‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 25 sur 329 · A H EGG · texte numérisé non relu

A H EGG

bresdela famille onl été aux XVIIe el XVIII1 siecli priétaires de moulins dans différentes régions du canton de Zurich. /'/ V, VII, VIII, XI. - Mon. Germ Necr.l. — Wôber : Miller v. ». iu Aichhoh (contient beaucoup

d'erreurs). — Bûrgerbuch /.. I, f. 297//. j i- et F. n.

ab ebncede. Famille de ministériaux des Rapperswil et des Regensberg. Voir Ebncede (von).

ABEGG. Nom de familles répandues très anciennement dans plusieurs cantons de la Suisse allemande . mais elles ne peuvenl être rattachéesà une Bouche commune et il est ilouirii\ qu'elle existe. La fréquence du nom B'explique par sa dérivation d'un <lrs nombreux Egg saillie ou promontoire formée par une montagne . comme dans Egg, Egger, Anderegg. La pièce des armes des Abegg de

Zurich el de Schaffl se symbolise probablement un Egg

= un coin, une pointe de rocher.

A. Canton d'Argovie. A Zofingue famille bourgeoise originaire des Egg-Hœfen (Com. Strengelbach . déjà mentionnée dans le rentier de Habsbourg -ou> le nom d'ÂBEKKE. Les représentants les plus notoires sont 1. Wernher (Wernli) (ab Egg, Abegke, Abegge)le II mars 1 365 dernier témoin à l'investiture des comtes .Iran de Frohburg et Sigismond de Thierstein au comté du Sisgau par Jean, Evêque de Bâle ; le même mentionné comme bailli de Farnsburg, de Waldenburg. el de Gelterkinden. [VLB n- 443, 448, 511, 566, 1 1 13, 1 138). 2 Ci ewi, probablement lils de Werna, mentionné dès I43i, maître boulanger, capitaine des milices de Zofingue dans la première guerre de Zurich, administrateur dune léproserie, plus lard hospitalier; 1450, avoyer de Zofingue, mentionné comme tel en 1457 dans : Histor. Notizen und Anekdoten von Zofingen; est un des bienfaiteurs du chapitre de Zofingue ; mentionné pour la dernière l'ois en 1477. —3. Il ans, peintre verrier, prit pari aux guerres de Bourgogne, ainsi en 1474 à l'expédition d'Héricourt, 1475 a Grandsonet Orbe, 1476 commandant du contingent de Zofingue à Romont. Depuis 1478 il ligure comme membre du Conseil, en 1509 est dénommé « ancien directeur des constructions i> el est appelé en 1510 syndic de Zolingue. Il doit, être mort tôt après. Sa femme est fille d'Aerni Wiss. Son oeuvre capitale est la Passion dans la fenêtre centrale du chœur de la collégiale île Zolingue. Armoiries: Marque de maison consistant pour Clewi en une, pour Hans en deux pelles de boulangers. — Voir QSG 14. — Merz: Urk. d. Stadtarchivs Zof. avec des sceaux de la famille. Stadtrechnungen, Stiftsurbar MS. — Spécialement quant à son activité professionnelle ASA XV, 46. — A cette famille appartient probablement aussi WERNLI au service de l'intendant autrichien Henri Gessler et qui, en 1380, fait achat aux Landenberg-Greifensee de la tour Aspermont, à Griiningen, en échange d'un étalon : il a déjà témoigné à Istein le 11 mars 1363. — Voir Diener : Haus Landenberg, p. 64. — Trouillal : Monuments. — Boos : UB. Baselîand. [Gr.-emcher.I

B. Canton obwaid. Ab Egg, Autegg, An der Egg. Famille éteinte de campagnards d'Obwald, communiers soit de Iverns et de Sarnen, soit de Schwàndi et de Lungern.

Les familles de paysans de ce nom qui existent encore sont originaires de Schwyz, établies seulement depuis 1776 dans le pays. Ils sont paroissiens de Kerns et libres consorts à Sarnen. — Voir, Kûchler : MS Biblioth. d'Obwald. — Durrer : Einheit Unlerwaldens. — Obituaire, Rentier de Sarnen. |Al. Truttmann.

C. Canton de SchafThouse. Abegg (autrefois AI) Egg, Eck, Egk, Egga). Famille bourgeoise de SchafThouse qui apparaît dès 15-20, mais dont l'origine n'esl pas connue. Un des premiers membres dont il est l'ait mention est 1. le capitaine Wernli (Werlin, Wernherr) qui, en 1544, fournit au roi de France un contingent de mercenaires. — 2. Le capitaine Ulrich, 1589. — 3. Sebastien, bailli

du Val Maggia dessin), 1592 et 1593. — 4. Jean-Cas- PAR, 1599 à 1607, hospitalier. — 5. Jean-Ulrich. 1707- 1714, abbé de la corporation des boulangers. En 1917 la famille ne compte plus que peu de membres. — Voir LL I, 9. — Reg. (!<■* Chroniques de Rùegeret Harder. - Reg. généalogiques de Schaffhouse. — Armoriai 1819. [j. n. b.

II. Canton de Schwyz. Les Abegg (Ab Egg, \h Eck) de Schwyz sont une ancienne famille campagnarde du quartier de Steinen. lies rapports généalogiques quelconques .née la famille zuricoise de même nom ne peinent être établis et paraissent exclus, ce que tend aussi à confirmer la différence des armoiries. Aux X\T et XVII" siècles les \. de Schwyz portaient des marques de mai -on. Boit deux p à loup croisés el réunis au sommet, soit un A -nmmé d'une croix ; depuis le \Sf" Biècle ils écartaient : I et 4 de gueules à un A ou à une étoile d'or, 2 et 3 d'azur à un Iruil de grenade au naturel. Voir Mitteil. Schwyz 't \ mentionner: I. Jean de Steinen, tué dans la première guerre de Zurich en 1443. 2. Dominique, péril île Vilmergen 1712, tandis que 3 Antoine; \. Jean-Antoine; 5. leonard-Pidèle, 1798 et 6. Augustin, 1799, perdirent la vie en défendant leur patrie contre l'invasion des Français. Cette famille a fourni aux autorités : Membre* du Conseil et septeniers (préposés de district ou quartier): 7. Jean-Henri, 1680-1694; 8. Jean, 1710-1713:9. Henri, 1713; 10. Leonhard, 176!» ; 11. Leonhard, fils du précédent, 1777. — Baillis: 12. Adam, a Bellinzone, 1658; 13. Jean-Henri, à Uznach, 1678; 14 HANS,à Gaster, 1680:15. François, à Uznach, 1698; 1.6. Fidèle, dan- les bailliages libresl775. — Secrétaires d'Etal .17. François, 1679-1693; 18. Joh.-Fidèle, 1754-1772. — Député » i" diète 19 Jean-Henri, 1671 et 1676. — Ecclésiastiques h;'-«/»'< > 20. Charles-Joseph f 1763, curé de Sitterdorfet 21. Charles, vivant encore. — Ecclésiastiques réguliers : 22. P. Benno, bénédictin à Einsiedeln, y 1792: 23. P.-Benno, du même ordre, depuis 182<i curé de Freienbach, -j- 1815: 24. F. Sebastien, jésuite, f 1782 à Lucerne; 25. P. Simpi.itius, capucin f [807; 26. I'. .Ii ste, du même ordrej- 1811. — L'éboulement de Goldau a enseveli, le 2 sept. 1806. H personnes du nom d' Abegg, originaires de Goldau et de Hôthen. — 27. Dominique A. de Rotenturm est guillotiné à Schwyz le 22 mai 1894. pour double meurtre. — Son homonyme -28. Dominique, de Schwyz, * 1789 y 1826. a fait plus d'honneur à la famille. Celui-ci fréquenta leécoles supérieures, étudia le latin à Schwyz (école du couvent) et a .Mûri, puis la rhétorique et la philosophie à St- (iall ; dans l'intention de s'adonner à la médecine, il étudia encore la physique, l'anatomie, la physiologie, etc., aux universités de Turin et de Pavie. Il s'adonna également à la musique el à 19 ans passait pour un maître du violon. Il obtint en 1781 une place d'instituteur. Comme organiste depuis 1799, il améliora considérablement la musique d'église de Schwyz et composa aussi des opérettes. Il réorganisa également les institutions scolaires et institua une école normale sur le modèle de celle de St-

l'rbain. Ses lils, 29. Joseph-Marie, et 31). Dominique, succédèrent à leur père comme instituteurs et organistes, à Schwyz. — 31. François-Charles, procureur général a, comme propriétaire de l'auberge de la Croix, de l'Hôtel Kurhaus du Cheval Blanc, à Seewen, remis en vogue vers 1830, par de nouvelles installations, les bains d'eau minérale de cette localité (voir Jos. Ant. et RochusAbyberg). [Sttger.]

F. Canton de Zurich Les Abegg sonl ressortissants de toute une série de communes autour du lac de Zurich, probablement avec origine commune de Rùschlikon où pendant des siècles on trouve la famille adonnée aux métiers de boucher, boulanger el aubergiste. D'ici elle s'est propagée au XVI' el commencement du XVII1 siècle à Kilchberg y, Wollishofen y. Meilen y. Zurich, Thaï- wil -j-, Horgen, Kùsnacht, Wiedikon et Wipkingen. Kn 1910 un Abegg de Mônchaltorfa été reçu bourgeois de Winterthour. ■

I. L'ancêtre commun de toute la famille de la région du lac de Zurich est HUGUES qui apparaît en 1455 pour la première fois à Rûschlikon (dans l'ancien bailliage de Horgen) sans que l'on sache d'où il venait. — Armoiries des Abegg de Rûschlikon: 1. d'or à une marque de maison de sable [composée d'un X soutenu par une tige) issant d'un mont à 3 copeaux de sinople (limier: la marque sans les montagnes; lambrequins d'or et de sable (vitrail de 1688 avec les armes complètean musée hist. de Saint-Gall. Mêmes armes dans Dùrsteler et Meiss). 2. Variante: la marque de

ABEGG

ABKGG

maison se termine en anneau à la partie inférieure de la tige et est surmontée du «coin» de la branche de la ville de Zurich à laquelle est également emprunté le vol du cimier. (Vitrail avec armes complètes de 164(5 dans la collection du comte Revertera).

La famille est nommée dans toutes les charges du bailliage dont la bourgeoisie et le conseil de Zurich avaient la nomination. — 1. Jacques sous-bailli à ïhalwil et Kilchberg 1646(vitrail armorié). — 2. Jean-Jacques * 1609, capitaine et sous-bailli à Thalwil et Kilchberg ; épouse Marg. Frey * 1612 (vitrail armorié 1688). Pour détails sur les différents membres de cette branche voir A. Nàf: Die Gem. Rûschli- Aon (1881).— Etat de la famille dans ,1. Frick : Gemeindebuch der beidert Zùrichseenfer (1864). ("J. F. et F. H.]

II. Les Abegg du quartier de l'Enge f. Jacques de l'Enge qui a loyalement servi « mes gracieux seigneurs » dans les deux juridictions de Notre-Dame et des cordeliers déchaussés depuis nombre d'années et dont le grand-père défunt a pris part dans la détresse de messeigneurs à l'expédition de Kappel, y a péri avec deux autres et s'est aussi honorablement comporté, est agrégé comme bourgeois de Zurich le 24 déc. 1599; il devient compagnon de la Constalfel, commissaire de la navigation (Schiffmeister) 1602 et membre de la corporation des bateliers. — Bûrgerbuc/i de Zurich II p. 34 etC. Keller: Promptuar. [F-, H.]

III. Les Ahegg de Horgen. Un membre de cette famille, sans héritier mâle, est agrégé à la bourgeoisie de Zurich en 1887. — Armoiries : Celles de la ligne zuricoise A. comme dans l'armoriai de Meyer 1674, avec planoir en chef.

L'origine n'a pas pu être établie jusqu'à présent; autrefois surtout maîtres d'état, en particulier menuisiers ; dans les temps modernes s'adonnant aussi à la fabrication delà soie, au blanchiment, à la mécanique: on en trouve aussi dans les autorités communales et cantonales. — 1. Jean, le premier ancêtre (vers 1598-1678), menuisier, épouse Anna Biber de Horgen 13 mars 1627 (première mention du nom à Horgen); vient probablement de Wollishofen ou de Riischlikon. — 2. Jean- Jacques (1731-1786), menuisier et sergent fit en 1780 une maquette pour la nouvelle église. — 3. Jean-Jacques (1764-1836) menuisier et blanchisseur, lieutenant, épouse Elisabeth Nàgeli. Ayant en patriote ardent pris part à la dispute de Stàfa, il fut en janv. 1795 condamné à payer une amende de 75 Liv. au fonds des pauvres et après apaisement des troubles fustigé et banni de la Confédération. Une amnistie ayant été accordée, il revint de Ravensburg en 1797.— 4. Jean-Rodolphe (1793-1860) fils d'un ébéniste de même nom, consacré 1814 à Râle, catéchiste à Unterstrass près Zurich depuis 1818, instituteur à Thoune 1820, pasteur à Meiringen 1828, à Laupen (Berne) 1837, à Wangen 1847 (Wirz: Etat). — 5. Jean- Henri allié Glogg (1805-1874) fils de n» 3, négociant et maréchal des logis, co-fondateur de la grande fabrique de tissage de soie à Horgen, du séchage de soies et de la Société du Crédit suisse à Zurich, représentant de la maison de soies Arles Du four de Lyon. — 6. Jean-Jacques, allié Schàppi (1801-

1871) fils de n" 3, blanchisseur, président de la commune, préfet, grand conseiller. — 7. Jean, allié Schmid ( 1 808-

1872) fils de n° 3, boulanger au «Cygne», inventeur des petits pains « Johannes Brôdtli», dénommés d'après lui. — 8. Charles, allié Riittimann (1810-1869), fils de n° 3, ingénieur-mécanicien chez Escher Wyss et Cic, inventeur des bancs à broches pour le tissage du coton. — 9. Charles, allié Madon (1840-1900), négociant, ingénieur, propriétaire d'une grande filature et retorderic de soie à Savigliano, Italie, fa Rosario en Argentine. — 10. Jean, allié Veith (1813-1915), fils de n° 7, négociant et directeur de fabrique à Bregenz, depuis 1893 à Horgen promoteur et de 1910 à 1912 directeur de l'usine à gaz, etc. La commune lui fit hommage en 1913 d'un vitrail armorié. Il s'est occupé de recherches sur la famille Abegg de Horgen, f à Oberrieden. (ZWC/ir. 1915, p. 99 avec' portrait). — 11. Jacques allié Jaun (1846-1912) propriétaire d'une usine de blanchiment, de flambage et d'apprêt à Horgen (Z W Chr. 1915, p. 100 avec portrait). — 12. Emile * 1885 à Kusnacht, D* en phil., s'adonna à la philologie, étudia à Zurich les langues germaniques, indo-germaniques et le sanscrit, à Leipzig la philologie hindoue sous Windisch, la psychologie des races sous Wundt, la phi-

lologie générale. Fit son doctorat en 1909 à Zurich : dissertation: Die Laule der Mundart von Urseren, continui par: Die Mundart von Urseren. (Beitrâge tur Schweizerdeutscken Grammatik, publ. par A. ISaehmann. Vol. S 1910); 1909-1911 rédacteur à l'Idiotikon suisse ; 1913-1915 professeur à l'Ecole normale de Kusnacht; rédigea 1909- 1910 la Bibliographie fur allgem. Sprachwissenschaft dans les Indo-germanischen Forschungen ; 1914 contribution au livre du jubilé de Ernest Windisch : « Die Lehre vom Sphota im Sarvadarsanarangraha » . — .1. Frick Gemevndebuch der beiden Zûrichseeufer, 1864. — J. Strickler, Geschichte der Gem. Horgen, 1882. [F. H.] IV. Les Abegg de Knsnac/it. Agrégations à Zurich 1823 et 1877. — Armoiries : celles de la branche A de la ville de Zurich, le «coin » surmonté comme brisure d'un couperet, de boucher d'argent au manche d'or (armoriai Egli 1860 et 1869); la bran, lie agrégée en 1877 supprime actuellement la brisure. — J. Frick : Gemeindebuch derbeiden ZhrichseeuferASwt.

Famille notable, vient directement de Riischlikon, un nommé 1. Jean - Rodolphe île Riischlikon s'étant établi vers 1625 comme secrétaire du haut bailliage de Kusnacht au Goldbach. Un de ses pelhs-lils, 2. Jean-Henri, capitaine, fut à la lin du 17" siècle sousbailli du même bailliage. — 3. Henri f 1789, portft-drapeau. —4. Jean (1763-1832), fils d'un secrétaire cantonal, Rodolphe, était a l'époque de l'invasion française et de l'Helvétique président de la commune de Kusnacht, et le logement des troupes russes-autrichiennes, françaises et helvétiques, lui donna beaucoup d'ennuis. De son premier mariage naquit le membre de la famille qui obtint le droit de bourgeoisie à Zurich en 1823; de son second mariage est issu Jacques (1802-1872), juge de corporation, ainsi que le syndic de la commune, Gaspard, allié Bleuler (1803-1850), père du n° 7. — 5. Jean- Jacques fils du juge de corporation Jacques et petitfils du n"4*23juil. 1834 f 17 fév. 1912, industriel et conseiller national à Kusnacht. Il suivit l'école de tissage de soie à Lyon, où il travaillait en même temps dans une soierie. A la tête

d'une fabrique de soie de 1859 à 1889, il se consacra dès lors exclusivement à la vie publique. Comme membre libéral de la Constituante, 1868-1869, il vota le 31 mars 1869 en faveur de la nouvelle Constitution démocratique. Il siégea au Grand Conseil zuricois de 1869 au printemps 1911, et le présida en 1902. De 1890-1908, il fut membre du Conseil de l'Instruction publique et entra en 1K87 au Conseil national dont il ouvrit la 22'' législature, le 4 déc. 1911 comme doyen d'âge. Dès 1881 membre, puis président de la Commission de surveillance de l'école zuricoise de tissage de la soie, il rendit aussi des services comme membre de plusieurs autorités de sa commune d'origine et contribua à la réussite du projet d'établissement de la ligne de chemin de fer de la rive droite du lac de Zurich. Major d'infanterie; par son testament il léguait IV. 176 000 à plusieurs institutions d'utilité publique. — Voir Nécrologie NZZ 1912, n"* 49, 233 et 252. - ZWChr. 1912, p. 77-79, avec portrait. — Zum Andenken un .1. ./. Abegg, Nationalrat etc. (Stàfa 1912) ; avec portrait. — 6. Hermann, frère du n" 5 *Ï843f 18 sept. 1916, remplit plusieurs fonctions communales, celle de président de la commune de 1886-1892. — 7. Charles, allié ARTER, * 10 avril 1836 à Kusnacht, depuis 1877 bourgeois de Zurich (Abegg B), f 23 août 19I2, lils du président de commune Gaspard et petit-fils du n° 4. Il perdit son père à l'âge de 14 ans; il fréquenta les écoles primaires et secondaires de Kusnacht et pendant une année l'école industrielle île Zu-

-J. Abegg, Conseiller national à Kusnacht (1834-1912).

ABEGG

ABEGG

rich. A l'âge de 16 ;ui> il se rendit en Italie pour y apprendre le commi rce de la soi I de l'industrie de la soie, \ •J(i ans il entrait à Zurich dans la Fabrique de soie Salomon Riitschi-Bleuler. Envoyé en 1^57 à New-York pour prendre en mains les intérêts de la maison fortement menacés par une crise industrielle, il s'acquitta brillamment de sa mission, A Bon retour à l'âge de 23 ans et demi, il épousa Emma Arter, de Zurich, el Fondait en 1861, avec A, Rùbel, la maison do commerce de -on- il de banque Rûbel et Abegg qui fut dissoute en 1884. Mais c e I dans le domaine financier qu'il exerça principalement son activité. En 1868 il était appelé à faire partie du Conseil d'administration de la Caisse de crédit Buisse qui avait 12 ans d'existence. En 1881 il devint vice-président ci en 1883 présidenl de celle banque, emploi qu'il remplit jusqu'en 1911 avec distinction. La situation que la banque a acquise pendant celte période lui est due en première ligne. Il en fut président honoraire de 1911 jusqu'à sa mort. Il était en outre président de la Bociété* anonyme de filature de chappe, à Lyon, président des Usines électriques de Strasbourg, vice-président de la Banca commerciale d'Italie, de la Société d'assurance contre les accidents il Zurich » dès 1809, et depuis 1875 de la " Suisse ,,, Société

d'assurance de transports, <|ui toutes les deux ont été fondées avec sa coopération ; président du Conseil d'administration de la Banque des chemins de fer orientaux depuis 1890 de la Banque d'entreprises électriques depuis 1895, membre du Conseil d'administration de la Société d'exploitation des chemins de fer orientaux, de la Société du chemin de fer Salonique-Monaslir. delà 1 i^ne de Bagdad, du chemin de 1er du Gothard, de la Société électrique Germano-Transatlantique, de la Compana Barcelonesca de Electricidad, de la Société par actions autrefois Dollfus- Mieg & C", à Mulhouse, etc , il sié^e;i également pendant nombre d'années au Tribunal île commerce de Zurich. D'allure modeste, Abegg-Arter avait un caractère noble, loyal et sympathique. A toute occasion disposé à venir en aide, il n'entendait pas qu'il fût parlé de ses bonnes œuvres. Jamais il n'était l'ait appel en vain à Charles Abegg-Arter. Ba libéralité ; nous ne rap-

(1836-1912) pellerons que son don à

la caisse de pension du Corps universitaire. Abegg-Arter a accompli dans sa vie un grand travail ; plus importants encore sont les bienfaits qui en découlent. — ZWChrl9l2, p. 357-362, avec portrait et 1906, p. 65. - Die Schweiz, 18, 1912. - NZZ 1911 n« 85; 1912 n<« 238-240.- Zurlinden : Zurich II, p. 396 ss. [avec portrait). — Karl Abegg-Arter [Denkschrift]. Zurich 1913. - 8. Charles, allié Stockar, fils du n« 7, * 1860. fréquenta les écoles de Zurich. A 17 ans se rendit en Italie où pendant 3 ans il s'initia à l'industrie et au commerce de la soie; puis après un court séjour en Angleterre, il séjourna pendant un an et demi à New-York, dans des maisons de soie et de banque. Après un voyage au Japon, en Chine, aux Indes, en Egypte et en Turquie, il fonda en 1884 la maison Abegg & C° à Zurich (filature, moulinage et commerce de soie). Il fonda en Russie une usine de moulinage modèle qui compte parmi les plus productives du monde. Il fut longtemps président des tissages de soie Stunzi lils S. A. à Ilorgen, et plus tard membre du Conseil d'administration. Il était en outre président de la Société générale Maggi, à Kempttal, conseiller d'administration de la Caisse de crédit suisse, de la Société d'assurances « Zurich », de la Société suisse de réassurance, delà Caisse de prêts, et membre de la Chambre de commerce de Zurich. En 1890 il épouse Annie Stockar, de Zurich. — 9. Auguste, allié Rùegg, frère dtr n" 8, * 1 86 1 , fréquenta les écoles de Zurich et l'école de commerce de

Genève, puis passa à 18 ans en Italie. Il y fonda la maison W'ild et Abegg. maintenant Coton ificio Valle di Abegg X C*. Ce- (Raturée et ti-sae.es ,|,. coton, dont hs débuts fuient i |,-t,s. comptent maintenant parmi les mieux organisée et les plut importants d'Italie. En 1889 il épousa Anna Rûegg, de Zurich. En témoignage des services rendus, le nu lui conféra un ordre avec degré de commandeur, un honneur rarement accordé à un étranger. Propriétaire depuis 1896 de l'ancien domaine du comte Plater, a au Brôlberg », près de Kilchberg, sur- le lac de Zurich. — Zut g er état 8 1877-1911. — Communications de M. C. Ab( Zurich II. E 8t., F. 11. el i.Y.

V. Les Abegg de Meilen dont on a jusqu'à présent admis à tort qu ils étaient originaires du paye de Glaris, viennent de Moncbhof (Com. Kilchberg) et sont ainsi une bianche de la famille de Rûschlikon. IIans, reprit un peu après 1511 une métairie appartenant à L'ancien couvent de Rappel et vint ainsi à Meilen. l'n d< lils, HENRI, le tanneur, acquit le | I décembre 1579 la bourgeoisie de Zurich et devint l'ancêtre des Abegg de Zurich de la vieille s,, mi,,, (voir branche A de Zurich !. Le tailleur- IIans devint le <s déc. 16ij7 bourgeois de

Zurich, "ses ancêtres s étant bien comportés dai. afflictions de la ville de Zurich et y ayant même lais-é la vie. » La famille est maintenant éteinieà Meilen. ■' i-

VI.Les Abegg deWiedikon Zurich).— Jacques, *10oct. 1685, consacré à Zurich 1700. recteur- à Zweibrûcken dans le Palatinat en 1710, pasteur de Saint-Pierre à lleidelberg en 1726, où il mourut en 1744 /Xeu I). Il laissa un Sis Jean- Frédéric qui étudia à Zurich et devint 1751 pasteur à Roxheim et Grossbockenheim, dans le Palatinat (Holzhalb, Supplem. ù Leu, l.p. 3). —Jean Caspar *18ll, président de commune, directeur de l'administration du sel du canton de Zurich ; émigra en I879 dans l'Amérique du Nord où sa famille est établie;') Payon-Utah. — Etat delà famille : J. Frick : Gemeindebuch des Limmallhales II. I863etles rôles de bourgeois dans les archives de la \ ille de Zurich. — Bûrgeretats Zurich 1904-1911. - C. Escher : Chronik der ehem.Gem. Wiedikon und Aussersihl 1911. >•■ H"|

vil. Les Abegg de Wipkingen-Zurich, aujourd'hui en grande partie à l'étranger ; ils sont nombreux dans l'étal de famille de 1863 (J. Frick : Gemeindebuch des fAmmatthales I). Ils habitent déjà la commune vers 1618 et donnent au 18' siècle une série de sous-baillis, trésorier- et maîtres d'école. — 1. Wilpert, trésorier, 1802 suppléant au tribunal cantonal. — 2. EDOUARD (I838-I9I5) acquiert la bourgeoisie de Zurich 1891 (Abegg C), caissier et fondé de pouvoirs chez Escher-Wyss & C", membre du Synode d'église. — 3. Louis (1846-1899), négociant, agrégation à la bourgeoisie de Zurich 1875 (Abegg C). —4. Jacques (1812- 1886), fils de Gaspard, directeur de fabrique, j à Car» (Wurtemberg). — 5. Alrert |1845-1907i. son lils. ingénieur et fabricant à Zurich. — 6. Fritz, lils de n 5.* 1879. l>r en phil., chimiste à Duisbourg (Prusse). Dissertation (Aix la Chapelle 1907) ; Ueber die quantitative Bestimmung von Zink durch Destination der zinkhaltigen Sii>j]c im Chlorwasserstoffgasstrom. — Voir : C. Escher et R. Wàchter : Chronik der Gemeinde Wipkingen, Zurich, 1917. — C. Escher : Chronik der Gcm. Ober- u. Unterstrass, Zurich. 1915. — ASHRVII, p. 912 ss. — Bûrgeretats v. Zurich 1875 (suppl )-1911. — Rôles des bourgeois W. aux Archives de la ville Z. [F. Il

VIII. Les Alx'(i() ii Zurich. A. originaires de Meilen 1579 et 1607 ; 11. de Kûsnacht 1823 et 1877 : C. de Wipkingen, 1875 ; I). de Ilorgen 1887 ; E. incorporés 1839. Armoiries: des Abegg .-1 : de gueules à une étoile à trois vais d'argent (figure représentant peutêtre un ressaut de rocher ou saillant de montagne c Eck "i. sur une montagne de sinople à 3 copeaux et accostée de deux étoiles d'or, i Ecusson de Conrad, tonnelier, vitrail de 1629 au Musée national). Lambrequins argent et gueules, cimier- : un vol aux pièce,-, de Pécu t In rencontre souvent un attribut de métier au-dessus du « coin ». ainsi un couteau de tanneur dans l'armoriai de Meyer 167'*. Le vol c\\i cimier n'a pas les 3 montagnes dans le vitrail de J EAN-GasPARD, bourgeois de Zurich. de 1694 (propriété J. Abegg- Veith à Oberneden). Les Abegg de Sehallhouse, originaires de Hendlikon (?), portent le

ABEf.C

ABELJANZ

même écusson, mais avec d'autres émaux. — I. Henri (voir Abegg de Meilen), bourgeois de Zurich depuis le Il déc. 15i9, de l'abbaye des tanneurs et courrier de ville, y 1630. Le tailleur Elans A. de Meilen, bourgeois de Zurich en 1607 (voir Abegg de Meilen) n'est dans tous les cas pas un (ils du n°4. — 2. HENRI (1617-1681) petit-fils du ii" 1 et fils du gruyer Conrad, de l'abbaye des tonneliers 1641 et douzemer îles Charpentiers 1673, juge matrimonial 1678. — 3. RODO£J>HE(* 163-2, f 30 août 16"/3), tanneur, juge 1068. douzemer de l'abbaye des tanneurs 1673. — 4. Jean-Gaspard (1633-1693), frère de n« 3, député des tanneurs, substitut de Knonau où son beau-père était secrétaire et procureur du Conseil ; agit en 1692 au nom des trois quartiers Agno, Riva et Capriasca (AS I 6, 2£>, 2098). — 5. Jean-Henri 1688-1715, V. D. M. (verbi divini minister, ministre du Saint-Evangile). —6. Jean-Jacques, chirurgien juré 1714, représentant des abbayes au conseil et curateur duc Jardin noir » 1726, douzenier 1726, juge matrimonial et membre du collège de la Réforme, président de la Chambre d'assistance 1727. —7. Jean-Conrad (1677-1755), précepteur. — 8. Jean-Gaspard (1658-1721), horloger (?), député des tanneurs 1692, secrétaire de corporation et greffier à Wiedikon ; prit part comme chef modéré aux troubles de 1713; grâce à son caractère et à sa connaissance de l'histoire de Zurich et de sa constitution, il exerça une forte intluence sur ses concitoyens. Il est l'auteur d'une histoire manuscrite des troubles de l'époque en cinq volumes, Beschreibung der burgerlichen Unruhen und Staatsreformen zu Zurich, anno 1113. Le supplément contient des considérations sur les métiers (Arch. du canton de Z. B III 14rf). Il chercha à reconquérir pour les corporations le droit de nomination des douzeniers qu'elles avaient cédé en 1654 aux Conseils des abbayes. Auteur d'une Beschreibung des Auszugs der Evangelischen von Arth, etc. 1712 il/s. C'est sans doute à lui que le vitrail de 1694 doit être attribué. Voir F. Hegi : ùeschichte der Zunft zur Schmiden 1912 et Arch. SG VIII, p. 175, IX, p. 195. - Haller : Bibliothek V, n°* 1161, 1998 et 1999. — 9. Jean (1685-1743), teinturier, lieutenant, delà corporation des tanneurs 1705, douzenier 1733, procureur au Oetenbachl739.— 10. Jean-Jacques (1697-1780), fils de n° 6. Obtint à Bâle le grade de Dr en méd. avec une dissertation Defistula ani, 1722. Les poésies que ses amis écrivirent à cette occasion pour le féliciter, ont été imprimées sous le titre Olla potrida. Il devint en 1741 préposé de la Chambre d'anatomie, 1744 ancien de l'église française et médecin en second de la ville, 1751 médecin en chef de la ville. Destitué comme tel en 1761 il perdit en 1769 également les fonctions de chirurgien juré et mourut à Hedingen chez son fils. (Nbl, de la Bibl. de Zur. 1871, p. 20 ss.j. — 11. Jean-Rodolphe (1726-1795), ecclésiastique, consacré 1749, pasteur à Bonstetten 1/58, à Hedingen 1778. — 12. Jean (1725-1808), chirurgien, compagnon du Jardin Noir 1747, 1782 peseur à la « Petite balance de beurre », plus tard trésorier. Fut le promoteur en 1788 de l'initiative de l'abbaye des maréchaux auprès du gouvernement tendant à établir un cadastre et en 1797 d'une autre initiative contre l'exportation des vins. — 13. Salomon, fils de n° 9 (1727-1805), consacré en 1749, voyage en Allemagne, puis devient précepteur à la préfecture de Kùsnacht ; il est de 1753-1804 pasteur à Schônholzersweiler (Thurgovie) où il se livra avec succès à des essais de culture du ver à soie, f à Bauma (TB V, p. 179). — 14. Henri, fils de n° 12, * 1754, également chirurgien et « Gschauschreiber », s'expatria en Amérique en 1786 à la suite d'égarements matrimoniaux, vécut cependant plus tard auprès de son fils Jean (n" 16), pasteur à Altstetten et Hinwil. —15. Jean, frère de n» 14 (1758-1821), tanneur, conseiller de ville et du Grand Conseil. — 16. Jean (1786-1876), consacré en 1809, pasteur à Sirnach (Thurgovie., depuis 1812 à Altstetten près de Zurich, et dès 1825 à Hinwil, f à Zurzach. — Voir Nâf : Geschichte von Hinwil, p. 125. — 17. Antoine, frère de n» 16 (1792-1861), visita les hôpitaux militaires de Stuttgart, suivit des cours à Tubingue 1816 et revint en 1817 à Zurich. Il obtint en 1822 la place de médecin d'Oetenbach, du pénitencier et de la Spanweid et entra dans le cercle de l'institut médico-chirurgical où il fit des communications très appréciées sur les maladies de la peau et la syphilis avec démonstrations cliniques. L'ouverture de l'université l'ayant privé de dhbs — 3

ses situations publiques, il se consacra entièrement à sa clientèle privée. Il a publié les 25» Etrennes de Nouvel An de la Société du Jardin Noir pour 1832 : Ucbcr dits lioslibad m der Spanweid. —18. Son fils Jacques-Frédéric (1824-1896), médecin aussi, fit son doctorat en 1850 à Zurich avec une dissertation : De rachitide, séjourna à Londres en 1851, puis travailla comme dentiste à Zurich. — Korrespondenzbtatt fur Schweizer Aerzte2&, p. 395. — Voir pour toute la famille : (',. Keller-Escher : Promptuar. — Dûrsteler: Geschl.- Bueh und Tabulae genealogicae. — J . Egli: Zûrcher Wappenbuch, 1860, 1869. — Wirz: Etat des Zùrch. Ministeriums.—Bûrgeretats. [C. Brun et F. H.]

AB EGGE. Famille de ministériaux du Toggenbourg tirant probablement son nom de la tour zur Egg, près de Oberbazenheid. Les armes d'après le sceau du maire LOTI d'Uznach 3 janv. 1353 (St. -Arch. Zurich :

Rùti 162): 2 poissons se suivant en rond (rappelant le cimier des comtes de Toggenbourg). Apparaît pour la première fois avec Ulrich de ou ab Egge 1228-44, mort avant 1260. Son fils Guillaume, 1260, bourgeois à Uznach, possédait jusqu'alors avec ses frères un arrière-lief saint-gallois à Oberdùrnten. Henri, qui jusqu'en 1272 était co-propriétaire de l'avocatie sur la manse toggenbourgeoise à Hinwil, possédait jusqu'en 1280 des fiefs de propriété toggenbourgeoise à Schwarzen- „ . ... ,. „

bach. Albert et les fils de son frère ceau e J' ' gge

défunt Thierry détenaient jusqu'en 1312 un fief de Toggenbourg à Egelsee (C. Zurich). En 1324, Ulric, ainsi que Krakt et LuTOLD.fils de son cousin Albert, vendent une dîme toggenbourgeoise au couvent de Rùti. L'avoùerie d'Uznach fut décernée à Lùri vers le milieu du XIVe siècle.

— Ulric von ou ab Egge apparaît de 1274-1279 comme ministérial des Regensberg. — UZ I-X. — UStG. — Wegelin: Toggenburg I, p. 133. — Felder : Burgen St. Gallens I, p. 36. [F. H]

ABEILLE, Joseph, « ingénieur de Sa Majesté très chrétienne de France », comme il s'intitulait lui-même, et architecte français, apparaît pour la première fois en Suisse à Genève au début du XVIIIe' siècle comme auteur des plans de la maison Lullin, aujourd'hui de Saussure, rue delà Cité, construite de 1707 à 1712, et, en 1708, d'un projet de machine hydraulique pour la ville. En 1711, il dressa le plan du château de Thunstetten pour Jérôme d'Erlach, par l'entremise duquel le Conseil de Berne le consulta ; les plans de l'hôpital de l'Ile (aux travaux publics du canton) et d'un nouvel Hôtel de Ville sont de 1715 et 1726. En 1732, il se rendit a Berne pour élaborer avec Schildknecht les plans de l'hôpital bourgeois actuellement conservés à la Bibliothèque de la ville ; on lui attribue le dessin des façades de plusieurs maisons particulières de Berne. La dernière trace de son passage en Suisse est le témoignage flatteur que lui décerna le Conseil de Berne, le 7 juillet 1735, et, la même année, la commande d'un modèle de drague pour le port de Morges. La famille Abeille, assez répandue en France, a produit des ingénieurs et des architectes dont on retrouve le travail à Rennes, Montpellier, Toulouse. — Voir : SKL I, p. 3. — Thieme u. Becker : Allg. Lex. d. bild. Kùnstler. — Kieser: Berner Landsitze. — La maison bourgeoise en Suisse, II, p. 26.

ABEL. Plusieurs familles de ce nom vécurent à Genève et furent représentées : de 1550-1600, par Pierre, originaire de Lausanne, B. G., et par les fils d'ESPRIT, dont l'un fut imprimeur. On trouve dans beaucoup d'actes le nom de Philippe Abel, maître imprimeur, il faut entendre P, Albert (voir ce nom). — Voir Genève, AE.

— Etat-civil. Reg. des notaires. —Cf. Cov. LB. [C. H.] ABEL. Maître), Voir Poupin.

ABELJANZ. Bourgeois de Zurich depuis le 6 juillet 1884; famille originaire de Wardablur, dist. de Lori en Arménie. 1. Il.iriitliiun * le 13 avril 1849 à Wardablur; fils de Oganes A. et de Maria Vixogos, domicilié à Zurich depuis 1869. Fait son doctorat à Zurich, en

ABENDBERG

\BKBU

1 S7-J , avec une thèse Ueber die Bichloraetker : esl de 1874-4877 maître de chimie à l'école industrielle, de 1877-1884 chimiste cantonal, en 1873 privat-docenl à l'université de Zurich el à I école polytechnique fédérale, en lKs'i prof extraordinaire el en 189 i prof, ordin, de chimie organique à l'université h* directeur, en 1892 du laboratoire If de chimie. Il a publié de nombreusea communications dans des revues techniques, :i collaboré aux recherches el rapports de l'ingénieur de la ville, Biirkli, et a fait le rapport sur le groupe 25(bière) de l'exposition nationaleà Zurich en 1883. Sa seconde fille Agnès Erica * un 1878 a épousé en 1898 1c journaliste, plus tard conseiller d'état, I)' Oscar Wettstein à Zurich. — Voir: /.m- Gesch, der lùrch. Kantonsschule 1883- 1883, Festschrift. — 75 Jahre chemischer Forschung an der Universitàt Zurich 1909. — Universitât Zurich, Festschrift 1914, p, 61. — 2. Arthi-h Tigrane, * 1887 à Zurich, lils du précédent, sculpteur, est l'auteur de quelques-unes des meilleures sculptures du nouveau Tribunal de district de Zurich et entre autres de la maquette du bas-relief « Charitas » à l'hôtel municipal 111 à Zurich. iXZZ 1917, N«77. [F H

ABENDBERG (C. Berne, D. Interlaken. V. DGS). Primitivement alpage avec forêt sur lequel, en 1820 el les années suivantes, le forestier' Alb.-Ch'-Louis Kaâthofer lit des plantations. Au mois de mai 1841, le Dr méd. Jean- Jacq. Guggenbùhl y ouvrit une fruitière ainsi qu'un « asile pour crétins»; ce dernier jouit bientôt d'une réputation européenne, reçut de nombreux secours officiels et prospéra assez longtemps. Mais à partir de 1850 et en particulier de 1855 à 1858, l'établissement ayant été violemment attaqué par des médecins et par la Société suisse des sciences naturelles, comme n'étant pas dirigé d'une manière scientifique, il déclina rapidement. Après la mort de Guggenbuhl (2 février 1863), l'asile fut fermé fin mars 18IJ4, la communauté des frères moraves qui en avait été instituée héritière ayant refusé ce legs. Depuis 1864, l'hôtel-pension Bellevue y est exploité. Le 19 janv. 1918, Mme Hauser-Sterchi, héritière de son père, le grand conseiller Sterchi-VVettach, en fit don à l'hôpital de district à Interlaken. — Voir QSG NF. (III p. 666). — Communications du pasteur Altheer, Eglisau. [H. T.]

ABENDRUF. Voir Betruf.

ABENSBERG. Embrich v. Voir Embrich v.Abensberg.

ABERACHT. Voir Acht.

ABEREGG. Nom de famille originaire de Bùren (G. Berne). En 1558, dans le registre de baptême de Bùren : Abe- R/EGK, Aberegk. — Jean-Frédéric, notaire, le 26 février 1781. — Jean-Frédéric notaire, le 19 février 1820. — Voir AHVBÏ8. 325 [H. T.]

ABÈRES, d'. Voir Meynens.

ABERGEMENT. Par le contrat d'abergement, celui qui aberge, Valbergeant, se réservant le domaine direct, cède à Yalbergataire le domaine utile d'un bien, pour une longue durée ; Yalbergataire paie un droit de mutation ou introge (entrage au pays de Vaud), l'immeuble abergé est grevé d'un cens ou redevance annuelle.

Dans l'ancienne république de Genève, les aliénations consenties par l'Etat avaient toujours lieu sous réserve du fief de la Seigneurie, soit sous forme d'abergements, moyennant le paiement d'un cens annuel. Voir aussi Francs Habergeants. — - Voir A. Flammer: Le droit civil de Genève (1875) — MIG t. XX, p. 116. — Max Bruchet: Le château de Ripaille (1907), p. 593.

ABERGEMENT, De I' ou Des ABERGEMENTS.

Famille genevoise des XIVe et XVe s. — Jean de l'A. lieutenant du vidomne en 1400. — Voir Genève AE. P. H. 400 et Galiffe Gén. gen. I. qui cite Bernardine, fille de noble Jean De l'A. (1483). [C. R.l

ABERGEMENT <L') (C. Vaud, D. Orbe. V. DGS). Commune dépendant au moyen âge de la seigneurie des Clées. Elle avait alors un conseil formé du tiers des bour-

feois alternant chaque année. Une maison porte la date 696, une porte de grange celle de 1683. Son église date de 1902; elle dépend de la paroisse de Bances. — DHV 1,15. [M. R.]

ABERLI ou AABERLI. Familles des cantons de Zurich, de Schaffhouse et de Lucerne, sans parenté commune.

A. Canton de Zurich. I. F;imillif bourgeoise di Winii rthour. Armoirie$:d après l'armoriai de Winterthour de 1855, les A. portent: d'or a un bélier naissant et coupé de sable, .unie- d'argent. Cimier : la Qgure de l'écu naissant il une couronne d'or; lambrequins sable et or. La reproduction du cachet du graveur Frédéric \. e«l en même temps un Bpécimen de Bon art. Auberlin ou Aberli es) le petil nom d'Abraham, anciennement en usage à Winterthour. Ainsi on trouve dans cette ville en 1448, Heini Auberli, charron ; 1466, Auberlin Stultz ; 1475, Aberli Bosshardt; 1494, Aberli Tobig. Une abréviation analogui Aeberlin, donnée dans des actes de 1443 au juif Aeberlin (Abraham), mais elle B'applique également au nom d'Eberhard. Ce prénom a peu à peu donné naissance au nom de famille Aberli qui apparaît pour la première fois dans les

rôles d'impôt de Winterthour de 1496. — I.Jean A. possédait une maison près de la porte supérieure; B'adonna à la

peinture et prit part, avec une hallebarde, en 1529. à trois expéditions guerrières dont il revint sain et sauf. Son métier ne suffisant pas à l'entretien de sa famille, le Conseil le nomma valet de ville en 1530. L'horloger Laurent Liechti, île Winterthour', ayant construit une horloge pour la porte de la ville de Brugg, Aberli fut chargé de la peinture décorative de ce chef-d'œuvre, l'autorité lui fournissant gratuitement la subsistance, les couleurs et l'huile et rétribuant son travail de 30 llorins 1 1531 1. I.a seconde guerre de Rappel ayant éclaté, il fut rappelé à la maison au milieu de son travail. Grièvement blessé à Rappel, il est fait prisonnier et conduit à Zoug; il y fut bien soigné jusqu'à sa guérison, mais il ne put s'acquitter des frais, de sorte que le Conseil de Winterthour s'interposa pour en obtenir la réduction, alléguant comme raison qrre « notre serviteur» avait plus d'enfants que de fortune. Rétabli, il continua ses fonctions de valet de ville jusqu'en 1545. — 2. Claus fit de 1505-1534 partie du Grand Conseil ou Conseil des Quarante. — 3. Conrad (Rurli) est tué à Rappel. — 4. D'après le Rôle des Impôts de Winterthour de 1500 un prêtre nommé JACQUES Aberli demeurait avec Jean Aberli a l'Obertor. C'est lui probablement qui devint curé de Neftenbach et y introduisit la Réforme. 11 était bourgeois externe de Winterthour et membre de la Société des aristocrates (Herrenstube). D'après Salât il prit part à la dispute de Zurich en 1523 et également à celle de Berne en 1528. En 1535 il émit devant le conseil de Winterthour des prétentions à la succession de la veuve de Heiny Wagner, c'est pourquoi on le trouve aussi sous le nom de Jacques Wagner. Portrait par Jean Sulzer (Bibl. Zurich). — D'autre part, le tonnelier — 5. Jean de Winterthour, fut agrégé à Zurich le 12 décembre 1555 [Zûrch. Burgerbuch II, p. 31).

Voir à propos de l'horloge de Brugg : Ganzdans le Aarg. Tagblatt 1896. — W. Merz : Aarg. Burganlagen 1, 1905, p. 157. Pour le reste, les archives de Winterthour, la Chronique de Laur. Bosshart (QSRG III).

La famille prit une rapide extension à Winterthour et s'adonna à différents métiers. — 6. Jacques, membre du tribunal municipal en 1561, -j- 1567. — 7. Le peintre Martin, tué à Novarre en 1588. — Nous nous bornerons dans la suite à mentionner les ancêtres directs du peintre Jean- Louis et des graveurs et médailleurs Jean et Frédéric. — 8. Bartholomé (Bartlime) * 1530, serrurier de la ville en 1570, eut cinq femmes et onze enfants; f de la peste en 1611. — 9. Jean, un de ses fils, * 1561, boulanger, épousa Margaretha Troll, devint grand conseiller en 1612, banneret de la ville en 1613, f en 1628. — 10. Un de ses huit fils. JosuÉ, * en 1627, époux d'Elisabeth Ernst, était mercier et mourut déjà en 1658, laissant un fils unique — 11. Jean- Jacques * en 1656 ; celui-ci, tailleur à la Hintergasse, devint président de quartier et dans sa vieillesse surveillant des orphelins, j- en 1731. Il eut de sa femme Anna-Marguerite Hegner trois fils dont l'aîné — 12. Jean-Jacques épousa Barbara Forrer dont il eut quatre fils, dont nous citons :

13. JEAN-L,ouis. Artiste-peintre * en 1722, montra de bonne heure des dispositions remarquables pour le dessin et fut mis en apprentissage chez le paysagiste Henri Meyer, à Winterthour, fils du célèbre peintre Félix Meyer. A 18 ans, il se rendit à Berne où il travailla dans l'atelier de Jean Grimm et fonda en 1747-1748 une école de dessin. Les peintres francfortois Schùtz et Hirsch le poussèrent à l'étude de la nature, du paysage, notamment de l'Oberland bernois. En 1759, quittant femme et enfants, il se

ABERLI

ABERLl

rendit avec le graveur en taille douce, Adrien Zingg, à Paris pour y poursuivre ses études. Un séjour de neuf mois fut très favorable à ses progrès et lui lit voir les dét'auts de ses travaux. De retour à Berne, il s'appliqua à peindre d'après nature, ainsi que des portraits. Son art Consiste dans l'invention de ce qu'on a appelé la manière d'Aberli : il gravait sur cuivre des paysages qu'il rehaussait à l'encre de chine ou à l'aquarelle. Son procédé trouva beaucoup d'imitateurs ; il vit ses ressources diminuer, aussi se hàta-t-il de perfectionner ses travaux. Ses paysages à l'eau forte, aussi bien que ses scènes de la vie populaire bernoise étaient très recherchés. Il nous reste de lui le château de Wimmis, C.erlier et le lac de Bienne, Yverdon, Mûri près Berne etc. 11 mourut à lierne en 1786, à la suite d'excès de travail. Son- portrait peint par Ilandmann se trouve au musée de Winterthour. La Gesch. (1er schweizer Kùnstler de Fiissli renferme son portrait gravé par J.-R. Schellenberg. — Nbl. der Kùnstlerges. Zi'tr. 1817. — SKL I 3/4. — Nbl. der Stadtbibl. Winlerthur 1873, p. 33.- MIS 1*38. p. 206; 1910, p. 229.

14. Jean * en 1737, fils cadet du sergent de ville Hans- Jacob et frère du précédent. Devenu pharmacien, il s'établit à Morat et épousa Elisabeth Vôgeli, de Zurich, mais mourut déjà en 1780, laissant dans la gêne sa femme et son lils — 15. Jean. * le 5 janvier 1774. Le parrain de ce dernier, le pasteur Stoll, à Xeuchàtel, recueillit l'orphelin tandis que sa mère et sa sœur trouvaient asile à la cure de Rafz. Pour pouvoir reprendre la succession de son oncle Louis. Jean prit des leçons de dessin et de peinture, mais la mort de son parrain déjoua ses projets ; placé dans une maison de commerce, il y lit un apprentissage. Une nouvelle infortune l'atteignit; à la suite d'une maladie cutanée mal soignée, il perdit complètement l'ouïe, ce qui l'obligea à un nouveau changement de profession. En 1786, le Conseil de Winterthour dut se procurer un nouveau sceau, mais comme il ne se trouva personne dans cette ville qui pût exécuter la commande, il s'adressa au graveur Samson, à Uàle. C'était une indication pour la carrière de Jean. 11 fut mis en apprentissage à Diessenhofen, chez le graveur de cachets et armoiries, Balthazar Vorster, maître sans grand talent qui, au bout d'un an et demi, ne pouvant plus rien enseignera son élève, le libéra avec le témoignage de son entière satisfaction. Jean fut puissamment aidé à se perfectionner dans son art par Frédéric Huber, à Bâle (1794) ; celui-ci ayant appris à Rome l'art de tailler les pierres, mit Jean au courant de tous les secrets de son métier. Après un séjour à Strasbourg, Jean revint à Winterthour en 1796 et s'y maria l'année suivante avec Veritas Sulzberger. La perfection de ses travaux lui acquit bientôt dans le pays et à l'étranger une réputation étendue, à laquelle contribuèrent notamment le ministre de Wessenberg et son frère, l'administrateur de l'évêché de Constance 11 trouva également de riches protecteurs en la personne du prince de Fùrstenberg et de l'Anglais van Mater, propriétaire du château de Goldenberg, près de Winterthour. Peu à peu, sa situation économique s'améliora. En 1802, il hérita quelque fortune d'un frère de son grand-père. En 1805, sa mère acheta pour lui et son gendre, le teinturier Elias Goldschmid, pour le prix de 3200 florins, la maison « Zum untern Waldegg », dans le faubourg inférieur; en 1818, à la mort de celle-ci, il fait de nouveau un petit héritage. Plus tard, il acheta la maison du Cheval blanc, prés de la porte inférieure (côté de l'Aigle). Il grava la médaille que le gouvernement zuricois remit aux troupes auxiliaires dans le Bockenkrieg (1810). La fête de la Réformation de Winterthour, célébrée les trois premiers jours de janvier 1819, lui donna l'occasion de mettre ses talents en évidence. Il eut à graver la médaille qui fut frappée chez Bruckmann, à Heilbronn. Les demandes affluant, l'édition fut vite épuisée; en outre, le Conseil ayant décidé de remettre cette médaille comme souvenir à toutes les familles, à chaque membre des autorités, du collège musical, à chaque enfant fréquentant les écoles, Aberli eut à exécuter une nouvelle grande commande au prix de 1 FI. 25 sch. pièce, avec les modifications suivantes : à l'avers, la tête de Zvvingli, au revers, l'inscription : Auf die 3. Sekularfeier der Reformation die Stadt Winterlhur i819. En 1817, A. ayant gravé un coin pour les plaques portées par les deux huissiers

du Conseil de ville, demanda comme rétribution que sa part des biens communaux lui fut concédée comme fief viager, ce qui lui fut accordé; mais en 1821, à la

Jean-Louis Aberli, de Winterthour.

Gravé par M. Esslinger.

suite d'une erreur de l'administration, le bien fonds sur lequel reposait la jouissance passa en d'autres mains. Le Conseil reconnut le bien fondé de la réclamation d'Aberli et lui accorda 20 florins d'indemnité, ce dont il se déclara satisfait. Malgré sa surdité, Aberli était doué d'un esprit très gai. Son besoin de s'instruire le mit en rapport avec des archéologues, des amis des arts et des confrères de Suisse et d'Allemagne. Jean A. parvenait toujours plus à la maîtrise dans son art; ses nombreux travaux se distinguant par l'invention, la forme, la composition et une exécution des plus soignées. Sont à citer parmi ses chefs-d'œuvre : les médailles commémoratives de Zvvingli et Pestalozzi, celle du monument du Lion de Lucerne, le grand sceau de la Confédération de 1815, le serment du Grûtli taillé dans une grande cornaline, la médaille du pacte fédéral perpétuel, etc. Il mourut le 24 avril 1851. — Le musée de Winterthour possède sa collection de sceaux ainsi que son buste, par J. Hôrbst 1852. Le Nbl. der Zûrcher Kunsllerges. de 1853 donne une planche avec empreintes en relief de sceaux, et son portrait par H. Merz. — SKL I, p. 3-4. — Nbl. der Stadtbibl. W'thur, 1873, p. 48 etc. — L. Forrer : Biogr. Dict. of Med. I, 1904. — Archives de W'thour.

Le graveur Jean A. eut 2 fils et 4 filles ; l'aîné — 16. Jean-Jacques * en 1799 était également destiné à devenir graveur, mais n'ayant pas de goût pour cette occupation, il se voua au commerce. A Winterthour il posséda de 1840-1854, la maison au « Sulzberg inférieur » ainsi qu'une fabrique de cardage devant la Porte des maréchaux dans les >( Hintergârten ». \[ perdit le même jour deux de ses fils, morts en 1849 à Bahia de la fièvre jaune.

17. Son frère cadet Jacques- Frédéric * le 24 février 1800 marcha sur les traces de son père qui eut la joie de prévoir en son fils un digne successeur qui lui aidait avec adresse dans ses travaux. C'est ainsi que le revers de la médaille de Zvvingli, 1819, est de la main de Fritz. Puis vinrent

les années de voyage Un ami l'attira Sceau,le Fréd. A1„.r„ à Lyon ou i\ resta de 1821 a 1823,

travaillant principalement comme employé de la maison Moutterde-Bilton tout en élargissant son horizon

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par des i isiles assidues au muBée. Il lit • 1 • ■ nombreux tableaux de piété, mais iirs jalousie! de métier lui procurèrent bien des déboires. Les années 1823 et I82i le trouvent à Paris où il poursuit ses études dans les collections d'art, se développe par ses relations avec l'artiste Froment; il y trouve aussi de meilleurs ateliers de trappe qu'à Zurich. L'amour le rappelle à Lyon en 1824 et, en 1825, son père a la joie de le revoir à Winterthour. Dès lors, père' et lils travaillèrent ensemble ; les commandes n'étant cependant pas assez abondantes, Fritz se transporta en 1829 à Zurich, où il fut reçu à bras ouverts. Comme membre de la Société des artistes, il put étendre le cercle de ses connaissances et obtenir beaucoup d'ouvrage. Par l'entremise de son beau-frère Jean lirunner, qui était associé dans des lilatures à Buehental, près de St-(îall, et à Borbas, il lit la connaissance de Sabine Erpf, de St-Gall, sieur du conseiller d'Etat et conseiller national Edouard Erpf. Il l'épousa en 181)5 et se rendit en voyage de noces à .Munich. A Zurich, il fit les sceaux des universités de Zurich el de Berne et de leurs facultés, la médaille du pont t\u Moutier, de Zurich, et celle pour le mérite, enfin celle de la Société des Boucs, de Zurich, un de ses meilleurs ouvrages, et celle de Pestalozzi, etc. En 1845, il vint de nouveau se lixer à Winterthour en raison delà santé de sa femme. Il y lit la médaille du pont de la Nideck à Berne 1846, le sceau du Conseil fédéral 1849, les médailles commémoratives de l'entrée de Zurich dans la Confédération 1851. de la fête fédérale de chant à Winterthour 1854. les médailles pour le mérite de 1848 et 18(52, celle du jubilé de l'octroi des franchises de Winterthour par le comte Rodolphe de Habsbourg (22 juin 1264) 1864 (l'exemplaire en argent coûtait 15 fr., en bronze 3 fr. 60 ; une frappe en or fut otlérte à l'empereur François-Joseph), etc. La fertilité de Fritz Aberli est étonnanle ; il fit 278 gravures sur pierre dure, 18 médaillons en métal, 133 grands sceaux officiels et de sociétés, 182 cachets armories, généralement sur acier, pour particuliers, et 8 sceaux de familles, soit un total de 619. Il avait le sens de la noble simplicité qui trouva son expression surtout dans la représentation de la figure humaine et des animaux et rencontra la pleine approbation des connaisseurs et critiques d'art, aussi bien que des simples amateurs. Le jour de l'Ascension en 1871, une attaque paralysa son bras droit; «le grand repos», écrit-il alors d'une main tremblante dans son livre de travail. Il mourut le 19 décembre 1872. Sa fille Emma, * en 1839, épousa à Zurich le banquier W. Baschlin,de Schaffhouse. Le portrait de Frédéric dessiné en 1852 par son ami le peintre d'histoire Edouard Steiner, son buste, modelé en 1863 par G. Hôrbst, sa collection de sceaux se trouvent au musée et à la bibliothèque de Winterthour, tandis que le musée national possède la collection de tous ses travaux ainsi que ceux de son père et d'artistes amis de l'un et de l'autre. — SKL I, p. 3-4. — A. Hafner. un parent de l'artiste, d'après des notes du graveur et médailleur, dans les Milteilgn. des Kunstvereins W'thur 1873. — L. Forrer : Biogr. Dict. of Med. I, 1904. — Archives de W "thour. [Kaspar Hauser.] II. Famille de la ville de Zurich : Plusieurs, tout au moins deux familles bourgeoises différentes (ne pas confondre avec Aeberli ou Eberli), appartinrent en tant que boulangers à la corporation des boulangers. — A. Armoiries : a} sur champ d'argent un fer à cheval de sable sommé d'une croix de gueules (sceau de Jacques, haut bailli du Neuamt 1497. couleurs d'après Meiss, Geschlechterbuch ) ;b)s\\r champ d'a- Sceau de Jacques Aberli zur'/.2 petit pain d'or surmontant bailli du Neuamt 1497. lln mont (]e sinop]e à trois COU- Grandeur originale. peaux et nanqné de (leux étoiles d'or (ArmorialNe^er 1674). — A. On n'est qu'imparfaitement renseigné sur les plus anciennes générations du XVe siècle. On peut suivre jusqu'au XVIIe siècle la descendance d'un — 1. Albert, de la corporation des boulangers, lequel prit part en 1476 à la campagne de Morat; ils appartinrent presque tous à la corporation des boulangers. Les plus importants d'entre les descendants

de ci Albert fuient 2. Jacques figurant sous les formes Eberlin, Auberly et Oberly), Gis de n« I. boulanger. Conseiller de la corporation des boulangi 1UJ9.

Le 26 août 1480, administrateur de la □ du

bourgmestre vValdmann; die--;, un registre des dettes payées par Waldmann [QSG N. 1'. II. aJtten L. Maître de corporation, membre du gouvernement réinstallé constitutionnel]. m< ut h- 21 juin 1489, du conseil 1400-1500, maître des clef-, messager de diète à Lucerne avril li'.ii. à

Zurich et Rapperswil 1198, haut bailli a Alt- Regensberg 1490, dans le Neuamt 1492 et 1496, haut bailli à Horgen 1500, bailli à Baden 1505-07 (ASJJ. Membre de la confrérie Lux- und I.oyen (ASA Y. p. 17). — 3. BENRI, lils de n» 2, boulanger au Rennweg, un des plus fanatiques partisans de la Réforme, n'observa pas les mandements de carêmi 1522, prit part à l'organisation du banquet des compagnons sur le Lindenhof. Le 2 juillet 1524, le gouvernement lui confia, .ainsi qu'à d'autres, le soin de débarrasser les églises des o idoles ». Plus tard anabaptiste, il fut comme tel impliqué dans le procès intenté a cette secte 1525. (Quellen z. Schweiz. Reform.- Geschichteî, p. 14.) — 4. JEAN-HENRI (1600-61), consacré au .Ministère 1623, pasteur à Regensdorf 1626.

R. La famille la plus importante, éteinte 1791. en réalité 1854. La filiation est dans les origines quelque peu plus aisée à établir que pour A. Ses membres appartinrent presque tous aux corporations de la Balance et du Safran, ils furent tisserands, orfèvres et ecclésiastiques. Armoiries : a) Un soc de charrue flanqué de deux étoiles (sceau du maître de corporation Ulrich, 1554; bj d'or à une demi-fleur de lys d'azur et un demi-soc de charrue d'argent accolés, soutenus d'une montagne de trois coupeaux de shnople et surmontés d'une croisette d'argent ; chappé ployé d'azur à deux étoiles d'or en chef. iW.-B. Meyer 1605 et Egli W.-B. 1860). L'ancêtre est 1. Ulrich, le tisserand de Saint-Gall, reçu bourgeois le 28 juin 1486; de la corporation de la Balance, eut pour épouse la fille du pelletier Jordan. — 2. Félix, fils de n° 1. Douzenier de la « Balance » 1516 et 1522, combattit à Marignan. — 3. Félix. A cette famille a vraisemblablement aussi appartenu un F., qui mérite d'être signalé pour s'être livré à des démonstrations contre Zwingli. En 1522 déjà, soumis à un interrogatoire pour scandale nocturne, le 28 août 1525, tard dans la nuit, il brisait avec Jacques Zimmermann, à coups de pavés, les fenêtres de Zwingli. Tandis que son compagnon parvenait à s'enfuir, F. était arrêté et enfermé dans le « Neuer ïurm ». Le 2 septembre, son jugement ayant été ajourné, la population prit une attitude menaçante et exigea qu'il fût puni. En conséquence, Félix A. fut transféré au Wellenberg pour y purger un an de détention. Il fut toutefois sur l'intercession des Bernois libéré avant terme et se rendit alors à Lenzbourg. Il tombait du reste encore sous le coup de la loi pour d'autres causes : service mercenaire illégal, menaces de mort. (Voir Bullinger : Reformât ionsgesch. I, 292 — contient plusieurs erreurs.) En qualité de valet de ville, de Lenzbourg, il adressa en date du 16 novembre 1531 une requête au Conseil de Zurich le priant « qu'on lui ouvrît la ville et le territoire », ce qui fut accordé. — 4. Ulrich, certainement petit-fils de n°l,fut sous le nom de Ulrich A. dit Bùbli, le premier enfant que l'on baptisa en langue allemande. Baptême au Grossmiinster le 10 août 1523 (Chronique de Bernhard Wyss). Probablement le même que le maître de corporation de la Balance 1553-1554, il signe comme tel 1554. — Zeller, principalement dans SKL I, p. 1-4, mentionne de nombreux orfèvres de cette famille : 5. Rodolphe, frère de n° 4, maître-orfèvre 1543, 1554 du Grand Conseil en qualité de douzenier de la Balance, f 1586; son frère est le boursier: 6. Henri (Antiq. Ces. N° 1610 et 1619). — 7. Jean- Rodolphe, 1567 maître-orfèvre. — 8. Jean-Henri, meunier, orfèvre, membre de la confrérie Lux- und Loyen vers 1520, f 23 novembre 1553. Trois de ses fils orfèvres n»1 9-11 : 9. Jean-Ulrich, maître 1556. — 10. Jean- Jacques, maître 1559. — 11. Matthieu, maître 1565. — 12. Henri, un 4e fils ne fut pas orfèvre, renonce à son droit de bourgeoisie 26 juillet 1567. — 13. Jean-Jac-

ABERMANN

ABFRUTT

ques, fils du pasteur Etienne (n° 20), maître-orfèvre 1595, 1612 du Grand Conseil en qualité de douzenier de la corporation de la Balance, etc. — 14. Etienne, frère de n° 13, maître-orfèvre 1612, 1630 du Grand Conseil en qualité de douzenier de la Balance, Amtmann à l'Hinteramt, etc. Marque d'artiste SA. Son fils, 15. Félix 1691, camérier du chapitre du Grossmùnster, f 1715 (LL Suppl.J. — 16. Jean- Félix, maître-orfèvre 1599, vécut à Sion. — 17. Jean-Thomann, maître-orfèvre 1606, lils du pasteur Konrad à Schwanden (n°21). — 18. Jean-Conrad, maître-orfèvre 1612 porte 1590 le1/., petit pain dans ses armoiries figurées sur le vitrail du Musée national. — 19. Jean-Conrad, maître-orfèvre 1631. — La famille compta en outre une série d'ecclésiastiques (Wirz, Etat) : 20. Etienne il.Vi. — 1608l, consacré au ministère 1568, pasteur à Sirnach 1569, à Dàllikon 1571, à Hombrechtikon 1585; il y résigne ses fonctions 1603; adonné à la boisson. — 21. Jean-Conrad (155. — 1601), consacré au ministère 1578, pasteur à Schwanden (Claris) 1580, à Henggart 1592; rédige 1577 une chronique zuricoise actuellement à la Bibliothèque centrale de Zurich (Haller, Bibl. derSchweizer-Geschichte IV, n» 545). —22. Jean-Jacques (1629-89), lils (lu pasteur Henri à Kihourg, occupe une certaine place dans les polémiques théologiques de son temps ; élève du célèbre orientaliste J . — II. Hottinger qui lui témoigna sa bienveillance et le stimula comme il appert des lettres qu'A, adressa de son séjour d'études à l'étranger au s vénéré maître et bienfaiteur » (Thésaurus Hottingerianusi. 1651 consacré au ministère, 1653 caléchiste à Fluntern, 1654 pasteur à Frauenfeld et depuis 1663 collègue du célèbre polémiste catholique Jean-Gaspard Lang, publie 1672 Klagpunkte der Papistcn iiber Jlerni Pfarrer Môrikofer der Frau Pfarrer Aaberlin gehaltenen Leichenpredic/t, 1674 en réponse à l'écrit de Lang sur le sacrilice de la messe un « Grundlicher Bericht vom H. Nachtmnhl ». Devenu entre temps pasteur à Winterthour (dès 1677), il fait suivre 1680 cette dernière publication d'une Rettungs-Schrifl von dent H. Nachtmahl ïiber die sa genannte Hellleuchtend-Catholische Ampel zum IL Nachtmahl des Ilerreu lie. Caspar Latujen. En 1677, il publie un Furtrag vor dem Rat vu Winterthur belr. Notwendigkeit der Reformation (TB IV). Le dernier représentant de cette branche principale est — 23. Henri (1736-94), 1759 de la corporation du Safran, 1769 maître-batelier et caporal de la garde municipale. Laisse une fille : — 24. Catherine, * 1762, mariée deux fois, avait eu précédemment un lils illégitime de noble David Fels, de Saint-Gall, : — 25. Frédéric. * 1787, qui porta le nom A., séjourna en Grèce, fut terrinier au Département municipal des travaux publics et mourut en 1854 à l'hôpital de Zurich.

C. Les couteliers Aberli descendent d'HENRl, coutelier, de Stal'a, bourgeois 1538. — D. Une branche de cordonniers remonte à Jean, cordonnier, de Mannedorf, bourgeois 1572. — Henri scelle 1720 avec les armoiries b) de la branche A. (Antiquar. Gesellsch., N" 1536). — Joachim Aberlin, qui en 1534 écrivit et Ht paraître eliez Froschaner, à Zurich, la Bible en trois poèmes, est originaire de Garmenschwiler, entre le Danube et le Bodan. Des éditions de ce petit écrit parurent encore au XVII» siècle. — ADB I p. 20. [C. Brun et F. H]

I!. Canton de SchafFhouse. Ulrich, banneret de la ville de Schaffhouse, au milieu du XVI» s., est député avec l'avoyer Peyer à la conférence des villes de Zurich, Berne et Schaffhouse, à Zofingue, le 7 janvier 1549. — • IN I. IV. 1, e, p. 1. [H.W.]

ABERMANN. Famille du conseil de Zurich ne comptant plus que deux représentants du sexe féminin ; agrégée à la bourgeoisie en 1627. Voir ÛBERHANN.

ABERN (C. Zoug). Nom : de l'adjectif âber dans la signification • sec et chaud », donc pays où la neige disparaît tôt (voir SI 1. 39). Terrasse fertile s'inclinanl sur le versant S. de l'Albis, de Sihlbrugg jusque vers Steinhausen où elle se perd dans la plaine^ et comprenant les villages de Deinikon, Blickenstorf et Steinhausen. Sur l'épaulement de la terrasse se trouvent deux métairies faisant partie de la commune de Baar, celle de Deubûhl exploitée dès avant la Déformation par une famille Steiner dont les descendants directs la possèdent encore; puis celle de Prùhberg, où Dans Reidhaar de Kiisnaoht, sur le lac de

Zurich, vint s'établir en 1531 pour pouvoir rester fidèle à la religion de ses pères ; enfin, le domaine de Noé qui doit son nom à un propriétaire mentionné en 1673 et portant le prénom biblique, rare dans le pays, de Noé. — A. Weber : Deubûhl und Frùhberq dans le Zuiier Kaleuder de 1918. LA. nv.

ABERT (C. Genève). Sous ce nom, on trouve la trace d'un Jacques, notaire vers 1524. et d'un Jean, originaire duGâtinais. B. G. 9 février 1571. - Voir Genève AÈ. Reg. de notaires. — Cf. Cov. 1.11. \k. H ]

ABESSONE. Village tessinois situé entre Cadro et Dino, disparu au 16" siècle. Suivant la tradition, tous les habitants seraient morts de la peste et le village abandonné tomba en ruines. En 1786, Holzhalb parle encore des ruines d'une chapelle dans le voisinage d'Abessone. Très probablement le même que Dassone ou Dossone. (Voir ce mot.) — Boll. Star. 1879. — Leu : Suppl. ivc. T.) ABESCH, aussi ab /ESCH, AB/ESCH, von ESCH. Famille de Sursee (C. Lucerne). — 1. Jean-Pierre, lils d'Ambroise von Esch et de Elisab, Schmidli, oncle d'Anna Barbara, * 15 août 1666 f mis 1740, peintre sur verre, représentant le plus distingué de cette famille d'artistes. — 2. Pierre-Antoine (Hans 1'. Ant.), (ils de Hans Jacob et de Barbara (iirlanner * 13 juin 1670, f v. 1740, peintre sur verre. — 3. Anna Bardara, peintre sur verre, li lie de Jean- Pierre et de Maria-Elisab. Schnyder, * 23 mars 1706, f v. 1760, la dernière de cette famille d'artistes. On connaît d'elle des centaines de vitraux peints en applique. Monogramme ABVK. — Armoiries : parti à dextre fascé de 4 pièces de gueules, d'argent, de sable et d'or, à senestre d'or au lion de gueules. — S KL I 4 f. [P X. W.]

ABETRiNGELE. Rite ayant pour but de favoriser la fertilité et qui se pratique le soir de Silvestre à Laupen (Berne) par un bruyant collège populaire. Il prétend enterrer l'année expirante et mettre les démons de l'hiver en fuite. — Hoffmann- Krayer : Feslc und Brâuche, p. 103. — SAV 1.222. [H. Br.]

AB ETZELN. Maître Hermann, avoyer de Zurich, dans le « Baptistalrat » 4 décembre 1340 et dans le ((Natalrat» 9 mars et 30 avril 1342, peut-être identique avec l'architecte de l'église paroissiale de Baar, d'après JZ Baar du 24 août 1361 (SKLI, p. 6). — Armoiries : d'azur à une faucille d'argent à manche de gueules sur 3 monts de sinople, (Geschl.- Buch. Grebel, archives de la ville Z. 1628); sur des rochers d'argent (Geschl.- Buch Fïtssli 1700); armes complètes: Geschl.- Buch 1657. La famille du même nom que l'on trouve à Adliswil à l'époque de la réformation, ne peut être rattachée à ce chef de corporation. — Arch. et. Zur. : l'rk. Oetenbach 326; Spilal 25!» ; Bubikon 75. — Rats- u. Richtbucher 1" moitié du 16e siècle. [F.H. etJ.K.]

ABFRUTT (C. Tri, Coin. Gôschenen. V. DUS). Cité dans les documents de 1549, 1563 et 1578, appelé aussi Obfrutt, situé à environ 20 min. au S. de Gôschenen, sur le sentier de la Gôschneralp. Au centre de ce hameau, qui se rattachait jusqu'en 1875 à la paroisse de Wassen, s'élève une chapelle consacrée à Saint Matthias, patron des avalanches. « »i î y célèbre encore s;l fête (25 févr.) comme jour férié facultatif, avec messe solennelle et sermon. Chaque année, h mercredi de la semaine des Rotations, une procession s'y nnd de Gôschenen ; de même au printemps il en vienl une du Meiental, et jusqu'en 1883, une autre encore de Gurtnellen. Les gens de Wassen sejoignaienl individuellement soit à l'une soit à I autre de ces procès. h. ns. D'après un témoignage de 1809, le chapelain de Gôschenen touchait une redevance annuelle de 16 florins 36 schillings de l'avoué de la chapelle de Saint-Matthias; pour chaque messe célébrée dans le village, i! pouvail exiger 30 schillings, et pour administrer I, - sacrements aux malades K» sch. En [729, la chapelle possédait une fortune de 512 M. 25 sch. D'après une reconn mee de 1810, lecuré de Wassen reçoit annuellement !» 11. pour les sermons des l'êtes patronales à Gôschenen,

Abfrutl el Saint-Nicolas. A l'origine, la fête pal ab

célébrée le I" dimanche d'octobre : puis, pai une ,1.

do visiteur épiscopal du 13 octobre 1693, le "1 dimanche.

ABGOTSPON

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