AYENT
chapitre de Saint-Nicolas, de Fribourg, soutenu par le gouvernement. Les difficultés avec le Saint-Bernard durèrent jusqu'en 1602 et se terminèrent à l'avantage du chapitre. Registres des baptêmes depuis 1761, des mariages depuis 1705 et des décès depuis 1703. — Voir Kuenlin : Dictionnaire du canton de Fribourg.
— Mémorial de Fribourg, I (article Pont en Ogoz).
— Dellion : Dictionnaire des paroisses, I. [G. C] AVRY-SUR-MATRAN (G. Fribourg, D. Sarine. V.
DGS). Com. politique dans la paroisse de Matran. — Armoiries : celles de la famille d'Affry, chevronné d'argent et de sable de six pièces. 1150 Avri ; 1173 Aprilis ; 1177 Abril; vers 1200 Avrici, Avril; 1202 Avrie ; 1228 April ; 1425 Avryez. Le nom dérive de fundus Apriacus, domaine d'Aprius, gentilice romain. D'après Kuenlin on a trouvé dans les tourbières d'Avry des antiquités romaines. Ce village est le berceau de la famille d'Affry, qui s'établit à Fribourg vers 1300 et deux siècles plus tard changea son nom Avry en Affry. Le couvent d'Hauterive possédait des biens à Avry qui lui avaient été donnés par différents membres de la famille d'Avry : en 1293 et 1294 par Jean d'Avry et en 1320 par Mariola d'Avry. Une chapelle, dédiée à sainte Anne y fut érigée. — Voir Jaccard : Essai de toponymie. — ASHF VII, X. — Kuenlin : Dict. du canton de Fribourg. [C. M.]
AVULLY (C. Genève, Rive gauche. V. DGS). Com. et paroisse mentionné pour la première fois en 1220. Anciennes formes du nom : Avulie 1220, Awyllie 1302, Awuyllie 1326 : = (fundus) Apuliacus « domaine d'Apulius ». Avully et les villages environnants de la Champagne furent cédés dès avant le XIIIe s. au prieuré de Saint-Victor de Genève, par les comtes de Genevois qui se réservèrent le droit de haute justice. A l'avènement de la Réforme, Avully prêta serment de fidélité à la seigneurie de Genève, 26 février 1536. Aux XVIe et XVIIe s., ce village changea plusieurs fois de maître. De genevois il devint bernois et fut incorporé au bailliage de Ternier ; en 1567, ce dernier passa au roi de Sardaigne, qui le céda, en 1601, par le traité de Lyon, à la France. Avully fut alors incorporé au bailliage français de Gex. Trois ans plus tard Henri IV le céda, avec deux autres villages à Genève, mais le parlement de Dijon refusa d'entériner l'acte de donation. Ce dernier ne fut confirmé que 145 ans plus tard. Avully redevintterre genevoise en 1749, et cinqans plus tard la Savoie reconnut l'entière souveraineté de Genève sur ce village. A la Révolution, il forma une commune avec les hameaux d'Epeisses et Eaux-Mortes. Pendant le temps où Avully fut terre gessienne, Genève continua à y percevoir les dîmes et il y eut de nombreux conflits à propos de religion. La Réformation y fut introduite en 1536. Lors de la contre-réforme du bailliage de Ternier, Avully conserva le culte réformé et se rattacha à la paroisse de Cartigny ; il en fut détaché en 1738 et constitué en paroisse autonome. L'église a été bâtie en 1716. Population : 1914 309 hab. — Voir Arch. d'Etat, Genève : P. H. n° 4070 ; RC. — Gautier : Traité historique des Terres de Saint- Victor et Chapitre (mns). — Duval : Ternier et Saint- Julien. [A. Cl
AVUSY (C. Genève, Rive gauche. V DGS). Vge composé de deux agglomérai ions distinctes, l'une sur la route d'Athenaz, l'autre près de l'ancienne route de Chancy, appelée Champlong. Il est cité pour la première fois en 1302, comme terre de Saint-Victor. Le comte de Genevois n'y avait que le droit de haute justice. A la fin du XIVe s. les familles d'Avusy, de la Grave et Mestral y avaient des biens En 1758, Jospph- Alexis de la Grave obtint investiture et érection d'Avusy et Sézegnin en baronie. Le château a été en partie détruit par les habitants de Cartigny en 1564 et par les Bernois en 1590. Après la domination bernoise, Avusy suivit les mêmes destinées qu'Athenaz, Sézegnin et Laconnex comme terre de Saint-Victor. La république genevoise y avait des droits de juridiction importants, mais les ducs de Savoie se réservaient
encore l'exécution des criminels. De là une multitude de difficultés qui ne prirent fin qu'en 1754 par le Traité de Turin, qui remit Avusy en toute souveraineté à la Savoie. En 1816, Avusy redevint une commune genevoise avec les villages de Laconnex et Soral, qui en furent détachés en 1847. Au moyen âge, Avusy avait une chapelle sous le vocable de Saint-André, filiale de Chancy. La paroisse, catholique, fut fondée en 1754 et l'église consacrée en 1758. Registres de paroisse depuis 1759. — Voir Arch. d'État Genève: T et D; Saint- Victor ; Visites épiscopales ; P. H. — Foras : Armoriai. [Louis Blondel.]
AVY, Giov. Federigo di Madruzzo, comte d'Avy, marquis de Soriana et d'Ammeville, seigneur piémontais, neveu du cardinal Madruzzo. Armoiries : écartelé, au premier et quatrième bandé d'argent et d'azur de six pièces ; aux deuxième et troisième, de sable à un mont à trois coupeaux d'argent chargé d'un chevron de gueules ; sur le tout d'or à un gonfanon de gueules Avy épousa à Milan, en 1557, Isabelle, fille cadette de René de Challant, seigneur de Valangin ; il était alors gouverneur de Pavie. Par ce mariage, il fut mêlé aux prétentions de sa femme et de sa belle-sœur, Philiberte, femme du comte de Torniel, sur Valangin (voir art. Valangin). Il eut trois fils, dont Ferdinand d'Aarberg de Madruz, comte d'Avy, qui émit des prétentions sur Valangin à la fin du XVIe s. et au commencement du suivant. Sa fille Christine épousa Marc-Claude de Rye, marquis d'Ogliani, dont le fils fut aussi prétendant à la souveraineté de Valangin au XVIIe s. Avy mourut le 11 avril 1586 à Rome. — Voir Matile : Hist. de la Seigneurie de Valangin. — Chambrier : Hist. de Neuchâteî et Valangin. — MN 1901, p. 54, et 1904, p. 243. — Arch. d'Etat Neuchâteî. [L. M ]
AYCARDIS ou AYCARD, Jean-Baptiste de.
Prêtre du diocèse de Gênes, fut choisi par l'évêque de Lausanne, Benoît de Montferrand, pour son officiai et vicaire général en 1477. Il remplit ce dernier poste sous les épiscopats suivants d'Aimon et de Sébastien de Montfalcon, jusqu'à sa mort, causée par la peste, le 8 août 1517. Officiai de 1477 à 1491 et de 1508 à 1517. Chanoine de Lausanne, de Berne et de Fribourg, curé de Saint-Laurent à Lausanne, de Crissier et de Peney, Vuitebœuf. Personnage fort considéré à son époque. — Voir Reymond : Dignitaires de Lausanne, 264. — Dupraz : Cathédrale de Lausanne. — Wirz : Regesten IV à VI. [M. R ]
AYENT (C. Valais, D. Hérens. V. DGS). Vge et ancienne seigneurie comprenant Arbaz et peut-être Grimisuat. Aux Places, on a découvert des tombeaux de l'âge du bronze et peut-être du premier âge du fer. Ancienne forme: Aent, Ayenta, Argenta, Ayentum. Les comtes de Granges y possédèrent une seigneurie, dont une partie était encore en leurs mains vers 1200 Le reste aurait passé par alliance aux comtes de Lenzbourg, puis aux comtes de Savoie. Ulrich, comte de Lenzbourg, donna sa part d'alleu à son neveu Aymon de Savoie, évêque de Sion, qui à son tour en fit don à son chapitre cathédral en 1053, avec la part apportée à sa famille par sa mère, comtesse de Lenzbourg. A la fin du XIIe s. la seigneurie d'Ayent, de laquelle semble relever Hérens, était divisée en deux parties. L'une appartenait aux dynastes d'Ayent, l'autre à la Savoie et passa aux nobles de Bex. Par alliance, ce fief passa à la famille de la Tour. En 1229, Guillaume d'Ayent reprit sa terre en fief de l'évêché moyennant 100 sols de censé. En 1294, son neveu, Rodolphe, remit définitivement la part des sires d'Ayent à l'évêque Boniface de Challant. Ayent appartint alors à la mense épiscopale, représentée par un métrai, et, a titre de fief savoyard, aux de la Tour, qui y avaient un intendant appelé le métrai de Bex. Il y avait deux châteaux : celui de l'évêque, près de l'église, et celui des de la Tour, appelé Hasenbourg, situé au village de la Place, construit après 1260. Ce dernier fut détruit en 1378, après le meurtre de l'évêque Guichard Tavelli,