‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 256 sur 329 · ASTE · texte numérisé non relu

ASTE

ÀTHENÂZ

Ticino sacro, Monti : Atti... Lavizzari : Escursioni nel G. Ticino. Galli - Tamburini : Guida

del Miilriiiiimir. Franscini : l.n Svizzera italiana.

Barofflo : Metnoriestoriche. --- ffivista urrh. comense 1917-1918. [C. Thbzzini.]

ASTE, Marcello d', archevêque d'Athènes, nonce papal en Suisse du 23 mars L692 au 6 juin 1695. — Voir Steimer. [P.-X. W.]

ASTER. Ministériaux de l'abbé de Saint-Gall el du comte de Toggenbourg. Armoiries : une tête d'oiseau (d'après lus sceaux). — 1. Rudolf, 1347, bourgeois de Wil et caution de l'abbé Hermann. Il doil avoir été châtelain de Lutisburg pour le comte de Toggenbourg en 1355. Son sceau se trouve dans un acte de 1365 el 1368. - 2. Hans, fils du n° 1, ministérial du couvenl de Saint-Gall 1398, avoyer de Wil 1405. [Ht.]

ASTHEIMER, famille bourgeoise de Fribourg. - 1. JoSEPH-PROTAIS, * 1727, chapelain d'Alterswil 1755, du clergé de Notre-Dame de Fribourg 1757-1781, curédoyen d'Arconciel 1781-1800. — 2. ROMAIN, frère du n° 1, * 1728, jésuite 1746, lors de la suppression de l'ordre en 1775 il était professeur de théologie au collège de Fribourg el aumônier du couvent des Ursulines de cette ville. Il résigna ces dernières fonctions en 1784 et mourut à Munich le 15 mars 1791. Il a publié : Machina corporis humani ; Microcosmus, commentatio physica ; Phylhologia generalis. — Voir Dellion : Dictionnaire des paroisses I, p. 81, VI, p. 425, XI, p. 199. — Mulinen : Helvetia sacra II, p. 55. — Holzhalb. — Arch. d'Etat Fribourg. [R^my.]

ASTI, von (ou de Lavoli), Gai.van, marchand et cahorsin mentionné à Lucerne de 1296 à 1333, année de sa mort. Il devint bourgeois de Lucerne en 1298, fut en conflit avec des négociants de Bâle, emprisonné à Zurich en 1308, et prêta aux ducs d'Autriche une somme d'argent garantie par des terres et des revenus à Malters et à Gersau. — Voir JSG I, 194, II, 144. [v. V.l

ASTIÉ, Jean- Frédéric, * à Nérac en France 1822, t 1894, étudia la théologie à Genève, Berlin et Halle. Pasteur à New-York de 1848 à 1853, il devint en 1856 professeur à la Faculté de l'Eglise libre à Lausanne et y professa jusqu'à sa mort les histoires de la philosophie, de la théologie moderne, des religions et de la symbolique. Il adopta entre l'orthodoxie traditionnelle et le « libéralisme » une position intermédiaire, qu'il n'a jamais abandonnée. Deux principes qu'il proclamait avec prédilection étaient celui du spiritualisme absolu, à la façon des Quakers, et celui de l'individualisme, dont il faisait honneur à Vinet. Dès 1872, Astié dirigea avec Dandiran le Comple-rendu, plus tard intitulé Revue de théologie et de philosophie. Outre un grand nombre de brochures, souvent anonymes, on lui doit entre autres : L'esprit d'Alexandre Vinet ; Histoire de la république des Etats-Unis ; Les deux théologies nouvelles dans le sein du protestantisme français. [Ph. Bridel.]

ASUEL (ail. Hasenburg) (C. Berne, D. Porrentruy. Y.DGS). Vge dominé par les ruines du château du même nom. Anciennes formes : Hasucl en 1260, Asleuel. Esuel, Hasunbruck en 1279, Haselburg, Hasenburg, Asuel. — Armoiries : celles des sires d'Asuel, d'argent à la bande de gueules. Asuel formait une des quatre grandes seigneuries de l'évêché de Bâle, avec le comté de Ferrette, Ribeaupierre et Zvvingen. Le château, qui remonte probablement au Xe s., fut détruit par le grand tremblement de terre du 18 octobre 1356. Le dernier des sires d'Asuel fit don de ses propriétés à l'évêque et à l'église de Bâle en 1479. L'année suivante, Osvvald, comte de Tierstein, éleva des prétentions à la seigneurie d'Asuel. En 1497, la seigneurie d'Asuel, avec ses vassaux et toutes ses dépendances, était toute entière dans les mains de l'évêque et de l'église de Bâle. L'église, dédiée à saint. Etienne, a été construite en 1839, date de sa séparation de la paroisse de Charmoille. Population : 1818, 361 hab. ; 1846, 453 ; 1860, 446 ; 1900, 373 : 1910, 342. — Voir Vautrey : Notices historiques. — Daucourt : Dictionnaire historique. ■ — ■ Trouillat. [P.-O. B.]

ASUEL, d'. Famille de grands vassaux de l'évêque de Bâle à la fin du moyen âge. Us portèrent aussi le nom germanisé de Hasenburg, qu'ils donnèrent, à Neu-Hasen-

burg, près Willisau, où la famille avait des terres dès la fin du X 1 1 I ■ s. On n';i apporté jusqu'ici aucune preuve des prétendues relations des Asuel avec la famille de Fenis dont le château prit plus lard !<• nom de Hasenbourg. Bourcard, évêqufl de Bâle de 1072 à 1107. connu sous le nom d'Asuel doit être rattaché à la famille de Fenis-Neuchâtil. .1 d'argent à la bande de gueules.

La famille des sires d'Asuel descend de Hugues de Montfaucon, seigneur rie Charmoille. Outre Asuel. elle posséda l'avouerie de Saint - L'rsanne, Pfeffingen, Pfetterhausen, Hérimoncourt, la dîme de l'église de Bonfol, des droits s'il l'église de Boécourt, des terres dans la région de Willisau, etc. A la cour de l'évêque, les Asuel faisaient fonctions d'écuyers-tranchants (Truchsess). Les premiers connus sont les deux frères Bourcard et Henri, 1036, t avant 1159. Ce dernier eut plusieurs fils dont — 1. Bourcard, avoué de Saint-Ursanne 1152, t avant 1175, et — 2. Régnier, 1136-1175, fondateur de l'église de Glovelier. — 3. Un Bourcard d'Asuel est cité en Franche-Comté de 1145-1175. A cette date, il était légat impérial en Bourgogne. — 4. Hugues, chanoine de Saint-Ursanne 1146, prévôt 1173, évêque de Bâle 1179, f 15 mai 1180. — 5. Henri, évêque de Strasbourg 1181, prit part à la troisième croisade, t 25 mars 1190. — 6. Avmon et — 7. Thiébaud, frères, font le partage de leurs possessions le 18 juillet 1285. Aymon reçoit Neu-Hasenburg, avec la collation de l'église et les terres en deçà du Hauenstein jusqu'à l'Aar, et 20 feux à Miécourt. — 8. Henri, frère des n"s 6 et 7, chanoine de Saint- Ursanne, recteur de l'église de Willisau 1285, chanoine de Moutier- Grandval 1296. — 9.

Hugues, écuyer, avait donné à l'abbaye de Cerlier des biens sis dans la paroisse de Willisau. Il les reprend de celle-ci en emphythéose le 5 décembre 1309. — 10. Jean, dit de Charmoille, 21e abbé de Lucelle, t 1362. — 11. Jean-Bernard, tenait en fief de l'église de Bâle, en 1424, le village et le château d'Asuel, Montgremay, la Combe et Charmoille ; le château de Pleujouse, Miécourt, Vendlincourt la haute justice à Saint-Ursanne, la basse justice à Glovelier, et le village de Courtedoux. — 12. Jean-Lutold, dernier de sa famille, chanoine de Besancon en 1438, avec Antoine et Thiébaud d'Asuel, et prévôt de Saint-Ursanne. En 1479, il donne tout ce qu'il possédait à Gaspar, évêque de Bâle, et à l'église de cette ville, et meurt en 1481. — Voir Trouillat. — Vautrey : Histoire des évêques de Bâle I. — FRB. — MN 1867. p. 139 et volume 33. — AHS 1916, p. 32. — Daucourt: Dictionnaire historique. — Le même: Les derniers sires d'Asuel. — Merz : Burgen des Sisgaus. — Gfr. 58 (v. Liebenau: Willisau). [P.-O. B.]

ATAMES, abbé de Disentis. D'après le Synopsis, il est le 19e abbé de Disentis et doit avoir été en fonctions de 1058 à 1083. Il ne paraît dans aucun document. — Eichhorn : Episcopatus Curiensis, 228. — Schumacher : Album Desertinense, 9. [N. C]

ATHENAZ, ATTENAZ ou ATINAZ(C. Genève, Rive gauche, Com. Avusy. Voir DGS). Ce hameau appartient à la partie genevoise de la « Champagne ». Il est cité pour la première fois en 1302 comme propriété du prieuré de Saint-Victor près Genève. Jusqu'au XVIIIe s., il se trouvait dans la paroisse de Chancy et ses destinées suivirent celles des villages d'Avusy et de Laconnex. Outre Saint-Victor, la seigneurie de Rougemont et les barons de la Grave y possédèrent des terres et des maisons. Par lettres patentes du 10 mars 1756,

L3au de \\ il Hier d \suel 1'.:.

ATLAS T0P0GRAPI1IQUE

ATTENHOFER

François Perrin obtint la vente du fief et de la juridiction d'Athenaz qui devint baronnie ; il en reçut l'investiture le 28 août suivant. En 1754, à la suite du traité de Turin, Athenaz, terre de Saint- Victor, fut cédé par Genève, en toute souveraineté, au roi de Sardaigne. En 1810, il redevint (erre genevoise. A Athenaz se rattache le souvenir de vexations des gardes savoyards, vexations qui nécessitèrent, en 1688 entre autres, une mission du procureur général de la République à Ghambéry pour protester. — Voir Arch. d'Etat Genève : T et D. — Regeste. — Foras : Armoriai, art. Perrin. — Gaudy-Le Fort : Promenades historiques dans le canton de Genève, II, p. 112. j I.(Mli< Blondel.]

ATLAS TOPOGRAPHIQUE. Voir Cartographie.

ATTALENS (G. Fribourg, D. Veveyse. V. DGS). Armoiries : d'argent au lion de gueules, à une bande de sinople brochant.

En 1068 : Altalenges = auprès des Atla linge (gens d'Atto ou Attilo) ; voir Fôrstemann I, 2« éd. p. 151. En 1829- 1830, on découvrit à Attalens des tuiles, des monnaies et des plaques de marbre romaines ; plus tard des tombes burgondes. Le village se trouvait sur la route romaine de Vevey à Moudon. En 1068, Bourcard et Anselme, abbé et prévôt de Saint-Maurice, concédèrent la villa d'Attalenges à la femme d'Otton, avoué de la même abbaye. L'histoire d'Attalens est intimement liée à celle de Bossonens. En 1274, ces deux villages appartiennent à Amédée I d'Oron ; son fils Rodolphe devint seigneur d'Attalens, tandis qu'un autre fils, Guillaume V, le devenait de Bossonens. En 1374, Amédée de Savoie, devenu seigneur d'Attalens, inféoda celui-ci à Aymon II d'Oron, de la branche de Bossonens, qui réunit ainsi les deux seigneuries dans sa main pour une année. En 1376, Amédée VI de Savoie, dit le Comte vert, obtint Attalens en vertu d'un jugement du bailli de Vaud, et l'inféoda en 1382 à Antoine de la Tour-Châtillon, pour 3000 fi. d'or. Par alliance le village passa peu après dans la famille de la Baume. En 1476, à la suite des guerres de Bourgogne, il fut livré aux flammes par les Fribourgeois et fit retour à la Savoie lors de la conclusion de la paix. Les sires de la Baume se qualifièrent de nouveau de seigneurs d'Attalens, et, en 1495, l'un d'eux porta plainte devant le Conseil de Fribourg contre Adrien de Bubenberg, qui s'était emparé de force du village. On ne sait quand ce dernier fit retour à la Savoie, mais, en 1523, Charles III le vendit au chapitre de Lausanne pour 9300 fl. en se réservant le droit de rachat. Il transmit son droit de rachat en 1531 à Charles de Challant. qui, deux ans après, entra en possession d'Attalens. Lors de la conquête du Pays de Vaud par les Bernois, 1536, Fribourg obtint entre autres de Berne Bossonens et Attalens, et érigea le premier en bailliage. La suzeraineté d'Attalens passait ainsi à Fribourg, mais Charles de Challant conservait la propriété de la seigneurie. En 1615, Fribourg acquit cette dernière pour 6000 écus bons ou 30 000 fl. et l'érigea immédiatement en bailliage qui subsista jusqu'en 1798. En 1804, le château et le domaine cantonal d'Attalens furent vendus à la commune d'Attalens pour 6000 livres Les registres de paroisse datent de 1821 (?). — Voir: ASHF X (avec bibliographie). [G.Ca. et G. Cx.l

ATTELWIL (C. Argovie, D. Zofingue. V. DGS), Cette commune fait depuis longtemps partie de la paroisse de Reitnau. Elle est mentionnée dans le Habsburger Urbar de 1300 sous le nom d'Attelwile (= ferme d' Attilo) et appartenait àVofficium Willisowe. Les ducs d'Autriche y avaient les droits de ban et de corvée et exerçaient la justice. En 1415, devenue possession bernoise, elle fit partie de la juridiction de Kôlliken dans le bailliage de Lenzbourg. Armoiries : d'or à une aigle de sable. — QSG 14. — AHS 1015, n<> 3. [Gr.]

ATTENHOFER. Famille originaire des cantons d'Argovie, de Lucerne et de Zurich.

A. Canton d'Argovie. — 1. Peter, curé à Gerwil

dans la Forêt-Noire, chanoine 1492, doyen 1494 et prévôt du chapitre de Zurzach en 1496. En 1502, il eut un différend très sérieux avec son chapitre, relativement à leurs droits réciproques, et vit encore triompher la Réformation à Zurzach le 17 octobre 1529. Il mourut le 19 février 1532 à Waldshut. La famille s'est répandue de Zurzach dans les cantons de Lucerne et de Zurich.

B. Canton de Lucerne. — 1. Josef-Blasius, de Zurzach, médecin à Sursee, bourgeois en 1777, secrétaire communal de 1794 à 1798, médecin du district en 1804. — 2. Heinrich-Ludwig, fils du n° 1, * le 2 avril 1783, t le 26 juin 1856 ; fit son doctorat à Vienne en 1803, médecin militaire en Autriche, dès 1808 médecin militaire à Saint-Pétersbourg, conseiller impérial de la Cour en 1814, médecin et conseiller de commune à Sursee depuis 1815, conseiller d'État en 1820, préfet de 1831 à 1847, conseiller de santé de 1819-1840, auteur d'écrits sur la médecine et l'histoire. — 3. Heinrich, fils du n° 2, juge criminel 1836, juge cantonal 1841, député à la Diète 1845, administrateur des domaines du couvent de Mûri, dans le canton de Lucerne, de 1814 à 1842, grand-juge dans l'état-major de l'armée du Sonderbund. — 4. Karl, fils du n° 2, * 1811, f le 21 mai 1891, médecin à Sursee, médecin du district en 1845, médecin de division en 1847. — 5. August, * le 8 août 1828, f le 18 septembre 1862 à Zurzach, peintre, étudia à Munich. On a de lui deux retables, Madone et saint Georges, dans l'église d'Unterendingen. — 6. Karl, fils du n° 4, * le 28 février 1836, t le 10 octobre 1906, Dr en droit, étudia à Munich et à Heidelberg, avocat à Sursee en 1863, juge cantonal de 1871 à 1893, juge fédéral de 1893 à 1906, auteur de plusieurs ouvrages de droit historique. — 7. Heinrich, fils du n° 4, * le 13 juin 1837, t le 13 novembre 1911, médecin à Sursee en 1861, conseiller de santé de 1871 à 1911, dès 1896 à Lucerne, juge de district en 1897, conseiller de commune de 1899 à 1911. Il fut un des fondateurs de l'asile d'enfants à Maria Zell. — Voir : Luz. Volksblatt, n° 135. — Vaterland 1906, n° 235 ; 1908 n"s 71, 73, 75; 1911 n° 266. — Gfr., 3, 6. 14. — SKL [P.-X.W. et O. M.]

C. Canton de Zurich. — 1. Adoi.f, * le 14 mai 1879 à Zurich, écrivain. — Voir Srhii'eiz Srhriflsleller Lerikon 1918. — 2. Karl, * en 1837 à Wettingen, t en 1914 à Zurich. Il montra très

tôt des dispositions musicales ; à 17 ans, il dirigeait la section de chant de la Société du Grutli à Neuchâtel ; à 20 ans, il entra au Conservatoire de Leipzig et devint en 1859 maître de chant et de musique à Mûri. En 1863, il s'établit à Rapperswil et fut appelé trois ans plus tard à Zurich où il dirigea le Mànnerchor de Zurich, celui d'Aussersihl et la Société de chant des étudiants. Attenhofer dirigea les chœurs d'ensemble aux fêtes fédérales de chant de Bâle 1875, Zurich 1880, Winterthour 1887, Bâle 1893 et Zurich 1905. Sous son habile direction, le Mànnerchor de Zurich remporta de grands succès. De 1872 à 1900, il fut maître de chant à l'école secondaire des filles, dès 1875 à l'école supérieure et à l'école normale; de 1876 à 1913, des classes de chant à l'école de musique fondée par Hegar; de 1879 à 1885 organiste et directeur du chœur d'église Melodia à Zurich. En 1896, il devint deuxième directeur du Conservatoire de Zurich, où il dirigea, de 1898 à 1913, la classe d'orchestre. En 1904, il passa à V. Andreae la direction du Mànnerchor, et en 1913 celle de la Société de chant des étudiants, mais se chargea, en 1906, de celle du Lehrerinnenchor. Attenhofer fut le véritable fondateur du chant moderne pour chœurs d'hommes ; comme corn-

.I.inv. 1921

Karl Attenhofer. d'après une photographie de 1905.

ATTIKON

ATTINGHAUSEN-SCHWEINSBERd

positeur, il atteignit la perfection dans le lied. -- \ oir E. Isler : Karl Attenhofer (Nbl. der allgemeinen Musikgcsellschaft in Zurich, 1915). — Zùrclte.r Freitagszeilunii 1914, n° 22 (avec portrait). — Vereinsblatt des Mat, m chors Zurich 1914, n° 6 (avec portrait). — [E. I.] — .'i. Eduard, * 1842 à Wettingen, f 1912. Il fut. jusqu'en 1885 rédacteur du Limmat, fonda cette année-là le Stadlboten qui parut jusqu'en 1902. — Voir ZWChr. 1912, n° 1G. [P.H.]

ATTIKON iC. et ville de Zurich, ancienne com. Oberstrass). Ancien nom des fermes d'Hinterhub et Hubacker à la frontière de Schwamendingen, dérive de Attinti-hovun près des fermes des Attinge, c'est-à-dire des gens d'Atto. — Voir UZ IV et XI. — Ortsnamen, n° 1034. — Vôgelin : Allés Zurich II, p. 582. [F. H.]

ATTIKON (C.Zurich, D. Winterthour, Coin. Wiesendangen, V. DGS). Petit village formant la commune civile d'Attikon-Wallikon, qui appartenait au XIV1 s. aux Kibourg-Habsbourg. Une famille von Attikon apparaît dès 1317, elle aurait porté les armoiries des seigneurs von Altikon. — Voir Habsburger llrbar. — Mem. Tig. I-IV. — MAGZ XXIII, p. 298. [F. H.]

ÀTTINGER. Famille d' Attikon, ancienne Com. Oberstrass, de Dubendorf, Seebach, Winterthour et Zurich, et de Neuchâtel et Villiers; dérive de Atting-hovun comme Zollinger de Zolling-hovun = Zollikon. Armoiries de la famille neuchâteloise : d'or à la herse de sable soutenue de deux bras armés, mouvants des francs cantons, et à la terrasse de sinople. — La famille zuricoise est mentionnée à Attikon en 1325. — 1. Leonhard Actinger, en 1482 chanoine de Saint-Pierre à Embrach, fut excommunié. — 2. Thomas Attinger, sous-bailli à Dubendorf en 1513. — 3. Hans, de la corporation des bouchers, de Dubendorf, devint bourgeois de Zurich le 23 janvier 1567. — 4. Hans-Wilpert, de Dubendorf, architecte de l'hôpital de Zurich, bourgeois de cette ville le 9 septembre 1618 — La famille neuchâteloise est établie depuis la fin du XVIIIe s. à Neuchâtel où elle a fondé une imprimerie au début du siècle suivant et une maison d'édition en 1885. De Villiers en 1819; de Neuchâtel en 1869. — Voir Wirz: SI II, 1025. Regesten IV. — Bùrgerbuch Zurich II. — Hoppeler : Zùrch. Offnungen. [F. H.]

ATTINGHAUSEN (C. Uri. V. DGS). Com. et paroisse. Nom : près des maisons des Attinge (gens d'Atto), Le rôle des cens de l'abbaye du Fraumunster à Zurich est le premier à mentionner des habitations à Attinghausen. Ce village appartint au moyen âge à la paroisse d'Altdorf ; en 1485, il eut son propre prêtre, et un second bénéfice y fut fondé de 1809 à 1810. Attinghausen obtint le droit de baptême le 3 septembre 1547, mais sa complète séparation ne suivit que plus tard. Il existe encore une tour et une partie de la muraille de l'ancienne chapelle romane Cette église, inaugurée le 15 mai 1546, brûla en 1769 avec la cure. Celle qui fut rebâtie a été complètement rénovée en 1895 par le curé A. Denier. En 1546 fut inauguré l'ossuaire à côté de l'église paroissiale, et en 1723 la chapelle de saint Onophrio. L'obituaire commence en 1501 ; le registre des baptêmes en 1624. Le conseiller Jakob Plâtteli fonda en 1608, dans sa propriété, un couvent de femmes du tiers ordre de saint François. Le bâtiment brûla le 20 décembre 1676 et l'établissement fut transféré à Altdorf. Les murs d'enceinte du domaine et. la cure sont encore debout. Une école est mentionnée au XVIIIe s., mais Attinghausen ne possède un collège que depuis 1909. En 1910 : 596 habitants. — Voir Gfr. 17, 18, 37, 47. — ASA 1896, 1897. — ZSK 1919, p. 112. — HislorischesNbl.von Uri 1897, 1902,1919, 1920. — Zeller: Denkmàler aus der Feudalzeit im Land Uri. [E. Wymann.] ATTINGHAUSEN-SCHWEINSBERG (von) (de Attingenhusen, Attinghusen, de Sweinsberg). Cette famille, qui se rattache étroitement aux origines de la Confédération, n'est certainement pas originaire d'Uri, où elle joua son rôle historique. C'est peut-être une branche de la très ancienne famille des seigneurs de Signau dans l'Emmental. Armoiries : coupé d'or à une

aigle issante de sable el de sable à deux fasces d'or. Le berceau des Attinghausen esl le (liât eau r-mmentalois de Schweinsberg près d'Eggiwil dont les premiers membres ainsi qu'une branche collatérale prirent le nom ; il resta en possession de la famille uranaise. D'anciennes notices du couvent de Saint-Urbain mentionnent un WERNHER VON SlGNAU dans les années 1212-1224, possédant des biens dans la région de la future seigneurie de Schweinsberg. Des raisons sérieuses font de ce personnage le constructeur du château de Schweinsberg et l'ancêtre de la famille qui en prit le nom. Le baron ULRICH parait de 1240 à 1253, premier de cette famille; il se nommait alternativement, selon qu'il était en territoire burgonde ou dans les Waldstâtten, von Attinghausen ou vo.\ Schweinsberg. Les possessions uranaises de la famille étaient ainsi contemporaines ou même un peu antérieures au château familial de l'Emmental. On a jusqu'ici attribué l'établissement de la noblesse burgonde dans le pays à la politique des Zàhringen et on l'a placée entre 1173 et 1218, quand le duc Berchtold V. recteur de la Bourgogne, réunit, à l'extinction de la famille des Lenzbourg, l'avouerie de Zurich et du pays d'Uri à son pouvoir ducal. Mais peutêtre cet établissement a-t-il une origine plus ancienne. Le château d'Attinghausen était certainement en 1240 le centre d'un important domaine, limité par les seigneuries d'autres nobles burgondes. — Wernher I von ATtinghausen-Schweinsberg est mentionné de 1248 à 1288; son frère Rudolf en 1249. La famille se divise à la troisième génération en deux branches principales dont l'une habita Uri, l'autre l'Emmental.— Wernher II, 1264-1321, seigneur d'ATTiNGHAUSEN, portait aussi, sur son sceau, le nom de Sweinsberg, tandis que son frère Diethelm, à qui étaient échues les terres de l'Emmental laissa en conséquence tomber le nom d'Attinghausen dès 1299. Wernher II fut l'un des fondateurs historiques de la Confédération. Déjà, lors de la première alliance perpétuelle, en 1291, il conserva dans son château le sceau du pays d'Uri. Il fut à la tête des représentants uranais au Conseil confédéré institué pour l'exécution de l'alliance d'Uri et Schwyz avec Zurich, du 16 octobre 1291. En 1294, il fut élu landammann par la landsgemeinde et conserva cette haute dignité toute sa vie ; il est encore mentionné comme tel le 20 novembre 1321. Les premières manifestations de l'indépendance des Suisses eurent lieu pendant qu'il était au pouvoir : les assurances diplomatiques données par les privilèges du roi Adolphe en 1297, de l'empereur Henri VII en 1311, de Louis de Bavière en 1316 ; la sécurité militaire obtenue par la victoire du Morgarten, les démêlés avec Lucerne, le renouvellement de l'alliance des trois Waldstâtten le 3 décembre 1315. Il fit passer la route du Gothard sous le pouvoir uranais en se faisant hypothéquer le péage impérial de Fluelen. On ne saurait assez estimer la valeur personnelle de cet homme de souche dynastique, pour son rôle dans la victoire de la démocratie dans la Suisse primitive. Son fils Johannes, connu comme landammann de 1331 à 1357 sans interruption, fut sans doute le successeur immédiat de son père. La position de Johannes, qui voulait étendre encore sa puissance sur le Haut-Valais et avait été nommé recteur du Valais par l'empereur Louis, apparaît clairement dans l'alliance perpétuelle avec Zurich le 1er mai 1351 où, seul avec Rodolphe Brun, de Zurich, il est mentionnné personnellement parmi les contractants. Son pouvoir eut une fin tragique. Il fut élu landammann la dernière fois le 29 novembre 1357, mais dut tomber peu après victime d'un soulèvement populaire, et son château fut détruit. Ce dernier existait encore le 3 février 1357. Les fouilles exécutées en 1898 ont démontré qu'il fut démoli dans un siège. Le seul fils mineur du landammann, Jakob, fut, selon la coutume de l'époque, nommé recteur paroissial d'Altdorf par l'abbesse de Zurich, sans avoir reçu l'ordination ; il disparut en 1359 dans un voyage à Avignon, auprès du pape. Les descendants des sœurs de Johannes, les seigneurs de Simplon, dans le Valais, et de Rudenz, dans l'Unterwald, ne purent sauver une partie de l'héritage que par des concessions et la reconnaissance expresse du préjudice que Johannes avait porté aux gens d'Uri.

ATTISHOLZ (BAINS D:)

AU

La branche désignée alors comme cadette, retournée en 1299 au château familial de Schweinsberg, se maintint encore pendant un demi-siècle. Le personnage le plus important était Thuring I, fils du susnommé Diethelm II fut moine à Einsiedeln dès 1314 et devint en 1349 abbé de Disentis. Comme tel, il résolut heureusement et définitivement le long démêlé entre Schwyz et Einsiedeln au sujet delà Marche. Il mourut en 1353, et la famille s'éteignit en 1415 avecTHiiRiNG II. — Johann,' 1443-1478, collateur d'Hôchstetten, était probablement un rejeton illégitime. L'héritage des Schweinsberg de l'Emmental passa au mari de Benigna, fille de Thuring, soit à Ulrich von Balmoos qui prit les armoiries des Attinghausen-Schweinsberg et les conserva dans sa famille. — Voir Th. von Liebenau : Gesch. der Freiherren von Attinghausen und Schweinsberg. — Gfr. XXI I, 145. (Tous deux vieillis.) — Œchsli : Les origines de la Confédération suisse — Durrer : Die Ruine Attinghausen, dans ASA 1898. — Le même : Opelingen im Lande L'ri, dans JSG XXIV. — Le même: Der letzte Attinghausen, dans ASG 1913. LR. Durrer. 1

ATTISHOLZ (BAINS D') (C. Soleure, D. Lebern, Com. Riedholz. V. DGS). Ce nom vient de Attines-holz = bois à'Atti, diminutif de Alto (nom). On y trouvait une vaste construction romaine à l'Errbâchli, et une fastueuse villa de la même époque dans la Scharlenmatte, non loin l'une de l'autre, qui avaient excité la curiosité des dilettantes dès le XVIIIe s. Une route très ancienne a certainement conduit de Soleure à Œnsingen par Vogelisholz, Attisholz-Bad, Flumental, et le Sud d'Attiswil. Au moyen âge et jusqu'au XIXe s., la grande route de Soleure à Bâle n'avait pas le tracé actuel, mais passait par les bains. Les villas romaines doivent avoir été bâties sous les Antonins. La région fut colonisée dès le haut moyen âge, mais il est impossible de savoir si les bains étaient déjà utilisés par les Romains. La première mention d'une concession pour la recherche de sources chaudes aux environs de la ville de Soleure date de 1395 ; ces recherches n'eurent aucun résultat, car la source d'Attisholz est froide (12,5° Réaumur). Les bains, connus depuis 1445, appartinrent à Soleure, qui les fit administrer en régie jusqu'en 1798 ; ils furent rebâtis de 1508 à 1513. Les bains furent bientôt réputés, surtout chez les familles bourgeoises de Soleure. Leonhard Thurneisser les décrit dans Von kalten, warmen, mineralischen und metallischen Wassern. Baitlomé Buttiker acquit en 1840 l'établissement, qui appartient aujourd'hui à Ernst Probst-Otti. — Voir Meisterhans : Atteste Gesch. von Solothurn. — Tatarinoff: Das Twingherrenschloss im Attisholzwald . — Haffner : Schauplalz. — Strohmeier : Der Kt. Solothurn. — Archives d'Etat Soleure. — Fôrstemann I 152. [E. Tatarinoff.]

ATTISWIL (C. Berne, D. Wangen. V. DGS). Vge, Com. d'habitants et Com. bourgeoise, dépendant de la paroisse d'Oberbipp. En 1364 Attenswile = ferme à'Attî (Attulnwile, mentionné en 1285, est /Ettenschwil du C. d'Argovie). Armoiries : de gueules à trois monts de sinople d'où croissent deux feuilles de trèfle du même surmontées d'une croix d'or ou d'argent accompagnée de deux étoiles du même.

C'était un établissement alémanne sur la route romaine Aventicum-Augusta Raurica et Vindonissa. On a mis au jour à Attiswil plusieurs bâtiments romains d'une certaine étendue, le plus important est à la Scharlenmatte. A la Bettlerkuche on a découvert des monnaies romaines. .Non loin du cimetière se trouve le Freislein, un des rares menhirs du canton do Berne ; des tessons d'un récipient romain et des fragments de silex furent trouvés auprès de cette pierre. Attiswil passa avec la seigneurie de Bipp en 1413 à Berne et Soleure, et, par le partage de 1463, à Berne seul. Des conflits au sujet de la frontière ayant éclaté entre Attiswil et les paysans des villages soleurois de Niederwil, Rohr et Flumenthal, celle-ci fut fixée à nouveau en 1466 entre Attiswil et la seigneurie de Flumenthal. La haute justice de cette seigneurie soleuroise s'étendait à la Sigger sur le territoire de la commune d 'Attiswil.

Par un accord du 11 décembre 1545, Soleure s'engageait à faire cesser cet état de choses. Le village dépendit jusqu'à la Réforme de la paroisse de Flumenthal ; le

La pierre protégée d'Attiswil, bloc erratique.

curé de ce lieu percevait la dîme ; en outre, Attiswil payait des cens à Bipp et Bechburg. Les franchises des bourgeois d'Attiswil datent de 1560. 1575 et 1581 et concernent des droits de pâturage, liés au droit de domicile. La taxe d'établissement était au XVIe s. de 10 couronnes, au XVIIe s. de 30 couronnes. Le collège, bâti en 1707, sert aujourd'hui d'hôtel de ville, mais il était question d'une école déjà en 1633. La maison d'école actuelle date de 1879. Depuis 1918, le village est une station du chemin de fer électrique Soleure-Niederbipp. Population : 1558 : 40 feux ; 1653 : 73 ; 1764 : 115 et 563 hab. ; 1800 : 518 hab. ; 1850 : 965 ; 1910 : 977. — A. Jahn : Chronik. — v. Mùlinen : Heimalkunde : Der Oberaargau. — J. Leuenberger : Chronik des Amtes Bipp. — H. Freudiger : Die politisch-wirtschaftliche Entwickelung des Amies Bipp. — FRB. — AHVB 3 et 17 — Wiedmer-Stern : Archdologisches aus dem Oberaargau, p. 327-334. [H M.]

ATTISWILE, Heinrich von. Avoyer de Soleure mentionné de février 1250 à novembre 1252. Il est le troisième avoyer de Soleure connu par son nom. • — Voir SW 1823, 460. — Urkundio 255

ATTO, OTHO ou OTHON, évêque de Verceil de 925 à 960 environ, d'origine longobarde suivant les uns, d'origine franque ou burgonde suivant d'autres. Par testament de 948, il fit don des trois vallées ambrosiennes tessinoises — qui étaient dans ses biens allodiaux — aux chanoines du dôme de Milan. On peut dire que cette donation fut I origine de la domination temporelle et spirituelle des chanoines sur les vallées de la Léventine, Blenio et Riviera Le testament d'Atto n'existe qu'en trois copies, dont deux sont évidemment apocryphes, et la plus ancienne, faite vers 1120, est fort discutée par les historiens. Gerolamo Biscaro publia dans le BStor. 1910 un travail où il refusait toute authenticité à la copie de 1120. Pour lui, le donateur des vallées ambrosiennes aux chanoines de Milan est Arnulf II, archevêque de Milan de 996 à 1018. Mais Karl Meyer, de Lucerne, par contre, dans Blenio vnd Leventina, défend l'authenticité du testament d'Atto. — Voir BStor. 1884 et 1910 (avec bibliographie) — Meyer : Blenio und Leventina. ■■ [C. Trezzini.]

ATZEIMHOLZ. Voir AZENHOLZ.

AU ou AUGE (aussi El, Eu). Ce mot, qui vient du ahd. auwja, ouwa, latinisé en augia. est employé dans toute la Suisse tel quel ou en formes composées pour désigner des lieux-dits. Sa racine est le ahd. aha (ruisseau) et il s'applique à toute terre proche de l'eau, ainsi les îles d'Ufenau, Lùtzelau, Reichenau, Schwanau, les près-

AU

AI

Maisc

qu'tles d'Au près de Fribourg et près de Wâdenswil, les innombrables lieux-dits terminés en -au qui désignent des terres riveraines de ruisseaux ou de cours d'eau et simplement des prairies humi- < — .

des. Dans le canton de Berne se rencontre isolément la forme modifiée Oey, Eu (ainsi Oey près de Diemtigen). La forme Ei, Ey tient une grande place à côté de Au dans tous les cantons de l'Ouest (Eimatt près de Berne, Ramsey dans l'Emmental, les noms de famille Eymann, Eyer), elle ne se rencontre que dans des dénominations relativement récentes, jamais dans les noms de grandes localités ou de villes. La forme Au, au contraire, fait partie des dénominations alémanniques les plus anciennes. Les premières mentions sont entre autres : Ufenau (Au d'Uvo), en 741 Hupinauvia, en 965 Uvinova ; III- NAU (Au d'Illo), en 745 Illenauvia; Lutzelau (petite Au), en 745 Lucicunauvia, vers 1200 Liizelnowe ; Degenau (grande Au), en 898 Tegerunouva; Altnau (Au d'Alto), en 787 Allhinowa; Gossau

(Au de Gôz), en 824 Cozesouva; HÉrtiSAU (Au d'Herwini), en 837 Herinisouva ; Rheinau (Au près du Rhin) en 844 Rinaugia; Sossau (Au avec Sàss, maison d'habitation), en 841-872 Sazouva ; Langnau (longue Au), en 840-870 Langenowa. Le dialecte a souvent modifié au en en dans les mots de deux syllabes, forme qui se rencontre aussi dans la langue écrite, ainsi Ramsen, en 1324 Ramsouwe ; RyEMSEN, vers 1200 Ramisouwe ; Wilen, en 897 Wilouwa ; il n'y a cependant aucune règle dans cette formation qui doit pour chaque cas être attestée par des documents. — Voir UZ I. — UStG Mil. — FRB I. — SU 6. — FôrstemannII 1, 3e éd. [K.St.]

AU (restaurant à Bevers). Voir Agnas, Allas.

AU (G. Saint-Gall, D. Unterrheintal. V. DGS). En 1316 Dickenau, et plus tard Au. Peu avant 1529, il n'existait encore aucune maison à Dickenau. Au appa;tenait avec Monstein, Zwingenstein, Haslach et quelques autres terres à l'ancien domaine royal de Widnau- Haslach. En 1775 les trois Rhodes de Widnau, Au-Haslach et Schmitten se séparèrent pour des questions d'administration et de juridiction sans cesser d'appartenir à la seigneurie de Widnau-Haslach. En 1803, lors de l'érection des communes du canton de Saint-Gall, Au fut attribué à la commune politique de Berneck ; il en fut séparé déjà en 1805 pour former une commune autonome. En 1832, lors de la division en communes politiques et civiles, Au resta commune civile.

Au point de vue religieux, Au faisait partie de la paroisse de Berneck. Lors de la Réformation, la population adopta les nouvelles croyances comme presque tout le Rheintal, mais après la bataille de Cappel 1531, une réaction se produisit et seule une minorité resta réformée. En 1721 les catholiques d'Au et de Haslach élevèrent leur propre chapelle ; la paroisse fut érigée en 1803 et l'église achevée et inaugurée en 1804. Les protestants d'Au dépendent aujourd'hui encore de Berneck. Daniel Schobinger, de Saint-Gall, bâtit en 1595 un petit château au Monstein, qui lui fut remis en fief par l'abbé de Saint-Gall. Plus tard, il passa à un Zollikofer puis à la famille Salis-Soglio ; il brûla en 1853. Population : 1850, 875 hab. ; 1910, 2437. Registres de la paroisse catholique : baptêmes, mariages et décès depuis

1802; ceux de la paroisse protestante sont les mêmes que ceux Me Berneck. bi

AU. Couvent de religieuse* OSB pris d'Einsiedein

de campagne à l'An près de \V;tdens\\ il en 1791. l>apr> un des-in de H. Ffissli

fvordere Owe, Aw, Augia, su Allenheiligen in der Au)

Il date probablement du XIIe ou du XIIIe s. et faisait partie dans l'origine des quatre maisons de religieuses situées près d'Einsiedein. Les trois autres s'appelaient Alpegg, Hagenrùti et Hintere Au. Hagenriiti et Hintere Au cessèrent peu à peu d'exister dans le XVe et le XVIe s. De 1526 à 1536, les religieuses qui restaient furent transférées d'Alpegg à Vordere Au, qui subsistait seul de ces quatre couvents de religieuses. Ges dernières furent incorporées en 1703 à l'Ordre des Bénédictins. Vordere Au, nommée simplement Au. ou dans le langage populaire Klôsterli, pour le distinguer du couvent d'Einsiedein, prospéra et devint le couvent, encore florissant de nos jours, de Allenheiligen. L'édifice actuel a été érigé après l'incendie de 1684, et dès lors agrandi par diverses adjonctions. L'église, la troisième depuis le XVe s., fut reconstruite de% 1880 à 1882 en style de basilique et décorée de peintures par le P. Rudolf BliUtlerdu couvent d'Einsiedein.- — Voir Ringholz: Geschichte des Benediktinerinnen Klosters zu Allen Heiligen in der Au bei Einsiedeln. [P. Odilo Ringkolz.]

AU. Couvent de cisterciennes, puis de dominicaines près de Steinen (Schwyz), fondé vers 1250; à l'origine il suivait la règle de Saint-Benoît et était placé sous la direction spirituelle des religieux de Frienisberg: En 1262, l'évèque de Constance autorisa les religieuses à bâtir un couvent et une église avec cimetière. En 1267 il les libéra rie la juridiction épiscopale et les autorisa à s'incorporer à l'Ordre de Citeaux. La consécration de l'église eut lieu en 1277. Par des donations pieuses, le couvent acquit de grands biens, non seulement dans la contrée, mais aussi sur le territoire de Zurich et d'Unterwald. Toutefois, comme il dépendait du duc d'Autriche, il eut beaucoup à souffrir des Schwyzois. Au XIVe s., les couvents de Cappel, puis celui de Saint-Urbain, furent chargés de la direction des religieuses. A la suite d'une épidémie (1507-1510) les cinq religieuses qui restaient se rendirent auprès de l'abbé de Saint-Gall. Le couvent resta fermé pendant plus de 60 ans. En 1570 on y fit venir des dominicaines et en 1610 la maison fut incorporée à l'ordre de Prêcheurs. En 1576,

AU

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