‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 286 sur 329 · BAGNES · texte numérisé non relu

BAGNES

1807, une convention intervint entre la vallée el l'abbaye au sujet du rachat des fiefs el des dîmes. Dès lors, Saint-Maurice ne conserva que la nomination aux cures de Bagnes et de Vollèges. La vallée fui incorporée au district d'Enl remonl .

Des gisements d'or, d'argent, de fer et de plomb existent à Vollèges et à la forêt de Peiloz. Au XIVe siècle ces mines furent exploitées par un de Montheolo ; vers 1490, elles furent données en fief par l'abbé de Saint- Maurice aux Liernois Peter Steiger et Werner Lôubli. Vers 1497 l'évoque, en tant que suzerain, les leur enleva, ce qui provoqua une très vive dispute avec Berne au sujet des dédommagements. Assignés en 1499 aux dizains, ils furent inféodés â Georges Supersaxo, capitaine général. Plus tard. Matthieu Schinner, moyennant une indemnité de 1000 11. servis annuellement à chaque dizain assura à sa famille l'exploitation de ces mines pendant quelques années. Mais, à l'instigation de Georges Supersaxo, qui prit et brûla la Bâtiaz, on enleva cette entreprise au châtelain Pierre Schinner. Depuis, les mines mal dirigées rapportèrent peu à l'État, qui les abandonna au XVIIIe s, La vallée de Bagnes subit plusieurs catastrophes : en 1545, un éboulement de montagne aurait détruit les bains ; le 25 mai 1595, un glissement du glacier de Giétroz provoqua une inondation faisant 70 victimes ; en 1818, nouvelle descente du même glacier, qui aurait occasionné la destruction de 500 habitations et la mort de 40 personnes. — Voir Cibrario et Promis: Documenti.

— Gremaud. — Hoppeler : Beitrâge. — BWGV. — Rameau : Le Vallais historique. — /?//F1886. — Grenat : Hist. du Valais. — Boccard : Hist. du Valais. — Gay : Hist. du Valais. — SBB I 85. — Anshelm II.

— Archives locales. [Ta.] BAGNES, de. Famille noble, connue à Bagnes dès

le XIIe s., où elle tenait la métralie en fief de l'abbaye de Saint-Maurice. — 1. Odon, témoin en 1150. — 2. Nicolas, chanoine de Sion, testa en 1278 en faveur du chapitre de Sion. Il fit un legs pour envoyer en Palestine trois habiles arbalétriers. Une branche de la famille s'établit avec Conon et Jaques, à Saint-Maurice, où elle acquit le droit de bourgeoisie en 1274. — 3. Etienne, écuyer, servit sous le comte de Savoie en Picardie. La famille s'éteignit dans la seconde partie du XIVe S. fTa.l

BAGNETTI, Leonardo, de Ronco, stucateur en Italie. Le 5 février 1592. il est à Rieti, où il s'engage avec le vénitien Andréa Toretto à faire pour 25 écus les stucs de la chapelle de Saint-François. — Voir BStor. 1885. — SKL. [C. T.l

BAGNOUD BAGNODA, BAGNYO, BAGNIOD.

Famille du village valaisan d'Icogne où un nommé de la Bagnoda se reconnut vassal des seigneurs Albi de Granges en 1339. Elle se répandit ensuite à Lens et dans les mandements de Bex et de Monthey au XVe s. Armoiries : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois étoiles du même, au chef de gueules chargé d'une croix tréflée accostée de deux roses d'argent. — 1. Guillaume, représentant du châtelain de Sierre à Lens en 1449.

— 2. Jean-Chrétien, colonel au service de l'Espagne, t 1822 à Lens. -- 3. Etienne, * à Icogne le 8 janvier 1803, chanoine de Saint-Maurice 1826, professeur au collège 1829, élu en 1834 abbé mitre et crosse de Saint-Maurice, avec le titre de comte des SS. Maurice et Lazare, créé premier évêque titulaire de Bethléem le 26 juil. 1840. Il célébra son jubilé d'abbé en 1884 et mourut le 2 nov. 1888. — 4 Adrien, cousin du n° 3, * à Lens le 18 oct. 1847, étudia à Sion, Besançon et Innsbruck. Nommé curé de Miège, il construisit l'église actuelle en 1877 ; curé de Vissoye 1880, chanoine de Sion et procureur du chapitre 1886, professeur et directeur du séminaire épiscopal 1888, grand doven 1902, f le 24 mars 1918. [Ta^

BAGNYON, BAIGIMON, Jo.*»n, bachelier endroits, citoyen de Lausanne et de Genève, originaire de Bretonnières (Vaud), notaire à Lausanne dès 1463. Pen-

IUGUTTI

dant quinze ans il n'y joua qu'un rôle effacé. En 1479, il se mit à la tête du mouvement ayant pour but de réunir la Cité de Lausanne à la Ville inférieure (Bourg, Palud) et de secouer l'autorité de l'évoque. Il fut nommé en 1481 syndic de Lausanne et parvint à obtenir l'union des deux villes. Pendant deux ans, il exerça à Lausanne les pouvoirs d'un véritable dictateur. .Mais il avait chargé la ville île dettes el d'impôts et son étoile pâlit vite. Il quitta Lausanne en mai ou juin 1484. et alla se fixera Genève, où en 1487, il écrivit, à la demande du Con eil de Genève : Tractatus potestatum daminorum et libertatum subditorum (imprimé en 1 î93), qui lui valut, le 6 avril, la bourgeoisie gratuite. L'auteur s'attache à démontrer dans cet écrit que Genève est une ville libre qui n'est soumise ni au duc de Savoie, ni même à l'empereur. Bagnyon est également le compilateur du roman de Fierabras te géant. — Voir Catalogue de la Bibl. Strœhlin, 253-254. — II. Bordier : Jean Bagnyon, dans A/DGXVII. — GL 19-20 mai 1881 — Covelle : LB. — M oui et : Dictionnaire . — E.Cha vannes : Manuaux du conseil de Lausanne. — Beymond : Lausanne. [E.Tr. <>t M. R.]

BAGRATION, Pierre-Iw VNOWITCH. Général russe, 1765-1812. En septembre 1799 il commanda l'avantgarde de l'armée de SouvarofI dans sa campagne de Suisse. Lors de la retraite par le Panix il était à la tète de l'arrière-garde et rejoignit le gros de l'armée russe à Ilanz le 10 octobre. — Voir R. von Beding-Biberegg : Der Zug Suworoffs durch die Scliweiz. — E. Gachot : La campagne d' Helvétie. [Nz.]

BAGUERET. Famille originaire de Fontenay en Vosges, reçue à la bourgeoisie genevoise (1627) en* la personne de Pierre. Eteinte vers la fin du XVIIIe s., elle compta plusieurs membres du Conseil des Deux- Cents. — 1. Jean-Pierre, 1630-1686, qui contribua à faire fleurir à Genève l'industrie de la soie. — 2. Isaac, fils du précédent, qui développa cette industrie. Armoiries : d'or au treillis de gueules, au chef d'azur chargé de trois grenades d'or. — Voir Galiffe : Not. gen. III, 24. — Galiffe et Gautier : Armoriai. — Arch. d'État, Genève : B. C. ; analyses des actes notariés.

— Manuscrits Roget, à la Société d'Histoire. [H. Da.i BAGUTTI. Famille de Rovio et de Medeglia (Tes-

sin). Armoiries : chape à trois étoiles posées 2 et 1 ; au chef chargé d'une aigle ; d'après un sceau du XVIIe s.

— 1. Bernardo, de Medeglia, fut un des syndics et procureurs de la commune d'Isone, qui signèrent l'acte d'annexion d'Isone à la ville et au comté de Bellinzone, le 14 avril 1500. — 2. Giovan-Battista, de Rovio,

peintre, * en 1744, t le 28 nov. 1823.

On a de lui plusieurs tableaux d'église à Mendrisio et à Riva San Vitale Il travailla aussi à la cour de Wurtemberg et reçut, le 26 juin 1768, le prix de l'Académie de Parme. En 1798, il devint membre du gouvernement provisoire de la république de la Pieve de Riva San Vitale.

— 3. Paolo, de Rovio, médecin. Il fut impliqué dans les affaires de l'indépendance tessinoise en 1798 et l'un des deux délégués de la république de Riva San Vitale auprès du Directoire de la Cisalpine à Milan pour traiter de l'annexion de la petite république à la Cisalpine. A la restauration de 1799 il figure sur la liste des Jacobins ; la même année, il devint médecin-major du quartier militaire de Lugano. Député au Grand Conseil 1813-

Mgr. Ktienne Bagnoud, il après une photographie.

BAHNMAIER

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