AUBERT
un incendie avait détruit le couvent. La nouvelle église fut inaugurée en 1590, mais le couvent ne put être habité que plus tard. A la suite d'un second incendie en 1640, le Conseil de Schwyz décida que les religieuses lussent à se rendre au couvent de St. Peter aufdern Bach. .1 Schwyz, auquel les biens du couvent d'Au furent aussi attribués. L'église, rebâtie en 1G90, existe encore. — Voir G/V.7. — Miilinen: Helv. sacra II, 132. [R-r.etL. K.]
AU (C. Zurich, D.Horgen, Com.Wâdenswil, V. DGS) Colline formant presqu'île dans le lac de Zurich. En 1832 on y découvrit des armes de l'âge du bronze La presqu'île est mentionnée pour la première fois le 17 mars 1316. Une maison, in der Au, y fut érigée en fief héréditaire en 1484. Le colonel et futur général Johann- Rudolf Werdmuller acheta en 1651 pour 5000 fl. le domaine et la maison, et son frère transforma celle-ci en villa italienne. A la mort de Werdmuller le domaine passa en mains de son beau-fils Brâm, puis de Heinrich Lavater, qui y reçut Klopstock le 30 juillet 1750. — L'Obère Au, grande forêt de chênes de 27 ha., a fourni pendant des siècles le bois des palissades, fortifications et bateaux de guerre de Zurich. Le gouvernement se défit de ce domaine en 1835 pour 30 150 11. — Le Mittlere Auqut, comprenant 10 ha. et une villa, fut acquis en 1911 pour 171000 fr. par un consortium qui en fit un restaurant. — Voir MAGZ I, 3. — Klopstock : Der Zûrichsee. — K.-F. Meyer : Der Schuss von der Kanzel. — E. Stauber : Die Halbinsel Au im Zûrichsee. [E. Stauber.]
AU (OWE), Johannes von, greffier de la ville de Zurich, 1358-75. Il figure en troisième rang sur le tableau armorié des greffiers de la ville de Zurich. Il acquit en 1370 la moitié d'un domaine à Glaltfelden, ce qui fait penser qu'il a probablement tiré son nom d'Eglisau (Owe), devintpercepteurd'impôtsàNiederdorf en 1375. Il est peut-être identique à Johannes Binder qui était greffier de Zurich encore en 1358 car il a le même sceau. — Voir ZurcherStadtbucherl, p. X. — P.Schweizer: Original des ewigen Biindnissesvon 1351, p. 17. — Wober: Die MillerU B, col. 223-225 (contient des erreurs). [F. H.]
AU (IN DER). Le plus ancien établissement provisoire de l'Ordre des Franciscains à Lucerne fut fondé en 1240; en 1269, il fut transféré à in der Au (Petit Lucerne). Le couvent lui-même est mentionné en 1272 et la construction de l'église fut entreprise en 1290. Parmi les hommes marquants de ce couvent, on trouve: Heinrich von Isni, Johannes von Blatteri, Thomas Murner, frère Illuminât Rosengart, Franz Geiger et Gregor Girard. Il fut supprimé parle Grand Conseil lucernois en 1838. — P.-X. VVeber dans Gfr 1917. [P.-X. W.]
AUBAINE (DROIT D') (en allemand Fremdlingsrecht, en latin jus albinagii). L'aubaine, que l'on confond quelquefois avec la Traite foraine (en ail. Abzug), est le droit en vertu duquel le souverain recueille la succession d'un étranger qui meurt dans ses États On contestait autrefois aux étrangers le droit de disposer de leu*rs biens par testament, de sorte que s'ils décédaient sans enfants légitimes, leur succession revenait, en tout ou partie, à l'État. Le terme d'étranger n'avait pas la même signification qu'aujourd'hui ; de canton à canton, l'on était étranger. Cependant, les cantons entre eux avaient renoncé par des traités spéciaux au droit d'aubaine. (Je dernier fut supprimé graduellement dès le X.VIII8 s. Le 7 décembre 1771, les IV cantons protestants, Saint-Gall, Mulhouse et Bienne. signaient un traité avec la France pour la suppression du droit, d'aubaine et de la Trait.' foraine. Ces deux droits furent abolis par l'Acte de médiation de 1803, et par le Pa'îte fédéral de 1815. Au XIX's., des traités spéciaux avec les Etats étrangers mirent lin au droit d'aubaine. Voir aussi Traite foraink. [l. M.]
AUBANEL. Famille de Marsillargues 'Languedoc) venue à Genève au XVIIe s. en la personne de Jacob, reçu habitant le .'il juillet 1689. Elle a donné à Genève plusieurs fonctionnaires, dont Christophe, 1789-1871, commissaire de police en 1814. — Voir Ed. Cbapuisal : La munit ipalité de Génère. [R. B.]
AUBÈRES, d'. Famille originaire de Sallanches (Haute-Savoie). — Pierre, damoiseau, fut notaire à Genève en 1389, lieutenant du vidomne 1405, syndic en
142$ et 1441, conseiller en 1429, 1439, 1440, 1442. Son fils était greffier du vidomnat en 1430. Famille éteinte au XVe s. — Voir Arch. diEtat Genève, inventaires. — Galiffe et Gautier: Armoriai. [Th. Fœx.]
AUBERJONOIS, AUBERJONAY. Famille d'Yverdon dès le XIVe s. Armoiries : de gueules à un éperon d'argent, la pointe en haut. — 1. Henri, notaire à Lausanne et à Yverdon au XVIe s. — 2.
Isaac-Louis, * 1741, passa en Pologne avec P. -M. Glayre, où il devint lieutenant-colonel d'artillerie. Rentré au pays, il fut conseiller puis banneret d'Yverdon. En 1798, député d'Yverdon à la représentation des villes puis membre de la Chambre administrative du canton du Léman. Il acheta en 1799 l'ancien château seigneurial de Montagny-le-Corboz. — 3. Antoine- François-Louis, 1787-1837, fut capitaine au service de la Compagnie anglaise des Indes orientales dès 1809. — 4. Victor-Wilhelm-Louis, 1805-1871, préfet du district de Lausanne de 1837 à 1845. — 5. Gustave, 1837-1917, député au Grand Conseil et agronome. Il fut président de la Société d'agriculture de la Suisse romande et de la Société vaudoise d'horticulture, président d'honneur de l'exposition nationale d'agriculture, 1910. Ses constructions rurales et sa laiterie modèle de Beau-Cèdre ont acquis un renom même à, l'étranger. Il fut un des fondateurs du théâtre de Lausanne en 1871. — 6. René-Victor, fils du n° 5, * 1872, artiste-peintre. — 7. Maurice, 1875-1902, s'occupa d'entomologie, de sériciculture et d'agronomie. Il avait résolu le problème de produire une belle qualité de soie en nourrissant les vers à soie avec des feuilles de chêne, et obtint une médaille d'or à Vevey en 1900. [G.-A. Bridel.]
AÙBERT. Nom de famille très répandu dans les cantons de Neuchâtel, Vaud et Genève. Plusieurs de ces familles sont autochtones; d'autres, par contre, sont venues de France. Dérive du nom germanique Ala-berchl.
A. Canton.de Neuchâtel Famille bourgeoise de Neuchâtel au XVes., vers la même époque on trouve des Aubert à Savagnier, Fontaines, Eng*ollon,Cortaillod et Saint- Aubin. Armoiries : de gueules à une cotte de maille (haubert) d'argent. — Jacques, curé du Locle en 1496. — Antoine, notaire en 1555, des Quatre-Ministraux de Neuchâtel en 1560, nommé maire de Neuchâtel pour deux ans en 1572, roi des merciers en 1578. — Louis, * 1856, pasteur de l'Eglise indépendante aux Planchettes 1880-1894, à Bôle-Colombier 1895- 1904", professeur à la faculté indépendante de théologie, bibliothécaire de la bibliothèque des pasteurs, auteur du dernier catalogue de cette bibliothèque (1919). Arch. d'Etat Neuchâtel. [L. M.]
B. Canton de Vaud. Famille d'horlogers très réputés de la vallée de Joux. Armoiries : parti, au 1er coupé de deux traits; au 1er d'azur à une étoile d'or; au 2e de gueules ; au 3e d'argent à 4 cotices en barre de sinople ; au second d'or à une clarinette d'argent en pal, le pavillon ouvert contre le chef. — I.'Jean et — 2. Pierre sont au nombre des hommes du Lieu qui, le 13 décembre 1382 se reconnaissent hommes taillables de l'abbaye du Lac de Joux. — 3. Etienne est, le 9 juillet 1458, syndic et gouverneur du Lieu. — 4. Daniel, régent au collège de Lausanne, professeur honoraire de poésie au début du XVIIIe s. Auteur de : Trois lettres ... contre la découverte de la ville d'Antre en Franche- Comté. — Au moment de la séparation de la commune du Chenit de celle du Lieu, en 1466, les Aubert furent répartis entre les deux communes. La branche du Lieu, qui remonte à Vaucher en 1570, subsiste encore, ainsi que plusieurs branches du Chenit. L'une de ces dernières s'est fixée à Genève. — Voir Annales de l'abbaye de Joux. — II. Golay : Armoiries des anciennes familles de la vallée de Joux. — Gindroz : Histoire de l'instruction publique dans lr canton de Vaud — De Montet : Dictionnaire. — E. Auberl: Lignée généalogique. [M. R ]
C. Canton de Genève. Trois familles d'origines diverses jouèrent un rôle intéressant à Genève :