BACHMANN
membres de relit' famille acquièrent la bourgeoisie de Stans : en 1591 relie de Saehseln où ils portèrent dans la suite et jusqu'à leur extinction vers 1755 le nom de BACHMANN. A Lungern, ils existent encore sous le nom de Hacher. [H. Durrer]
BACHER, Jacques- Augustin- Théobald, baron de, * à Thann (Alsace), le 17 juin 1748, t le 15 novembre 1813 à Mayence. Secrétaire de l'ambassade de France à Soleure (avril 1777-mars 1792) puis agent de la République à Bâle jusqu'en janv. 1798. Cédant à la près sion des émigrés, le gou\ finement de Soleure prit contre lui un décret d'expulsion le 21 mars 1792, décret qui fut rapporté, avec l'appui d'autres cantons, en novembre de la même année, comme mal fondé. Un arrêté du Comité de salut public en date du 4 août 1795 le nomma commissaire pour négocier à Bâle l'échange des prisonniers de guerre autrichiens et français et celui de Madame Royale, fille de Louis XVI, contre les conventionnels retenus par l'Autriche. Fonctionnaire aux capacités étendues, Bâcher sut se faire apprécier aussi bien de l'ambassadeur Barthélémy que des Suisses avec lesquels il avait à traiter. Chargé d'affaires à Ratisbonne en l'an VI, il s'enfuit lors de la retraite de l'armée française (1813) et mourut de fatigue dans un fossé entre Francfort et Strasbourg. — Voir Papiers de Barthélémy I et VI. — H. Strœhlin : La mission de Barthélémy en Suisse. — Francis de Crue : Barthélémy, ambassadeur en Suisse dans Pages d'histoire (Mélanges Pierre Vaucher). [Ed. Ch.]
BACHERACHT, BASIL von, * 13 avril 1851, f 18 octobre 1916, chambellan du tzar Nicolas II De 1894 à 1897 secrétaire de la légation russe à Berne, il fut nommé le 2 août 1906 envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la Russie près de la Confédération suisse, poste qu'il conserva jusqu'à sa mort. — Voir Patrie suisse, 1916. — Bund, 1910. [E.Meyer.]
BACHIE, Rolet, d'Ependes, notaire impérial 1400-1421, secrétaire de Guillaume d'Aarberg, seigneur de Valangin, a dressé les reconnaissances du Val-de- Ruz en 1401 et du Locle en 1416. [L. M.]
BACHMANN. Nom de famille répandu dans presque tous les cantons de langue allemande, mais plus spécialement dans Argovie, Berne, Glaris, Lucerne, Thurgovie et Zurich.
A. Canton d' Argovie. — 1. Christof, originaire de Schneisingen, fut abbé de Wettingen de 1633 à 1641 où il établit une discipline sévère et fit refondre les cloches ; il était connu pour sa bienfaisance. Sous sa direction le couvent reçut en donation les derniers vitraux du cloître. — 2. Simon, * à Mûri vers 1600, vécut à l'étranger jusque peu avant 1650, rentra au pays et fut au service des trois abbés de Mûri, Dominik Tschudi, Bonaventure Heidegger et Aegidius von Waldkirch, pour lesquels il construisit en 1650 et 1651 dans l'église du couvent les magnifiques stalles du chœur qu'il orna jusqu'en 1665 de 26 statues de bois. Parmi ses autres œuvres, on ne connaît que deux petites statues à Sarmenstorf. En 1662, il fit un don de 1800 fl. au couvent où il mourut, à une date inconnue. — Voir LL. — SKL. — ASA, 1880. [A/, et G.W.]
B. Canton de Berne. Armoiries : de sable à une rivière d'azur accompagnée de deux croissants d'or. La famille était représentée au Grand Conseil de 1629 à 1700 et existe encore. A citer : 1. Samuel, pasteur à Ferenbalm 1662, à Berthoud 1669, vicaire 1672, en 1691 pasteur et en 1696 doyen de la collégiale de Berne. — 2. Franz-Ludwig, frère du n° 1, pasteur à Schangnau 1663, à Seeberg 1671, à Sigriswil en 1696 et la même année doyen du chapitre de Thoune. Il se fit un renom littéraire en traduisant des auteurs anglais f 1704. — Isidor, * 4 avril 1837 à Winikon (Lucerne), étudia à Bâle et à Zurich, devint en 1863 maître de sciences naturelles à l'école cantonale à Berne, en 1868 privât docent et en 1873 prof. ord. de géologie à l'Université. Il se noya dans l'Aar le 4 avril 1884. Bachmann a publié différents travaux géologiques. — Bern. Schulblatt, 17-73. [H. T.]
C. Canton de Glaris. Famille catholique venue de Benken (Gaster) à Nafels en 1659 où elle s'éteignit en 1831 ; il en existe encore aujourd'hui un rameau à
Paris sous le nom français de Pacqement, élevé à la dignité romtale en 17 14. Armoiries : d'argent aune rivière d'azur en bande, accompagnée en chef d'un croissant renversé d'or, surmonté d'une étoile du même à six rais et accompagné de deux autres du même également à six rais et trois copeaux de sinople en pointe. — 1. JOH.
Georg, * le 21 oct. 1621 à Benken. t 1703 à Nafels, acquit le 15 mai 1651 la bourgeoisie glaronnaise et fut affranchi de la main morte le 25 déc. 1651 par le chapitre de Schànis. Il quitta en 1659 Wesen pour Nafels, où il devint la même année vice-capitaine, puis banneret du pays, en 1672 bailli de Sargans, puis vice-landammann, et landammann de 1684 à 1686.
— 2. Karl-Leonhard, fils du n° 1, * le 25 févr, 1682, t le 15 oct. 1749. Il entra le 19 déc. 1701 au service de la France comme enseigne et monta dans les IIe et IVe régiments et dans le régiment de la Garde jusqu'au grade de maréchal des camps. Il possédait l'ordre de Saint- Louis depuis 1719 et depuis 1743 n'avait pas moins de quatre compagnies, dans les IIe, IV'', VIIe régiments et dans le régiment d° la Garde. Le 11 avril 1746, il reçut comme lieutenant-colonel le grade de maréchal des camps et une pension de 1000 livres à son départ. Il se rendit à Nafels où il fut encore élu au Landrat catholique. Il avait pris part aux deux grandes batailles de Ramillies 1706 et de Denain 1712, ainsi qu'à six sièges. — Voir May : Histoire militaire, VI. — LL. — Ileer : Cesrli. des Landes Glarus. — Glarner Volksblatt, 1915, 139. — 3. Karl- Joseph- A nton-Loo(lo(iai-, fils du n° 2, * le 12 mars 1734, t le 3 septembre 1792, entra en 1749 au service de France. Major au IVe régiment suisse en 1764, au régiment de la Garde en 1766, il reçut le 3 mai
1778 la croix de commandeur de l'ordre de Saint-Louis et devint le 1er mai 1780 maréchal des camps. Il commandait aux Tuileries le 10 août 1792 et fut arrêté après la prise du château ; malgré les capitulations qui garantissaient à chaque régiment suisse son propre droit de juridiction, il fut peu après traduit devant un tribunal révolutionnaire
et condamné à mort pour atteinte à la majesté du peuple. Le 3 septembre 1792, il gravit l'échafaud sur la place du Carrousel
— 4. ."Yi/i/.'HJS-Franz, fils du n° 2, * le 27 mars 1740, f le 11 février 1831, entra en 1758 au service de France, commanda une compagnie en 1759 et fut nommé en 1778 aide-major général de l'armée ; dès
1779 , il commanda avec distinction le IIe régiment.
Après l'orage des Tuileries, l'AssembléeXationale l'accusa d'incivisme ; son régiment fut dissous et lui-même put regagner la Suisse. En 1793, il reprit un régiment au service de la Sardaigne et devint le 11 avril 1794 généralmajor. Mais en 1797, ce régiment fut désarmé par Bonaparte et Bachmann fut emmené à Milan comme prisonnier de guerre et livré comme suspect au Directoire helvétique à Lucerne. Celui-ci lui rendit la liberté dans sa patrie, mais le mit sous la surveillance du préfet. Lorsque les Autrichiens entrèrent en 1799 dans le pays de Glaris, Bachmann se mit en relation avec le général Hotze et l'archiduc Charles, obtint le commandement suprême des Suisses au service de l'Autriche et forma la légion Bachmann qui fut dissoute après la paix de Lunéville, le 24 mai 1801. Le 27 septembre 1802, la Diète de Schwyz lui confia l'organisation et le commandement suprême des troupes confédérées qu'elle levait contre le gouvernement de Berne. Il repoussa l'ennemi jusqu'à Lausanne lorsque survint la médiation de Napo-
Niklaus-Franz Bachmann- Anderletz. d après une lithographie de Hassler de 1S68.