")')."> et 1512, il y eut des contestations à ce sujet entre le duc de s^ voie el l'évêque. En l.">27. l'évoque Pierre de la Baume inféode cette pêche ainsi que celle du Rhône et du lac, à Besançon Hugues. Après la Réforme, ces droits revinrent à la Seigneurie, qui acquit aussi des Bernois, en 1538, leur droit de pêche dans l'Arve. La maison de Savoie contestait cependanl ces droits el le roi de Sardaigne en revendique encore la souveraineté en 1787.

Le régime torrentiel de l'Arve a, pendant des siècles, causé de graves désagréments aux Genevois. Pendant les crues violenies, l'eau recouvrait fréquemment la Plaine de Plainpalais, abîmant jardins et maisons. Au XIVe s., les eaux coulaient près du couvent des Dominicains, sous les murs de la ville et la jonction du Rhône et de l'Arve avait lieu en face de Sous-Terre. Les Dominicains établirent des digues et provoquèrent ainsi de violentes disputes avec les hommes de la Bâtie-Mellier. Une transaction intervint entre les deux parties en 1396. Les inondations les plus célèbres, depuis le XVIe s., sont celles de 1530, 1570-71, 1573, 1599, 1602, 1651, 1673, 1711, 1733, 1770, 1773, 1778, 1787. En 1570, 1651 et 1711 le courant des eaux fui si violent qu'il refoula le Rhône dans le lac et lit tourner les moulins de ce fleuve à rebours.

Une profession qui a longtemps été pratiquée sur les rives de l'Arve était celle des tireurs d'or. Elle se développa après la Révocation de l'Edit de Nantes, où de nombreux ouvriers vinrent se réfugier à Genève. Ce métier consistait à laver les sables de l'Arve pour en extraire les paillettes d'or, il était peu profitable et disparut au début du XIXe s. — Voir Arch. d'Etat Genève : P. H. — Reqeste. — Galiile : Genève, H et A. — Rec.des luis. — BIG VI. — MDG V, in-4. — Grillet . Dictionnaire hist. des Départements du Mont-Blanc...

— L.-E. Piccard : Hist. de Thonon et du Chablais.

— ASG 1917, p. 61. — Doumergue : J. Calvin III.

— A. Babel : Les métiers dans l'ancienne Genève (MDG XXXII l). [Louis Blondel.]

ARWANGEN. Voir AAHWANGEN

ARX, von ou von ARGX. Famille bourgeoise de Bàle, dont une branche alla se fixer à Soleure et une autre à Fribourg au XVe s. On les trouve à Soleure, Olten, Egerkingen, Neuendorf, Walterswyl, Stùsslingen, Dornach, Utzenstorf. Armoiries : A l'origine, un soc de charrue (1372). Plus tard : taillé d'or et d'azur, à une Heur de lys d'azur mouvante du trait du taillé. Variantes : à deux fleurs de lys de l'un en l'autre. Branche de Fribourg: d'or aux trois lettres de sable A R X, mantelé de gueules à deux fers de lance d'or et trois monts de sinople en pointe.

A. Branche de Bâle. — 1. Thum, fut témoin en 1348

— 2. Johann, bailli de Fridau, porte dans son sceau un soc de charrue, le 13 février 1372 II fit partie en 1367 et 1368, ainsi que — 3. Erhard, de Hàrkingen, du tribunal du Buchsgau. — 4. Henzmann ou Hermann, d'Egerkingen, bailli de Fridau,

Sceau de Johann v. Arx à Sceau du bailli Diebold

Fridau en 1372. v. Arx à Homburg en 1514.

fut membre du tribunal du Buchsgau en 1371. — 5, Conra, était en 1429 membre de la corporation des merciers de Bàle. — 6. Heinrich, marchand à Bàle, fut bailli de Homburg en 1485. — 7. Theorald, succéda au nn 6 comme bailli de Hombourg en 1514. — 8 Diebold, potier d'étain à Bâle. fut bailli de Homburg 1514-1522, f 1534.

I!. Branche de Soleure. L'ancienne famille bourgeoise de Soleure s'esl éteinte en 1718; une nouvelle famille s'est fixée dans cette ville au XIXe s. — 1, Ferdinand, de Soleure, * l" novembre 1842 à Niederbuchsiten, étudia à Neuchâtel et à Munich, fui de 1888 à 1914 professeur à l'école cantonale de Soleure, inspecteur des écoles primaires el des école- de district, membre delà Commission de rédaction du Fortbildungsschiiler, président de la Société cantonale d'histoii

principales publications. SUTtOUl historiques, BODl : lllus-

trierle Schweizergesch. fàr Schtile und Haut (6 éd.). — Die Restauration im Kt. S - Die Régénération im Kan-

ton S., 1830. -- Die Schlacht bei Dornach 1499. — Der Ein/all der Franzosen in den Kanton Solothurn 1198. — 2. Rudolf, * 29 août 1851 à Erschwil, où son père était instituteur. 11 devint maître d'école à Inkvvil, secrétaire du Département de l'Instruction publique, substitut du grellier du tribunal cantonal en 1874. Il poursuivit en même temps ses études de droit et passa les examens de grellier de tribunal et de notaire En 1879. il s'établit à Dornach comme avocat, et plus tard à Balsthal. En 1885, il devint membre du Grand Conseil et la même année entra au Conseil d'Etat après le krach de la Banque Cantonale qui coûta 2 millions et demi au canton. Comme chef du Département des finances, von Arx eut pour tâche de rétablir les finances cantonales. Le 1er janvier 1909, il passe vice-directeur de la Banque Cantonale soleuroise. Lieutenant-colonel, il a fait partie du Comité de la Société suisse des tireurs, dont il est membre honoraire. [A. L.]

C Branche d'Olten. — 1 Heinrich, était aubergiste à la Couronne et bourgeois d'Olten en 1470. — 2. Christian, d'Egerkingen, teinturier, devint en 1632 nouveau bourgeois à Olten. — 3. Johann-Ulrich, * 1764, menuisier, s'expatria en Hongrie où il doit avoir fait souche. — 4. P. Ildephons, (). S. D., * 3 octobre 1755 à Olten, sous le nom de Urs-Josef-Niklaus, t 16 octobre 1833 àSaint-Gal). Dèsl'an 1773, il se voua à l'étude de la bibliothèque de Saint-Gall et des anciens manuscrits ; devenu prêtre en 1781, il travailla à introduire la méthode de l'école normale d'Autriche, sur l'ordre de l'abbé Béda. Adversaire de ce dernier, il fut nommé curé en 1788 à Hemberg, en 1789 à Ebringen en Brisgau, mais rappelé en 1796 à Saint-Gall par le successeur de Béda pour le contrôle des archives de l'Etat. Lors de l'invasion française, il s'enfuit au couvent de Xotkersegg et après avoir été un moment lieutenant de Wil en 1799, il devint curé de VVasserburg, au bord du lac de Constance. Il employa son temps à classer les archives de sa ville d'origine, Olten, et à en préparer l'histoire. Il écrivit aussi l'histoire du canton de Saint-Gall, qui consacra son renom d'historien. En 1824, il fut appelé à l'administration de la Stiftsbibliolhek de Saint-Gall, où il travailla à l'établissement d'un catalogue des manuscrits. En 1813, il avait été nommé directeur du Séminaire ecclésiastique, et était en outre membre du Conseil ecclésiastique et du Chapitre. Principales œuvres : Geschichte der Stadt Olten. — Geschichte des Kts. St. Gallen. — Geschichte der Landgrafschaft Buchsgau. — Reimrhronik des Appenzeller- Krieges. — 5. Heinrich, * 12 septembre 1802 et t 30 janvier 1858 à Berne, dessinateur et caricaturiste. Il avait un talent indiscutable, et mourut dans les soucis et la misère. Il fournit des illustrations au Guckkasten, revue satirique, au Neuer Berner Kalender, de Jérémias Gotthelf, aux Phantasien im Berner Kornhauskeller.

Ildefons von Arx. D'après une lithographie contemporaine tirée de l'ouvrage : Der Kanton St. Gallen 1803-1903.

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