‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 250 sur 329 · AUX · texte numérisé non relu

AUX

AHZO

d'Adrian von Arx, son cousin: il doit aussi avoir collaboré dès 18-15 au Postheiri. — 6. Adriaih * 28 février 1817 à Olten, t 17 mars 1859 à Valencia (Venezuela). Il fut successivement secrétaire d'Etat à Soleure en 1841, membre du Comité des Corps francs à Soleure, et prit part à leur expédition, capitaine d'artillerie, secrétaire du Conseil de guerre des Confédérés à Berne 1847, membre de la mission militaire suisse dans la guerre russo-turque 1854 ; il se rendit dans l'Amérique du Nord en 1856, collabora à la New-Yorker Abendzeitung et au Journal de l'Etat de New- York, passa en 1859 au Venezuela avec son ami le général Paez, rappelé par la révolution. Comme adjudant du général, devenu président du Venezuela, il devait en organiser l'armée, mais le climat le terrassa. Von Arx est l'auteur de plusieurs drames et poésies encore très populaires en Suisse. — 7. Adrian, fils du n° 6, * 15 nov. 1847 à Soleure, f 16. sept. 1919, étudia le droit à Zurich, Heidelberg, Leipzig et Genève; fut secrétaire de ville à Olten, 1872-1876, où il pratiqua comme avocat et notaire : membre du Grand Conseil de 1881 à 1917, qu'il présida à plusieurs reprises, et du Conseil national de 1908 a 1917. Il publia en 1875 Der Unabhângige et en 1881 Die Montagszeitung. Il est l'auteur de : Die Schlacht bei Dnrnach et Die Ratzenburgcr. — 8. TjRS, * 1849 à Olten, f 3 mai 1910, étudia le droit à Heidelberg, Vienne et Paris, et fut avocat et notaire.

Il fut pendant quelque temps suppléant du tribunal cantonal et président de la Cour d'assises. — 9.

Casimir, * 30 octobre 1852 à Olten, dès 1881 membre du Grand Conseil, provoqua la fusion des deux banques privées, la Solothurnische Bank et V Hupothekar-Kasse des Kts. Solothurn en une banque d'Etat, la Banque cantonale soleuroise, dont il fut président, dès la fondation, 1886. Ammann de la ville d'Olten 1890-1902, membre du Conseil des Etats, il prit une part prépondérante à la nationalisation des chemins de fer suisses et fut dès 1898 président du Conseil d'administration des chemins de fer fédéraux. Il fut aussi membre de la Commission de direction de la Société suisse de surveillance. — 10. Walther, * à Olten le 4 déc. 1852, étudia à Leipzig, Genève et Paris de 1872 à 1875, devint en 1876 maître à l'école de district d'Olten et au printemps 1878 professeur de langue et littérature allemandes au gymnase de Soleure. Il publia en 1884 Der deutsche Unterricht in unsern Bezirksschulen et en 1902 Alfred Hartmann. Sein Leben und seine Schriften. Albrecht von Hallers erste Alpenreise. — 11. Anton,

* 1856 à Olten, t 3 mars 1912. Maître d'école à Subingen et Fehren, il quitta l'enseignement pour cause de santé, étudia le droit, fut greffier à Dorneck-Thierstein de 1877 à 1886, puis membre du tribunal cantonal et de la Cour d'Assises, 1895-1907 président du tribunal du district de Soleure-Lebern. De 1887 à 1892, il rédigea le Solothurner Volksfreund. organe du parti radical. Il fut aussi président de la Commission scolaire du district de Dorneck, inspecteur de plusieurs écoles primaires et d'écoles de district. — 12. Max-Johann, médecin,

* 12 mai 1857 à Olten, fils du médecin Alexander. Il étudia à Zurich, Leipzig, Heidelberg, Vienne et Paris, dès 1884 médecin en second et dès 1893 médecin chef de l'hôpital cantonal soleurois. De 1904 à 1908, il fut médecin de la IIIe division. — 13. Adrian, fils du n° 7, avocat et notaire, 1919 membre du conseil national. [A. L. et M. von Arx.]

D. Branche deFribourg. — 1. Hensillinus de Arx, d'Olten, boulanger, fut reçu bourgeois de Fribourg en 1422. Il habitait le quartier de l'Auge. — 2. Son fils, Benoît, reçu bourgeois le 17 septembre 1467, remplit

DHBS — 28

Casimir von Arx, conseiller aux Etats. D'après une photographie.

diverses fonctions publiques Membre du Conseil des CC de 1466 à 1468 et de 1470 à 1487, du Conseil des Soixante de 1487 à 1494, banneret de l'Auge de 1489 à 1492, conseiller de 1494 à 1502, puis de nouveau du Conseil des. Soixante et banneret de l'Auge de 1504 à 1505 et conseiller de 1505 à 1516, date de sa mort. —

3. Ui.inus, reçu bourgeois le 21 décembre 1467, fit partie du Conseil des CC dès 1487, et mourut en 1502. —

4. Son fils, Nicolas, reçu bourgeoisie 11 octobre 1516, fut membre du Conseil des CC de 1519 à 1521. — 5. Hans, fit partie du Conseil des CC de 1544 à 1562. Avec lui, les von Arx disparaissent de Fribourg. — [Pierre de Zurich.] — Zofinger Stiftsjahrzeitbuch. — Bas. C. VII, p. 355. — Solothurner Wochenblatt 1813, p. 333. — Buchner : Basler Merkur 1786 — F. Haffner : Schauplatz 1666 — Tschudi: Wappenbuch, r°387. — P. I. von Arx: Gesch. der Landgrafschaft Buchsgau und Olten. — FRB. — W. Merz : Die Burgen des Sisgaus. — Oberrheinische Wappen und Siegel, p. 78. — P. A. Schmid : Familienbucher im Stadtarchiv von Olten. — F. Haffner : Chronik. — Vonwiller : Jahrbùcher der Stadt St. Gallen. — P. F. YVeidmann : Gesch. der Bibliothek St. Gallen. — Meyer von Knonau : P. Ildefons von Arx. — Inventare schweiz. Archive I, 89, II, 125. — ADB I, 615. — H. Dietschi : Oltner Biographien, mns. — SKL I, 53. — J.-J. Honegger : Nationalliteratur IV, 260. — J.-J. Honegger : Im Schweizerhaus 1876. — Solothurner Taqblatt 1910, 103, 1912, 53. — St. Ursen Kalender 1912, 80.

ARZET. Voir Artzev.

ARZIER (C. Vaud, D. Nyon. V. DGS). Ce village paraît avoir été un domaine privé de l'époque mérovingienne. Il y subsista sans doute quelques habitants que la chartreuse d'Oujon groupa en 1304 en communauté, y attirant de nouveaux agriculteurs par la concession de vastes pâturages dans le Jura, jusqu'au lac des Rousses, et par l'affranchissement de toute servitude de taille et de mainmorte. Le 26 février 1306, l'évêque de Genève constitua la terre d'Arzier en paroisse, groupée autour d'une église, Saint-Nicolas. Il définit les droits et les obligations du prieur de la chartreuse d'Oujon, du curé et des paroissiens. Après la Réforme, privés de l'appui de la chartreuse, les habitants d'Arzier laissèrent aller leurs terres en friche. Pour rentrer dans ses droits fiscaux, le gouvernement bernois concéda en 1664 les droits seigneuriaux à la municipalité, à charge pour elle d'assumer toutes les chargeslégales. La nef de l'église actuelle est du XIVe s. Une famille noble d'Arzier est citée dans l'Armoriai de Mandrot avec ces armes: de sable à trois alérions d'or. Les registres de baptêmes et de mariages datent de 1710 et ceux de décès de 1728. — Voir DHV. [M. R.]

ARZILLIERS ou ARZELIERS, GASPARD Perrinet, marquis d'. 1645-1710. Issu d'une famille noble protestante duDauphiné, il fut agent de Guillaume III d'Orange à Aarau en 1690, enrôlant des troupes avec l'agent hollandais Convenant pour une expédition du Piémont en France. A Berne en 1691, il devint l'année suivante membre de la direction de la colonie française, puis s'établit, au début du XVIIIe s., à Genève, où il fut l'homme de confiance de la France et de l'Angleterre. — Voir France protestante, art. Perrinet. — Rott : Inventaire. [E. B.]

ARZO (C. Tessin, D. Mendrisio. V. DGS). Com. et paroisse faisant partie de la pieve de Riva San Vitale, dont elle suivit les destinées politiques. Anciennes formes du nom : Artio, Arzio, Artiurn. Arzo fit partie du territoire de Lugano sous les Visconti et sous la domination suisse, et du district de Lugano jusqu'en 1814. En 1798, il était compris dans la république indépendante de Riva San Vitale et ses délégués participaient le 23 février à l'élaboration de la constitution provisoire. Déjà connu au moyen âge par ses carrières de marbre Arzo fournit les matériaux pour la construction du dôme de Côme, pour la restauration de la façade du « Broletto » de la même ville en 1435 et pour les parties en relief de la façade monumentale de la cathédrale de Lugano. Le village exerçait un droit de douane sur les marbres que l'on extrayait de ses carrières. Dans la première moitié du XVe s., Arzo devait fournir aux

Nov. 1920

ASAM

ASCHWANDEN

ducs de Milan huit hommes d'armes Au point de vue ■ li iastique, Arzo appartint a la paroisse de Riva San Vitale, dont il l'ut détaché le \~> octobre 1630 pour Être constitué en paroisse indépendante. Au XVIIIe s., il devait encore à l'église-mère de Riva San Vitale une redevance de 415 lires, qui lut rachetée plus lard Au jourd'hui encore, il fait partie du décanal de Riva San \ itale. Arzo est le lieu de naissance de Salvatore Allio, de Antonio el Giovan Maria Rossi. — Population: 1591, environ 260 hab. ; 1801,418; 1900,703; 1910,741. Voir Baroffîo : Dell' Invasione francese in Svizzera. Monli: Atti... — Weiss : Die less. Landvoqteien. Vegezzi . Esposizionestorica. — UStor. 1885 et 1890. [C.Trezziwi.]

ASAM. Famille de peintres de la haute Bavière. — 1. Kosmas Damian, * 28 septembre 1686 à Benediktbeuren en haute Bavière, t II mai 1731» à Wellenburg, fils du peintre Hans Georg, étudia la peinture à Rome avec son frère Aegidius, chez Giuseppe Ghezzi, de L'école de Pietro da Cortona. La décoration de L'église d'Einsiedeln, 1724-1726, est son œuvre maîtresse; elle le place parmi les meilleurs artistes îles XVIe et XVIIe S

— 2. /Egidius, frère du n° 1, s'occupa surtout de plastique; * l1'1 septembre 1692 à Tegernsee, t 1759. Il se forma à Rome chez Bernini. 'taudis que son frère peignait les fresques de l'église d'Einsiedeln, /Egidius en exécuta les décorations en stuc et se montra dans ce domaine aussi génial que son frère.

— Voir P. Kuhn : Der jetzige Stiftsbau Maria Einsiedeln. — SKL I. [R-r.]

ASCENSION (en allemand : Auffahrt, Htmmelfahrt). L'Eglise ne célèbre pas ce jour autrement que les autres grandes fêtes. Le missel romain prescrit seulement qu'après le chant de l'Évangile dans la messe ardente, les cierges de Pâques, consacrés le samedi saint, doivent être éteints. Dans quelques églises de la Suisse existe encore aujourd'hui l'usage d'élever une statue du Christ jusqu'au toit en symbole de ce jour, ainsi dans la Hofkirche de Lucerne. Il est de coutume, dans le district saint-gallois du Lac, de bénir des couronnes à l'église ; elles sont ensuite pendues dans la maison pour préserver des maladies. A Saas (Pràtigau) les jeunes filles apparaissent couronnées à l'église. A Beromunster (Lucerne), a lieu le jour de l'Ascension une procession à cheval avec le saint sacrement ; en tète se tiennent le sautier du chapitre portant la lance de saint Michel et un manteau rouge, les porteurs de la croix et de la bannière en robes de chreur blanches, ainsi que le curé, le prédicateur et au moins quatre ecclésiastiques ; puis viennent quatre laïques à cheval en manteaux rouges et une partie des suivants en manteaux noirs; en chemin, la procession fait quatre haltes avec évangiles, répons et bénédictions; dans les hameaux et dans les fermes sont dressés 14 arcs de triomphe et les maisons situées le long du chemin sont décorées ; tous les participants récitent le rosaire à haute voix. La cavalcade compte 250 à 350 cavaliers et toujours plusieurs milliers de piétons. Ce cortège est mentionné comme visite des terres vers 1420, comme procession en 1509; l'itinéraire est toujours resté le même à quelques exceptions près. — Voir BLS, fasc. V 5, cahier 4, 72. — Estermann : Stiftsschule 194, et Topographie 61. — Herzog : Schweiz. Volksfeste 243. — M. Schnyder : Im Sonnenschein 137. — Sonntagsblatl du Vaterland 1916, 172 (avec illustration). — JSG 19, 30. — ZT 1918, 162.

— P. Grellet : La vieille Suisse 3. [J. T.]

A côté des usages religieux de l'Ascension, les coutumes populaires sont assez nombreuses. Dans quelques régions de la Suisse (Canton de Thurgovie), la course aux œufs a lieu ce jour-là, tandis qu'ailleurs elle se fait généralement à Pâques. L'antique coutume de faire le tour de ses terres tombe le plus souvent sur ce jour, en particulier à Sempach et dans le canton de Bâle-Campagne, tandis qu'elle a lieu à Liestal au Banntag, soit le lundi avant l'Ascension. Dans le canton de Lucerne, règne la croyance populaire que l'ordre de la nature détruit à Pâques se rétablit à l'Ascension et que les petits garçons auraient régné au ciel dans l'intervalle. En Thurgovie, les œufs pondus ce jour protègent contre le mauvais temps ; dans le Knonaueramt, le bonheur entre à l'écurie si le bétail boit ce matin-là.

La croyance est encore répandue en beaucoup de lieux que le soleil se lè\ D en trois bonds à l'Ascension, comme nu le dit ailleurs du soleil de Pâques. Dans le canton île Schwyz, les orages doivent venir en été de la région du ciel vers laquelle se tourne l'image du Christ élevée ce jour-là dans l'église. Les mets du jour de l'Ascension sont en particulier le beurre et le miel, à Zofingue le séret .

— Voir O. Kingholz : Wallfahrttgeschichte U.L.F. "j/< Einsiedeln. — SI 1, 1030. — E. HofTmann-Krayer: F este und Brduche, p. 159. [G. M. et Ê.H.-K.]

ASCHWANDEN ( am SCHWANDEN , an SCHWANDEN). Famille du canton d'Uri qui comptait, lors du recensement de 1910. 609 représentants dans le canton, dont 148 établis à Altdorf. Armoiries : d'or à la bande d'azur chargée île trois étoiles d'argent. — 1. JakÔB, de Seelisberg, paraît le 5 juillet 1436, premier de la famille. L'obituaire de l'église paroissiale de Seelisberg mentionne dès le XVe s un grand nombre de personnes de cette famille, qui tire son nom d'une terre. Schwand, qu'elle y possédait. Au XVIe s., la famille se répandit à Altdorf et à Schattdorf.au XVIIeàBauen, Fluelen, puis à Seedorf, Sisikon. Erstfeld, à la fin du XVIIIe à Pans et au XIX* à Zoug!

— 2. Andréas, de Seelisberg, du Conseil, de 1514 à 1516 bailli de la Léventine ; il fit faire, le 6 février 1517., comme administrateur de l'église de Seelisberg. par Hans Sibenherz, de Zoug, un tableau pour 30 tl. ; il représenta encore Uri le 27 mai 1538 à une conférence des trois cantons à Brunnen. — 3. MELCHIOR, de Seelisberg, du Conseil, second député le 5 mai 1555 à la reddition des comptes de Kaido ; de 1559 à 1501 membre du tribunal des Quinze, t vers 1574. — 4. Dans, de Schattdorf. du Conseil, parait souvent dans les documents de 1552 à 1576 ; recteur d'une léproserie en 1502, il donna à Schattdorf un vase de baptême qui a été conservé. — 5 BERNHARD, de Seelisberg, du Conseil, le ^décembre 1577 second député au tribunal d'appel de Stans ; bienfaiteur de la chapelle de Maria Sonnenberg, il donna en 1581 la grande cloche de Burglen.

— 6. Josef-Anton. greffier, se distingua à la ba taille de Villmergen. — 7 Johann-Georg, de Bauen. notaire apostolique, * 1759. t 20 juin 1829, étudia la philosophie et la théologie à Soleure ; de

.1784 à 1788 curé chapelain et maître d'école à Bauen ; dès 1788 curé de Erstfeld, secrétaire du chapitre des Waldstàtten, membre de la Commission scolaire uranaise et de la Commission de l'assistance publique ; l'un des plus actifs adversaires des Français et de la Constitution helvétique ; en 1799 instigateur du malheureux soulèvement uranais contre le joug français. Philanthrope, il ne fut surpassé par aucun de ses contemporains dans son dévouement pour les pauvres et l'école. Son portrait est à la cure d'Erstfeld ; un calice à ses armes se trouve dans l'église du même lieu — 8. Sebastian- Heinrich-Anton, de Sisikon, * 1766, t 18 septembre 1834, sacristain et secrétaire de la municipalité, rédigea une description de l'éboulement de Sisikon des 14 et 15 mai 1801, et un intéressant protocole de la période de la République Helvétique (publiée par A. Schaller. dans Hist. Nbl. L'ri, 1919). — 9. Franz-Josef. de Bauen, * 1793, f 1848 à Seelisberg ; il étudia la philosophie et la théologie à Soleure. devint chapelain du chapitre des chanoines de Bischofszell où ses services rendus à la jeunesse étaient estimés; 1820-1821 professeur de syntaxe à Altdorf, 1821-1825 curé à Attinghausen, puis

Johanu-Georg Aschwanden.

D'après un portrait à l'huile de

1790 environ se trouvant à la

cure d Erstfeld.

ASCLEPIODOTUS

ASCOM

à Flums, Jonschwil, Sargans. — Voir \\ ymann : Das Schlachtjahrse.it von Uri, p. 40. — Hist. Nbl. Un, VI,

Page 1