BADEN (CANTON DE
konferenzai tikel - Baumgartner : Die Schweiz inihren Kàmpl'n il. 53-57. — K Zschokke : Gesch. des Aar- <iaii*, p 149. — Katholische Schweizer-Blâtter 1871, 1890, 1898. [L-t.i
BADEN (BAILLIAGE COMMUN DE). Lor delà conquête de l'Argovie par les Conl'i'lrri'-s, Baden l'ut la dernière place l'or l.i' aulricliieiiiie qui tomba entre leurs mains. Le 22 juillet 1415, l'empereur Sigismond uypo- I lié(|iiail liaden el les terres conquises en commun au Zuricois pour la somme de 4500 11. en leur permettant de s'adjoindre comme créanciers hypothécaires les autres cantons intéressés. Cette participation des Confédérés fut décidée le 18 décembre 1415. Ainsi fut institué pour La première fois un bailliage commun, c'està-dire un territoire gouverné en commun par des baillis pris tous les deux ans dans l'un des VIII anciens cantons dans l'ordre suivant : Zurich, Lucerne, Uri, Schwyz, Unterwald, Zoug, Claris et Berne. Uri, qui refusa en 1415 de prendre part au gouvernement, revint plus lard à d'autres sentiments et envoya en 1445 son premier bailli à Baden ; pendant la première guerre de Zurich, le tour de ce canton fut omis en 1443 ; à part cela, l'ordre fut exactement observé de 1415 à 1712. La quatrième paix publique, de 1712, exclut les cantons catholiques du gouvernement commun et le bailliage ne fut plus dès lors soumis qu'à Zurich, Berne et Glaris, et même de telle façon que le tour de Glaris ne revenait que tous les 16 ans comme auparavant et pour deux ans. Berne et Zurich, par contre, se partagèrent les quatorze années restantes en périodes de 2-3. ans jusqu'en 1729, puis de 3-4 ans et dès 1747 en deux périodes de sept ans. Cette sujétion prit fin le 19 mars 1798 par la proclamation des anciens cantons coseigneurs qui déclarèrent Baden libre et affranchi de leur souveraineté.
Le bailliage de Baden se composait de la ville de ce nom et de onze districts, 8 intérieurs : Birmenstorf, Dietikon, Ehrendingen, Gebistorf, Leuggern, Rohrdorf, Siggental et Wettingen, et 3 extérieurs : Kaiserstuhl, Klingnau et Zurzach. Dans les districts intérieurs, le bailli avait la haute et la basse juridiction ; dans les districts extérieurs, il n'avait que la haute juridiction, la basse revenant à l'évêque de Constance. Comparé à la division territoriale actuelle, le bailliage de Baden comprenait les districts de Baden et de Zurzach, les paroisses zuricoises de Dietikon-Urdorf, Schlieren et Uitikon, et sur la rive droite du Rhin les paroisses badoises de Hohenthengen, Kadelburg et Lienheim. — Voir Dierauer. — LL. — LLH. [Az.]
BADEN (BAINS DE). Les sources de presque 40° R. qui jaillissent au coude de la Limmat à Baden étaient déjà connues des Romains comme le prouve le nom d'Aquae Helvetiae ou de bains helvétiques. Ces sources étaient si proches du grand camp de Vindonissa que la visite en était facile, d'autant plus que la grande route militaire du lac de Constance à Vindonissa franchissait la Limmat à cet endroit. Tacite mentionne les bains de Baden pour la première fois en 68. Ils disparaissent de l'histoire avec les Romains en 450, sans qu'ils aient été pour autant tout à fait oubliés. Grâce à la proximité des deux châteaux, le Stein et le Niederhus, et peutêtre plus encore de Zurich, les bains prirent dèsleXIIIes. un nouvel essor ainsi qu'en témoigne la décision de 1346 qui autorise les chanoines du Grossmunster de Zurich à y faire deux cures par an. Le camérier papal, Francesco Poggio, au Concile de Constance (1414-1418) parle déjà du train très luxueux de la vie des bains. Le véritable développement ne date cependant que de l'année 1426, à partir de laquelle les Diètes pour la reddition des comptes annuels se tinrent régulièrement à Baden. L'image que nous en donnent les chroniqueurs est toujours la même : la ville d'eaux était chaque été le lieu de réunion de la meilleure société de toute la Suisse, et partant était connue aussi pour ses mœurs légères. C'étaient de nouveau les « bains suisses » comme au temps des Romains. Un séjour aux bains était de bon ton pour les personnes en santé et le remède universel des malades. Toute la ville vivait de ses hôtes qui rapportaient aux leurs les cadeaux traditionnels, Badenkram, et recevaient de leur côté des Badenschenken de la maison ou de leurs amis pendant la
cure ; il en résultait un trafic constant qui m- diminuait un peu que pendant l'hiver. La décision prise en 1712 par les cantons catholiques de ne plus assister aux Diè- Baden parce qu'ils n'avaient plus part à l'administration de ce bailliage, Bembla devoir mettre fin à cette vie brillante. .Mai- l'usage était trop bien enraciné
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Carte du canton de Baden.
de sorte que la mode d'aller aux eaux de Baden persista, comme le témoigne Hess dans sa Badenfahrt en 1818. La cure de bains s'est maintenue en général au cours du siècle passé et Baden compte encore aujourd'hui, en Suisse du moins, pour l'un des bains les plus à la mode et les plus fréquentés. — Voir B. Fricker : Gesch. der Stadt und Bàder zu Baden. — F.-E. Welti : Stadtrecht von Baden. — F. Albrecht : Rcchlsgrseh. der Bdder von Baden. [D. Fretz et Az.]
BADEN (CANTON DE). Cecantondoit son existence à une proclamation du général Brune, du 16 mars 1798. Le 19 mars Zurich et Berne affranchirent de la sujétion l'ancien bailliage commun de Baden. La constitution