AUVERGNE
von Pottenburg, chargé d'affaires, 1867-1868. — Moritz von Ottenfels, 1868-1887. — Konstantin von Trauttenberg, 1887-1888. — Mois von Seiller, 1888-1895. — Karl von Kuefstem, 1895- L903. — Karl von lleidler, 1903-1909.— Max von Gagera, 1909-1917. — Alex.
Musnlin von Gomirje. 1917-
1918. — Stefan von Haupt Buchenrode, chargé d'affaires, 1918. — Léon de Vaux, chargé d'affaires, 1919. — République d'Autriche :
Jean de Seidler, chargé d'affaires 1920. [Benziger.]
AUVERGNE. Famille originaire de Ravel (Drôme), devenue genevoise par Claude (1776-1852), le 25 avril 1823. — Lina, peintre sur émail, * à Genève le 29 novembre 1871. Elle a exposé et obtenu des récompenses au concours Galland en 1895 et 1896, aux expositions de Genève 1896, de Bruxelles 1898 (médaille d'or) et à celle de Paris (1900) où elle fut déléguée par l'Etat de Genève; le compterendu de sa mission a été publié dans les Rapports professionnels sur la dite exposition. — Voir SKL. [R. B.]
AUVERNIER (ail. Avernach) (C. Neuchâtel, D. Boudry. V. DGS). Armoiries : d'azur à un poisson (perche) d'argent posé en 'asce
Préhistoire. La baie d'Auvernier, où ËHl abondent les stations lacustres, a été occupée dès le début de la période néolithique et jusqu'aux dernières phases H de l'âge du bronze. Les fouilles, opérées dès 1860 d'abord par Edouard Desor puis par de nombreux particuliers, ont livré quantitéd'objetsquese disputent lesmusées de l'Europe. Exondée par les travaux de correction des eaux du Jura, la station d'Auvernier est en partie couverte par une ligne de tramway et des jardins. Depuis
1919, de nouvelles fouilles y ont été entreprises systé-
AlVERNIER
récente de ces phases que se place le fameux tombeau découvert le 21 janvier 1876 près des bains de Colombier. Ed. Desor avait signalé alors l'intérêt archéologique
sépultures préhistoriques découvertes à Auvernier. d'après une photographie faite au moment de l'exhumation, le il janvier 1876.
qu'il présentait au point de vue de la construction, des caractères anthropologiques des squelettes et du mobilier qu'il renfermait. C'est un coffre de pierre formé de dalles verticales recouvertes d'une grande pierre plate, à l'instar des dolmens de la Bretagne. Le mobilier funéraire est peu abondant mais significatif par le fait qu'il compte à la fois des objets de l'époque néolithique et de l'âge du bronze. Tandis qu'Edouard Desor voyait dans ce monument la sépulture des populations habitant sur les pilotis voisins, il semble plus juste d'y reconnaître un ossuaire où l'on déposait des os décharnés Ce tombeau a été reconstruit dans les jardins du Musée des Beaux-Arts à Neuchâtel. [P. Y.) Histoire. La première mention d'Auvernier date de 1011. Cette année-là, Rodolphe III, roi de Bourgogne, donne à sa fiancée Irmengarde Neuchâtel, Aver-
," . ,. < ^hMteiiA^^
tmÊmmmmt
• - cl 2 -^^ "- :fe^>e3fcêU^^: £ -Si
La station lacustre d'Auvernior en 1875, d'après un dessin de Maurice Borel.
matiquement par la Commission neuchâteloise d'archéologie. Elles ont permis de constater quatre occupations successives du même emplacement, caractérisées chacune par un mobilier typique qui permettra peutêtre de distinguer quatre phases dans la civilisation lacustre néolithique. C'est immédiatement après la plus
niacum et d'autres localités. Peu après, entre 1039 et 1088, Auvernier est donné par l'évêque de Lausanne au chapitre de ce lieu. Avec les villages de Peseux, Corcelles et Cormondrèchc, il forma jusqu'en 1848 la mairie de la Côte, compétente en matière civile tandis que les causes criminelles se jugeaient à Colombier.
AUW
AVANZIM
Au point de vue spirituel, Auvernier se rattachait à la paroisse de Colombier et cela jusqu'en 1878; il avait cependant une chapelle, érigée en 1477, et transformée
Reconstitution d'un buste de femme lacustre par le prof. Kollmanu d après le crâne d'Auvernier en 1898. L'original se trouve au Musée d'histoire naturelle de Berne, une copie au Musée historique de Neucbàtel.
en temple en 1709. Depuis la République, Auvernier formait une Justice de paix et un Collège électoral
pour le Grand Conseil ; la première fut supprimée en 1910 et le second deux ans plus tard, fusionnés tous deux avec les autres Justices de paix et Collèges électoraux du district. Auvernier compte comme bâtiments intéressants: La maison de Soleure, appartenant autrefois à l'hôpital de cette ville, et le château, construit au XVIe s. par Biaise Junod, commissaire de la seigneurie de Valangin. — Matile: Monuments.
Crâne de femme lacustre d Auvernier avec . , '
les repères établis par le prof. Kollmann tjuartier-la-
indiquant l'épaisseur des parties mol- Tente : Le Canton
les. de Neuchâtel, 2e
oppip \I "]
AUW (C. Argovie, D. Mûri. V. DGS). En 893 Ouva, Houva. En 1300, Owe appartenait au bailliage de Meienberg ; conquis par les Confédérés en 1415, il fut
incorporé au Freiamt supérieur, bailliage de Meienberg, paroisse de Suis. Le couvent de .Mûri y possédait déjà des propriétés en 1064. La chapelle de Saint-Nicolas est mentionnée en 1331. En 1637, Auw, ainsi que Rùstenschwil se sépara de la paroisse de Sins, et, avec l'assentiment de l'abbé d'Engelberg, construisit son église qui fut remplacée en 1705 par une nouvelle construction. Pendant le combat de Sins, 20 juillet 1712, 800 Nciirhâtelois bivouaquèrent à Auw sous les ordres du colonel Petitpierre et se retirèrent ensuite sur Wohlen. Le 24 juillet se réunit à Auw un conseil de guerre des catholiques qui décida d'attaquer les Bernois le 25. lui 1715, un incendie détruisit 43 bâtiments. Auw forme une commune politique, et depuis 1908 une commune civile avec Rùstenschwil. La commune n'a pas d'armoiries. Les registres de paroisse datent de 1638. — Voir P. -M. Kiem: Gesch. des Kloslers Mûri, I, 28, 148. — UZ I, 71. — G/V., 26, 287. — A. Xuscheler: Die Aarg. Gotteshàuser, 13. — G. VViederkehr : Denkwiirdigkeilen aus der Gesch. des Freiamtes, 88, 91. — F. X. Bronner : Der Kant. Aargau, I, 234. [G. W.]
AUW, Johann-Konrad von, * 21 septembre 1796, t 12 janvier 1854, étudia à Lucerne, Landshut, Heidelberg et Coire. Chapelain à Birmensdorf et Sarmensdorf, puis en 1834 curé de Wohlenschwil ; inspecteur des écoles du district de Baden, membre du Conseil d'église catholique argovien. Son ouvrage principal est Chrislliche Philosophie. — Voir A. Keller : Joh. Konr. von Auw. [G. W.]
AUX, d'. Famille lausannoise. Voir DAUX.
AUZIÈRE, Georges, d'une famille de Saint-Laurent en Languedoc, reçue habitante à Genève en 1697, * le 4 février 1735, t à. une date et un lieu encore inconnus. Il joua un rôle très marqué dans la lutte des Natifs dont il fut un des principaux chefs. C'est lui qui rédigea la requête demandant l'entrée de son groupe dans le Conseil général II fut arrêté à cette occasion en avril 1766, puis de nouveau lors de la prise d'armes du 15 février 1770, et banni à perpétuité. Après l'édit de 1781, il revint à Genève et fut reçu bourgeois le 10 juin 1783, gratuitement. Membre dès 1790 du cercle du Tiers- Etat, cercle d'égaliseurs, il fut emprisonné le 4 avril 1791 sous l'accusation d'avoir excité à la révolte les habitants du mandement de Peney et condamné à la perte de la bourgeoisie et à un bannissement de vingt ans. Il était monteur de boîtes de son métier. Très actif, très intelligent, il fut en relation avec Voltaire et travailla avec Grenus qui, dans une brochure, a écrit son histoire. — Voir Gfr., vol. 80, 82, 162. — Arch. d'Etat Genève, R. C, P. C. — Sordet, mns. — Rivoire : Bibliographie, I, n-s 1226, 1232, 2313, 3622 ; II, 3831, 4099, 4147. 4167. — Mémoires d'Isaac Cornaud. — Fazy : Genève de 1788 à 1792. [C. R.]
AVANZINI, de VANZINO, de AVANZINO, de AVANZINIS. Famille de Curio connue dès le XVe s. Ses armoiries portent une trangle abaissée sous une croix pattée. Une famille du même nom est fixée à Meride depuis le XVIIIe s.
— 1. Adam, de Lugano, maître-maçon à Milan de 1453 à 1480.— 2. Pietro, médecin. *àCuriole25 juin 1807. t le 21 février 1891, étudia à Côme et à Pavie.
Il fut député au Grand Conseil de 1839 à 1845, de 1860 à 1867 et de 1887 à 1891 : lors des élections de 1859, il fut emprisonné par ses adversaires politiques.
Catholiqueconvaincu,il fut un desmeilleurs soutiens du Credente catlolico et de la Société Pie X. Promoteur zélé de l'instruction publique, Avanzini fut un des fondateurs de la première écolesecondairedu Tessin, instituée à Curio en 1850; il contribua aussi à la fondation du
Pietro Avanzini, d'après une photographie.