AYENT
AZENHOLZ
perpétré, disait-on, à l'instigation d'Antoine de la Tour. Les biens des de la Tour ayant passé à Edouard de Savoie, successeur de Guichard Tavelli au siège de Sion, Ayent se trouva entièrement réuni à la menseépiscopale. Mais, lors de la nouvelle intervention de la Savoie dans les alïaires du Valais à l'expulsion de l'évoque Edouard, le château de l'évêque à Ayent fut pris et démantelé par Amédée VII, le Comte Rouge, en 1384. Après la suppression des prérogatives seigneuriales, en 1798, les habitants d 'Ayent rachetèrent les dîmes et les fiefs de l'évêque en 1806, et plus tard, les propriétés du chapitre. Ayent formait une commune avec Arbaz dans laquelle ce dernier village comptait pour un tiers. Des conflits ayant éclaté à propos de pâturages et de juridiction, une première division du territoire eut lieu en 1780, mais sans réussir à calmer les esprits. L'on revint à l'ancien état de choses en 1753, et, en 1877, eut lieu la séparation définitive. Au spirituel, la chapelle d'Arnion dut desservir primitivement Ayent, Arbaz et Grimisuat. Au XIe s. fut fondé le prieuré bénédictin de Saint-Romain, dépendant de l'abbaye d'Ainay près de Lyon. Ce prieuré fut réuni en 1378 à celui de Granges et vendu en 1620 au chapitre de Sion. L'église, située au Sud du clocher actuel, dont la partie inférieure, avec la date de 1143, lui servait de tour, était du commencement du XIIe s. Elle fut reconstruite en 1514 et en 1862 ; cette dernière fois au Nord du clocher. Outre celle d'Arnion, il existait des chapelles dans les villages ; celle de la Place, vouée à saint Michel, semble n'être que l'ancienne chapelle du château mentionnée en 1268. — Voir Gremaud II, III, IV. — MDR XVIII. — Chartes sédunoises. — van Berchem : Jean de la Tour, 50, 59. — Rameau : Les châteaux du Vallais 66 — Gallia Christiana. — Arch. locales. [Ta.l AYENT, d'. Famille des seigneurs de ce village, dont elle a pris le nom ; elle apparaît au début du XIIe s. Armoiries : d'azur au lion d'or et de gueules, lampassé de gueules, tenant un sabre d'or. — 1.
Guillaume, fils d'Amédée, vassal des de la Tour, convertit en 1229 son alleu d'Ayent en fief de l'évêché, moyennant 100 sols de redevance. — 2. Pierre, chevalier, fonda en 1268 la chapelle de Saint-Michel dans le château d'Ayent.
— 3. Rodolphe, remit en 1294 tous ses droits sur Ayent à l'évêque Boniface de Challant. — 4. Jacques, prince abbé de Saint-Maurice de 1292 à 1313, vendit au chapitre de Sion ses possessions du Val d'Hérens — 5. Pierre, chevalier, était au milieu du XIIIe s. vassal du comte de Savoie pour plusieurs fiefs dans la vallée de Bagnes, au Levron, à Vollège, à Etier, à Verney. — ■ La famille d'Ayent, qui a compté aussi des chanoines du Grand Saint-Bernard et de Sion, s'est éteinte vers le milieu du XIVe s. Elle avait des biens à Granges, Bramois, Saxon, Bagnes, etc., et possédait la majorie d'Ayent vers 1260 et la souste de Loèche depuis 1336. — Voir Gremaud I-V. — Rameau : Le Vallais historique. — Hoppeler: Beitràge. — Charles sédunoises — V. van Berchem : J. de la Tour. [Ta.]
AYER (C. Valais, D. Sierre. V. DGS). Com. politique composée des hameaux de Zinal, Mission, Quimet et Combaz. Monuments mégalithiques, Heidenschûsselchen. Anciennes formes: Ayer, 1296; Ayert, 1300; Ayers, 1301 ; Ayeir, 1303. Les deux premières formes sont identiques avec l'ancienne orthographe d'Agarn et font supposer que ces deux noms ont même origine; ils auraient désigné des colonies d'une tribu alémannique. Ayer avait une cour de justice au XIIIe s. et porta le nom de Quartier de la vallée. En 1916, la chapelle fut agrandie et un rectorat institué. Ayer est le lieu d'origine de la famille de Torrenté. Population : 1798, 443 hab. ; 1850, 700 ; 1910, 536. — Gremaud II. — Reg. de Sed. [L. Mr.]
AYER, Nicolas-Louis-C.vprie/J, * 1825 à Sorens, dans la Basse-Gruyère, commença à Fribourg des études juridiques auxquelles il dut renoncer pour se vouer à l'enseignement. Il fut d'abord précepteur à Cracovie,
puis maître de français à l'institution Keller, à Zurich. Après un séjour en Allemagne, consacré presque exclusivement à l'étude du vieux français et de la littérature du moyen âge. Ayer revint en Suisse en 1847, comme rédacteur du Patriote jurassien, de Delémont. L'année suivante, dès la chute du gouvernement sonderbundien, il est à Fribourg, à la fois rédacteur du journal radical Le Confédéré et professeur à l'Ecole cantonale. Il collabore à L'Emulation. Radical fervent et militant, Ayer perd sa place de professeur lors de la restauration conservatrice de 1857 ; il s'occupe alors surtout de politique et de polémique. En 1859, il est appelé à la rédaction du journal L' Union démocratique de Neuchâtel, et vient se fixer dans cette ville où il reprend l'enseignement au Gymnase. En 1866, il est nommé professeur de géographie, de français et d'économie politique à l'Académie de Neuchâtel ; il assume la charge de recteur de cette Académie en 1873 et en 1878 et meurt à Neuchâtel le 8 septembre 1884. Estimé comme géographe et comme grammairien, Avéra laissé des travaux de valeur qui jouirent d'une grande considération: Grammaire française, — Manuel de géographie statistique, — Cours gradué de langue française, lre partie, — Phonologie de la langue française, — Grammaire comparée de la langue française, — Introduction à l'élude des dialectes du pays romand. [Aug. Sch.]
AYMON. VoirAiMON.
AYMON IV, abbé de Saint-Maurice 1204-23. Il renoua les relations de l'abbaye avec Notre-Dame de Châtillon de Langres et fit un arrangement avec le comte Thomas I de Savoie au sujet de Bagnes en 1219. Le prélat fut reconnu comme seigneur en temps ordinaire, mais si le comte se trouve entre le lac et le Saint-Bernard, les droits de juridiction lui sont réservés.— Voir Aubert : Trésor de Saint-Maurice. — Cibrario : Documenti. — Gremaud. — Hoppeler: Beitnige. [Ta.]
AYMON, Jean, 1661-1720, prêtre et protonotaire apostolique originaire du Dauphiné, se rendit à Genève et à Berne, en 1696, et embrassa le protestantisme. A Berne, décrivit, en réponse au cardinal Le Camus, évoque de Grenoble : Métamorphoses de la religion romaine, qui parut en 1700 à La Haye, où Aymon s'était établi. Aymon est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'église catholique grecque, le concile de Trente, etc. — Voir France protestante, 2e éd. [E. B.]
AYMON 1ER, Jean-Charles, * 1803, f 1892, d'une famille originaire de Bullet (Vaud) et fixée à Genève depuis 1719. Elève delà classe de dessin de la Société des Arts, il obtint une bourse pour visiter l'Italie. De retour à Genève, il fit surtout du dessin architectural et collabora assidûment à l'Album pittoresque de la Suisse romande. Il fut pendant 36 ans dessinateur de l'Administration municipale. Lithographies : Intérieur de la porte de Rive ; extérieur de la même porte ; frontispice de l'ancien temple de Saint-Pierre : arcade du Bourg de Four. — Voir SKL. — Brandstetter II, 198. — Arch. d'Etat de Genève. — Etat-civil. |Th. F.]
AYMONOD. Famille noble vaudoise. citée à Romainmôtier dès 1350 et qui disparut à la fin du
XVIe S. [M. H.;
AZELINE. Voir Bovet, Albert.
AZEMAR. Famille originaire de La Carrère, en Languedoc, venue à Genève en 1715. — Jean-Jacques, * 1760, fut membre du Comité de sûreté en 1792 et de l'Assemblée nationale en 1793 et envoyé parle gouvernement genevois dans le Valais en 1794 pour obtenir des denrées. Il siégea au Conseil législatif en 1795-1796. — Voir Sordet. mns. — Rivoire: Bibliographie. [Th. F.] AZENHOLZ (AZENHOLZER). Famille de bourgeois de Constance qui s'enrichirent \ durant le Concile par le commerce du change, achetèrent ensuite des propriétés dans le pays de Saint-Gall et acqui- rent la bourgeoisie de la ville de Saint- Gall. Armoiries : parti de sable et d'argent à une aigle de l'un en l'autre. — 1 . Konrad, surnommé le changeur, reçut en fief en 1420, de l'abbé de Saint- Gall, la grande et la petite ferme de
AZMOOS
BAAR
cellérier d'Engishofen. — 2. Johann, est en 1420 bourgeois de Saint-Gall. — 3. Konrad, fils de Jakob bourgmestre de Constance, commerçant, reçut la bourgeoisie en 1569 et devint en 1578 trésorier du Notenstein. Il possédait le castel de Dottenwil ; fort riche, il fit don en 1000 au Gymnase de Saint-Gall, fondé en 1598, de 2000 fi. — 4 Johann, possédait la juridiction de Dottenwil et était bourgeois de Saint-Gall et Zurich. — Voir W. Hartmann : Stadt-St. gall. Burgergeschlechtcr (mns. à la bibliothèque de Saint-Gall). — Naef : Chronik, p. 847. — Kinder von Knobloch : Oberbad. Ge~ schlerhterbuch sous Alzenholz. [Bt.]
AZMOOS (C. Saint-Gall, D. Werdenberg, Corn. Wartau. V. DGS). Vge et paroisse situé autrefois dans la seigneurie de Wartau. En 1466 : Azmaus (ou = ô) = marais d'Atzo. Une armée des Confédérés y campa en 1499 pendant la guerre deSouabe, dans sa marche contre les troupes allemandes installées dans le château de Gutenberg; elle franchit alors le Rhin, le II février, près de
Triesen. Par suite de l'éloignement de l'église paroissiale de Gretschins, Azmoos chercha plusieurs fois inutilement (1670 et 1715) à obtenir du gouvernement glaronnais et de la Diète l'autorisation de remettre en état la chapelle délabrée#de Saint-Nicolas afin d'y célébrer le culte évangélique. Azmoos ne construisit son église qu'en 1734-1736 et conclut en 1743 un accord avec Glaris, d'après lequel le pasteur devait être Glaronnais, mais nommé par Azmoos. L'entrée des Français en Suisse en février 1798 fut saluée avec allégresse, et les arbres de liberté dressés jusqu'au moment où Hotze parut avec les Autrichiens le 8 mai 1799. Deux grands incendies sévirent le 4 mars 1819 et le 22 décembre 1831. Azmoos forma en 1803 avec Wartau, Malans, Oberschan, Fontnas, Trùbbach, Gretschins, Murris, Weite et Matug la commune politique, civile et scolaire de Wartau. I! existe par contre deux paroisses depuis 1736: Azmoos- Trùbbach et Wartau-Gretschins. Registres de paroisses depuis 1736. [Chr. Beusch et P. Bt.]
BAADER. Voir Bader.
BAAGUE, P.Charles. Jésuite,* à Berne 5 août 1809, prêtre en 1840, enseigna de 1836 à 1847 dans les classes inférieures des collèges d'Estavayer, Brigue, Notre- Dame d'Ay (province de Lyon), Sion et Fribourg (Coll. Saint-Michel et pensionnat) ; chassé de Fribourg en novembre 1847, missionnaire à Cincinnati, t à Washington, le 24 sept. 1877. — Voir Catalog. soc. Jesuprov.Germ. Super. — Livre d'or pensionnat Frib., p. LU. [F. D.l
BAAL, J.-J. Chancelier épiscopal à Coire, * en 1754 à Tschagguns. Ordonné prêtre le 19 septembre 1778, il entra à la chancellerie épiscopale le 3 janvier 1780 d'abord comme registrateur, puis comme fiscal ; chancelier de 1802 à fin 1838 ; conseiller ecclésiastique de 1839 à sa mort, le 3 janvier 1844. [L. J.]
BAALI (BALI, PALI). Ancienne famille de l'Unterwald. En 1537 Hans Bali est reconnu par le tribunal du Nidwald bourgeois (Uertner) de Dallenvvil. Depuis la fin du XVIe s., la famille fait partie de la bourgeoisie de Buochs. — Joh.-Melchior est bailli du Blenio en 1678, et vice-landammann 1687- 1696. Son fils Joh.-Melchior, * en 1660, membre du Conseil, devint bailli du Blenio en 1725, mais se noya par accident dans le lac avant d'entrer en charge le 15 octobre 1725. — Armoiries : de gueules à une équerre d'argent à dextre enveloppant un croissant d'or surmonté d'une étoile du même. LR- Durrer.] BAAR (C. Zoug. V. DGS). Une des trois communes du bailliage extérieur qui, en 1352, entra avec la ville de Zoug dans la Confédération. Anciennement Bara, nom répandu dans le territoire souabe alémanne dès le VIIIe siècle et qui paraît signifier Gau (Fôrstemann II 1, 358-359). Armoiries : d'argent à une fasce d'azur portant un B d'argent.
Des pièces de monnaie et d'autres trouvailles prouvent que la contrée était déjà habitée à l'époque romaine.
Sous la domination autrichienne, Baar possédait un siège de justice Une tradition attribue à Charlcs-le- Chauve la. construction de la première église en l'honneur de saint Martin. Nous ne possédons aucun docum en I certifiant le fait ; toutefois, pour le rappeler, on a gra-
vé sur le portail de l'église paroissiale, probablement vers 1500, la date de 876. La tour est plus ancienne et remonte, à en juger par ses formes romanes, au XIIIe s., tandis que la nef a subi des transformations en 1666, 1760, 1771 et 1900. La première mention certaine de Baar se trouve dans un document du 30 janvier 1045.
Intérieur de l'église paroissiale de Baar. d'après une photographie.
Avec l'église, il passa à ce moment-là au couvent de Sehannis ; plus tard aux comtes de Habsbourg, puis au couvent de Cappel jusqu'en 1512 ; en 15 13, la commune racheta tous les droits de Cappel. Les quatre corporations d'allmend : Baar-village, Blickenstorf, Deinikon et Inwil, qui se sont conservées, avec leur administration indépendante, remontent sans aucun doute à l'époque alémanne. Seule la localité voisine d'Allenwinden ne constitue point une communauté semblable. A l'origine, tous les habitants de Baar avaient droit à la jouissance des biens de l'allmend. La commune bourgeoise engloba jusqu'au XIXe s. tous les habitants de la commune sans exception. En 1850 les deux adminis-
BABAULT
BACCUET
i rations, politique et corporative, furenl séparées et
devinrent des communes dislinctes. Fn 1873, la séparai ion lui encore accentuée ; la paroisse réunissant les catholiques et la commune d'habitants englobant tous 1rs habitants de Baar. Le pacte d'admission dans la Confédération, de 1352, avait placé La ville de Zoug e1 le bailliage extérieur sur un pied d'égalité réciproque. Cependant, des différends devaient naître entre la campagne démocratique et la ville aux tendances aristocratiques ; ils devinrent si vifs, qu'en 1404 la première guerre civile entre Confédérés ne fut évitée qu'à grand'peine grâce à la condescendance du bailliage extérieur. Baar qui avait été occupé, ainsi que les deux autres communes rurales, par les troupes confédérées, renonça à ses prétentions et se soumit d'avance au verdict des six cantons. Ceux-ci tranchèrent le différend en donnant en somme raison à la ville, puisqu'ils lui laissèrent la garde de la bannière et du sceau et n'accordèrent aux communes extérieures que le droit de participer à la charge d'ammann. Dans l'histoire locale, mentionnons que les relations entre Baar et le territoire zuricois voisin furent de tout temps les meilleures. La différence même des confessions ne les troubla point. La fameuse « soupe au lait » de Cappel fut mangée sur le territoire de Baar près de la frontière zuricoise ; et, après Cappel et le Gubel, ce fut aussi sur le terrain de Baar que fut conclue la paix de 1531. L'ammann fut choisi, depuis la seconde moitié du XVIe s. jusqu'en 1815, alternativement dans les différentes communes suivant un ordre établi ; en 1549 apparaît comme premier ammann de Baar un certain Hartmann Utiger. Baar envoyait aussi siéger au conseil et au tribunal un nombre déterminé d'assesseurs. Les prérogatives des trois communes extérieures disparurent avec la promulgation de la constitution cantonale de Zoug. La paroisse de Baar embrassait au début plusieurs communes zuricoises voisines, de même que nombre de communes et de localités zougoises. Toutes se détachèrent avec le temps de l'églisemère. A côté de l'antique église paroissiale s'élevèrent en 1666 la chapelle de l'Ange gardien et en 1750 celle de la Sainte-Croix ; depuis 1865, Baar possède un temple protestant. Les écoles latines fondées en 1754 furenl transformées en 1860 en écoles secondaires de l'État. Les écoles moyennes de Baar se sont aussi développées depuis lors par l'adjonction de classes professionnelles.
Depuis les temps les plus anciens, Baar participa au trafic qui empruntait le chemin muletier entre le lac de Zurich (pont de la Sihl) et le lac des Quatre-Cantons en passant par Baar où il bifurquait ; un chemin menant directement à Lucerne pendant que l'autre s'arrêtait d'abord à la souste de Zoug. Les plus anciennes traces d'activité industrielle à Baar remontent au commencement du XVIIe s. En 1618, il y avait un moulin à papier qui existe encore aujourd'hui, mais transformé en une fabrique de carton. Le couvent de Cappel possédait à Baar déjà en 1239 un moulin ; c'est l'Obermuhle actuelle. En 1885, fut fondée la grande filature de coton au bord de la Lorze. Toutefois, la majeure partie de la population s'adonne encore à l'agriculture. Population : 1798 : 1757 hab. ; 1817 : 1855 ; 1836 : 2209 ; 1850 • 2339 ; 1870 : 3409 ; 1910 : 5240. — Voir Stadlin : Gesch.v. Zug, III. — Staub : Kl. Zug Baar.— C.-M. Widmer : Gesch. d. Pfarrei Baar. — A. Andermatt : Patronalsrechl der Kirche Baar. ■ — Ch. Schumacher : Das geistliche Baar. — Ph. Andermatt : Korp. Burger von Baar. — - Buttimann : Zug. Korporationen. — A. Weber: Horgener vnrt Sihlslrasse. — ZNbl 1886. [A.W.]
BABAULT. Famille de l'Orléanais dont une branche vint se fixer à Genève et fut admise à la bourgeoisie en 1728 ; elle s'est éteinte à la fin du même siècle. Armoiries : un chevron chargé sur chaque bras d'une moucheture d'hermine, accompagné en chef, à dextre, d'un croissant, à senestre, d'une étoile et en pointe d'une hure de sanglier. — Jacob, fixé à Genève dès 1689, est l'auteur d'un journal mns. relatam les circonstances de son départ de France (publié par Louis Dufour dans Etrennes religieuses, 1880, p. 172- 196). — Voir Covelle : LB. — Galiffe et Gautier : Armoriai. — ■ France prolestante. [H. D.]
BABEL. Famille établie à Bardonnex (Genève) dès
le X \ • s., et encore fortement représentée dans ce village. Plusieurs de ses membres vinrent s'établir à Genève, ou i i > acquirent la bourgeoisie dès le XV* s. — I. Pierre, fils de Claude, * 1819, député au Grand Conseil de 1858 à 1867, date de sa mort. — 2. Jean- AnniEN, 1857-1907, conseiller administratif de 1899 à 1907. - .'!. Anton y, * 1888, auteur de l'Histoire corporative de l'horlogerie, de l'orfèvrerie et des industries annexes. [Cil]
BABEL ou BABLE, Johann-Baptist. Probablement d'origine française, il vint à Einsiedeln dans les années 1760 et fit seize statues en stuc pour le chœur, puis les sculptures de molasse de la Kramgasse. Il travailla de 1772 à 1775 à la décoration intérieure de l'église Saint-Urs à Soleure. — SKL. tAz-l
BABENBERG. Famille éteinte de la ville de Soleure. Armoiries : une marque de maison (un pal croisé d un bâton posé en barre) à une épée en fasce, la poignée à dextre, brochante, le tout sur trois monts en pointe, émaux inconnus. — 1. Heinrich Burkhardt von Babenberg, bourgeois de Soleure en 1441, du Conseil en 1457 sous le nom d'Heinrich Babenberg. — 2. Daniel, son fils, du Conseil en 1493, bailli de Gôsgen en 1497, trésorier en 1498, chef des Soleurois le 22 mars 1499 au Bruderholz, avoyer de 1500 à 1504 et de 1512 à 1517. t 1517, dernier de sa famille. — Voir LL, XVII, 305. — Bestallungsbuch. — Franz Haffner : Chronik. — Le même : Geschlechlerbuch
— Amiet : St. Ursus-Pfarrstift, 384-385. — Tatarinoff : Schlachl bei Dornach. [v-v-l
BABENWAGE. Voir SlHLBRUGG.
BABINCHOVA. Voir BENKEN.
BABST. Famille fribourgeoise. Voir Bapst.
BACC/E, BACIUM, BACTIACUM. Voir BEX.
BACCIARINI, Aurelio, évêque titulaire de Daulia et administrateur apostolique du Tessin, * à Lavertezzo (Tessin), le 9 novembre 1873. Il étudia à Pollegio, Côme, Lugano et Milan, docteur en théologie à Milan 1897, et fut ordonné prêtre le 12 juin delà même année ; curé de Arzo 1897-1903. directeur spirituel du séminaire de Pollegio 1903-1906. En 1906, il entra dans la nouvelle Congrégation des Serviteurs de la charité, fondée par Don Luigi Guanella, àCome, dont il devint le bras droit, et remplit pendant quelques années les fonctions de curé de l'importante paroisse de Saint - Joseph à Borne.
Lors du tremblement de terre des Abruzzes, 1915, il se prodigua en faveur des sinistrés, au péril de sa propre vie. A la moi l de Don Luigi Guanella, 24 octobre 1915, il l'ut nommé supérieur général de la Congrégation des Serviteurs de la charité, et, le 12 janvier 1917, fut appelé au diocèse de Lugano pour remplacer Mgr. Peri- Morosini. Le sacre eut lieu à Borne le 21 janvier suivant. Armoiries: Bacciarini a ajouté à ses armoiries celles de la Congrégation des Serviteurs de la charité, à senestre: parti au 1 d'azur à la croix d'argent chargée d'un cœur de gueules et placée sur un mont d'or au 2 de gueules au pélican d'argent, en sa piété ensanglantée du premier, dans son aire. Devise: in omnibus charitas. [C. Trbzzini.]
BACCUET, BAGGUET. Famille originaire de Nangy en Faucigny, reçue à la bourgeoisie genevoise en 1597 en la personne de Clavde ; éteinte à Genève, mais un rameau subsiste à Marseille. Armoiries coupé, au 1er d'azur à la flèche d'or en pal, la pointe en bas ; au 21' pallé de six pièces d'argent et de gueules à la corne d'abondance d'or posée en barre.
— 1. Augustin, orfèvre, 1599-1664, fut maître de la Monnaie de 1638 à 1640, de 1644 à 1646, de 1651 à
Aurelio Bacciarini, d'après une photographie.