‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 253 sur 329 · ASSENTI · texte numérisé non relu

ASSENTI

fille unique de Jacques de Gléresse, seigneur de

Bavois au pays de Vaud, qui lui apporta cette

eigneurie. Son lils — 5. LAURENT (1510-1596) acquit

les seigneuries de Ballaignes et de Lignerolles par son mariage, le 3 janvier 1526, avec Marie Champion, fille de Benoît Champion, seigneur de Cheseaux, Ballaigues el Lignerolles — La descendance mâle de cette branche s'éteignit en 1738 par la mort de .II: an - Salomon Asperlin. — Voir Gremaud. — Rameau : Le Vallais historique. — Gingins : Indépendance du Haut- Valais. — Furrer : Gesch. ilber Mollis. hllV — Collection Dumont. — AHS 1900, p. 30 ss. — LL. - Wirz : Regesten. [Ta. et M. R.]

ASPERMONT, von. Ministériaux de l'évêque de Coire. appelés quelquefois chevaliers,

O l'une des familles les plus anciennes et les plus considérées de la Rhétie. Elle tire son nom de deux châteaux-fort s près de Zizers et de Jenins. Au milieu du XIV's., elle disparut du pays pour apparaître encore quelque temps dans la campagne zuricoise, dans la Mai (lie de Schwyz et dans le Vorarlberg. Armoiries : de sable à la fasce d'argent. — 1 . SWICARDUS I, 1120, envoyé en 1153 de l'empereur Frédéric I à Milan. Dans les guerres qui suivirent contre Milan, il rendit d'importants services à l'empereur comme général en chef. — 2. Uldricus, jura en 1219, pour l'évêque Arnold de Coire, la paix avec la ville de Côme. — 3 Ederhard II, fils d'Eberhard I, fut capitaine au service de l'évêque Friedrich I, de Coire, et tomba en 1288 à la bataille de Balzers. — 4. Egelolf II, frère du n° 3, et — 5. Ulrich VIII, fils du u°4, furent excommuniés en 1300 pour avoir commis de grands dommages au détriment du chapitre de la cathédrale de Coire. Une des branches de la famille s'éteignit en 1333 avec — 6. Ulrich VI. Ses cousins — T.Eberhard III et

— 8 Ulrich IX furent ses héritiers ; ils vendirent leur part du Prâtigau en 1338 au comte Friedrich von Toggenbourg, et au bailli Ulrich von Matsch. — 9. Ulrich X, en 1318 commandeur de l'ordre de Saint-Jean à Feldkirch, fut le dernier de la lignée qui s'était établie au Vorarlberg. — 10. Ulrich XII, alla habiter Gruningen (Zurich) vers 1350. Avec son fils — 11. Ulrich XIII, il habita un château qu'on appela Aspermont. En 1368, ils vendirent le village de Rickenburg dans la Marche.

— 12. Eberhard IV épousa Elisabeth von Riet qui lui apporta les châteaux de Riet près de Tettnang, de Bleiach près d'Immenstadt et plusieurs autres biens seigneuriaux. Ayant été ruiné, probablement dans le démêlé Montfort-Werdenberg, il dut vendre la dot de sa femme. — 13. Ulrich XI, fils du n° 12, renonça en 1376 à tous ses droits au tombeau de ses pères dans la cathédrale de Coire et se servit désormais du nom germanisé Rauenberg. Son père avait déjà renoncé à ses armoiries familiales et adopté celles de sa femme. Les Rhomberg du Vorarlberg et de Bavière sont considérés comme les descendants des Aspermont. — Voir AHS 1889, 311. — Mohr : Codex. — Regestes de Pfafers. - Wartmann et Thommen : Urkunden. — Jecklin : Burge.n und Schliïsser. [A. Mooser.]

ASPERMONT (ALT) (C. Grisons, D Fùnf-Dorfer, Com. Trimmis. V. DGS). Château appelé aussi Rauet Ruch-Aspermont, dont la tour est d'origine romaine. En 1258, Johann Peter von Sax, à Mosax, vendit le château « que ses ancêtres avaient hérité des von Belmont » pour 3350 11. à l'évêque Heinrich III de Coire, après quoi Ulrich von Aspermont le reçut en fief viager de l'évêque. En 1275, Walther IV von Vaz en fut inféodé. L'évêque Johann I hypothéqua le château à Ulrich von Aspermont en 1328, pour 800 marks, et l'évêque Ulrich IV en 1347 aux deux frères Walther et Ludwig von Stadion. Dès que l'évêché exerça la juridiction temporelle dans les IV villages (Zizers, Igis, Trimmis et Untervaz), il la confia à des administrateurs qui habitèrent le château ; ceux-ci furent, de 1349 à 1526 : Ulrich von Aspermont, Marquard, vicomte de Sargans, Johann von Planta. Hans von Marmels, Otto von Capaul, et le dernier : Jorg Rink von Baldenstein. Quand les droits et l'administration épiscopale sur les IV vil-

lages prirent fin, Alt-Aspermonl resta inhabité et marcha à sa ruini' ; cependant la tour étail encore bien conservée du i • - j 1 1 1 . - de si h m pf (1548) el de Campell ( 1570). Lors des troubles des Grisons, au commencement du XVIIe s., le colonel autrichien Baldiron installa une garnison et de l'artillerie dan- le château et fll établir un retranchement depuis le rocher du château jusqu'au Rhin, mais les gens des Ligue-, conduits par Stephan This, l'eurent bientôt délogé. Le 11 avril 1878, la toux s'écroula dans les profondeurs du llaglobcl. — Voir Kraneck : Bitterburgen. — I). Jecklin : liurgen und SchlOSSer. A US 1889, p. 311. [A. Mooseh.]

ASPERMONT (NEU) (C. disons, D. Maienfeld, Com. Jenins. V . DGS). Second château familial des nobles von Aspermont, mentionné la première fois en 1299. Après leur départ, vers 1350, le château passa successivement au chevalier Mudi von Rankwil, de Feldkirch, au bourgeois de Coire Si rai (T. puis aux chevaliers von Siegberg. Par Ursula, fille du dernier chevalier von Siegberg, le château et la seigneurie d'Aspermont passèrent entre 1465 et 1477 à Diebold von Schlandersberg, du Tyrol. En 1499, les gens des Ligues et les Confédérés s'emparèrent du château et l'incendièrent, mais il fut bientôt rebâti. Ulrich von Schlandersberg le vendit pour 16 000 IL, en 1522, à son cousin, Josua von Beroldingen, qui le revendit en 1536 à Valentin Compar, d'Uri, greffier et bourgeois de Maienfeld : la même année, le château changea trois fois de propriétaire. Finalement les III Ligues l'obtinrent pour 10 000 fi. et le cédèrent avec la collation de l'église de Jenins à la commune de Jenins, à laquelle Hans von Marmels racheta de nouveau le tout pour 4478 fi. En 1538, il revendit le château et les terres attenantes à Peter Finer, bailli autrichien des 8 juridictions à Castels. De celui-ci, l'ensemble passa finalement en 1540 à Gregor-Karli von Hohenbalken et par la fille de ce dernier, Margaretha, à Andréas vu u Salis.de Jenins, vers 1600. Violanda von Salis l'apporta en dot à son mari, le chevalier Anton von Molina qui fut le dernier habitant de ce château. — Voir Kraneck: Ritlerburgen. — D. Jecklin: Burgen und Schlbsser. — Reg. de Jenins. [A. Mooser.]

ASPRÉMONT. Voir Si/ry d'Aspremont.

ASSEMBLÉES NATIONALES. La chute de l'ancienne Confédération, en 1798, a vu surgir dans la plupart des cantons et pays sujets des assemblées de délégués qui, sous le nom d'assemblées provisoires, assemblées primaires, etc., eurent à s'occuper de la nouvelle organisation à donner à leur pays, et des élections aux assemblées nationales. — Voir Helvétique, République.

ASSENS (C. Vaud, D. Echallens. V. DGS). Alstens en 1154 et Hascens en 1269. On a trouvé dans ce village en 1901 un tumulus de l'âge du fer, et en 1880-1881 et 1914 près de la gare, des tombes burgondes. Au moyen âge, cette localité appartenait à plusieurs seigneurs, entre autres celui de Cheseaux. L'église paroissiale dédiée à saint Germain appartenait en 1154 déjà à l'abbaye d'Abondance en Savoie. L'n de ses curés, Jean Barre, prieur de Ripaille (1440-1473) reconstruisit l'église et l'orna de peintures très intéressantes qui subsistent encore. Un autre curé, Jean Musard, devint prévôt de la collégiale de Fribourg (1539-1549). Sous son administration, les protestants tentèrent d'introduire le plus à Assens, mais n'y obtinrent pas la majorité, de telle sorte que la messe y a été maintenue jusqu'à nos jours. Un pasteur y fut cependant établi et jusqu'en 1845, l'église servit aux deux cultes. En 1845, une nouvelle église catholique a été construite. On y voit les tombeaux de la princesse russe Marie Plescheveff (t 1807) et delà baronne d'Olcap (t 1815), fondatrice de la paroisse catholique de Lausanne. Assens est en outre le lieu d'origine d'un ingénieur H. -S. Bermont (1823-1870), réputé pour ses travaux hydrauliques en Franceet en Italie, — DHV. — Erhovaudois 1919. [M.R ]

ASSENTI. Surnom d'une des branches de la famille noble vaudoise de Cheseaux au XIV" s. Nom d'une famille bourgeoise d'Estavayer éteinte à la fin du XY0 s. — 1. Humbert, fut député en 1454 auprès du bailli de Vaud pour protester, au nom d'Estavayer, contre l'ordre donné de venir au secours du duc de Savoie attaqué

ASSERANS

ASSISTANCE PUBLIQUE

en Bresse par le Dauphin. Gouverneur d'Estavayer 1457-1459 ; capitaine dans le contingent 1465. — 2. Jean, chapelain à Estavayer puis à la cathédrale de Lausanne en 1454 ; recteur de l'hôpital de Notre-Dame à Lausanne de 1458 à 1466 ; curé de Corcelles sur Chavornay 1458 à 1463 : chanoine de Lausanne 1467; doyen de Yaîère 1468 ; curé de Saint-Prex et en 1472 de Chexbres. En 1487, il fit rebâtir et agrandir à ses frais la chapelle de Rivaz à Estavayer et mourut le 21 mars 1492. Comme chanoine, Assenti siégea au Conseil de ville de Lausanne en 1481, après la fusion de la Cité et du Bourg. — Voir Grangier : Annales d'Estavayer. — Wirz : Regesten. — Revmond : Les dignitaires de l'église de Lausanne. [M. R. et H. V.]

ASSERANS. Le prieuré rural d'Asserans, paroisse de Farges dans le Pays de Gex, relevait de l'Abbaye de Saint-Pierre de ÎS'antua. Les biens de ce prieuré, qui fut détruit par les Bernois à la fin du XVIIe s., s'étendaient sur une partie du territoire genevois, en particulier à Malval, Essertines et Russin. En 1300, le prieuré d'Asserans et celui de Malval furent unis, semble-t-il, et dès le XIVe s., ces deux prieurés bénédictins sont toujours mentionnés ensemble. La Seigneurie de Genève racheta en 1759 leurs droits aux religieux. — Voir Arch. d'Etat Genève : Registres de la Chambre des fiefs. — RC. — Regeste. — Guigue : Topographie historique du Déparlement de l'Ain. — Galiffe : Genève H. et A., supp. [Louis Blondel.]

ASSESSORE. Pendant la domination des Suisses sur le Tessin, les assessori composaient avec les abati dans chaque bailliage la Commission chargée d'examiner les candidats au notariat sous la présidence du chancelier du bailliage. Ils étaient nommés par le Collège des notaires. Lugano nommait deux assessori, Mendrisio de même, Locarno en nommait trois qui s'appelaient periti. — VoirWeiss: Die tessinischen Landvogteien. [C. T.]

ASSIGNAC, Pierre de. Voir Rovrée.

ASSINARE, Henri, Architecte vaudois, * à Lausanne en 1826, fie 22 août 1899. Il étudia à Genève chez Blavignac, ouvrit un bureau à Lausanne, puis fut nommé en 1870 inspecteur des bâtiments de l'Etat de Vaud. Il construisit les casernes de la Pontaise (1882) et l'Hôpital cantonal (1883), et quitta, en 1891, la direction du Service cantonal des bâtiments. Assinare avait été nommé en 1872 suppléant de Viollet-le- Duc pour la restauration de la cathédrale de Lausanne. Il le remplaça à sa mort en 1879, et dirigea spécialement les travaux de restauration du grand portail et de la rose. En 1891, il prit le titre officiel d'architecte de la cathédrale qu'il conserva jusqu'à sa mort. — Voir SKL.— L.Gauthier : La cathédrale de Lausanne. [M. r.i

ASSIS. Monnaie frappée par les cantons de Bâle, Obwald et Zoug. Le nom signifie en bas-latin généralement monnaie ou argent ; il est dérivé de l'ancienne unité monétaire romaine, l'.ls. Strasbourg fut la première à frapper, vers 1500, des assis qui correspondaient au sol de 12 deniers ; le demi-assis se nommait semissis. Bâle employa en 1623 le terme d'assis pour le sol de 12 heller = 24 deniers = 6 rappen ; elle frappa des doubles assis datés de 1623, 1624, 1634 et 1638, à la taille de 72 au marc et à 6 lots de fin. En 1638, elle frappa aussi, sur le conseil de son maître monnayeur J.-J. Schultheis, une quantité de doubles assis, non datés, au même titre, mais d'1 36e à 1 ,'24e plus légers C74 à 75 au marc) et qui de ce fait furent bientôt décriés partout. Le monnayeur Georg Wessenburger fit un se-

Henri Assinare. Tiré de

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