BACHMANN
BACHMUHLE
léon. Il s'enfuit à Constance, et refusa décidément l'offre du landammann d'Affry et du général Ney d'organiser les régiments suisses au service de la France. En 1803, il retourna à Nàfels où il vécut tranquille jusqu'à la chute de Napoléon. Louis XYIII lui fit offrir le commandement des nouvelles gardes suisses ainsi que de toutes les troupes au service de la France. Le 1er juillet 1814, il fut fait général-lieutenant. Quand Napoléon revint de l'île d'Elbe, la Diète fédérale leva des troupes pour couvrir la frontière et nomma Bachmann général en chef le 20 mars 1815, avec pleins pouvoirs pour franchir au besoin la frontière. Après que le général Barbanègre eut bombardé Bâle, Bachmann fit investir la Franche-Comté par les troupes fédérales le 3 juil. 1815. Les difficultés d'approvisionnement, des émeutes et des désordres dans l'armée lui firent bientôt retirer ses troupes sur le sol suisse, d'autant plus que la Diète s'était prononcée contre une offensive en France. A la suite de désaccords avec elle, il abandonna le commandement suprême le 26 juillet. Dans son rapport de clôture, il insistait sur les défauts de l'armement et sur le manque de compétences du commandement de l'armée. La Diète lui décerna le 12 juillet 1816 une lettre de remerciements et une épée d'or. Il se retira à Nàfels, où il mourut âgé de 91 ans, dernier de sa famille. — Voir : Grabesblumen von General N. v. B. — E.-F. Fischer : Zum Andenken des Freiherrn N. Fr. v. B. — JHVG,
10 et 14. — Heer : Geschichte des Landes Glarus, II, 174.
— J. Hefti : Gesch des Kts. Glarus, 1770-1798. — Oechsli : Geschichte der Schweiz, I, 256, 401. — Dierauer, V, p. 75, 141, 374.- — Dândliker : Schweiz. Gesch. III, p. 445, 542. — Glarner Volksblatt, 1915, 142. — Blumeret Heer : Gem. Kt. Glarus, 342. — Biirkli: Nbl. der Zùrcher Feuerwerker, 1882. [Nabholz.]
D. Canton de Lucerne. — A Munster : Famille mentionnée dès le commencement du XVIe s. Armoiries : d'azur à une rivière d'argent accompagnée de deux étoiles à six rais. — 1. Jakob, ancêtre de la famille, était en 1544 ammann du chapitre. — 2. Josef, 1848- 1902, capucin depuis 1866, fut le dernier rejeton mâle de sa famille. — Voir Mûnsterer Zeiiung, 1912, nos 8 et 9.
— A Ruswil : 1. Jakob, juge cantonal 1799. membre de la Chambre d'administration 1801, grand conseiller 1814. — 2. Johann, de Hunkelen, fut un des chefs des insurgés en 1799 dans le Kàferlcrieg ; membre du Conseil de guerre de Ruswil, condamné à mort et fusillé le 16 mai sur la Sentimatte à Lucerne. — Voir Gfr. 26, p. 155. — A Winikon : 1. Johann, de Sâckingen, peintre à Beromunster dans les années 1608, 1609 et 1633 ; il orna de peintures quelques parties de l'église.
— 2. Edouard, 1834-1907, premier directeur de l'établissement de relèvement pour garçons catholiques, fondé par la Société suisse d'utilité publique sur le Sonnenberg près de Lucerne, vice-président du Schweiz. Armenerzieherverein de 1892 à 1907. — 3. Hans, frère du précédent, 1852-1917, étudia à l'Académie de peinture de Dusseldorf, obtint la médaille d'or aux expositions internationales des beaux-arts de Londres 1887, Berlin 1896, Anvers 1894, fut professeur à l'École d'art industriel à Zurich. [P.-X.W.l
E. Canton de Thurgcvle. Famille répandue dans les districts de Mùnchwilen, Frauenfeld et Steckborn. Armoiries : celles de la famille bernoise. — 1. Johann- Ulrich, de Stettfurt, membre du Comité d'indépendance 1798, suppléant à la Chambre d'administration 1802, grand conseiller 1803, t 1804. — 2. Johann- Jakob, fils du n° 1, 1833 capitaine et grand conseiller, 1846 juge criminel, 1866 juge cantonal — 3. Johann- Huldreich, fils du n° 2, * 1843, docteur en droit 1872, président de tribunal de district et grand conseiller, conseiller national 1881, juge fédéral 1895-1904, f 1915.
11 a publié : Grundziige eines Betreibungs- und Konkursgesetzes. — {F. Sch.] — 4. Albert, de Huttwilen, * 1863, germaniste. Professeur extraordinaire 1896 et 1900 professeur ordinaire de langue allemande à l'université de Zurich; collaborateur dès 1896 du Schweii. Idiotikon; éditeur dès 1910 des Beitrâge zur schweizerdeulschen Grammatik . Il a publié entre autres : Deutsche Volksbùcher (avec S. Singer); Morgant der Riese; Die Haimonskinder ; Mitteldeutsches Lesebuch. [C.B.]
F. Canton de Zoug. Famille connue depuis 1473 à Menzingen, où, jusqu' en 1650, elle remplit les fonctions d'ammann pour le couvent d'Einsiedeln. Armoiries: de gueules à une rivière d'argent en barre accompagnée en chef et en pointe d'un croissant d'or. — 1. Adam, dit le Rouge, secrétaire d'État à Zoug 1581, 1582-1584 bailli de Locarno, où la reddition de ses comptes traîna tant qu'il reçut un avertissement des cantons. De retour dans son canton, il sollicita la place de secrétaire de ville, et fut nommé par le Conseil. Cette nomination provoqua du tumulte dans la bourgeoisie qui prétendait que le droit d'élection lui appartenait. Cette «affaire Bachmann » souleva l'opinion publique à un tel point que la médiation des confédérés fut demandée. Les confédérés donnèrent raison à la bourgeoisie qui, aussitôt, nomma Adam secrétaire de ville. Il remplit cette fonction jusqu'à sa mort, 1588. — 2. Adam, peut-être fils du n° 1, connu dès 1602 comme premier peintre verrier zougois ; sous-secrétaire en 1611. — 3. Hans- Georg, * 23 novembre 1628, maître d'école 1679, s'intéressa beaucoup à l'enseignement du chant, mais fut destitué en 1687 parce qu'à côté de son école il faisait le métier de boucher. — 4. Franz-Georg, * 1« septembre 1685, f 24 août 1737, orfèvre. — 5. Klemens-Oswald, * 1731, trésorier de Menzingen, du Conseil 1761, à plusieurs reprises député de Zoug à la Diète, dernier ammann pour Einsiedeln 1779-1798. ■ — 6. Johann-Peter- Josef, * 27 avril 1807, étudia à Einsiedeln et Soleure, 1830 vicaire, puis curé de Risch, chanoine et camérier jusqu'à sa mort, le 28 septembre 1895. — 7. Joachim (nom de baptême Johann-Kaspar), frère du n° 6, *27 octobre 1810, enseigna l'histoire de l'église à Einsiedeln 1842-1846, curé de Freienbach 1846-1871, 1871-1879 confesseur au couvent de femmes de Seedorf, f le 16 mai 1896 doyen des conventuels d'Einsiedeln. — Voir W.-J. Meyer : Zuger Biographien. — SKL. — R. Henggeler : Zuger Konventualen in Einsiedeln. — A. Weber : Die Eigenleute des Gotteshausgerichtes am Menzingerberge. [W.-J. Meyer.]
G.Canton de Zurich. — I. Ancienne famille de Hinwil, mentionnée déjà avant 1400; elle est actuellement représentée dans la plupart des communes du district de Hinwil. — II. Famille de Richterswil, connue dès le milieu du XVe s. — III. Famille de Wiesendangen, originaire de Thurgovie ; elle est connue à Wiesendangen depuis le milieu du XVe s. et est encore assez répandue dans la région. — Leurs armoiries portent une rivière. [J. Frick.]
— 1. Kaspar, * le 1er janvier 1800 à Zurich, apprit la peinture, et se voua finalement à la gravure sur bois. Il travailla spécialement aux calendriers de ce temps-là (de Disteli, Ziegler et d'autres) ; ses œuvres firent longtemps concurrence à la lithographie naissante. Il acquit une certaine importance comme illustrateur de livres et dessinateur politique dans les années 1840. — SKL. — 2Gottlieb, * 20 juillet 1874, étudia à Zurich, Strasbourg, Berlin, Leipzig et Paris de 1893 à 1901. Docteur en droit 1898, professeur extraordinaire en 1906 et en 1910 professeur ordinaire à l'université de Zurich; de 1912 à 1919 membre du Conseil général de Winterthur, corps qu'il présida de 1918 à 1919, membre du Comité et président de la Chambre du commerce de Winterthour. En 1918, il entra à la direction de la Banque nationale suisse ; il est en outre membre de la Cour de cassation zuricoise depuis 1909, de la Commission de la Bourse depuis 1913 et de la Commission du timbre fédéral. [h. M.]
BACHMUHLE (C. Berne, D. Seftigen, Corn. Obermuhleren. V. DGS). Moulin qui faisait partie des domaines de sainte Adélaïde donnés par le roi Otton III, à l'abbaye des bénédictins de Selz en Alsace. Il fut racheté par la ville de Berne, avec une partie de ces domaines, en 1479 et 1481, et remis à titre de fief masculin au noble Thuring de Ringoltingen. Ce fief était aux mains de la famille Willading dans la première moitié du XVIe s.; plus tard il appartint à des paysans des villages voisins.
BACHOFEN
UACIIS
Les droits féodaux du moulin furent rachetés en vertu de la Constitution bernoise du 31 juillet 1840 i
BACHOFEN, BACHOFNER. Familles des cantons de Zurich, de Bftle, de Genève et de Lucerne
A. Canton de Zurich. Famille mentionnée à. Freudwilavanl 1400, répandue dès le XVIe s. dans les districts d'Uster, Pfâffikon et rlinwil. Elle tenait en fief du conseil de Zurich, dès 1514 et en partie jusqu'en 1709, le bailliage de Freudwil. On distingue trois branches de la famille Bachofen à Zurich. Armoiries des bourgeois de Zurich : tiercé en bande, au 1 de gueules, au 2 d'azur à trois fours de sable flammés d'or, au 3 de gueules à deux cotices d'or.
I. — 1. Koniiad, de Greifensee, cordonnier, bourgeois de Zurich 1472, prévôt des cordonniers 1490, député à la Diète 1493, capitaine pour les cantons protecteurs à Saint-Gall 1503, du Petit Conseil 1503, intendant de Pflasterbach, f 1517. — Voir .16' I 3. 1 et 2.
— US n°3741. — Nova-Turic. 156, 163. — 2. NlKLAUS, chanoine du Grossmunster 1519, partisan zélé de la Réformation, t 19 juillet 1530. — Voir Egli : Aclensammlung. — Le même: Reformationsgesch. I. — Bullinger : Reformationsgesch.
il. (Branche éteinte en 1767). — 1. Félix, de Wermatswil, bourgeois de Zurich en 1556. — 2. Hans- Kaspar, 1697-1755, V. D. M. chantre du Grossmunster, compositeur de musique religieuse, important au point de vue du chant figuré. — Voir Biographisch-Bibliograph. Quellen Lexikon der Musiker I. — Hunziker : Gesch. der schweiz. Volksschule I, 278.
III. (Branche éteinte à la fin du XIXe s.). — 1 Beat, de Wermatswil, bourgeois de Zurich 1523, prévôt de la corporation du Chameau, 1532-1536 et 1550, amman d'Œtenbach 1536-1540, bailli d'Eglisau 1542, député à la Diète 1536, 1541 et 1552. t 1557. — Voir Bullinger : Reformationsgesch. III. ■ — AS I, 4, 1. — 2. Matthias, 1543-1598, pasteur de Steckborn 1568, Glaris 1574, Hérisau 1580, Dielsdorf 1592. En 1589 il écrivit une histoire des troubles d'Appenzell de 1588, imprimée dans VHelvetische Bibliothek IV, et en 1590 une chronique d'Appenzell: — Voir Haller : Bibliothek der Schweiz. Gesch. IV, V. — Wirz : Etat. — 3. JOHANN- Ulrich, 1598-1670, fabricant de tables et ingénieur; construisit en 1627 un remarquable cadran solaire et publia la même année : Beschreibung eines neuen Instruments durch welches man... Sonnen Uhren samt den 12 Himmelischen Zeichen auffreissen kan. — Voir Wolf : Biographien zur Kulturgesch. der Schweiz IV. — SKL.
— 4. Johann-Ulrich, 1643-1700. V. D. M., membre de la Deutschgesinnle Gesellschaft de Philipp von Zesen, poète lauréat en 1669, pasteur à Burg près Stein 1674, Bischofszell 1678, Rickenbach 1691. Il publia des poésies, des sermons et autres écrits religieux. — Voir Wirz : Etat. — Bàchiold : Gesch. der Deutsch. Lit. in der Schweiz. — 5. Heinrich, construisit vers 1730 la grande horloge de la tour du Fraumunster pour 3600 fl.
IV. (Autre B.) — Johann-Heinrich, de Nànikon, * 1821, collabora en 1840 à la carte d'Argovie de E.-H. Michaelis, puis travailla à Genève au bureau Dufour, publia en 1848 une carte de Suisse et en 1849 une du pays de Genève. Il mourut dans cette ville comme entrepreneur. — Heinrich * le 19 mai 1828 à Fehraltorf, instituteur à Lausanne 1847, à l'orphelinat de Zurich en 1848, en 1850 à l'école secondaire de Fehraltorf, en 1862 à celle de Zurich ; de 1869 à 1897 directeur de l'école normale évangélique d'Unterstrass, f le 15 juin 1897 à Zong. — Voir ZT 1909. [C.B.etAz.j
B. Canton de Bâle. Famille originaire du canton de Zurich, dont Heinrich Bachofner, tailleur, fut reçu bourgeois de Bâle en 1586. Armoiries :
de gueules à un four à pain d'or flammé de gueules. — 1. Johann, * 1587, orfèvre, reçu en 1614 de la corporation des Hausgenossen ; f 1629. — 2. Johann- Jakob, probablement petitfils du n° 1 ; il fut le premier de sa famille à entrer au Grand Conseil, en 1669; f 1689. — 3. Johann-Jakob, 1701-1784, associé dans la maison de son beau-père Martin Strub, devint
Johann-Jakob Bachofen. d après
un dessin de l'aul Deschwauden
de 1843.
chef de la plus importante fabrique de soieries de
Celle-ci prit fin en 1909 après deux d'existence. — 4. MARTIN, 1727-1814, fut le créateur de la célèbre collection de tableaux Bachofen.
— 5. Johann-Jakob, * vers 1720, devint instituteur en 1741, directeur (Gymnasiarch) du gymnase en 1750, pasteur à Pratteln en 1767, t 1796. 6. Johann-Jakob, fils du n" 5, * vers 1745, préceptei Gymnase en 1708, pasteur à Hcigoldswil 177* —7 Matthias, * 1776 à Rei-
goldswil, peintre à l'a rien 1803, puis professeur de dessin et paysagiste à Bâle, où il mourut en
L829. — 8. Johann-Jakob, * le 22 déc. 1815, étudia le droit à Bâle, Berlin el Gôttingue, devint en 1841 professeur de droit romain et en 1843 Jul'i d'appel à Bâle. Historien du droit, il inaugura les recherches sur le droit comparé (1861 Mutterrecht); historien, il écrivit une Gesch. der Rôma (1851) et des études archéologiques (Rômische Grablampen ) ; fie 25 nov.
1887.— Voir LL— LLII.
— SKL, I et IV.— ADB.
— Chronik der Familie Bachofen. [A. B et Az.]
C. Canton de Genève. Famille originaire de Në'nikon (Zurich;, devenue bourgeoise de Genève. — Charles, * 1865 a été successivement pasteur à Chancy, au Grand-Saconnex, à Livourne, puis secrétaire-adjoint du Consistoire ; enfin depuis 1906, pasteur à Cartigny.
— Voir Heyer : Hist. de l'église de Genève. [a. r, J
D. Canton de Lucerne. Elle est répandue à Beromunster, Gunzwil, iNeudorf et Sempach. Elle descend de H ans, venu en 1551 d'Uster à Xeudorf. — Voir Mûnslerer Zeitung, 1912, n° 26. IP.-X. W.]
BACHS (C. Zurich, D. Dielsdorf. V. DGS). Corn, politique et village. Le village de Bachs est séparé par le Fisibach en deux parties, l'une au Sud, Fisibachs ou Altbachs, et l'autre au Nord. Dans les plus anciens documents toujours appelé Fisi ou Fùsibach, par exemple en 1100 Fiusipach. L'adjonction de Vs final, comme à Niederflachs près de Bùlach (1521 : in Nù derun Flach) n'est pas très compréhensible ; la première partie du nom, qui est tombée pour le différencier du Fisibach argovien, appartient peutêtre à un nom ahd. Fiso (Fôrstemann Il 1, 891). Armoiries : d'après l'armoriai de Krauer, les armes sont celles de Zurich avec étoile de sable et d'argent à huit rais dans l'argent II existe près de Thalmùhle un refuge d'une époque indéterminée et sur la pente droite du vallon arrosé par le Fisibach une grotte, V Erdmannliloch, qui présente des traces d'habitation.
Le lieu dit de Tiergarten, au Sud de Bachs, ne doit se rapporter qu'à un ancien enclos pour le bétail. Bachs s'appelait autrefois toujours Fisibach, ou Ober-Fisibach pour le distinguer de Nieder-Fisibach situé en aval, en Argovie. Les premiers propriétaires fonciers connus sont les comtes von Nimburg, à la fin du XIe s. ; plus tard les barons von Regensberg (1281) ; les propriétaires ecclésiastiques furent le couvent de Sainte- Agnès à Schaffhouse, la prévôté de Zurich et l'abbaye de Saint-Biaise en Forêt-Noire. Bachs dépendait pour la haute juridiction de la seigneurie de Regensberg, qui passa en 1409 de l'Autriche à Zurich ; la basse juridiction était partagée par moitié entre Zurich qui l'exerçait par un sous-bailli de Regensberg, et l'évêque de Constance à titre de propriétaire du château de Rotteln. De 1798 à 1814, Bachs fit partie du district de Bulach, ensuite du haut bailliage (plus tard district) d-.
BACHSCILMID
BACLE
Regensberg ; depuis 1871 du district de Dielsdorf. Bachs possède un rôle coutumier de 1509. Il dépendit jusqu'en 1730 de la paroisse de Steinmaur, et remplaça en 1715 l'ancienne chapelle par une église. La collation de la paroisse, attribuée au chapitre d'Eglisau, dépendait du Petit Conseil de Zurich. Registres de paroisse depuis 1714. L'école était à la cure encore sous la République helvétique, et n'eut son propre local qu'en 1821. Il existe actuellement deux communes scolaires primaires, Bachs et Thaï (avec Hiigeln et Waldhausen ; le bâtiment d'école date de 1833). En 1634 : 143 habitants ; à la fin du XVIIIe s. : 457 ; en 1836 : 596 ; en 1850 : 617 ; en 1910 : 491. — Voir UZ.— SSR I, 338. — QSG 14, 239. — Urkundenregister fur den Kt. Schaffhausen. — Vogel et Escher : Memorabilia Tigurina. — Klinke : Das Volkschulwesen des Kts Zurich zur Zeit der Helvetik. [C. Brun.]
BACHSCHMID, Ferdinand * 21 mars 1848, à Kempten (Bavière), t 12 mars 1911, fabricant d'horlogerie à Bienne. Elève d'Ingold, de La Chaux-de-Fonds, il s'adonna, vers 1880, à la fabrication de la montre Rosskopf. Il s'occupa également delà construction de chemins de fer de montagne et de diverses industries. Il est l'auteur d'une notice sur Bienne et ses chemins de fer funiculaires. Reçu bourgeois de Bienne en 1895. [A. K.]
BACHTÀL, von. Famille éteinte de Sachseln, Unterwald. Armoiries : un ruisseau onde posé en bande. Le berceau de la famille est certainement la propriété de Bachtal qui doit être cherchée aujourd'hui dans le voisinage des propriétés de Dorni et de Hochfluh près Melchi au pied du Sachslerberg. — 1. Hans, bailli de la Léventine; c'est lui, ou son fils du même nom, qui paraît souvent jusqu'en 1444 comme conseiller. — 2. Peter, 1442-1462, représentant des paroissiens de Sachseln et conseiller. — 3. Peter, probablement fils du n° 2 ; 1482, premier chapelain de la prébende fondée par Nicolas de Flue au Ranft ; il parait encore comme témoin en 1488 dans le premier procès de canonisation. Avant 1491, il avait échangé sa chapellenie contre la paroisse de Meiringen. — Le dernier du nom — 4. Hans, paraît encore en 1528 et 1547. — Voir Kùchler : Gesch. von Sachseln. — R. Durrer : Bruder Klaus. [R. Durrer.]
BACHTEL (C. Zurich. V. DGS). Montagne dans la commune d'Hinwil. La carte de Gyger en 1643 donne : Bachtalberg: Bach-tal = ravin. L'ancien nom de Badachtal, a été attribué à tort au Bachtel. Il y avait un signal à Orn sur la pente Sud ; un restaurant existe au sommet depuis 1853 avec une tour d'orientation rebâtie en fer en 1893. La section Bachtel du C. A. S , fondée en 1876 dans l'Oberland zuricois, tire son nom de cette montagne, ainsi que le Volksblatt vom Bachtel, journal démocratique fondé en 1860. — Voir J. Heer : Der Bachtel. — Nâf : Gesch. der Kirchgemeinde Hinwil, p. 89-96. — Hegi : Tôsstal, p. 204. — Strickler : Das Ziircher Obertand, p. 32-36. [E. Hsr.]
BACHTELEN (BAINS DE) (C.Soleure, D.Lebern, Com. Granges. V. DGS). Etablissement fondé en 1820 qui acquit un certain renom en 1834-1836 par le séjour de Joseph Mazzini et des frères Ruffini. Il fut transformé en pensionnat de 1864 à 1889, puis rouvert jusqu'en 1904 Depuis 1916, les bâtiments abritent l'orphelinat Saint-Joseph de Granges. — Voir Beschreibung des Bachtelen- oder Allerheiligenbades . — Prospectus et rapports annuels [E. N.]
BACHTOBEL (C. Thurgovie, Com. et D. Weinfelden. V. DGS). Propriété et château sur la pente Sud de l'Ottenberg, qui fut autrefois le siège des nobles de Boltshausen. L'ancien château fut remplacé au XVIIe s. par une maison seigneuriale appartenant à un Gôldli von Tiefenau, de Lucerne, avec droit de juridiction sur la contrée entre le Schellbergertobel et le Bachtobel. Elle fut plus tard en possession de la famille von Ebing et vendue en 1783 pour 33 000 fl. à la famille Kesselring, à qui elle appartient encore. [F. Sch.]
BACILIERI. Famille de Casale Monferrato, établie à Locarno au XVIe s. et bourgeoise de Bellinzone le 27 avril 1681. Armoiries : d'azur au griffon de sinople, becqué, langue, ailé et armé de gueules, barré d'une jumelle d'or. En 1439, Bazelerius de Theraldis est capitaine et commissaire du duc de Milan à Bellinzone,
mais il n'est pas l'ancêtre de la famille Bacilieri. — Thomas, * 16 nov. 1770, fit partie, en février 1798, de la délégation des Locarnais chargée de communiquer aux représentants des cantons à Lugano la déclaration d'indépendance du peuple de Locarno. — Un membre de la famille Bacilieri de Locarno s'établit à Vienne, et de lui descend le cardinal Bacilieri, évêque de Vérone. Au début du XVIe s., des Bacilieri, des environs de Varese, s'établirent à Lugano. — Voir BStor. 1879, 1889, 1901, 1903.— Motta : Nel primo centenario délia independanza del Ticino. — AHS. [C. Trezzini.] BACIOCCHI ou BACCIOCCHI, BAGIOCCHI, BERGIOCHO. Ancienne et puissante famille de Brissago venue de Canobio (Italie) au XIVe s. Armoiries : d'azur à un château à deux tours de gueules ouvert du champ, à une rivière sortant de la porte et s'écoulant en trois ramifications ; le château surmonté d'une cloche avec battant d'argent ; au chef d'azur chargé de trois lys d'or rangés en fasce. — Angelo, acquit des dîmes dans la plaine de Magadino le 25 janvier 1538, et le 15 février 1547 céda son droit de dîme sur le territoire de Tegna aux gens de ce village. — Le 29 janvier 1567, Antonio et Gioffredo devinrent bourgeois de Milan. — Vers la fin du XVIe s., lesBaciocchi formaient une faction rivale des Rainaldi ou Rinaldi, aussi de Milan et Brissago. Aux deux familles s'étaient joints de nombreux bandits milanais, qui rendaient même dangereuse la navigation sur le lac Majeur. Il y eut des luttes longues et sanglantes qui amenèrent même l'intervention de l'ambassadeur espagnol du gouverneur de Milan à la Diète de Baden le 9 novembre 1597. A la suite de conflits entre la faction et Locarno, les cantons envoyèrent des commissaires et même une compagnie de 120 hommes. Pour payer les frais, la Diète de Baden du 15 novembre 1598 imposa une taille de 3000 couronnes à Lugano, une de 1500 à Locarno, de 300 à Mendrisio et de 200 au Val Maggia. Bien que les pertes aient été considérables, il est exagéré de dire qu'elles ont coûté 400 morts à Brissago et 100 000 écus à Locarno. Les principaux membres de la famille Baciocchi impliqués dans ces luttes furent Jean, César, Jean- Baptiste, Jean-Pierre et Olivier. Ce dernier était depuis longtemps greffier de justice du bailli de Locarno et démissionna en 1598. En 1591, il fut créé chevalier de l'éperon d'or par Grégoire XIV et mourut en 1600. Chassées de Locarno, les deux familles Baciocchi et Rainaldi s'établissent en 1598 à Bellinzone et en 1599 dans la vallée de Misox. La puissance des Baciocchi aurait été détruite par César Rainaldi aidé du chancelier de Milan, Diego de Salazar. — Voir BStor. 1880, 1899, 1902, 1908 et 1911. — Meyer : Die Capitanei von Locarno. — Weiss : Die tess. Landvogteien. — AS I. — Barofiîo : Memorie. — AHS 1914, p. 14. | C. Trezzini.]
BACLE, BACLE, BASCLE, BACLOZ. Famille genevoise originaire de Preuilly (Cher). Armoiries : Une épée en pal la pointe en chef, accompagnée de trois étoiles, une en chef, une à dextre, une à senestre. — 1. Joseph, reçu habitant de Genève en janvier 1698, chirurgien à Jussy, puis à Genève ; t le 24 fév. 1725. Un de sesfilsfut ami de J.-J. Rousseau pendant l'apprentissage de ce dernier (de 1725 à 1728) et à Turin (1729). Voir Confessions. .. — Ritter : La famille et la jeunesse de J.-J. Rousseau. — MD G XX, 293,502. — 2. Jeun, petit-fils du n° 1, * le 13 janv. 1732, soutint avec ardeur la cause des Natifs, dont il était, dans leurs revendications politiques. Il fut l'auteur de brochures et de chansons contre les Représentants ; appelé à témoigner dans un procès civil, il refusa de se reconnaître Natif dans sa déposition et réclama la dénomination de « Jean Bâcle de Genève ». Le Conseille condamna, le 13 mai 1768, à 10 ans de bannissement pour avoir voulu usurper la qualité de citoyen. Cette affaire et la publication de la procédure sous le titre de Le Citoyen exilé, exercèrent une certaine influence sur les troubles politiques du début de 1770. Bâcle revint à Genève en 1794, mais l'Assemblée souveraine refusa par deux fois, en 1793 et 1795, la pension demandée en sa faveur. — J.Cornuaud : Mémoires, 88-93. — Bévue des Deux Mondes, 78, p. 886-887. — Rivoire : Bibliographie, n°* 1198, 1131, 1184, 1233, 4926, 4933, 5090. — 3. Jacques, frère du n° 2, dit Bâcle de Saint-Loup,