ABLUTION
Depuis 1880, elle a lieu le 4« dimanche d'octobre. Autrefois, il s'y joignait une fête de tir, pour laquelle la Landsgemeinde du 2 mai 177!) accorda annuellement une paire de
culottes appelées « Kilwjhosen >> (Kilwi = Kirchweihfest). Encore aujourd'hui, le nom de « Scheibenplâtzli i (place des cibles) rappelle cette ancienne cou i unie. 14 < )liiN [messes anniversaires) » Ion t 9 subsistent encore aujourd'hui, ont été fondées dans la chapelle d'Abfrutt. D'après une annotation qui figure dans le livre anniversaire de Wassen, l'ancienne chapelle a été construite en 1608. Elle avait un campanile construit à la manière italienne, ce qui était caractéristique, et unique en son genre dans le pays d'Uri. Celui-ci était forme d'une épaisse muraille quadrangulaire, au sommet de laquelle était réservée une fente contenant la cloche à peine protégée par un petil toit aplati. Cette construction originale fut démoli' en 1880 et remplacée par une chapelle deux l'ois plus grande. On y replaça l'ancien autel, avec la statue de bois du patron de la chapelle et les images des apôtres. Après qu'un éboulement de pierre eut détruit, en 1883. la chapelle de Saint-Nicolas, située plus loin dans la vallée. on transporta la petite cloche de celte chapelle à Abfrutt. [E. -Wyma.nn.
ABGOTSPON. Voir COTTSPONER.
ABIASCA. Voir BlASCA.
ABIBERG. Seigneurs et famille de Schwvz. Voir Abyberg.
AB INKENBERG (plus rarement von I.). Famille bourgeoise de Zurich des XIVe et XVe s., originaire du canton de Zoug. Alliances de filles avec des maris appartenant a la noblesse de race. Le nom est tiré de Inkenberg ou Hinkenberg, hameau de la commune de Baar (voir DGS II, p. 589). -1242 Inchheinberch (UZ II n° 566). La manse ab I. à Bettwil (C. Argovie) mentionnée en 1331 dans le rentier d'Einsiedeln emprunte peut-être déjà son nom à cette famille. (Gfr. 45, p. 57.) Armoiries : de sable à un pal d'or chargé de trois monts de sinople. A partir de l'armoriai d'Edlibach Hj de 1488 les monts sont par erreur changés en trèfles ; Dùrsteler donne un sceau exact de Pantaleon de 1420. Le cimier reproduit les figures de l'écu sur un vol. Dans Edlibach le nom a été mutilé par surcharge en « lburg». De nombreux sceaux He Pantaleon confirment ces armoiries. Une seconde armoirie non corroborée par des sceaux apparaît avec Edlibach : coupé de sable à une étoile d'argent et du second à un mont à 3 coupeaux du premier. Dùrsteler et Meiss ont des variantes dans les émaux.
Les membres les plus anciens de la famille se trouvent dans les obituaires de Saint-Michel à Zoug, de Baar et de Saint-Biaise (voir Stadlin : Topogr. des Kant. Zug III, p. 337). — 1 Pierre époux de Ilemma Schweiger. -• 2. Henri 1329-1349 plusieurs fois témoin et arbitre, principalement dans des actes du couvent de Kappel qui avait et revendiquait des droits à Inkenberg. — 3. Marguerite, femme de Jean de Maschwanden, f le 2 septembre d'après Vobituaire de Bremgarten (Merz : Burgen des Aargaus.p. 111, n°4). —4. Ursule probablement sœur du maître-bourgeois f avant 1378, épouse tout d'abord Henri IV de Seengen, seigneur de Zufikon, du conseil de Bremgarten ; puis Walther de Heidegg à Aristau et Bremgarten (Merz l. c. et MGS III, p. 323 et 350). - 5. Pantaleon ou Pentheli, probablement un fils du n°2, acquiert la bourgeoisie de Zurich le 21 mars 1368; est appelé à cette occasion P. von I. ; fait la même année usage d'un sceau. De 1370-1375, les rôles d'impôts ne le désignent que comme locataire ; à partir de 1372, il est propriétaire dans le quartier de Niederdorf et compte au XVe s. parmi les citoyens les plus fortunés (paie de 1408-1427 20 £ de cens). Il fait assez rapidement carrière dans les emplois publics et les conserve en partie très longtemps. Surveillant du marché au grain, membre du conseil au moins de 1375 à 1409, puis de 1412 à 1426 ; en 1373, il est percepteur des impôts au Neumarkt ; trésorier 1377-1378, 1379-1380, 1382-1383, 1384-1385, 1386-1387; hôpitalier au moins de 1393 à 1426, garde-sceau 1386-1388; 1391 et 1396 (?) grand bailli de Wiedikon ; 1397, 1414, 1416, 1418, 1422 grand bailli de Hôngg et finalement pendant un certain temps maître-bourgeois au second semestre de 1411 et de 1422
député à la diète du 3 mai 1417 (AS I n» 384). Il était un des collateurs de l'église Saint-Pierre à Zurich où il fonda comme hôpitalier un bénéfice attaché à l'autel de la En 1400, administrateur et représentant du coum ni des Frères Mineurs à Zurich; est mort un 31 décembre 1 V26'.') d'après les obituaires de la prévoté de Zurich et de Saint-Biaise. - 0. Jean, chevalier de Saint-Jean, commandeur de la maison de Beiden (Lucerne), appose in sceau le 5 janvier 1421 [Gfr. 25. p. 32 Voir: LeuH p. 536. — F. K. Stadlin: Topogr. des Kant. Zug III. p. 337. — Gfr. VIII, etc. — Zûr. Stadtbûchet I— II. — Zur. Sii'ucrhi'if/ii'r I. — W. Frey : Beitrâge --m Finanzgesch. Zurich» (1910) Suppl. p. XXXI, etc. — Mon. Germ. Necr. I. — Sal. Hess : Geschichte der Pfarrkirchezu St. Peter m Zûr. p. 85. — Sal. Ilirzel : Zurich. Jahrbûcher II, p. 142, etc. — Nbl. Waisenhaiu 1904, p. 85. — J. Egli : Ausgest. Adel Zûrichs, p. 80. — Regesten von Cappel. ^F. h,
ÀBISS. Voir ABYS.
ABJURATION. Le 21 mai 1536. le peuple de Genève réuni en Conseil général arrête de vivre en la « sainte loy évangélique et parole de Dieu ». Par le vote des Ordonnances ecclésiastiques, le 20 novembre 1541 et le 13 novembre 1561, il établit une « police ecclésiastique o pour la ville et son territoire et de cette façon organise le gouvernement spirituel de l'Etat. Le bourgeois et l'habitant de Genève soumis à cette police doivent donc être, de ce chef, membres de l'Eglise.
Pour être reçus membre de l'Eglise, ceux qui étaient nés catholiques faisaient abjuration du papisme devant le Consistoire. Le changement de religion et l'abjuration de la foi réformée entraînaient, ipso facto, la perte de la bourgeoisie. La réconciliation avec l'Eglise de ceux qui avaient abandonné leur foi ou qui étaient retournés aux pratiques catholiques devait avoir lieu par une reconnaissance publique de la faute. Ces réparations enregistrées par le Consistoire purent dès le commencement du XVIIIe siècle être reçues en particulier par un ministre. Jusqu'à la lin de l'ancienne République, en 1798, la religion protestante fut maintenue comme Religion de l'Etat. La Constitution genevoise de 1794-1796 consacre encore par des règles strictes l'abjuration d'une religion étrangère et la réparation par devant le Consistoire. — V. Edits de la République de Genève (Genève 1 707 1, p. 157: Ordonnances ecclésiastiques du 3juin 1576. art. 95 ; Constitution genevoise (Genève, 1798) p. 180. art. 799. 800, 801. — Cf. Eugène Choisy, La théocratie " Genève an temps de Calvin (Genève. 1897), p. 252-253 ; Bulletin de laSociété de l'Histoire du protestantisme français, 63m' année (1914), p. 148-162. P.-E. M.l
ABL/ENTSCHEN (C. Berne, D. Gessenay. V. DGS Anciennes formes : Afnentschen, Aflentschen, plus rarement Ablsendisch. En français Avérenche; autrefois Afflentschen (de Awélantze, avalanche, lat. advallare). Village de montagne et paroisse, lieu habité le plus élevé de la vallée de Bellegarde. Le dialecte est du type de l'Oberland occidental (Gessenay-Simmenthal). Politiquement, dépend de la commune de Gessenay, mais possède sa propre école et sa propre église : est une paroisse séparée depuis 1704. La chapelle, à laquelle l'ut adjoint un cimetière en 1564, était primitivement desservie depuis Geisenay. Comme faisant partie du territoire de Gessenay, A. appartenait au comté de Gruyère jusqu'au moment où celui-ci échut aux villes de Berne etdeFribourg en 1555. A. devint alors bernois, avec Gessenay, et fit partie de ce bailliage. La Béformation y fui introduite en 1556. En 1698, 18 maisons ; en 1837, 28 m. et 132 hab. ; en 1888, 23 m., 132 hab. ; en 1910, 96 hab. — Jahn : Chronique du canton de Berne, p. 37 ss. ^G. A..] ABL.ENTSCHEN. Voir BlASCA.
ABLUTION. A la célébration de la messe, le piètre l'ait verser par ses assistants, après la communion, du vin dans la coupe pour la nettoyer (purification), puis tenant, le pouce et l'index qui ont touché l'hostie, au-dessus de la coupe, il fait verser sur ces doigts de l'eau et du vin tandis qu'il dit la prière : corpus luum et qu'il boit ce mélange : l'ablution. Lorsque la communion des enfants fut tombée en désuétude, tout en continuant cependant à être imposée par le Liber officialis d'Einsiedeln (12e siècle) comme un devoir pour les enfants nouvellement baptisés, l'ablu-
ABLUTZ
ABONDIO
tion fut encore administrée assez longtemps dans quelques diocèses, entre autres dans ceux de Constance et de Hàle ; elle fut également employée pour les malades. C'est dans le bailliage de Birseck que cet usage se maintint le plus longtemps ainsi que dans quelques endroits des cantons primitifs. Un vase d'argent en forme de tasse pourvu d'un goulot, et ayant servi à administrer l'ablution aux malades, se trouve encore dans le trésor des églises d'Alpnach et de Wolfenschiessen. — Voir Gfr. 60, 1905, p. 6-12, 35-44. |E. B.]
ABLUTZ. Famille bourgeoise de Mellingen (C. Argovie). Jean-Jacques fut chargé comme «peintre-expert» en 1681 de peindre l'horloge de la tour de Bremgarten pour le prix de 70 fl. et l'horloge de l'hôpital regardant la ville avec tous les chiffres d'heures et signes pour le prix de 110 fl. de monnaie. — Jean-Jacques, secrélaire de ville île Mellingen, est mentionné dans un document de 1697. Un Dr. A., secrétaire de ville de Mellingen, est probablement l'auteur des Acta rerum Mellingensium, une source d'information sur l'époque de la Réf'ormation dans celte ville. Peut-être est-il identique avec le précédent. — Voir Mer/. : Burgen und Wehrbauten 1, 152. — Sc/dussber. der Schulen von Bremgarten 1856-57,44. — Dos Stadtree/it von Mellingen, bearb. v. W. Merz (SSB Aarg.). p. 428. — R. v. Liebenau : Die Stadt Mellingen (Argovia 14, p. 75). [F. W.]
ABOLITION DES DROITS FÉODAUX. Voir Dîmes, Rachat des et Droits féodaux.
ABOLITION D'USAGES (C. Genève). Le Pelit Conseil approuva, le 18 février 1784, une liste des usages abolis en vertu de l'art. 8 du Tit. 17 de l'Edit de Pacification (1782). En opposition à ces usages, le législateur entendait maintenir le texte des Edits civils revus en 1713, contre lesquels l'usage avait prévalu et qu'il faudra désormais observer à la lettre. — Cf. Genève A. E., P. H., n° 5160. [G, R ]
ABOLITIONNISME. Voir Fédération Arolitionmste Internationale.
ABON, Jacques-Auguste, écuyer, seigneur de Boulays, conseiller du roi de France, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, a été de 1657 à 1670 trésorier général itriennal) pour les ligues suisses et les Grisons et comme tel en rapport avec la Suisse en particulier par le paiement des pensions françaises. [j. gc]
ABONDANCE (ABBAYE D'). Cette abbaye importante située en Chablais sur la Dranse, à 24 km. de Thonon, dont les chanoines suivaient la règle de saint Augustin et dès 1607 celle des Feuillants de Tordre de Citeaux, possédait un fief important. A Genève même, l'abbé d'Abondance avait une maison au Bourg de Four; à la campagne le couvent garda jusqu'à la Révolution ses droits féodaux sur desteires sises à Jussy, Moniaz, Lullier, Presinge, Carra, Choulex, soit principalement dans les communes sardes réunies à Genève en 1816. — Au pays de Vaud, l'abbaye d'Abondance avait le patronage du prieuré de Nyon et de L'église d'Assens. Les origines de l'Abbaye d'Abondance sont étroitement liées avec l' Abbaye de Saint-Maurice, à laquelle on attribue sa fondation, et dont elle relevait avant sa propre constitution en abbaye; aussi les rapports de l'Abbaye d'A. avec le Valais ont-ils été nombreux. Rodolphe, qui est considéré comme le premier abbé d'Abondance, fut transféré en 1153 sur le siège abbatial de Saint-Maurice afin d'en réformer la règle, qui paraissait fort relâchée. Par une charte datée de Géronde (près de Sierre)1223, Gérold, seigneur de laTour- Chàtillon, faisait don à l'abbaye d'Abondance du prieuré île l'église de la vallée de Lôtschen, qui resta sous cette juridiction jusqu'en 1531, où l'évêque de Sion la racheta moyennant 400 livres mauriçoises. Peu d'années après, au cours de l'occupation d'Evian par les Valaisans (1536- 15691, des dissentiments éclatèrent entre le gouvernement de Sion ef le chef de la communauté au sujet de la juridiction temporelle dont ce dernier se prévalait sur ses propres terres. Pareillement en 1331 l'évêque Aymon de la Tour céda à ce monastère le prieuré de l'église de Val d'IHiez en échange de la Chartreuse de Géronde. Ce prieuré devait faire retour aux évêques de Sion en 1608.
Voir: J. L. Grillet : Dictionnaire historique, littéraire et statistique du Mont-Blanc et du Léman (1807). — Besson : Mémoires pour l'histoire ecclésiastique des dio-
cèses de Genève, Tarantaise, Aoste et Maurienne, etc., 1759. — L. E. Picard: Mémoires de l'Académie chablaisienne, t. XVII-XVI1P Genève, Archives d'État. Titres et Droits de la Seigneurie. — Abbé Gremaud : Mémoires et Documents (Chartes I, 306). — Roccard : Histoire du Valais. — Chanoine Grenat : Histoire moderne du Valais, p. 23. [L. B. et L. Cl
ABONDANCE, d', Perrod (Genève), syndic en 1309. — Genève. A. E. — P. H. 168 t,ïS. LC R j
ABONDIO ou ABBONDIO. On trouve ce nom comme nom de famille et aussi comme simple prénom. Les armes les plus anciennes des A. sont celles aux deux étoiles, tandis que celles portant l'aigle, la tour et le cerf, gravées sur un vieux sceau (de 1830?) ayant appartenu à un Giovanni Antonio leur ont été octroyées par l'empereur Maximilien, lorsqu'il confirma à Antonio son titre de noblesse ; les émaux de ces armes sont inconnus. — Parmi lesfamillesd'Ascona, près de Locarno, celle des A. est une des plus anciennes du bourg. Elle est de vieille noblesse et commence à figurer dans des documents existant encore dès le XVe s. Elle était riche, avait ses possessions et son siège à Moscia, hameau d'Ascona situé aux bords du lac. près Brissago, et donna de nombreux chanoines à la collégiale de Locarno, plusieurs curés à la paroisse d'Ascona et plus d'un artiste. Elle avait dans l'église paroissiale d'Ascona le droit de patronage sur la chapelle de la Ste-Vierge, droit qui passa plus tard à la famille Simoni. Dans la première moitié du XVIIe s. nous trouvons des Abondio établis à Locarno. — Voir Reeès fédéraux ; comm. par M. l'abbé Siro Borrani. — l'armi les membres marquants, citons : 1. Giovanni, d'Ascona, vécut à la fin du XIVe et au commencement du XVe s. Elève de l'Abbaye de Disentis, puis ecclésiastique si distingué que les écrivains l'appelèrent un m prince chrétien très influent» ; il prit part au Concile de Constance et fut ami et confident de l'empereur Sigismond, qui l'avait connu probablement à l'Abbaye de Disentis lors de son voyage en Italie par le Lukmanier en 1413. Depuis le 11 juillet 1418, il fut évêque de Riga. On ne connaît pas la date de sa mort; mais il dut n ourir avant le 13 octobre 1424, puisque, à cette date, un autre évêque, Henningo, lui succédait sur la chaire de Ri^a. — Siro Borrani, Gliantichi Benedettini nel nostro paese, in Monitore Ecclesiastico dell' Amministrazione Apostolica Ticinese, 1917. — 2. A. de Riva San Vitale, ingénieur naval au service du duc de Milan. En 1418, il est désigné avec deux autres compatriotes, Martino et Giorgio, pour réparer la flottille ducale du lac d'Iseo. — BStor. 1879 et 18-5. — 3. A. d'Ascona. Sculpteur. Vit en 1530 à Ascona ; probablement le même que le suivant. — BStor. 1885. — 4. Antonio (l'ancien), connu sous le nom d'AscoNio, d'Ascona, sa patrie, sculpteur tessinois, qui vécut au XV'- siècle à Milan. Un ignore les dates de sa naissance et de sa mort. Œuvres (contestées par Bahni : statues d'Adam et d'Eve de la façade de Notre-Dame près de S. Celso à Milan, deux cariatides soutenant la tribune des orgues de la même église, huit cariatides colossales du palais Leoni à Milan. Il travailla aussi en France et à ('.renia (1578) età Lodi (1565) pour des é-lises et des particuliers. Il aurait fait un groupe de Vénus et Cupidon, qui passa dans les mains de François Ier de France. — ALBK. — Bianchi : Ariisti ticinesi. — Oldelli : Dizionario degli uomini illustri del Cantone Ticino. — fiahn: Wanderungen im Tessin, — SKL. —5. Antonio (le jeune), * probablementà Milan en 1538. f à Vienne le -22 mai 159i, fils du précédent; médailleur. sculpteur et peintre. 1560-1570 il vécut à Vienne et à Prague à la cour de Maximihen II, qui lui confirma en 1574 son titre de noblesse et paya ses dettes. Il y resta sous Rodolphe II. 11 voyagea en Rolande ; de 1571-1572 il est en Espagne, puis dans diverses cours de l'Allemagne centrale et en Bavière; en 1582 revient à Prague, en 1583 en Italie ; en 1584 il est an service permanent de la cour de Prague, puis à Vienne, OÙ il meurt A. est surtout médailleur ; on compte iH médaillons signés de son nom, mais il y en a bien d'autres non signés. Ce sont surtout des portraits de l'empereur Maximilien 11 et de sa femme .Marie, de Rodolphe II, des archiducs et des nobles de la cour, etc. Le
ABONDIO
ABREZOL
Musée historique de Mâle possède de lui une Madone avec l'Enfant Jésus. Très connue est la Toilette de Venta qu'il
composa awc Durer. Les documents l'appellent souvenl peintre de cour, peut-être parce ipie ses médaillons étaient peints. A. contribua pour une grande part à la vogue de la céroplastique. ALBK. SKL. — 6. Joiiannks An- TONIUS, sculpteur d'Ascona. Dans le protocole de l'as-, m Idée des bourgeois (ricini! d'Ascona du 2<S octobre 1592. il est mentionné un « D. Jo. Ant* sculptor de Abundijs », peut-être lils d'Antonio le jeune. On ne sait rien de plus de lui. — 7. AMBROSIO d'Ascona, prêtre du XVI" s., (ils de Bernard « quondam Paulo a ; en 1555 il était maître d'école à Ascona et en 1558 habitait Locarno, où il était hrector et praeceptor ludi litteraij ». — 8. Alessandro, d'Ascona,* vers 1580, -j- 1075, Sis d'Antonio le jeune, médailleur et artiste en céroplastique. Dans un autographe au Musée autrichien des arts et des industries, il s appelle lui-même no bilis tridentinus. Ses premiers médaillons datent de 1600. Bien que sou style se rapproche beaucoup de celui des médaillons hollandais, il ne paraît pas .non séjourné en Hollande. Il travailla d'abord à Vienne; puis en 1602 à la cour de Prague ; en 1606 l'empereur Rodolphe II lui donne 20 florins par mois comme sculpteur delà cour; en 1616 il épouse Regina, fille du compositeur Orlando Lasso, de Munich et veuve de llans von Achen, peintre de la cour. De 1020-16:51 A. habite vraisemblablement Vienne ; de 1632-1645 il vit à la cour de l'électeur Maximilien I de Bavière et plus tard probablement à la cour impériale. En 1665 A. est conseiller de l'empereur Rodolphe II, puis de Mathias, de Ferdinand II et de l'électeur Maximilien II de Bavière. Il laissa des œuvres nombreuses : portraits d'empereurs, de rois et de personnages des cours de Vienne et de Prague. Kenner compte 36 médaillons d'A. ; mais plusieurs ont disparu. Pour l'élégance, il est estimé supérieur à son père. — ALBK. — 9. Andréa, Andréa de Abundijs « fabbromurario quondam Antonii de Merede » (Meride). En 1692 il travailla à la construction du chœur et du clocher de l'église de S. Sisinio à Mendrisio. — SKL. — Monti, Alti délia visita 'pastorale del Ninguarda. — 10. Anrelo, contemporain, membre du clergé tessinois, prélat domestique sous les pontificats de Pie X et de Benoit XV, * à Ascona en 1854, ordonné prêtre en 1876, curé-archiprêtre de Balerna. — 11. Fran- Cesco, de Locarno, membre du Grand Conseil tessinois de 1813 à 1815, député cantonal (voir Tessin : Constitution). — 12. Giovanni, contemporain, avocat et notaire d'Ascona, né à A. le 1er juillet 1870, étudia au collège pontifical d'Ascona, aux collèges de Sion et de Schwyz et aux universités de Turin, Pise et Fribourg où il obtint sa licence en droit en 1892. Il fit son stage chez l'avocat Gioachimo ) Respini et en 1894 ouvrit une étude d'avocat et notaire à Locarno. Député conservateur à plusieurs reprises depuis 1899, présida le Grand Conseil pendant la session parlementaire de printemps 1916. Au' sein du parti conservateur, G. fut président de la Droite parlementaire en 1916, président du Comité conservateur du district de Locarno, secrétaire de l'Association des Catholiques suisses, section de Locarno. — J. Dotta : Ticinesi nei Consigli délia Confed. e del Cantone. Locarno 1903. lDr C. T.1
ABONDIO, de. Francesco. * l827à Balerna, f1893; avocat et officier des troupes tessinoises ; nommé major en 1868, en 18^2 lieutenant-colonel. Il fut juge au tribunal d'appel cantonal. LD' G- T.]
ABPLANALP. A. Famille campagnarde d'Obwald. GlLG devient en 1573 communier de Giswil moyennant 10J livres. ^ [Al. T.]
15. Nom de famille fréquent dans les communes de Brienz, Brienzwiler, Ebligen, Gadmen, Innertkirchen, Lauterbrunnen, Meiringen et Schattenhalb. Tire son origine d'un alpage au Rothorn de Brienz qui fut colonisé au commencement du XIVe s. par des immigrés du Lôtschental. — Mans a été de 1685 à 1691 landammann du Haut Ilasli et banneret de 1691 à 1701. Issu de la famille de Gadmen : Arthur, maître de gymnastique à Bâle, * le 14 décembre 1884 à Brienz. Après avoir suivi en Suisse plusieurs cours pour maîtres de gymnastique et après des études théoriques et une activité pratique à l'Institut de culture physique Sandow à Londres, il fonda à Bâle un établissement privé de gymnastique. Il a exposé son système dans un écrit publié en 1915,
Abplanalp't Rumpf lumen (La gymnastique du torse, système Abplanalp . n r
ABRAHAM. Né probablement à Bâle, de parents juifs. Ayant eu différentes visions, il se (it baptiser, et prit le nom de Jean. En 1377, il se lit recevoir de l'alliam amie de Dieu, sous Nicolas de Bâle, et fut ordonné prêtre, lot après 1383, au cours d'un voyage auprès du pape à Avignon, il fut, ainsi qu'un compagnon de route, brûlé comme hérétique à Vienne, en Dauphiné. — D'après K. Schmidt : Nicolaus von Itusrl u. <l. Uottesfreunde dans Batel (m ! ï. Juin U. . \ y,-
ABRAHAM (Genève). Nom de plusieurs familles. Un Jean A., notaire vers 1520, un Claude A.. H t;.. dont le lils .han. C. <■., fut inonnayi-ur. — .1. II. Genève. c. R.
AB RAMLENSTEIN. Famille éteinte, bourgeoise de Zurich au XIVe b., originaire de fa région d'Erlenbach, Bur le lac de Zurich. La métairie de Ramlenstein est Bituée dans |,, commune de Mânnedorf. — Armoiries : Dûrsteler donne deux armoiries tout à l'ait différentes : I. de gueules à deux bâtons fleurdelisés passé sautoir ; 2. de sable à une pointe ptoyée d'or accompagnée en chef de deux étoiles d'argent. — [Jeu acquiert la bourgeoisie le 10 nov. 13W. — Zûrch. Steuerbûcher I. p. 373. — Bûrgerbuch I. p. 354. - Dûrsteler: GeschL- Buch. Mscr, 21, f. 251b de la liibl. Centr Zur. F. il
ABRAMO. Peintre tessinois. Il vécut à Rimini vers 1650. On a de lui des portraits d'évêques dans la chapelle de la Go rima et des tableaux historiques dans les palais Bianchetti et Nanni de Rimini. — ALBK. C. TV
ABRAMOWICZ, lll'k'lic. Voir LaDER.
AB REITI. Famille éteinte de la région du lac supérieur de Zurich, établie à Mânnedorf (C. Zurich), Rapperswil (C. St Gall) et Wollerau (C. Schwyz) ; elle était dans une bonne situation de fortune et considérée. De cette dernière localité elle se transporta à Zurich où elle fut agrégée en 1425. (Nom territorial Vfen Riet près Horgen 1277.) a) Mânnedorf. Armoiries : le sceau du sousbailli IIeini, à Mânnedorf, du 25 janvier Hi7 Archives de l'abbaye d'Einsiedeln) porte deux anneaux ran pal. Première mention à Mânnedorf: 1. Jean 1414. — 2. Heini ab Reity de M., est sous-bailli 1447. — 3. Ht tu prend part, en 1512, à la campagne au secours du pape, et en 1515, à celle de Milan (Marignani ; il est probablement identique avec Ridi, tué a Cappel en 1531. A partir de cette époque la famille n'est plus nommée.
b) Bourgeois de Rapperswil, originaires de Mânnedorf.
Heini fonde vers 1420-1428, en faveur de l'église de Rap-
perswil, un obit assigné sur sa maison et son domaine
« auf dem lierg », le Herrenberg actuel à Rapperswil ;
son sceau n'est pas identique avec celui du
~^r~| sous-bailli Heini de M. de 1447. — Voir: Arch.
(l^TTY) Ct. Zur. : Actes ville et campagne 2412 et Soc. des Antiquaires 787. — Arch. de Rapperswil : UBlî, p. 125,137, 141, etc.; Jahrzeitbuch, p. 32. — Reg. Einsiedeln 811. — Bullinger : Reform.- Gesch. III, p. 203.
c) Famille à Wollerau et Zurich : Welti ab Reitti, de Wollerau (C. Schwyz) acquiert la bourgeoisie de Zurich le 24 juillet 1425. — Bûrgerbuch I, f. 377 b. F. il et .). P.]
ABRELL, Jon. Voir APRELL.
ABRÉVIATION DE LA JUSTICE (G. Genève).
Titres des édits passés en Conseil général le 15 novembre 1556, et au Conseil des Deux Cents le 24 mars 1584 et qui fixaient les règles de la procédure civile accélérée et sommaire et des causes d'injure. — Genève .4. E. A If. Etr. 16 fol. 301. Edits de la République de Genève, Genève 1708, p. 128-136.
ABREZOL ou ABERSOLD. Famille originaire île Diesbacb ilîerne). Jonas Aberzol est gouverneur de Montherod en 1 741) ; sa famille est appelée Abrezol en 1715, Abrezoc en 1737, et Montherod l'ait partie de la paroisse d'Aubonne où l'on a des Aebersold en 1754. Les A. sont bourgeois de Bursinel et de Montherod. Leur nom est peut-être formé de Aebersold. En 1754 (19 oct.i, Jacques François Abersold « natif du pays », est reçu bourgeois de la commune de Chard inney sur Morges créée en 17îi. A Genève, où elle est représentée actuellement,
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des membres de cette famille sont venus se fixer dès le XVIIIe s., à la campagne et en ville. (François, fils d'Isaac, de Morges, y fut reçu habitant, le 20 décembre 1763.) - Genève AÊ. |C. R-l
Emile, de Montherod, Vaud * le 2 juin 1850, entra en 186b dans l'administration des télégraphes, fut de 1882-1884 chef du bureau de téléphone de Lausanne, occupa les mêmes fonctions à Genève de 1884 à 1890 ; de 1890-1905, inspecteur à l'administration centrale des télégraphes et de 1905-1908 adjoint du directeur général des télégraphes fédéraux à Berne, f d'une attaque à Soleure le 1" octobre 1908. — Voir: le chapitre Administr. des télégraphes dans le fasc. V9</ y de la BSL, p. 36- 91. — Actes personnels de la Direction générale des télégraphes fédér. — Journal des postes et télégr. suisses 1908, n° 42. — Le Bund 1908, n» 465. [E. M]
ABRI, ABRISER ou FAIRE L'ABRI, aussi ABRIS, ABBRIS et ABRIX indique une mesure de << protection » et signifiait évaluer une redevance en nature, plus spécialement les grains, pour en fixer officiellement le prix équivalent en argent, comme une déclaration analogue, appliquée aux vins, s'appelait la Vente. Cette question eut une importance particulière dans la principauté de Neuchâtel où, au 18e siècle, elle fut la cause de troubles prolongés et de tragiques événements.
Au moyen âge, les redevances se payaient en nature, mais les contribuables, surtout les petits, étant souvent hors d'état de le faire, ils furent peu à peu autorisés à en acquitter une partie en argent et dès 1501, chaque année à pareille époque, généralement en automne, le Conseil d'Etat fixait 1 abri et la vente, prix officiel auquel le contribuable pouvait payer sa cote de la dîme des grains et des vins et auquel également les « indigents » pouvaient acheter des greniers de l'état le froment nécessaire à leurs ensemencements. Ce système était favorable aux contribuables qui pouvaient se libérer dans de bonnes conditions et à des prix en rapport avec ceux du marché; il pouvait, il est vrai, aussi encourager certaines spéculations de leur part et on en a vu profiter d'une hausse des grains en hiver pour vendre toute leur récolte, puis au printemps réclamer de l'état des semences au prix inférieur de l'Abri. Pour le fisc, la régie avait le grand désavantage de laisser à sa charge les tluctuations résultant des plus ou moins bonnes récoltes et de ne jamais lui permettre de porter au budget une somme fixe de recettes. En outre, les receveurs, fonctionnaires bénévoles, accordaient des facilités de payement aux contribuables peu ponctuels, de sorte que le compte des reliquats était toujours important. Ces receveurs ne pouvaient en conséquence que -verser des acomptes à la recette et avaient parfois un arriéré de dix ou même vingt ans.
Dès leur avènement, en 1707, les souverains de la maison de Prusse cherchèrent à remédier à cet état de choses sans grand résultat, mais en 1714, et plus tard encore en 1725, la question d'affermer les impôts fut mise sur le tapis ; on renonça provisoirement à cette mesure impopulaire sur l'avis négatif de la commission d'étude, instituée à cet effet, et en présence de la résistance opiniâtre de la ville.
Frédéric II, pour les besoins de sa politique extérieure, tenait surtout à pouvoir compter sur un revenu fixe, l'his tenace que ses prédécesseurs, il passa par dessus toutes les oppositions, envoya à Neuchâtel un employé de la chambre domaniale, le conseiller Hhode, et sur son rapport, les fermes furent introduites en exécution d'un ordre royal, en octobre 1748, en lieu et place de la régie. Les fermiers, que pour tranquilliser le peuple, on continua d'appeler « receveurs », s'engageaient à verser au trésor pendant un certain nombre d'années une redevance invariable que le roi se promettait bien d'augmenter par degrés à chaque renouvellement des contrats ; celait au fermier à veillera ce que les impôts produisissent une somme supérieure à celle de leur prestation au fisc. Comme conséquence, l'Abri et la Vente furent abolis, les receveurs étant autorisés à fixer eux-mêmes à leur gré les prix auxquels pouvaient se convertir les redevances en nature. Ce fut le point de départ de vingt années d'agitation intérieure et de dissentiments avec Berlin.
Déjà l'ingérence inaccoutumée dans les affaires de la
principauté d'un fonctionnaire prussien et l'activité déployée par Rhode avaient éveillé la méfiance, et l'introduction du système des fermes provoqua un mécontentement latent qui ne devait éclater que plus tard, mais dès janvier 1749 le Conseil d'Etat demanda à Berlin de pouvoir rétablir au moins la Vente en alléguant que le prix officiel des vins exerçait une grande inlluence sur le commerce des vins en général, soit avec l'étranger, soit dans les transactions intérieures. Econduit une première fois, le Conseil d'Etat revint à la charge et finit par obtenir gain de cause par rescrit du 9 septembre 1749 qui autorisait à rétablir la Vente, mais à la condition expresse que les receveurs n'en fussent pas lésés et qrre le prix du vin des redevances foncières restât dans leurs attributions.
Au Val -de-Travers, l'ancien receveur Guyenet, très impopulaire, avait déjà donné lieu à des plaintes qui ne firent que s'accentuer lorsqu'il fut devenu fermier des recettes de la région ; aussi en mars 1750 les 9 communes du Val-de-Travers adressent un placet au Conseil d'État, demandant entre autres le rétablissement de l'Abri, la publication du contrat entre le souverain et les receveurs et l'obligation pour ceux-ci de délivrer' aux pauvres pour leur entretien une certaine quantité de grains au prix officie). Cette démarche n'ayant pas eu le résultat voulu, cinq des communes décidèrent deux ans plus tard de s'adresser directement à Berlin et y envoyèrent dans ce but, sans y avoir été préalablement autorisées, un délégué le maire Baillod, ce qui valut aux pétitionnaires une sévère réprimande de la part de Frédéric II. En 1754, le renouvellement des baux des fermes s'étant fait sur un pied favorable pour le fisc, le roi chercha à abolir de nouveau la Vente dont le maintien lui était resté sur le cœur. Mais ici les communes du Vignoble entrent en lice, la question des vins les touchant de près ; elles font valoir leurs raisons en faveur de la Vente et de nouveau le roi doit céder. Mais le mécontentement fait tache d'huile : la partie la plus agricole du pays, le Val-de-Ruz, auquel se joignirent les montagnards du comté de Valangin adressèrent, du 19 février 1755 au 15 février 1757, successivement trois placets au roi, réclamant le rétablissement de l'Abri ; « le dommage causé par l'abolition de l'Abri, dit une des remontrances, est sensible dans toute la Comté et l'on peut à peine se représenter la misère et la détresse du peuple. » Elle provenait du fait que ce n'est plus le prince, mais le peuple qui subissait les fluctuations de la récolte. Toutes les réclamations sont vaines.
Dès la paix d'Hubertsburg le roi, dont la guerre avait vidé les caisses, revient à la charge.
11 avait en vue toute une série de mesures pour augmenter les ressources qu'il tirait de la principauté. Le plus pressé était de renouveler à des conditions encore plus favorables les baux de la ferme arrivés à terme en 1767. Si lors de l'introduction des fermes on ne s'est pas tout de suite avisé que ce système était contraire aux Articles généraux (voir ce mot), jurés par la maison de Brandebourg lors de son avènement, cet argument a dès lors pris corps et, joint aux autres, d'ordre économique, devient un puissant motif d'opposition de la part des Corps et Communautés à la tête desquelles se plaça la ville de Neuchâtel. Elle interdit la publication des enchères et menaça d'exclure tout bourgeois qui y prendrait part. Celles-ci devinrent impossibles, personne ne se présenta; cependant le commissaire royal Derschau, envoyé avec des pouvoirs spéciaux, réussit à faire un accord avec Guyenet et quelques autres receveurs d'à près lequel on leur remettait la ferme du pays en bloc, sous la protection spéciale du roi. L'irritation frrt si grande que la ville refusa d'exécuter un ordre d'expulsion prononcé contre un étranger' suspect d'intriguer contre la maison de Brandebourg, et que les autorites de la ville et de l'Etat échangèrent des lettres de compliments avec l'ambassadeur de France à Snleure et la Cour de Versailles que la guerre avait laissée en très mauvais termes avec Frédéric II. Celui-ci en fut fort courroucé, mais de son côté, en chargeant un étranger, Derschau, de ses intérêts dans le pays et en destituant trois conseillers d'Etat, il avait de nouveau incontestablement violé- les articles généraux Les rapports réciproques étaient ainsi devenus intolérables; le roi, s'estimant menacé dans son autorité el ses privilèges, résolut de porter ses griefs à Berne qui